12 mai 2008
Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient
Finmeccanica, puissant groupe italien d’aéronautique et de défense vient d’annoncer le rachat pour 3,4 milliards d’euros du groupe américain DRS Technologies. Il renforce de ce fait sa présence sur le marché américain qui représente la moitié des dépenses militaires mondiales. Quatrième au rang européen dans ce secteur d’activité , Finmeccanica déboursera 81 dollars en cash par action pour acquérir DRS. Cette offre inclut une reprise de dettes de 1,2 milliard de dollars, portant ainsi à un total à 5,2 milliards de dollars. Cette proposition représente une prime de 32% par rapport au cours moyen de DRS sur les 30 dernières séances, ont précisé les deux groupes et il est a mentionner que le projet prévoyait un retrait de DRS de la Bourse. Le groupe américain fonctionnera à terme en tant que filiale à 100% de Finmeccanica, en conservant la direction et son siège social actuels, à Parsippany, dans le New Jersey. Son conseil d’administration restera majoritairement composé de citoyens américains titulaires des agréments lui permettant de respecter les exigences du Pentagone en matière de sécurité, “L’opération d’aujourd’hui constitue un mariage idéal”, a indiqué Pier Francesco Guarguaglini, PDG de Finmeccanica. “La fusion perpétue la tradition de Finmeccanica d’investissement aux Etats-Unis et de soutien au combattant américain avec une technologie de qualité supérieure”. DSR produit des radars et autres systèmes de surveillance aux forces militaires et aux agences de renseignement. L’accord a été adopté par les deux conseils d’administration mais nécessite encore le feu vert des autorités de régulation. Le rachat sera financé par un prêt, lui-même refinancé par une augmentation de capital, une émission obligataire et des cessions d’actifs incluant la mise en Bourse d’une partie du capital d’Ansaldo Energia, la filiale du groupe italien spécialisée dans l’énergie. Le rachat de DRS devrait semble-t-il de permettre à Finmeccanica de renforcer ses activités dans les secteurs de l’électronique de défense augmentant ainsi sa présence locale sur le marché américain. Des analystes signalés le risque d’acquisitions aux Etats-Unis juste avant le pic probable des dépenses militaires et en pleine année électorale dans le pays. Pour le groupe Finmeccanica, la croissance à l’international est une nécessité, Rome ayant entamé depuis plusieurs années déjà la réduction de ses dépenses militaires. Avant le rachat de DRS, Finmeccanica avait remporté plusieurs contrats importants à l’étranger. Sa filiale AgustaWestland est le deuxième constructeur mondial d’hélicoptères. “L’opération (DRS) aidera le nouvel ensemble à présenter des offres et à remporter d’importants projets aux Etats-Unis et ailleurs”, précise la direction du groupe. A ce jour l’Etat italien détient un tiers du capital de Finmeccanica.
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12 mai 2008
Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient
L’avionneur Airbus annonce une nouvelle révision du programme de livraisons de son gros porteur A380, indiquant que la forte montée en cadence prévue par le plan d’action lancé en 2006 “n’est pas entièrement réalisable”.
Le constructeur aéronautique EADS précise que le temps et les ressources nécessaires pour la première phase de production dite “individualisée” de l’appareil sont plus importants que prévus entraînant de ce fait des retards dans le programme. A ce jour AIRBUS a livré quatre A380. Pour 2008 il n’est prévu plus que 12 livraisons au lieu de 13 et pour 2009 seulement 21 livraisons au lieu des 25 annoncées initialement.
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Europe - Union européenne | Tagué : A380, Aéronautique, Airbus, EADS |
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12 mai 2008
L’Alliance Renault-Nissan vient d’annoncer le lancement avec le groupe indien Bajaj d’un programme de voiture à 2.500 dollars en Inde dont les ventes démarreront au printemps 2011 sur le segment en fort développement des voitures à très bas coût. Le groupe automobile franco-japonais et son partenaire indien vont créer une coentreprise destinée à “développer, produire et commercialiser” cette voiture, présentée pour l’instant sous le “nom de code ULC”, ont-ils annoncé dans un communiqué commun. “L’ULC sera produite à Chakan (Etat du Maharashtra) en Inde, dans une usine créée à cet effet”, dont la capacité initiale prévue sera de 400.000 véhicules par an. La nouvelle société sera détenue à hauteur de 50% par Bajaj Auto, 25% par Renault et 25% par Nissan. La gamme de prix s’échelonnera “à partir de 2.500 dollars” et la commercialisation est prévue “début 2011″ en Inde. La voiture est conçue pour le marché indien en forte croissance et ce pays sera “le marché principal” de l’ULC, mais la voiture aura aussi “un potentiel de croissance sur les autres marchés émergents dans le monde”. Le groupe franco-japonais a déjà été précédé sur le marché indien des voitures à très bas coût par le groupe indien Tata, entré en scène au début de l’année avec la Nano. Dévoilée en janvier 2008 à New Delhi, puis présentée en mars 2008 au salon de Genève, elle doit être commercialisée courant 2008 au prix de 100.000 roupies (2.500 dollars), mais pas sur le marché européen. Le groupe Renault-Nissan et l’indien Bajaj –spécialisé dans les deux roues et les véhicules utilitaires légers– “travaillent ensemble”, a souligné une porte-parole de Renault, en précisant que les trois entreprises allaient maintenant poursuivre le développement du projet, construire la nouvelle usine et préparer le réseau de distribution. Le projet avait été mis en route en juillet 2007 avec l’ouverture de “discussions préliminaires” avec Bajaj. En novembre 2007 , le président de Renault-Nissan Carlos Ghosn avait dit être parvenu à un accord avec Bajaj pour produire la voiture en Inde. Lors de l’assemblée générale de Renault, qui s’est tenue le 29 avril dernier , il avait évoqué le projet en soulignant que l’Inde “sera l’un des grands marchés mondiaux”, sur lequel “il y aura de la place pour tout le monde”. M. Carlos Ghosn avait alors reconnu le “rôle de pionnier” de Tata, en observant que Renault-Nissan arrivera deux ans après, mais il avait assuré que la future voiture à très bas coût de l’Alliance aurait “des avantages” par rapport à la Nano. Le constructeur indien Xenitis, allié au chinois Guangzhou Motors, a prévu de commercialiser fin 2008 en Inde une “voiture populaire” également autour de 2.500 dollars. Les ventes d’automobiles en Inde s’élevaient à 1,1 million en 2005, et ce chiffre devrait doubler d’ici à 2010 à mesure que la classe moyenne indienne progresse. L’Inde a produit 1,7 million de voitures en 2007, en hausse de 14%. Renault y est déjà présent avec le programme de voiture à bas coût la Logan, construite sur place et commercialisée en partenariat avec le constructeur local Mahindra and Mahindra. Nissan est associé au groupe Hinduja Ashok Leyland dans les petits véhicules utilitaires. L’indo-japonais Maruti-Suzuki, qui détient plus de 50% du marché automobile indien, y commercialise une petite voiture vendue 4.800 dollars.
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Europe - Union européenne | Tagué : Automobile, Carlos Ghosn, Chine, Economie, Energie, France, Japon, Maruti-Suzuki, Renault Nissan |
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12 mai 2008
Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient
L’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient de faire part que la production mondiale de riz atteindra un niveau record en 2008 même si les prix resteront élevés à court terme. “La production mondiale de riz pour 2008 pourrait s’accroître d’environ 2,3%, atteignant un nouveau niveau record de 666 millions de tonnes, d’après nos prévisions préliminaires”, indique l’experte en riz de la FAO Concepción Calpe, à Rome. “La croissance de la production pourrait même s’amplifier si les récents appels et incitations à cultiver davantage de riz devaient se traduire par une augmentation des superficies plantées”, “La destruction du grenier alimentaire” en Birmanie par le cyclone Nargis “réduira fortement la production de riz de ce pays et (…) les dégâts provoqués par le cyclone pourraient même affecter les perspectives de production à l’échelle mondiale”, met cependant en garde la FAO. La Birmanie “aura sans doute besoin d’un coup de main des pays voisins, notamment la Thaïlande et le Vietnam pour ses importations de riz” et cela “pourrait entraîner des tensions supplémentaires sur les cours mondiaux du riz”, souligne la FAO. La production de riz “paddy” c’est à dire non décortiqué en Asie pourrait dépasser en 2008 le point de référence de 600 millions de tonnes pour atteindre 605 millions de tonnes, selon Mme Calpe de la FAO à Rome. En Afrique, si les pluies sont au rendez-vous au cours des prochains mois, la production de riz devrait s’accroître de 3,6% pour atteindre 23,2 millions de tonnes en 2008 et en Amérique latine et dans les Caraïbes, la production de riz “paddy” devrait rebondir de 7,4 % pour atteindre 26,2 millions de tonnes en 2008. Les prix du riz ont cependant “enregistré une augmentation d’environ 76% entre décembre 2007 et avril 2008″, selon la FAO qui pense que “les cours internationaux devraient se maintenir à des niveaux relativement élevés”. Les cours devraient rester “très fermes, au moins jusqu’au troisième trimestre 2008, sauf en cas d’allègement des restrictions sur les exportations au cours des prochains mois”, estime Mme Calpe.
Il est à souligner que les principaux pays exportateurs de riz, comme l’Inde, l’Egypte, le Vietnam ou le Cambodge, pour prévenir des pénuries domestiques, avaient imposé des restrictions (interdiction d’exporter, taxes ou plafonds à ne pas dépasser). Ces mesures avaient réduit les disponibilités sur les marchés internationaux, entraînant les prix à la hausse. “Pour que les prix baissent il faudrait de bonnes conditions climatiques au cours des prochains mois, couplées à la levée des restrictions gouvernementales sur les exportations. Toutefois, il est peu probable que les cours retrouvent leur niveau de 2007, les producteurs devant payer plus cher les engrais, les pesticides et le pétrole”, précise la FAO.
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Non classé | Tagué : Afrique - Maghreb, Agriculture, Birmanie, Cambodge, Egypte, FAO, ONU, Riz, Vietnam |
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12 mai 2008
Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient
La cellule spéciale des Nations unies sur la crise alimentaire mondiale s’est réunie ce jour pour la première fois, sous l’autorité du secrétaire général, Ban Ki-moon, qui a fait de la lutte contre la faim l’une des priorités de son action. Cette réunion, à huis clos, visait à “promouvoir une réponse mondiale cohérente et coordonnée à l’actuelle crise alimentaire”, selon un document préparatoire. Elle avait pour objectif d’évoquer le ”Cadre global d’action” comprenant une série de plans à court et long terme afin de faire face à la flambée des prix alimentaires au plan planétaire. Elle devait aussi préparer le terrain en vue d’une conférence de haut niveau de la FAO (Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture) sur la sécurité alimentaire, prévue à Rome du 3 au 5 juin 2008 , à laquelle M. Ban désire que les dirigeants du monde participent. La cellule de crise assurera le suivi et la mise en oeuvre de la stratégie d’action. Cette cellule, dont la création a été annoncée par M. Ban en Suisse à Berne le 29 avril 2008 , rassemble les chefs de quinze départements et agences de l’ONU, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Cette cellule est sous la direction directe de M. Ban, qui a désigné son secrétaire général adjoint pour les affaires humanitaires, John Holmes, de sa coordination. A Berne, toutes ces institutions avaient appelé à une action urgente en raison de la crise alimentaire, demandant notamment un commerce mondial plus équitable. Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, avait averti que les prochaines semaines et mois seraient critiques, affirmant que pour deux milliards de personnes, les prix alimentaires élevés étaient devenus un combat quotidien, et ”de survie”. La priorité immédiate étant de “nourrir les affamés”, M. Ban avait rappelé aux pays donateurs à répondre d’urgence aux appels de fonds lancés par différents organismes. Il est à souligner que l es prix des denrées alimentaires ont quasiment doublé dans le monde ces trois dernières années, comme le mentionne la Banque mondiale, provoquant des émeutes en avril en Egypte et à Haïti, des manifestations dans de nombreux autres pays et des restrictions aux exportations de plusieurs producteurs dont le Brésil, le Vietnam, l’Inde et l’Egypte. Parmi les explications, on évoque le développement des bio-carburants, les barrières commerciales, une demande croissante venue d’Asie sur fond de modifications des habitudes alimentaires, la faiblesse des récoltes ainsi que les cours du pétrole, qui pèsent sur le prix des transports.
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12 mai 2008
Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient
Deux jours après une attaque d’une extreme violence contre la ville jumelle de Khartoum, Omdurman, par le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), un des plus puissant militairement des groupes rebelles du Darfour, M. Tourabi a été arrêté avec plusieurs cadres de son parti, le Congrès populaire. “Les forces de sécurité sont venues chez nous ce matin et ont arrêté mon époux Béchir (Adam Rahma)”, a déclaré Israa Mohammed al-Béchir . “Nous savons qu’elles détiennent aussi Hassan al-Tourabi et au moins trois autres membres importants du parti”. “Les forces de sécurité n’ont donné aucune raison pour l’arrestation mais certains disent qu’ils étaient impliqués dans ce qui s’est passé à Khartoum”,selon ses déclarations. M. Tourabi, ex-bras droit du président Omar el-Béchir et aujourd’hui son principal ennemi, a été emprisonné à plusieurs reprises. Il a été libéré la dernière fois en juin 2005, 15 mois après son emprisonnement sous l’accusation d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat. Khalil Ibrahim, chef du JEM, a été il y a quelques années de cela un fervent partisan de M. Tourabi, et les autorités estiment qu’ils coordonnent toujours leurs activités. Le président soudanais Omar el-Béchir, en date du 3 mai 2007 lors d’un sommet à Ryad en Arabie Saoudite Les deux responsables ont nié ces liens, mais M. Tourabi avait loué le JEM en 2006, affirmant partager son projet d’une démocratie islamiste au Soudan. Lors de l’attaque de samedi dernier contre Omdurman, reliée à Khartoum par un pont sur le Nil, est la première lancée aussi près de la capitale par des rebelles avec l’objectif de renverser le régime d’Omar el-Béchir. Aussi les autorités ont affirmé avec force l’avoir repoussée et ont rompu dimanche les relations diplomatiques avec le Tchad, accusé d’implication dans l’attaque, ce que N’Djamena a démenti. Le Soudan a offert plus de 120 millions de dollars à quiconque permettrait de capturer Khalil Ibrahim. Selon nos sources sur place , des tirs pouvaient être entendus ce jour tout près de l’ambassade des Etats-Unis située au coeur de la capitale Khartoum, où le couvre-feu a été levé. Les Nations unies ont restreint le mouvement de leur personnel travaillant dans des bureaux proches. Nos contacts réguliers sur place nous ont informé que l’armée a tué en repoussant l’attaque de samedi un commandant du JEM et a pourchassé, combattu et éliminé une force rebelle de 45 hommes. Elle a aussi arrêté 300 rebelles. Le chef d’état-major du JEM, Souleimane Sandal, a déclaré que son mouvement avait décidé de porter à Khartoum la bataille du Darfour, une région de l’ouest du Soudan en proie à la guerre civile depuis près de cinq années. “Maintenant je suis à Omdurman où se trouvent nos troupes que je réorganise”, a-t-il dit. “Si le gouvernement ne règle pas nos problèmes, nous nous préparerons à attaquer Khartoum y compris le palais du Chef de l’état. Nous n’allons plus combattre au Darfour et dans le désert, nous allons combattre à Khartoum”. Il s’est étonné de l’arrestation de M. Tourabi. “Il n’a aucun lien avec notre mouvement”.
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Afrique - Maghreb | Tagué : Afrique - Maghreb, Al Béchir, Darfour, Désert, Khartoum, Rebelles, Soudan, Tchad |
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