Isabelle CHANEL, Directeur d’Europe Orient
Le présidente de la république Nicolas Sarkozy et le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, ont signé à Paris un partenariat stratégique prévoyant notamment une coopération dans le nucléaire civil. Au cours d’une cérémonie à l’Élysée, les deux hommes ont paraphé le document qui prévoit aussi une collaboration franco-hongroise en matière scientifique, agricole, politique mais aussi de défense.”Dans tous ces domaines, la France et la Hongrie veulent travailler plus fréquement ensemble, et prendre des initiatives communes, en approfondissant leurs contacts. C’est un outil pour qu’on prenne l’habitude de travailler ensemble”, a souligné un conseiller de l’Élysée. Concernant le nucléaire civil, le Premier ministre hongrois a indiqué clairement que son pays cherchait des partenaires pour construire des centrales. Nicolas Sarkozy avait signé un partenariat stratégique de ce genre lors d’une visite en Roumanie en février dernier. Il fera de même lors de son voyage en Pologne. La Hongrie, compte rès de 10 millions d’habitants, et membre depuis 2004 de l’Union européenne. Au cours du déjeuner entre Ferenc Gyurcsany, Nicolas Sarkozy et le secrétaire d’État aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, la signature de ce partenariat traduit l’émergence d’un “nouvel axe” en Europe. “Pour la France, cet acte montre très clairement qu’une coopération entre la France et l’Allemagne ne suffit plus aujourd’hui”, a-t-il déclaré dans la cour du Palais de l’élysée. “Et pour la Hongrie, il est devenu tout à fait clair que notre développement ne peut continuer de se faire avec la seule contribution de trois pays – Allemagne, Autriche, États-Unis – comme c’était le cas pendant les années 1990″, a-t-il ajouté. Ferenc Gyurcsany a précisé que Nicolas Sarkozy lui avait demandé son soutien pour la réalisation des objectifs de la présidence française de l’Union, à partir du 1er juillet prochain. Ils se sont entretenus de la question du pacte sur l’immigration que la France souhaite mettre au point à 27. Le Premier ministre hongrois n’a pas confirmé sa présence au sommet du 13 juillet à Paris destiné à jeter les bases d’une Union pour la Méditerranée. “Je ne peux pas vous dire où je serai le 13 juillet prochain”, a-t-il dit à l’un de nos contacts.