NUCLEAIRE : Areva vient de signer avec la compagnie américaine Shaw

23 mai 2008

Isabelle CHANEL , Directeur d’Europe Orient

Le groupe nucléaire français Areva et la compagnie américaine d’ingénierie Shaw ont signé avec le ministère américain de l’Energie un accord portant sur la construction, en Caroline du Sud, d’une usine de combustible Mox pour 2,7 milliards de dollars. Shaw Areva Mox Services, société commune créée par Areva et Shaw, a signé cet accord “d’un montant de 2,7 milliards de dollars” afin de construire une usine de fabrication de combustible Mox (Mixed oxide, obtenu à partir d’oxyde d’uranium et de plutonium) sur le site de Savannah River, à Aiken, en Caroline du Sud. Cette usine “de haute technologie” fabriquera du combustible Mox “à partir de plutonium américain d’origine militaire, déclaré en excès par rapport aux besoins de Défense des Etats-Unis”, puis le Mox “sera recyclé dans les centrales nucléaires civiles” américaines. Cet accord constitue une avancée dans un contrat global signé en 1999 entre Areva, Shaw et le ministère américain. La conception de l’usine de Savannah River, d’une surface d’environ 55.000 m2, “repose sur celle des usines de La Hague (Manche) pour la purification du plutonium, et de Marcoule (Gard) pour la fabrication des assemblages combustibles”, exploitées en France par Areva. A souligner que les travaux de construction ont  débuté le 1er août 2007 et se poursuivent normalement comme l’a indiqué le groupe nucléaire Areva.


HONGRIE / FRANCE : signature d’un partenariat stratégique et coopération nucléaire civil

23 mai 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

Le présidente de la république Nicolas Sarkozy et le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, ont signé à Paris un partenariat stratégique prévoyant notamment une coopération dans le nucléaire civil. Au cours d’une cérémonie à l’Élysée, les deux hommes ont paraphé le document qui  prévoit aussi une collaboration franco-hongroise en matière scientifique, agricole, politique mais aussi de défense.”Dans tous ces domaines,  la France et la  Hongrie veulent travailler plus fréquement  ensemble, et prendre des initiatives communes,  en approfondissant leurs contacts. C’est un outil pour qu’on prenne l’habitude de travailler ensemble”, a souligné un conseiller de l’Élysée. Concernant le nucléaire civil, le Premier ministre hongrois a indiqué clairement  que son pays cherchait des partenaires pour construire des centrales. Nicolas Sarkozy avait signé un partenariat stratégique de ce genre lors d’une visite en Roumanie en février dernier. Il fera de même lors de son voyage en Pologne. La Hongrie, compte rès de 10 millions d’habitants, et membre depuis 2004  de l’Union européenne. Au cours du déjeuner entre Ferenc Gyurcsany, Nicolas Sarkozy et le secrétaire d’État aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, la signature de ce partenariat traduit l’émergence d’un “nouvel axe” en Europe. “Pour la France, cet acte montre très clairement qu’une coopération entre la France et l’Allemagne ne suffit plus aujourd’hui”, a-t-il déclaré dans la cour du Palais de l’élysée. “Et pour la Hongrie, il est devenu tout à fait clair que notre développement ne peut continuer de se faire avec la seule contribution de trois pays – Allemagne, Autriche, États-Unis – comme c’était le cas pendant les années 1990″, a-t-il ajouté. Ferenc Gyurcsany a précisé que Nicolas Sarkozy lui avait demandé son soutien pour la réalisation des objectifs de la présidence française de l’Union, à partir du 1er juillet prochain. Ils se sont entretenus de la question du pacte sur l’immigration que la France souhaite mettre au point à 27. Le Premier ministre hongrois n’a  pas confirmé sa présence au sommet du 13 juillet à Paris destiné à jeter les bases d’une Union pour la Méditerranée. “Je ne peux pas vous dire où je serai le 13 juillet prochain”, a-t-il dit à l’un de nos contacts.


LONDRES : Les actionnaires du groupe Aegis refusent de donner des postes au groupe Bolloré pour la cinquième fois !

23 mai 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

Les actionnaires du groupe publicitaire britannique Aegis ont refusé ce jour pour la cinquième fois consécutive de nommer deux représentants du groupe Bolloré à son conseil d’administration, comme le réclamait le groupe français, lors d’une assemblée générale à Londres. Les deux résolutions émanant de l’homme d’affaires  Vincent Bolloré, en vue de désigner deux administrateurs, Philippe Germond et Roger Hatchuel, ont été rejetées par “91% des actionnaires autres que le groupe Bolloré”, a annoncé le groupe Aegis. C’est la cinquième fois en deux ans que les actionnaires d’Aegis rejettent ces même propositions, par plus de 90% des voix  sans prendre en compte celles de Vincent Bolloré, a indiqué très nettement  le Britannique, qui avait recommandé aux actionnaires de rejeter une nouvelle fois les demandes du groupe français. Le groupe Bolloré est actionnaire à 29,9% d’Aegis, le seuil maximum au-delà duquel le lancement d’une offre sur l’ensemble du capital devient obligatoire. La direction d’Aegis s’oppose depuis 2006 à sa demande d’obtenir deux postes d’administrateurs, au motif   de conflit d’intérêts, dans la mesure où son patron, Vincent Bolloré, est par ailleurs président et premier actionnaire du groupe publicitaire français Havas, l’un de ses principaux concurrent directs.


JAPON : Le gouvernement japonais apporte une aide alimentaire d’urgence

23 mai 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

L’ambassade du Japon en France vient d’annoncer  que le ministre des affaires étrangères japonais M. Masahiko KOUMURA s’est engagé  aujourd’hui  à ce que le Japon accorde une aide alimentaire d’urgence de 54 millions de dollars pour contrer la crise alimentaire dans le monde, particulièrement en Afrique. Cette aide sera acheminée pour partie  avec  le Programme Alimentaire Mondial des Nations-Unies (PAM). Le 25 avril dernier, le gouvernement japonais s’était engagé à accorder une aide alimentaire d’urgence de 100 millions de dollars dans les trois mois à venir pour contrer la crise alimentaire dans le monde. L’annonce d’aujourd’hui constitue la première étape concrète du processus d’octroi de l’aide. Dans la journée, un accord sera signé avec la PAM pour mettre en œuvre rapidement la plupart de l’aide distribué par le biais de cette organisation. Le Japon compte aborder le problème de la crise alimentaire mondiale lors de la quatrième Conférence internationale sur le développement de l’Afrique (TICAD IV) du 28 au 30 mai et lors du sommet du G8 à Hokkaido Toyako.


NORMES : ISO 26 000

23 mai 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

L’Iso 26 000 a pour objectif de définir et de clarifier le concept de responsabilité sociétable et de rendre applicable à tout type d’organisation , comme les associations, collectivités ou bien encore les entreprises, et ce quelque soit la taille et la situation géographique.

 ISO 26 000 et pourquoi ?

L’ISO est une organisation non gouvernemental créée en 1947. Il s’agit d’une fédération internationale d’organismes de normalisation regroupant 157 pays. L’élaboration des normes internationales d’organismes est basée sur le consensus entre les acteurs publics/privés. C’est à l’interieur du comité representant les consommateurs COPOLCO  de l’ISO que le besoin d’élaborer une norme internationale sur la responsabilité sociétale a été exprimé. L’SIO fonctionne sur une base de représentation nationale, a concue des règles de fonctionnement en définissant six catégories d’acteurs devant etre représentés dans ces travaux : Gouvernement – Industrie – Consommateurs – Travailleurs – ONG et autres.  Elle a ouvert aussi sa participation à ces travaux à des organisations en liaisons afin de garantir la cohérence de l’ISO 26 000 avec des instruments existants comme les conventions de l’OIT ou des initiatives telles que le Global reporting initiative GRI.
Actuellement le groupe ISO compte

-500 experts représentants 80 pays dont plus de la moitié en voie de développement.

- 39 organisations internationales comme l’OCDE – OIT – OMS etc


AERONAUTIQUE : le PDG d’EADS annonce un nouveau retard dans les livraisons de A380 !

23 mai 2008

Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient

Le président exécutid du groupe aéronautique Louis Gallois, évoque un retard de trois à quatre mois des livraisons de l’A380 par Airbus, filiale du groupe européen d’aéronautique et de défense. A la mi mai, lors de l’annonce des nouveaux retards de livraisons du très gros porteur, Airbus avait évoqué un délai limité à “deux à trois mois”. “Nous avons été amenés à ralentir la croissance de production de l’A380″, a indiqué Louis Gallois. “C’est une gêne réelle pour nos clients, nous aurons à payer des pénalités. Mais ce n’est pas une catastrophe (…) Le décalage est limité à trois ou quatre mois. Bien sûr nous nous engageons sur un nouveau calendrier ferme”, a-t-il précisé. Air France (groupe Air France-KLM), qui a passé une commande 12 exemplaires de l’A380, a déclaré au cours  de la présentation de ses  résultats annuels , qu’elle avait l’intention d’exiger le versement de pénalités. Les livraisons à la compagnie devaient initialement débuter en avril 2009. Evoquant l’avenir de Toulouse dans les futurs partages de la production d’Airbus au sein d’EADS, Louis Gallois précise qu’”il y a deux capitales aéronautiques mondiales : Toulouse et Seattle. Et ça n’a aucune raison de changer”, et de souligner avec insistance  que “bien sûr nous devons tenir compte du dollar. C’est une charge très lourde pour notre industrie et pour sa compétitivité face à Boeing”. “Nous avons dû prendre des décisions et nous en prendrons d’autres. Airbus doit être moins sensible aux fluctuations du dollar”, ajoute-t-il. “Si nous achetons plus en dollars, c’est pour protéger le cour de nos activités en Europe. Il n’est pas question d’installer Airbus aux Etats-Unis”, ajoute Louis Gallois. Concernant la future usine d’assemblage d’appareils A320 en Chine, le président Louis Gallois a précisé que “le premier A320 sortira de l’usine chinoise fin 2009. Cette usine produira quatre avions par mois pour le marché chinois. Pas plus”.  Evoquant les difficultés rencontrées par le programme d’avion de transport militaire A400M et d’éventuels nouveaux retards, Louis Gallois précise qu’”un premier vol pour cet été est toujours notre objectif, même s’il est tendu”.