6 mai 2008
Isabelle CHANEL, Directeur d’Euope Orient
L’activité du volcan Chaiten, dans le sud du Chili, s’est aggravée aujourd’huin , avec une puissante éruption de cendres et de lave, obligeant les autorités à décréter l’alerte maximum et à évacuer totalement la ville de Chaiten. Les sirènes d’urgence ont retenti dans la localité de Chaiten, située au pied du volcan entré en éruption vendredi. “Par mesure de sécurité, l’évacuation immédiate de toute la population qui demeurait dans la ville de Chaiten a été décrétée, soit approximativement 384 personnes regroupant les habitants, les équipes d’opérations d’urgence, les autorités et les équipes de presse qui étaient restés sur la zone” depuis vendredi, a déclaré un porte-parole de l’Onemi. Il y a “une production de lave et de flux pyroclastiques émanant du volcan depuis approximativement 08H45″ locales (12H45 GMT), a-t-il précisé. L’évacuation des personnes a été organisée par voie maritime à bord de deux bateaux. Depuis la ville de Puerto Montt, à quelque 200 km de Chaiten et à 1.035 km au sud de Santiago du Chili, une équipe de sauvetage de la Force aérienne du Chili a été dépêchée sur place. La Présidente de la république du Chili Michèle Bachelet est intervenue sur les ondes.
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Amériques Centrale et du Sud | Tagué : Amériques Centrale et du Sud, Chili, Environnement, Volcan |
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6 mai 2008
Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient
VINCI Construction Grands Projets, leader d’un groupement de constructeurs, et Middle East Dredging Company – Medco – (filiale de CFE, groupe VINCI) viennent de signer, avec Qatar-Bahrain Causeway Foundation, le contrat en conception-construction de la liaison fixe maritime entre Qatar et Bahre ïn, pour un montant de 3 milliards de dollars. Le projet du Qatar-Bahrain Causeway porte sur la conception et la construction d’une liaison fixe autoroutière 2 x 2 voies de 40 km entre Qatar et Bahreïn. Elle comprend une succession de digues artificielles sur les sections les moins profondes, et de ponts sur les sections les plus profondes, avec au total 18 km de digues et 22 km de viaducs et ponts, dont deux ponts à haubans de 400 mètres permettant la navigation. « Le pont de l’amitié » permettra de créer un lien direct entre le Qatar et Bahreï n, favorisant les échanges commerciaux et les déplacements des habitants des 2 pays. Il permettra de relier ces deux pays en une trentaine de minutes au lieu de 5 heures actuellement par la route. Le projet devra répondre à d’exigea ntes contraintes environnementales et écologiques. Le groupement de constructeurs regroupe, aux côtés de VINCI Construction Grands Projets (leader), QDVC (filiale qatari à 51 % de Qatari Diar et à 49 % de VINCI Construction Grands Projets), Hochtief et CCC. Les travaux de drag ages seront réalisés par Medco . Les travaux, qui débuteront après 9 mois d’études, seront réalisés en 51 mois.
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Pays du Golfe arabe - Proche Moyen Orient | Tagué : Bahrein, Infrastructure, Ponts Viaducs, Qatar, Vinci Construction |
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6 mai 2008
La jeunesse actuelle des 20 ans , a déjà oublié les horreurs du communisme, un groupe de théâtre lituanien a produit un spectacle où les spectateurs sont transformés durant trois heures en prisonniers du KGB. “Ces quelques heures doivent être la quintessence de l’époque soviétique”, explique la productrice Ruta Vanagaite, qui a monté le spectacle, censé se dérouler en 1984, dans un ancien bunker à Naujasode, à 25 km de Vilnius, la capitale lituanienne. Le bunker abritait les émetteurs de secours de la radio et télévision soviétiques du temps de l’URSS. Au départ, le visiteur avale un café bouillant et enfile une foufaïka, grosse veste de coton ouatée, arme indispensable contre les rigueurs du froid sibérien. Dès lors, le visiteur n’est plus qu’un homo sovieticus qui ne peut répondre que de deux manières aux injonctions en tout genre : “tak totchna” (oui, bien sûr) ou “nikak niet” (non, pas du tout).
On débute par le salut au drapeau de l’URSS et une série d’exercices physiques. Un officier du KGB, un acteur professionnel, et son berger allemand surveillent la cadence des génuflexions. Les ordres se mettent à pleuvoir, en russe uniquement. Le camarade-prisonnier doit écouter les discours officiels du 1er mai, à la gloire du communisme mondial et rendre un hommage aux ouvriers métallurgistes et au glorieux peuple cubain. L’interrogatoire est la séance la plus éprouvante. Tout le groupe est face au mur, les mains en l’air. Un des prisonniers est choisi au hasard. L’officier du KGB arrive sans problème à lui faire avouer qu’il a volé des produits dans l’usine où il travaille. Attention à ceux qui seraient tentés de se rebeller! Le bunker dispose de son propre cachot. “La moitié de la population du pays (qui en totalise 3,4 millions) regrette l’époque soviétique et près d’un demi-million de jeunes Lituaniens n’ont jamais connu cette époque”, explique Ruta Vanagaite pour justifier ce spectacle. “Au terme de la visite, ils doivent sentir qu’on est rien dans un tel régime totalitaire, ils doivent etre conscients de l’avancée depuis dix-sept ans”, ajoute-t-elle. Quelque 360.000 Lituaniens ont été emprisonnés, tués ou déportés au goulag en Sibérie ou en Asie centrale après l’annexion de la Lituanie par l’URSS pendant la période la plus dure des années 40 et 50. La Lituanie, qui est maintenant membre de l’UE, a retrouvé son indépendance en 1991. Au terme de ce détour par l’Histoire , les spectateurs ont droit à un collation à la mode soviét, c’est à dire du boeuf en conserve et un verre de vodka. “Les jeunes doivent venir pour ressentir un tout petit peu ce que nous avons vécu”, explique Jolanta, une enseignante d’une quarantaine d’années. Dans le labyrinthe du bunker, l’instinct grégaire des visiteurs prend le dessus. “C’est justement ce que je veux montrer aux jeunes, qu’à cette époque, eux aussi auraient suivi le mouvement et ne se seraient pas comportés autrement que leurs parents”, explique Ruta Vanagaite.
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Europe - Union européenne | Tagué : Buncker, Communisme, Goulag, KGB, Lituanie, Prisonniers, Russie, Sibérie, Soviétique |
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6 mai 2008
Isabelle CHANEL, DIrecteur d’Europe Orient
Un nouveau retrait américain malgré la poursuite des combats. L’armée américaine vient de faire part de la poursuivre la réduction de son contingent en Irak, en dépit de combats avec des miliciens chiites et d’un regain de tension avec l’Iran. Plus de quatre personnes ont été tuées dans des accrochages en début de semaine dans le bastion chiite de Sadr City, dans le nord-est de Bagdad, où les troupes américaines affrontent des partisans du chef radical antiaméricain Moqtada Sadr depuis fin mars. Ces combats ont également fait 12 blessés, selon des sources humanitaires.
D’autre part, trois personnes ont été tuées et 10 blessées lorsque deux obus de mortier ont touché la mairie de Bagdad, dans le centre de la capitale, selon des sources de sécurité. Le commandement américain a indiqué qu’une nouvelle brigade de 3.500 hommes allait être retirée du théâtre d’opérations irakien.
Il s’agit du troisième retrait du genre depuis que le président américain George W. Bush a annoncé en septembre 2007 qu’il rappelait aux Etats-Unis une partie des renforts déployés en Irak l’année dernière. Le retrait, commencé en décembre et qui concerne cinq brigades, doit être achevé en juillet.
Une pause de 45 jours permettra ensuite d’évaluer si de nouvelles réductions sont envisageables. Les 3.500 soldats de la 3e division d’infanterie seront rentrés à leur base de Fort Benning, en Géorgie (sud-est des Etats-Unis), “dans les prochaines semaines”, a experssement indiqué l’armée américaine. Un tiers de ses troupes est déjà parti d’Irak, selon Winfield Danielson.
Les récentes réductions ont porté le contingent américain en Irak à 156.000 soldats. Les troupes américaines sont engagées depuis la fin du mois de mars dans des combats meurtriers avec les miliciens chiites, notamment dans le quartier de Sadr City, dans le nord-est de Bagdad.
Ce quartier est le bastion d’une des plus active des milices irakiennes, l’armée du Mahdi, du chef radical Moqtada Sadr, et les violences y ont fait plus de 900 tués depuis la fin mars. Les responsables américains assurent qu’ils ne s’en prennent pas à Moqtada Sadr mais à des “éléments indisciplinés” qui n’obéissent pas à ses ordres de cessez-le-feu. Moqtada Sadr précise que le gouvernement du Premier ministre Nouri al-Maliki et les Américains veulent en finir avec lui avant des élections cruciales en octobre, que son mouvement pourrait utiliser pour renforcer son influence.
Un parlementaire du bloc sadriste Hassan al Roubaï a annoncé qu’il allait boycotter les travaux du Parlement pour protester contre ce qui se passait à Sadr City. Les Américains mettent en cause dans les violences des groupes spéciaux accusés d’être armés, financés et entraînés par des services iraniens, et notamment la Force al-Qods, la cellule phare des Gardiens de la Révolution, et “véritable meneur” du régime islamique. Selon Téhéran, la capitale iranienne , la poursuite du dialogue entamé avec les Etats-Unis sur les questions de sécurité en Irak est inutile. “Nous assistons actuellement aux bombardements américains et au massacre des Irakiens”, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini. “Dans ces conditions, les discussions ne donneront aucun résultat et n’ont pas de signification”, a-t-il souligné.
D’autre part il faut souligner , le chef d’une milice sunnite combattant Al-Qaïda a été enlevé en début de semaine dans un village au nord de Bagdad avec plusieurs membres de sa famille par des hommes armés suspectés d’appartenir au réseau extrémiste.
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Pays du Golfe arabe - Proche Moyen Orient | Tagué : Armée, Défense, Etats Unis, Irak, Iran, Militaire, Téhéran |
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