AERONAUTIQUE: SAFRAN opens new engine maintenance facility in Mexico

mai 16, 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

The SAFRAN Group, which already has extensive operations in North America, is further expanding its presence with the opening of a new CFM56 maintenance, repair and overhaul (MRO) facility in Querétaro, Mexico. Jean-Paul Herteman, Chief Executive Officer of SAFRAN, and José-Manuel Manzanedo Diaz, Chairman of ITR, today inaugurated the new Snecma Services subsidiary, Snecma America Engine Services (SAMES) in Querétaro. Also attending the ceremony were Bruno Ferrari, representing Eduardo Sojo, Mexican minister of the economy; director of Promexico and Francisco Garrido-Patron, Governor of the State of Querétaro. The opening of this new MRO facility, dedicated to CFM56-5A, -5B and -7B aircraft engines, reflects Snecma Services’ commitment to expanding its industrial capabilities and worldwide support network. With the opening of SAMES, Snecma Services moves closer to its airline customers in North and South America, to deliver the optimised services they expect in a very competitive market. Strategically located in the Americas, SAMES is the first CFM56 MRO facility in the region affiliated with the original equipment manufacturer (OEM). Starting operation in record time, this new facility features state-of-the-art machinery, equipment and information systems. Its location also gives it easy access to ITR’s resources, including the engine test cell. ITR is a 49% partner in SAMES. During the opening ceremony Jean-Paul Herteman said: “The inauguration of this new facility clearly reflects the importance of Mexico in SAFRAN’s international development strategy. For our group, the dynamic Mexican economy, plus access to qualified labor in the U.S. dollar zone, allows us to offer our services at very competitive prices while still guaranteeing OEM quality. I am sure that our current investments will spur further development and partnerships with Mexican industry.” JM Manzanedo Diaz, Chairman ITR said: “We are very satisfied with this partnership with Snecma Services which reinforces the relations of the ITP group with the SAFRAN group. Snecma America Engine services progresses in accordance with our objectives and ITR will do everything within its power to guarantee the success of SAMES.”

SAFRAN is an international high-technology group with four core businesses: Aerospace Propulsion, Aircraft Equipment, Defense Security, and Communications. It has 60,000 employees in over 30 countries, and annual revenues of 12 billion euros. The SAFRAN Group comprises a number of companies with prestigious brand names, and holds, alone or in partnership, global or European leadership positions in all of its markets.  Turborreactores, S.A. de C.V. - ITR provides worldwide the following services: Engine MRO for JT8D-STD, JT8D-200 & TPE-331, parts and accessories repair, engine maintenance on site, technical assistance, design and development engineering services for aircraft engine programs, engineering support (fleet management), technical documentation, manufacturing of components and engine leasing.


QATAR : Doha - ouverture le 22 novembre 2008 du musée d’art islamique

mai 15, 2008

Isabelle CHANEL, DIrecteur d’Europe Orient

L’identité d’un pays n’a de sens que si elle s’inscrit et s’enracine dans le patrimoine artistique et humain légué par les ancetres. L’existence du musée Qatar de l’art islamique est ce qui consolide et met en évidence l’héritage exceptionnel que le monde arabe et l’islam ont donné au monde. Le patrimoine est universel. Il concerne et appartient à l’humanité. Le pari que fait l’état du Qatar sur la culture est la meilleure façon de se présenter au monde et de faire échec aux préjugés concernant l’histoire et la civilisatin arabo musulman.
Tahar Ben Jelloun

S’élevant sur son ile dans le Golfe d’Arabie, le musée d’art islamique qui ouvrira ses portes le 22 novembre 2008 à Doha au Qatar sous le haut patronage de son altesse l’Emir Cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, est destiné à devenir un centre international de culture et de création.  Ayant pour vocation de refléter le dynamisme, la complexité et la richesse des arts du monde islamique, le musée d’art islamique va réunir conserver, étudier et exposer des chefs-d’œuvre provenant de trois continents, et embrassant treize siècles. Sous l’égide de son Excellence Cheikha Al Mayassa bint Hamad bin Khalifa Al-Thani, présidente du conseil d’administration de la direction des musées du Qatar, le projet de ce musée sera la pierre angulaire sur laquelle reposera la transformation du Qatar en métropole mondiale de la culture. Conçu par Ieoh Ming Pei, lauréat du prix Pritsker, le musée d’une superficie de 33 5000 m traduit la conception qu’a le Qatar de la culture à la fois nationale et mondiale en réunissant une collection de chefs d’œuvre dans les galeries qui entourent le majestueux atrium à cinq niveaux surmonté d’une coupole. « Dans ce magnifique édifice, Ieoh Ming Pei a exprimé dans une forme résolument contemporaine l’essence même de l’architecture islamique » a déclaré Abdulla Al Najjar, directeur intérimaire des musées du Qatar et président du musée d’art islamique. « Les chefs-d’œuvre de la collection représentent toute l’étendue et l’éblouissante richesse de l’expression artistique du monde islamique et notre exposition inaugurale, organisée avec le concours d’institutions culturelles de premier plan, fait de ce musée une plate-forme de dialogue international. A cet égard, le musée d’art islamique démontre que le Qatar aspire à jeter un pont entre le présent et le passé, Orient et Occident. »

Sa mission
Le musée d’art islamique se veut le reflet du dynamisme de la complexité et de la richesse des arts du monde islamique. Institution de classe internationale, le musée réunit, conserve et expose des chefs-d’œuvre provenant des trois continents. Le musée et la pierre angulaire sur laquelle repose la transformation du Qatar en centre d’expertise dans le domaine de l’art islamique et en métropole mondiale de la culture.

Le bâtiment
D’une élégance minimaliste à l’extérieur avec ses façades en pierre, aérien et complexe à l’intérieur, le musée d’art islamique est le résultat d’un voyage initiatique effectué par M. Pei à la recherche de l’âme de l’architecture islamique. La quête menée par l’architecte pour en saisir toute la diversité l’a conduit à parcourir le monde, périple au cours duquel il a exploré la Grande Mosquée de Cordoue en Espagne, Fatehpur Sikri capitale moghole en Inde, la Grande Mosquée Umayyade de Damas en Syrie et les ribats c’est-à-dire les forteresses de Monastir et de Sousse en Tunisie. Dans tous ces lieux, M Pei a découvert que l’influence du climat et de la culture avait abouti à des interprétations de l’architecture islamique mais aucun monument ne lui en a révélé la nature intime. C’est dans le sabil (fontaine publique destinée aux ablutions) du XIIIe siècle de la mosquée d’Ahmad Ibn Tulun au Caire en Egypte datant du IX siècle qu’Ieoh Ming Pei a trouvé sa principale inspiration. Dans « le dépouillement austère qui s’anime avec le soleil, avec les ombres et les nuances qu’il crée ». Le sabil a représenté pour lui « une expression presque cubiste de progression géométrique » qui lui a évoqué une conception abstraite des éléments clés de l’architecture islamique.  Construit en matériaux nobles, au nombre desquels figurent le béton de parement du Qatar, la pierre calcaire de couleur miel provenant de Magny et Chamesson en France, le granit Jet Mist des Etats-Unis et l’acier de l’Allemagne, le musée se compose d’un bâtiment principal à cinq niveaux et d’une aile pédagogique à deux niveaux, reliés par un patio central. Les volumes angulaires du bâtiment principal s’élèvent graduellement jusqu’a cinquante mètres autour d’un atrium central surmonté d’un dôme dissimulé à l’extérieur par une tour. Au sommet de l’atrium, un oculus capte la lumière et la renvoie en mille facettes.  Une paroi de verre de 45 mètres sur la façade nord offre, depuis les cinq niveaux de l’atrium, une vue extraordinaire du Golfe et de la baie ouest de Doha. Le soleil du désert, élément essentiel transforme l’édifice en un jeu d’ombres et de lumière. Les salles d’exposition, conçues par Jean Michel Vilemotte & associés, sont ornées de porphyre gris foncé et de louro faia, un bois brésilien à fort maillage poncé et traité pour lui donner un aspect métallique qui contraste avec la teinte claire de la pierre présent dans le reste du musée. Afin de protéger les fragiles objets exposés, les salles sont équipées de vitrines spéciales et la lumière naturelle y est bannie. Après avoir refusé tous les sites proposés sur la Corniche, M Pei, a suggéré la création d’une ile artificielle afin que des bâtiments futurs ne viennent pas empiéter le musée. L’édifice s’élève à une soixantaine de mètres au large de la Corniche sur une ile gagnée à la terre. Un parc de dunes et d’oasis d’une soixantaine d’hectares sur la cote, derrière le musée offre un abri et un décor pittoresque.

Les collections
Illustration de la richesse et de l’imagination de la culture musulmane, l’exposition permanente du musée présentera plus de 700 œuvres : manuscrits, céramiques, métaux verres, ivoires, textiles bois et pierres précieuses, tous objets d’une qualité exceptionnelle. Ces œuvres proviennent des cultures de trois continents et couvrent une vaste zone géographique allant de Cordoue à l’ouest jusqu’à Samarkand à l’est avec des objets provenant, d’Espagne, d’Egypte, d’Irak, de Turquie, d’Iran, d’Inde et d’Asie Centrale.
Ces trésors seront exposés sur les deux niveaux des galeries qi entourent l’atrium. Le visiteur pourra ainsi voyager dans le temps à travers pays et cultures, chaque salle étant en effet consacrée à une époque et à une dynastie.
Au premier niveau, le langage de l’art islamique : éloge de l’unité met l’accent sur les éléments visuels que l’on retrouve partout dans les arts du monde islamique. Les galeries illustrent les thèmes des motifs de la calligraphie de la littérature et de la science.
Le second niveau des collections permanentes, le voyage de l’art islamique : l’éloge de la diversité invite le visiteur à parcourir les différentes cultures qui ont influencé l’art islamique au fil des siècles.

L’exposition inaugurale
A l’occasion de l’inauguration le musée d’art islamique a organisé une exposition : Au-delà des frontières - l’art islamique à travers les cultures. Celle-ci rassemble plus d’une vingtaine d’institutions culturelles de premier plan du monde entier qui prêteront chacune une œuvre d’art reflétant le thème de la diversité culturelle du patrimoine musulman.

L’aile pédagogique
Dans son exposé sur le concept et la mission du musée, Al Najjar a déclaré : « le musée d’art islamique n’est pas seulement un chef d’œuvre d’architecture abritant la plus importante collection d’art islamique. Il offrira en outre un programme éducatif complet. Enfants et adultes auront la possibilité d’apprendre grâce à des échanges culturels, des ateliers, des séminaires et autres activités. » Les aménagements de l’aile pédagogique comprennent une salle de lecture baignée dans la bibliothèque du muse, des salles d cours, des ateliers des zones d’étude, des équipements techniques et des réserves. On y trouve en outre le laboratoire de conservation, nouvelle ressource significative pour la région toute entière.

Quelques chiffres
Passerelle d’entrée d’honneur et pont 280 mètres
Parc du musée avec la presqu’ile comprise 26 hectares
Lustre principal dans le hall 12 mètres de diamètre
Superficie totale de l’édifice 35 500 mètres carrés
Superficie totale des galeries 3 870 mètres carrés

 


AERONAUTIQUE : Spirit construira une partie de Airbus A350

mai 14, 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

Spirit Aerosystems, le groupe américain vient d’ annoncer la signature  avec Airbus  dans le cadre d’un  contrat sur la conception et la fabrication aux Etats-Unis d’une partie du fuselage en matériaux composites du futur A350 XWB de l’avionneur européen. Le groupe américain Spirit Aerosystems  indique  qu’il entamera dès  année 2008  la construction d’une nouvelle usine en Caroline du Nord, afin d’ être opérationnelle en 2010. Dans la phase de démarrage le site emploiera 500 personnes, un effectif qui pourrait être porté à 1.000 personnes par la suite .

 


AERONAUTIQUE : EADS a démenti une éventuelle union avec THALES

mai 14, 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

Démenti catégorique du puissant goupe d’aéronautique et de défense, EADS à un éventuel rapprochement avec le spécialiste de l’électronique de défense Thales, réfutant des propos tenus aujourd’hui 14 mai  par l’un de ses dirigeants. Hervé Guillou, président de la branche Défense et Systèmes de communications d’EADS, avait indiqué  que son groupe devait participer à la consolidation du secteur de la défense en Europe et qu’EADS était “totalement ouvert” à une union  avec Thales. “Les déclarations attribuées à Hervé Guillou sur l’ouverture du groupe à un rapprochement avec Thales ne reflètent en aucune manière l’agenda stratégique du groupe qui reste déterminé par la vision 2020, laquelle donne la priorité à la globalisation. Un tel rapprochement n’est pas à l’ordre du jour”, a indiqué le porte-parole.  EADS vise un chiffre d’affaires réparti à 50% entre le civil et le militaire pour l’année 2020. A suivre.


AERONAUTIQUE : EADS dans le vert

mai 14, 2008

Isabelle CHANEL , Directeur d’Europe Orient

EADS, puissant groupe européen de défense et d’aéronautique  est  au premier trimestre dans le positif  avec un bénéfice net de 285 millions d’euros, contre une perte nette de 10 millions d’euros un an plus tôt. Au premier trimestre 2007, EADS avait connu une chute vertigineuse compte tenu de  l’inscription d’une provision de 688 millions d’euros au titre du plan de restructuration Power8 prévoyant la suppression de 10.000 emplois dans sa filiale Airbus et chez ses sous-traitants entre 2007 et 2010. Anéanti par la faiblesse du dollar sa principale filiale Airbus vendant des avions en monnaie américaine mais ayant la plupart des coûts de production en euro–, EADS a répété “envisager des mesures supplémentaires” à Power8 dont “la mise en place et l’exécution sont en cours”.  De janvier à mars 2008, son résultat d’exploitation  avant écarts d’acquisitions et exceptionnels  a été multiplié par  huit par rapport à l’année dernière  à 769 millions d’euros. EADS a déclaré “confirmer sa prévision d’EBIT pour l’exercice 2008 à 1,8 milliard d’euros”. Ces prévisions se fondent sur un taux de change à la fin 2008 de 1 euro pour 1,45 dollar. “Une déterioration du dollar fin 2008 aurait des conséquences négatives sur les résultats”, a-t-il précisé avec insistance. Au premier trimestre 2008, le chiffre d’affaires d’EADS a connu une progression  de 10% sur un an à 9,853 milliards d’euros. Sur l’ensemble de l’année, il a confirmé tabler sur un chiffre d’affaires supérieur à 40 milliards d’euros, contre 39,1 milliards d’euros en 2007. Concernant l’année 2008, EADS a indiqué  prévoir plus de 700 commandes d’avions Airbus. “Environ 470 avions devraient être livrés au cours de l’exercice”. A suivre


Empire Agnelli : La direction à John Elkann !

mai 13, 2008

 Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

John Elkann  agé de 32 ans prend à partir de ce jour la direction  de l’empire Agnelli, après avoir été préparé dès son plus jeune âge par son grand-père, le légendaire Gianni Agnelli, à diriger la plus célèbre dynastie industrielle italienne.  John Elkann  est déjà  vice-président de Fiat et  deviendra le patron d’Ifil, la holding cotée en Bourse gerant  les participations de la famille (8 milliards d’euros), en remplacement de Gianluigi Gabetti (83 ans), un proche du clan Agnelli. La holding Ifil gère entre autre  les participations dans la société Fiat à hauteur de 30% , mais aussi  le groupe bancaire Intesa Sanpaolo à hauteur de 2,4% et la célèbre Juventus de Turin avec 62% La holding est à son tour détenue indirectement par la société en commandite Giovanni Agnelli & C., le “coffre-fort” qui regroupe les participations des héritiers de la dynastie et reste dirigée par M. Gabetti. En décembre 1997, John Elkann est nommé  au conseil d’administration de Fiat alors que John a seulement 21 ans et suscite l’incrédulité des Italiens qui se demandent s’il a l’âge de participer aux destinées de l’entreprise symbole du pays. Grand, mince, les traits encore juvéniles, John Elkann a été initié au goût du risque et de l’effort par son grand-père qui l’emmène avec lui lors de ses équipées sportives en mer ou en montagne. “Nous allions skier ensemble. Il me poussait à prendre le versant le plus difficile, à découvrir des endroits que nous ne connaissions pas”,précise t il a un de nos contacts en Italie. Fils de Margherita, la fille de Giovanni Agnelli et de l’écrivain Alain Elkann, John est né à New York aux USA et a vécu une jeunesse cosmopolite entre la Grande-Bretagne, le Brésil et la France. Après avoir passé son baccalauréat en 1994 à Paris, où il fréquente le lycée Victor-Duruy, il s’inscrit, sur les conseils de son aïeul, à l’école Polytechnique de Turin d’où il sort en 2000, diplôme d’ingénieur en poche. Son grand-père lui concocte un parcours à l’intérieur du  groupe Fiat. Il part en stage ouvrier chez Magneti Marelli en Angleterre, sur les chaînes de montage des “Cinquecento” à Tichy en Pologne, endosse le costume de vendeur dans une succursale du nord de la France à Lille. En 2001, il entame sa carrière professionnelle comme auditeur chez General Electric avant de revenir au Lingotto, le siège de Fiat, en mai 2002. L’entreprise phare de l’Italie vit alors des heures difficiles et doit faire appel aux  banques afin d’obtenir une aide. Le décès de son grand-père en 2003 et de son grand-oncle un an plus tard le projettent plus vite que prévu sur le devant de la scène puisqu’il est nommé en 2003 dans la holding  d’Ifil. Il devient vice-président de Fiat en 2004. Chez Fiat, il suit le spectaculaire redressement opéré par l’administrateur délégué Sergio Marchionne tandis que les observateurs le voient succéder à terme au président actuel, Luca Cordero di Montezemolo. Fin diplomate, John Elkann sait également  faire preuve de fermeté. Il l’a prouvé  en imposant en 2006  Jean-Claude Blanc à la tête  de la Juventus de Turin pour sauver le club éclaboussé par un scandale de matchs truqués. En 2007, il n’a pas hésité à s’opposer à sa mère qui réclame des comptes sur l’héritage de Gianni Agnelli dont elle conteste aujourd’hui l’évaluation.


MAPUTO : réunion annuelle de la Banque africaine de développement

mai 13, 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

Grande réunion annuelle  de la BAD Banque Africaine de Developpement à Maputo pour des dizaines de ministres africains des Finances, d’experts et de banquiers, qui se retrouvent dans un contexte très  tendu de hausse des prix des produits de base, et de flambée des cours du pétrole.  Les “assemblées annuelles” organisées par la BAD vont rassembler durant deux jours plus de 1.500 décideurs des secteurs privés et publics, ainsi  des chefs d’Etat et de gouvernement mais aussi  des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales des 77 pays membres du groupe” de la BAD. Dans le cadre de cette réunion, on n’évite pas les sujets sensibles, par exemple  la flambée des cours du pétrole ou la forte hausse des prix des produits de première nécessité, notamment alimentaires. Evolution des prix des principales céréales en 2007-2008. Dans un rapport intitulé “Perspectives économiques en Afrique”, rendu public il y a quelques jours, la BAD a précisé  le besoin urgent d’agir face à l’augmentation des prix des aliments, qui a des répercussions graves en Afrique: “A côté de la hausse des prix du pétrole, au cours des trois derniers mois depuis janvier, les prix de quelques-uns des aliments de base les plus importants ont presque doublé”. Il faut souligner que le prix du riz est passé de 373 à 760 dollars la tonne et le maïs de 171 à 220 dollars la tonne. Le phénomène frappe  plus  particulierement  les pays les plus pauvres parce que leurs habitants les plus nécessiteux doivent consacrer une proportion accrue de leur revenus à se nourrir. Environ 135 millions d’africains seront directement concernés  par la crise provoquée par la flambée des prix des produits alimentaires, a déclaré  début mai 2008  le président de la BAD, Donald Kaberuka, annonçant des mesures pour le secteur agricole, notamment un budget d’un milliard de dollars supplémentaires pour lutter contre la hausse des cours. D’autre part depuis plus de dix jours , le prix du baril de brut a grimpé près de 15 dollars.  Pour les pays africains producteurs, il s’agit d’une bonne chose, même si beaucoup d’entres eux ne transforment pas le pétrole et sont donc obligés d’importer les produits raffinés. “Le taux de croissance du PIB devrait se renforcer autour de 6% en 2008 et rester à ce niveau en 2009″, ajoute ce rapport, soulignant que “la croissance économique s’élargit avec davantage de pays qui doivent atteindre un taux de croissance autour de 5%”. Le rapport explique cette forte croissance essentiellement par “une forte demande extérieure pour les ressources pétrolières et minières, des investissements plus importants dans ces secteurs, et de bonne conditions climatiques pour l’agriculture.”


AERONAUTIQUE : Le groupe italien FINMECCANICA vient de racheter le groupe américain DRS Technologies

mai 12, 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

Finmeccanica, puissant groupe italien d’aéronautique et de défense  vient d’annoncer  le rachat pour 3,4 milliards d’euros du groupe américain DRS Technologies. Il renforce de ce fait  sa présence sur le marché américain qui représente la moitié des dépenses militaires mondiales. Quatrième au rang  européen dans ce  secteur d’activité , Finmeccanica déboursera 81 dollars en cash par action pour acquérir DRS.  Cette  offre inclut une reprise de dettes de 1,2 milliard de dollars, portant ainsi à un  total à 5,2 milliards de dollars. Cette proposition représente une prime de 32% par rapport au cours moyen de DRS sur les 30 dernières séances, ont précisé les deux groupes et il est a mentionner  que le projet prévoyait un retrait de DRS de la Bourse. Le groupe américain fonctionnera à terme en tant que filiale à 100% de Finmeccanica, en conservant la direction et son  siège social actuels, à Parsippany, dans le New Jersey. Son conseil d’administration restera majoritairement composé de citoyens américains titulaires des agréments lui permettant de respecter les exigences du Pentagone en matière de sécurité,  “L’opération d’aujourd’hui constitue un mariage idéal”, a indiqué  Pier Francesco Guarguaglini,  PDG de Finmeccanica. “La fusion perpétue la tradition de Finmeccanica d’investissement aux Etats-Unis et de soutien au combattant américain avec une technologie de qualité supérieure”. DSR produit des radars et autres systèmes de surveillance aux forces militaires et aux agences de renseignement. L’accord a été adopté par les deux conseils d’administration mais nécessite encore le feu vert des autorités de régulation. Le rachat sera financé par un prêt, lui-même refinancé  par une augmentation de capital, une émission obligataire et des cessions d’actifs incluant la mise en Bourse d’une partie du capital d’Ansaldo Energia, la filiale du groupe italien spécialisée dans l’énergie. Le rachat de DRS devrait semble-t-il de  permettre à Finmeccanica de renforcer ses activités dans les secteurs de l’électronique de défense augmentant ainsi sa présence locale sur le marché américain. Des analystes signalés  le risque d’acquisitions aux Etats-Unis juste avant le pic probable des dépenses militaires et en pleine année électorale dans le pays. Pour le groupe Finmeccanica, la croissance à l’international est  une nécessité, Rome ayant entamé depuis plusieurs années déjà la réduction de ses dépenses militaires. Avant le rachat de DRS, Finmeccanica avait remporté plusieurs contrats importants à l’étranger. Sa filiale AgustaWestland est le deuxième constructeur mondial d’hélicoptères. “L’opération (DRS) aidera le nouvel ensemble à présenter des offres et à remporter d’importants projets aux Etats-Unis et ailleurs”, précise la direction du groupe. A ce jour l’Etat italien détient un tiers du capital de Finmeccanica.


AERONAUTIQUE : Nouveau retard dans la livraison des A 380 Airbus

mai 12, 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

L’avionneur Airbus annonce une nouvelle révision du programme de livraisons de son gros porteur A380, indiquant que la forte montée en cadence prévue par le plan d’action lancé en 2006 “n’est pas entièrement réalisable”.

Le constructeur aéronautique EADS précise  que le temps et les ressources nécessaires pour la première phase de production dite “individualisée” de l’appareil sont plus importants que prévus entraînant de ce fait  des retards dans le programme. A ce jour AIRBUS a livré quatre A380. Pour 2008 il n’est prévu plus que 12 livraisons au lieu de 13 et pour 2009 seulement 21 livraisons au lieu des 25 annoncées initialement.

 

 


RENAULT-NISSAN & BAJAJ : en 2011 une voiture à 2 500 euros !

mai 12, 2008

L’Alliance Renault-Nissan vient d’annoncer le lancement avec le groupe indien Bajaj d’un programme de voiture à 2.500 dollars en Inde dont les ventes démarreront au printemps  2011 sur le segment en fort développement des voitures à très bas coût. Le groupe automobile franco-japonais et son partenaire indien vont créer une coentreprise destinée à “développer, produire et commercialiser” cette voiture, présentée pour l’instant sous le “nom de code ULC”, ont-ils annoncé dans un communiqué commun. “L’ULC sera produite à Chakan (Etat du Maharashtra) en Inde, dans une usine créée à cet effet”, dont la capacité initiale prévue sera de 400.000 véhicules par an. La nouvelle société sera détenue à hauteur de 50% par Bajaj Auto, 25% par Renault et 25% par Nissan. La gamme de prix s’échelonnera “à partir de 2.500 dollars” et la commercialisation est prévue “début 2011″ en Inde. La voiture est conçue pour le marché indien en forte croissance et ce pays sera “le marché principal” de l’ULC, mais la voiture aura aussi “un potentiel de croissance sur les autres marchés émergents dans le monde”. Le groupe franco-japonais a déjà été précédé sur le marché indien des voitures à très bas coût par le groupe indien Tata, entré en scène au début de l’année avec la Nano. Dévoilée en janvier 2008  à New Delhi, puis présentée en mars 2008  au salon de Genève, elle doit être commercialisée courant 2008 au prix de 100.000 roupies (2.500 dollars), mais pas sur le marché européen. Le groupe Renault-Nissan et  l’indien Bajaj –spécialisé dans les deux roues et les véhicules utilitaires légers– “travaillent ensemble”, a souligné une porte-parole de Renault, en précisant que les trois entreprises allaient maintenant poursuivre le développement du projet, construire la nouvelle usine et préparer le réseau de distribution. Le projet avait été mis en route en juillet 2007 avec l’ouverture de “discussions préliminaires” avec Bajaj. En novembre 2007 , le président de Renault-Nissan Carlos Ghosn avait dit être parvenu à un accord avec Bajaj pour produire la voiture en Inde. Lors de l’assemblée générale de Renault, qui s’est tenue le  29 avril dernier , il avait évoqué le projet en soulignant que l’Inde “sera l’un des grands marchés mondiaux”, sur lequel “il y aura de la place pour tout le monde”. M. Carlos Ghosn avait alors reconnu le “rôle de pionnier” de Tata, en observant que Renault-Nissan arrivera deux ans après, mais il avait assuré que la future voiture à très bas coût de l’Alliance aurait “des avantages” par rapport à la Nano. Le constructeur indien Xenitis, allié au chinois Guangzhou Motors, a prévu de commercialiser fin 2008 en Inde une “voiture populaire” également autour de 2.500 dollars. Les ventes d’automobiles en Inde s’élevaient à 1,1 million en 2005, et ce chiffre devrait doubler d’ici à 2010 à mesure que la classe moyenne indienne progresse. L’Inde a produit 1,7 million de voitures en 2007, en hausse de 14%.  Renault y est déjà présent avec le programme de voiture à bas coût la Logan, construite sur place et commercialisée en partenariat avec le constructeur local Mahindra and Mahindra. Nissan est associé au groupe Hinduja Ashok Leyland dans les petits véhicules utilitaires. L’indo-japonais Maruti-Suzuki, qui détient plus de 50% du marché automobile indien, y commercialise une petite voiture vendue 4.800 dollars.