ARABIE SAOUDITE : Projet ferroviaire, Binladin Group et Thalès remportent un contrat

31 janvier 2009
Le géant des BTP Saudi Binladin Group, propriété de la famille Ben Laden, et le groupe d’électronique français Thales ont remporté un contrat de 533 millions de dollars dans le cadre de la réalisation d’une ligne ferroviaire dans le royaume, selon un de nos contacts à Ryad. Ces sociétés ont été retenues par Ryad pour les parties signalisations et systèmes de sécurité du principal tronçon (1.800 km) de cet ambitieux projet qui doit permettre de relier le Nord et le Sud du pays, dont le siège est à Londres et qui couvre l’actualité économique du Moyen-Orient.  Dans le cadre de ce projet d’un montant de 2,8 milliards de dollars, le processus de désignation pour un autre tronçon de 600 km -qui comprend une ligne commerciale entre Ryad et l’extrême nord du royaume- est en cours. D’autre part  un consortium mené par Al Rajhi group, compagnie basée en Arabie saoudite, devrait remporter l’appel d’offres pour la construction d’une ligne à grande vitesse entre les villes saintes de La Mecque et Médine (ouest, environ 350 km), projet de cinq à six milliards de dollars.

GEORGIE : Démission du Premier ministre

30 janvier 2009
 grigol-mgaloblichvili   Le Premier ministre géorgien Grigol Mgaloblichvili à Tbilissi le 27 octobre 2008
Le Premier ministre géorgien Grigol Mgaloblichvili a annoncé sa démission, pour raisons de santé. “D’après les conclusions des médecins, j’ai besoin d’un traitement intense (…). La Géorgie ne peut pas se permettre le luxe d’avoir un Premier ministre absent pendant trois mois”, a déclaré M. Mgaloblichvili qui avait déjà été en congé maladie pour des problèmes rénaux. “Compte tenu de la responsabilité que j’ai devant mon pays, le peuple géorgien et le président, je demande au président de songer à un nouveau candidat au poste du Premier ministre”, a-t-il ajouté

RUSSIE/CUBA : Signature d’un partenariat stratégique

30 janvier 2009
La Russie et Cuba ont affirmé avoir donné un nouveau départ à leurs relations qui s’étaient distendues après la chute de l’URSS, en concluant au Kremlin un “partenariat stratégique”,  au troisième jour de la visite du numéro un cubain Raul Castro. “Je pense que votre visite ouvrira une nouvelle page dans l’histoire des relations d’amitié russo-cubaines”, qui vont évoluer à “un niveau stratégique”, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev, au début des entretiens avec son homologue cubain. “Nous, amis de longue date, sommes à un moment historique, une étape très importante dans les relations entre la Russie et Cuba”, a renchéri Raul Castro, qui a lui aussi parlé d’un partenariat “stratégique”. “Nous avons connu à la fois de bons et de mauvais moments”, a-t-il souligné. “Côté cubain, nous avons fait un grand pas pour renforcer nos relations” avec Moscou, a ajouté M. Castro. “Nous avons fait ce pas très calmement, mais de manière très efficace, dans toutes les directions”, a-t-il encore dit. Les chefs d’Etat ont à l’issue de leurs discussions signé “un protocole d’accord sur une coopération stratégique” bilatérale. Toute une série d’autres accords, notamment un sur l’octroi par Moscou à La Havane d’un crédit dont le montant n’a pas été précisé, ont été paraphés à l’occasion de la visite de M. Castro, premier déplacement d’un numéro un cubain en Russie depuis plus de vingt ans. En 2006, la Russie avait décidé de geler l’épineuse question de la dette cubaine contractée du temps de l’URSS, soit plus de 20 milliards de dollars selon les Russes. D’autres accords concernant l’industrie agroalimentaire, la pêche, la coopération en matière d’éducation et scientifique, le sport et le tourisme, ont également été conclus par des ministres des deux pays. La cérémonie de signature de ces documents, sur lesquels peu de détails ont filtré, n’a finalement pas été suivie d’une conférence de presse pourtant à l’origine annoncée. “Je pense que les échanges commerciaux aujourd’hui sont modestes”, a toutefois déploré M. Medvedev au début de la rencontre avec son homologue cubain dans le “salon vert” du Kremlin. Ces échanges ont atteint pour les 11 premiers mois de l’année 239 millions de dollars, “un niveau insatisfaisant”, a observé M. Medvedev. Le président russe a par ailleurs tenu à saluer le frère malade du président cubain, Fidel. “Je vous félicite encore une fois pour le 50e anniversaire de la révolution (cubaine) et vous transmets les meilleurs voeux pour le commandant Fidel Castro”, a déclaré M. Medvedev. Agé de 82 ans et malade, le père de la Révolution cubaine est réapparu il y a une semaine sur des photos rendues publiques, mais reste influent malgré sa retraite pour raisons médicales. Depuis que Raul a remplacé Fidel, qui s’était de son côté rendu en 1987 en URSS pour le 70e anniversaire de la Révolution d’Octobre, les relations se sont réchauffées avec la Russie. Dmitri Medvedev, qui s’était lui-même rendu à la fin de l’année dernière à Cuba, et Raul Castro s’étaient vus à Zavidovo, non loin de Moscou, pour des entretiens informels à l’occasion d’une partie de chasse. La visite en Russie du dirigeant cubain, s’achèvera le 4 février 2009 . Il  rencontrera Kirill, le nouveau chef de l’Eglise orthodoxe russe.

FRANCE : réacteur EPR – ancrage dans le nucléaire

30 janvier 2009
fiche1       Schéma explicatif de l’EPR
La décision de construire un deuxième réacteur nucléaire EPR en France, voire un troisième, renforce la prédominance de l’atome dans l’Hexagone, un choix contesté par les écologistes et qui suscite des interrogations chez certains experts dans un pays déjà à 80% nucléaire. Le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi soir la construction d’un deuxième réacteur à eau pressurisée à Penly , à laquelle GDF Suez sera associé pour une part minoritaire aux côtés d’EDF. L’Elysée a aussi laissé entendre que GDF Suez pourrait être chargé de la construction d’un troisième EPR en France. EDF construit déjà un prototype de ce réacteur de troisième génération à Flamanville, en Normandie. Le chantier a connu des ratés et devrait s’achever avec plusieurs mois de retard. Sa facture s’est elle alourdie de plus de 20% à 4 milliards d’euros. Et la construction d’un 2e EPR français devrait coûter au moins 10% plus cher, selon EDF. Depuis juillet 2008 , l’électricien français militait tous azimuts pour en décrocher l’attribution, espérant ainsi jouer sur “l’effet de série” pour faire des économies d’échelle sur les prochains réacteurs. A ses côtés, EDF a pu compter sur le soutien de la CGT qui se bat pour que le nucléaire français reste au sein du secteur public. Très écouté, le syndicat a encore fait la preuve de sa puissance mi-janvier en arrêtant 10% de la production électrique française à l’occasion d’un mouvement de grève. Mais le grand concurrent d’EDF, le nouveau géant de l’énergie GDF Suez, estimait lui aussi avoir besoin d’un EPR pour mener à bien ses projets d’expansion dans le nucléaire à l’international. Le groupe s’était assuré le concours de Total et avançait qu’il aurait été contraire au mouvement d’ouverture à la concurrence d’attribuer deux EPR au mastodonte du secteur. Faute de choisir entre GDF Suez et EDF, le chef de l’Etat semble donc avoir décidé de satisfaire les deux, quitte à susciter la fureur des écologistes. “C’est une logique de copinage où l’on contente tous nos gros industriels pour leur permettre d’aller faire leurs affaires à l’étranger”, dénonce Frédéric Marillier, chez Greenpeace France, qui souligne la contradiction d’une telle décision avec les logiques du Grenelle de l’Environnement. “La construction d’un nouvel EPR empêchera la France de respecter son engagement européen de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en 2020″, souligne ainsi le réseau Sortir du nucléaire. Les écologistes estiment que les milliards du nucléaire auraient pu être dépensés plus utilement pour favoriser les économies d’énergie. Ils pointent en outre l’absence de concertation et de débat démocratique et dénoncent un processus “digne des années 1970″ où tout est décidé à l’Elysée. Avant de lancer la construction d’un EPR (le 1er au monde) sur son territoire, la Finlande avait ainsi lancé un vaste débat public, suivi d’un vote au Parlement et au niveau municipal. Les 58 réacteurs français, d’une moyenne d’âge de 22 ans, n’ont pas besoin d’être remplacés à court terme, EDF envisageant de prolonger leur durée de vie à 60 ans. Finalement, les EPR auraient surtout un intérêt en cas de développement de la voiture électrique ou pour exporter vers nos voisins européens. En 2008, les exportations françaises d’électricité sont tombées au plus bas depuis 1990.

SUISSE et le Forum de DAVOS : Pères présente des excuses à Erdogan ….

29 janvier 2009
recep-tayyip-erdogan-et-shimon-peres  Recep Tayyip Erdogan  et Shimon Peres le 29 janvier 2009 au Forum économique mondial à Davos, Suisse
Le président israélien Shimon Peres a présenté des excuses au téléphone au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan après que ce dernier eut quitté un débat sur le conflit à Gaza après l’intervention de M. Peres à Davos. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a laissé éclater sa colère au cours d’un débat sur Gaza à Davos, quittant un débat public en reprochant aux organisateurs de l’empêcher de parler après une longue intervention du président israélien Shimon Peres. “Je ne pense pas que je reviendrai à Davos”, a lancé M. Erdogan en quittant l’estrade où figuraient également le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, un geste rarissime dans l’enceinte très select du Forum économique mondial (WEF). Le dirigeant turc souhaitait répondre à un plaidoyer enflammé de M. Peres, assis à côté de lui, sur l’intervention israélienne à Gaza, mais le journaliste qui animait la rencontre l’a interrompu avec insistance pour lui signaler que le débat était terminé. Passant outre le refus de l’animateur, M. Erdogan a pris la parole après M. Peres pour reprocher au public d’avoir applaudi l’intervention du président israélien. “Je trouve très triste que des gens applaudissent parce que beaucoup de gens sont morts. Je pense qu’ils ont tort d’applaudir des actions qui ont tué des gens”, a-t-il dit faisant allusion à Gaza, thème du débat. Des applaudissements ont également retenti quand M. Erdogan a quitté la scène de la grande salle du Forum, devant des centaines de participants. M. Peres avait auparavant défendu avec véhémence l’intervention armée de son pays dans la bande de Gaza, s’emportant plusieurs fois dans une enceinte peu habituée aux éclats de voix. S’adressant à lui, M. Erdogan a lancé: “je pense que vous devez vous sentir un peu coupable. C’est pourquoi vous avez parlé si fort”. “Vous avez tué des gens. Je me souviens des enfants qui sont morts sur des plages”, a-t-il également dit en faisant allusion aux plus de 1.300 morts de l’offensive israélienne. M. Peres avait pour sa part interpellé son voisin en lui demandant: “que feriez-vous si vous aviez toutes les nuits des dizaines de roquettes qui tombaient sur Istanbul?” “Israël ne veut tirer sur personne, mais le Hamas ne nous a pas laissé le choix”, avait-il dit également. Au cours du débat, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé à Israël “de faire preuve d’un maximum de retenue pour préserver le cessez-le-feu”. Pour sa part, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa s’est calé dans son fauteuil et s’est abstenu ostensiblement de porter son regard vers le président israélien pendant toute l’intervention de ce dernier. M. Erdogan a par la suite, au cours d’une conférence de presse, reproché à l’animateur, de ne lui avoir accordé que 12 minutes de temps de parole, contre 25 à M. Peres.”J’ai du respect pour M. Peres et pour son âge” (85 ans) et “ma réaction était dirigée envers l’animateur”, a déclaré M. Erdogan. Quant à un retour prochain à Davos, M. Erdogan a laissé la question ouverte en assurant que cela serait discuté avec les organisateurs du Forum. La Turquie, pays musulman mais Etat laïque, est le principal allié régional d’Israël. Tous deux ont noué des liens économiques étroits depuis qu’ils ont signé un important accord de coopération militaire en 1996. Ankara a notamment parrainé l’an dernier des discussions indirectes entre Israël et la Syrie en vue d’un possible rapprochement. M. Erdogan fustige toutefois quasi-quotidiennement l’offensive menée par Israël à Gaza en décembre et janvier, au point d’être accusé par une partie de la presse turque d’être en faveur du mouvement islamiste Hamas qui contrôle ce territoire.

TUNISIE/ITALIE : Coopération méditerranéenne avec l’OpenMed

29 janvier 2009
 M.Nadhir Hamada, ministre de l’Environnement et du développement durable, a ouvert, au centre internationale des technologies de l’environnement de Tunis (CITET), les travaux du colloque sur « Le développement de la coopération méditerranéenne dans le cadre de la politique de voisinage et le programme de recherche dans le bassin méditérranéen /OpenMed/. Ce colloque, auquel participent MM.Emanuele Cabras, directeur du programme « OpenMed » et Antonio d’Andria, ambassadeur d’Italie à Tunis, ainsi qu’un grand nombre de diplomates, d’experts et de chercheurs tunisiens et étrangers, a pour objectif de présenter « OpenMed », qui est une initiative italienne de coopération euro-méditerranéenne visant à fournir une assistance de haut niveau et l’appui technique pour l’élaboration, la présentation et la gestion de projets de coopération, financés par l’Union européenne dans la région méditerranéenne. M.Nadhir Hamada, a passé en revue a cette occasion, les principales étapes de la coopération euro-méditerranénnne depuis 1995, rappelant la volonté de la Tunisie de promouvoir un espace de prospérité et de stabilité autour d’un projet mobilisateur, créant une synergie entre ses volets politique, économique, et culturel, au service d’une dynamique de coopération et de réforme. Le ministre a rappelé les principales réalisations de la Tunisie en matière de développement durable, d’écologie, de traitement des déchets, et de gestion des eaux et des ressources naturelles. Il a rappelé le programme de coopération existant entre la Tunisie et l’Italie pour la période 2008-2010, actuellement en cours de finalisation, et qui permettra une contribution effective à la protection durable de l’environnement marin et la prévention des impacts du changement climatique en Tunisie. Le ministre a également évoqué le programme de coopération transfrontalière 2007-2012 entre la Tunisie et l’Italie qui renforce sensiblement les liens de coopération entre la région sicilienne et de nombreuses régions côtières de la Tunisie. M.Emanuele Cabras a pour sa part présenté les spécificités et les perspectives du programme en matière de coopération entre l’Europe, et l’Italie de façon particulière, et les pays de la rive Sud de la méditerranée, dans de multiples domaines, soulignant l’importance du choix de la Tunisie dans le lancement de ce projet. Le représentant du bureau de la commission européenne a Tunis a mis en exergue la multitude des mécanismes offerts dans le cadre de la coopération entre la partie européenne et les pays du Sud, soulignant les possibilités qu’offrent ce programme en matière de coopération, notamment à travers un projet auquel sont associés les structures locales et des composantes de la société civile. Pour sa part, l’ambassadeur d’Italie à Tunis, a exprimé sa confiance quant à la possibilité de concrétiser certaines idées dans le cadre de ce projet, de manière à renforcer la coopération avec la Tunisie, et d’exploiter les ressources et les mécanismes mise en place dans le cadre de ce programme.

FRANCE : Vol pour plus de 500 000 euros de bijoux au domicile de Cécilia Attias ( ex-Sarkozy )

29 janvier 2009
cecilia-et-richard-attias-beyrouth2       Cécilia et Richard Attias, le 28 janvier 2009 à Beyrouth
Des bijoux et objets de valeur estimés à 500.000 euros ont été volés début janvier au domicile parisien de Cécilia Attias, l’ancienne épouse du président Nicolas Sarkozy. L’ancienne première dame et son mari, le publicitaire Richard Attias, installés à Dubaï après leur mariage en mars 2008, n’étaient pas présents à leur domicile, dans la banlieue huppée de Neuilly où le président Sarkozy a bâti sa carrière politique. Une plainte a été déposée par Richard Attias auprès du parquet qui a confié l’enquête à la police judiciaire. L’hypothèse d’un acte d’intimidation est totalement exclue, selon une source proche de l’enquiete  qui ajoute que les cambrioleurs ne savaient pas forcément où ils se trouvaient. Les malfaiteurs se sont emparés des biens (bijoux, colliers et parures) après avoir brisé une fenêtre au premier étage du luxueux appartement qui est souvent inoccupé. Le cambriolage a été découvert par la femme de ménage travaillant pour le couple,  qui ajoute que des voisins ont été entendus par les enquêteurs. Cécilia Maria Sara Isabel Ciganer, 51 ans, ancien mannequin, s’est séparée du président Sarkozy à l’automne 2007 après onze ans de mariage et plusieurs années de vie commune. Elle avait épousé en première noces un animateur de télévision, Jacques Martin, décédé, avec qui elle a eu deux filles.

ETATS-UNIS : Hillary Clinton appelle l’Iran à une volonté de dialogue sérieux

28 janvier 2009
hillary-clinton-et-barak-obama-26-janvier-2009     Hillary Clinton et Barack Obama à la Maison Blanche le 26 janvier 2009
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a appelé l’Iran à “manifester sa volonté de dialogue sérieux” et annoncé la participation des Etats-Unis à la prochaine réunion des Six sur le programme nucléaire iranien. “En ce qui concerne l’Iran, les Iraniens ont une occasion claire, comme le président l’a dit dans son interview, de manifester leur volonté de dialogue sérieux avec la communauté internationale”, a déclaré la chef de la diplomatie américaine. “C’est à eux de le décider si ce poing va se desserrer ou non”, a ajouté Mme Clinton. Elle  est restée discrète sur le format que pourraient prendre ces discussions, mais elle a annoncé que les Etats-Unis continueraient à participer aux discussions des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) et de l’Allemagne sur le programme nucléaire iranien, comme l’avait fait l’administration du président George W. Bush. “Les négociations des 5+1 qui, je pense, vont reprendre la semaine prochaine, sont une structure que nous allons suivre à nouveau”, a-t-elle déclaré. “Il y a encore beaucoup d’autres choses que nous envisageons et dont je ne souhaite pas discuter”. Elle n’a pas donné de précisions sur la réunion des Six mais selon un porte-parole du département d’Etat, Robert Wood, une réunion au niveau des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères est prévue la semaine prochaine en Allemagne. “Ce sera l’occasion pour les autres membres des 5+1 d’entendre ce qu’a la nouvelle administration à dire au sujet de l’Iran et de la meilleure façon de procéder pour tenter de convaincre l’Iran de renoncer à ses aspirations nucléaires”, a ajouté M. Wood. Les Etats-Unis et l’Iran n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980. Le prédécesseur de M. Obama, George W. Bush, conditionnait l’ouverture de discussions avec l’Iran à la suspension par le régime islamique de ses activités nucléaires les plus sensibles.

RUSSIE : Kirill de Smolensk élu patriache de Moscou et de toutes les Russies

27 janvier 2009
metropolite-kirill-de-smolensk  Le métropolite Kirill de Smolensk et de Kaliningrad, nouveau patriarche de Moscou et de toutes les Russies, le 27 janvier 2009 à Moscou
Le métropolite Kirill de Smolensk et de Kaliningrad, 62 ans, a été élu patriarche de Moscou et de toutes les Russies, prenant ainsi la tête de l’Eglise orthodoxe russe, principal courant de cette confession chrétienne, a annoncé le Concile

MAROC : Mohammed VI appelle les pays islamiques à adopter un discours rénové

27 janvier 2009
roi-mohammed-vi-du-maroc1 Le roi Mohammed VI du Maroc, le 10 octobre 2008 à l’ouverture de la session parlementaire à Rabat
Le roi Mohammed VI du Maroc a appelé  les ministres de l’Information des pays islamiques, réunis à Rabat, à adopter “un discours médiatique rénové et objectif” pour faire entendre la voix du monde islamique et expliquer ses positions. “Il vous appartient de formuler un discours médiatique rénové et objectif, en faisant appel à des modes de communication modernes” pour “faire entendre la voix du monde islamique, expliquer ses positions et faire prévaloir ses causes justes”, a déclaré le souverain marocain, dans un message lu par l’un de ses conseillers à l’ouverture de la 8ème session de la conférence islamique des ministres de l’Information, issue de l’OCI. “Il s’agit pour le monde islamique de pouvoir contribuer au renforcement du dialogue des cultures et des civilisations”, a poursuivi le roi. L’OCI (Organisation de la conférence islamique) est une organisation intergouvernementale créée le 25 septembre 1969 et regroupant 57 Etats membres. Son siège est à Djeddah, en Arabie saoudite. Cette session de la conférence islamique coïncide avec la célébration du 40ème anniversaire de la création de l’OCI. Les restructurations de l’agence de presse islamique internationale INA et de la Fédération des radios islamiques (ISBU) sont au menu de la rencontre. Le secrétaire général de l’OCI Ekmeleddin Ihsanoglu a relevé que cette rencontre revêt une importance particulière dans le contexte international actuel. Il a annoncé que le président américain Barack Obama lui avait adressé un message dans lequel il souhaite “ouvrir une page nouvelle avec le monde islamique”. “En réponse à mon récent message, le président américain m’a informé qu’il voulait  renforcer la coopération et établir la confiance dans le cadre de relations empreintes de respect mutuel”, a indiqué M. Ihsanoglu. “Le sommet est une preuve irréfutable du sous-développement qui frappe les pays (participants) car, dans les démocraties, les ministères de l’Information n’existent plus. Leur présence a été imposée par des régimes totalitaires dans le but d’imposer leur tutelle sur l’opinion publique”, écrit-il. “La plus importante décision que devraient prendre à Rabat les ministres de l’Information (de l’OCI), c’est annoncer la suppression de ces ministères qui n’ont plus de justification à exister, surtout dans un monde où l’information est devenue un droit et un bien pour tout le monde”, poursuit-il. “Comment pourrait-on expliquer qu’un ministère appartenant à un pays autocratique comme le régime saoudien présente à la réunion de Rabat un document sur la +pluralité des organes de presse+ dans un pays où la femme n’est même pas autorisée à conduire une voiture?”, s’interroge encore M. Anouzla. Le ministre saoudien de la Culture et de l’information Iyad Ben Amine Madani a quant à lui annoncé que la prochaine session aurait lieu au Gabon en 2011.

PROCHE ORIENT : L’émissaire de Barak Obama au Caire

27 janvier 2009
emissaire-george-mitchell-et-ahmed-aboul-gheit-chef-de-la-diplomatie-egyptienne L’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell  avec le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit , le 27 janvier 2009 au Caire
La nouvelle administration américaine de Barack Obama s’attaque au dossier du Proche-Orient en y dépêchant son émissaire George Mitchell, avec pour première étape Le Caire. Suscitant de fortes attentes, M. Mitchell est arrivé dans la région alors que règne depuis le 18 janvier 2009 un cessez-le-feu fragile dans la bande de Gaza, après une offensive israélienne meurtrière de 22 jours. Premier grave accroc depuis ce cessez-le-feu, un soldat israélien a été tué  en lisière de la bande de Gaza et un Palestinien a péri dans des tirs israéliens de représailles, selon des sources médicales et l’armée. C’est par l’Egypte, point focal des négociations pour une trêve durable à Gaza et une réconciliation interpalestinienne, que le sénateur Mitchell, un “médiateur” réputé, a commencé sa tournée qui doit aussi le mener notamment en Israël, en Cisjordanie, en Jordanie et en Arabie saoudite. Dès son arrivée, M. Mitchell a brièvement rencontré à l’aéroport du Caire le patron de la diplomatie de l’Union européenne, Javier Solana, puis le chef de la Ligue Arabe Amr Moussa. Il devait ensuite s’entretenir avec le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, sans déclarations prévues à la presse. Il sera reçu par le président Hosni Moubarak, un leader du camp arabe pro-occidental et initiateur du plan en négociation pour conclure une trêve de long terme entre Israël et le Hamas.
 hillary-clinton-barak-obama-et-lemissaire-mitchell     Hillary Clinton, Barack Obama et l’émissaire pour le Proche-Orient George Mitchell, le 26 janvier 2009 à Washington
M. Aboul Gheit a présenté un calendrier possible de sortie de crise pour Gaza, à commencer par cet accord de trêve “permanent” entre les deux belligérants, début février. Il prévoirait l’ouverture de points de passage puis le coup d’envoi, vers la fin février, d’une réconciliation interpalestinienne. Une conférence internationale pour la reconstruction de la bande de Gaza aurait lieu le 28 février 2009 en Egypte. Des responsables palestiniens ont indiqué que l’Egypte visait les dates du 5 février pour l’accord de trêve, et du 22 février 2009 pour les discussions interpalestiniennes entre factions rivales, principalement le Hamas et le Fatah de Mahmoud Abbas. M. Obama a annoncé investir M. Mitchell de tous les pouvoirs nécessaires pour remettre sur les rails le processus de paix israélo-arabe. L’administration de George W. Bush, très impopulaire dans la région, a échoué dans son ultime tentative de conclure un accord de paix israélo-palestinien dans le cadre fixé à la conférence d’Annapolis en 2007. En envoyant M. Mitchell, “je tiens ma promesse disant que nous n’attendrons pas la fin de ma présidence pour nous occuper de la paix entre Palestiniens et Israéliens, que nous allons commencer dès à présent”, a dit M. Obama. Il a aussi indiqué lui avoir donné pour consigne de “commencer par écouter parce que, trop souvent, les Etats-Unis commencent par dicter”. “Nous espérons que le sénateur Mitchell pourra nous donner des idées sur la manière de consolider le cessez-le-feu, pour assurer la sécurité d’Israël et faire en sorte que les Palestiniens de Gaza reçoivent les approvisionnements de base dont ils ont besoin”, a-t-il précisé.  Pour Robert Malley, directeur Moyen-Orient du centre de réflexion International Crisis Group (ICG), l’administration Obama va être “face à des dilemmes et des défis compliqués” qu’elle aurait préféré traiter plus tard. “Quel rôle pourront jouer le Hamas et l’Autorité palestinienne dans la reconstruction? Quel rôle joueront les Etats-Unis dans la perspective d’une possible réconciliation palestinienne? Voici les questions du lendemain de la guerre”, a-t-il dit.

TUNISIE : Séminaire scientifique dans le secteur de l’agrumiculture à Hammamet

27 janvier 2009
“La définition des priorités d’intervention dans le secteur de l’agrumiculture” a été le thème principal du séminaire scientifique organisé, à Hammamet par le centre technique des agrumes, avec la participation de plusieurs chercheurs dans les domaines de la recherche scientifique agricole et de représentants des structures agricoles, du groupement interprofessionnel des fruits (GIF) et d’un certain nombre de producteurs. L’organisation de ce séminaire s’inscrit dans le cadre de l’action  visant à définir les priorités d’intervention dans le secteur de l’agrumiculture, notamment pour le centre technique des agrumes, créé sur ordre du president Zine El Abidine Ben Ali, le 12 mai 2007 et dont les activités ont débuté en juin 2008. Ce centre constitue un nouvel acquis pour la filière de la production agrumicole, d’autant qu’il assure la jonction entre la recherche scientifique agricole et l’agriculteur. Les interventions scientifiques présentées au cours de ce séminaire se sont intéressées aux axes d’interventions prioritaires pouvant etre adoptés en matière “d’irrigation dans le secteur de l’agrumiculture: les problématiques et les moyens à mettre en oeuvre pour en traiter à la lumière des changements climatiques”, “l’entretien des plantations d’agrumes”, “la rationalisation de la fertilisation des agrumes”, en plus d’une communication sur le thème “vers l’instauration d’une lutte cohérente dans les plantations d’agrumes en Tunisie”. Le programme d’action du séminaire comprend également une table ronde consacrée à la présentation des résultats du projet “Citrus Plus” réalisé par le GIF, des experts de Tunisie et d’Espagne ont été chargés de préparer ce projet pour évaluer la situation et les problématique de ce secteur, proposer les solutions permettant de promouvoir le rendement et la productivité des plantations. Les recommandations issues de ce projet au cours des années 2005 et 2006 ont souligné la nécessité d’améliorer les plants, d’encadrer les ouvriers qui en ont la charge en vue de produire des plants sains, d’épurer les gammes locales, d’évaluer l’introduction de nouvelles variétes, outre la promotion des activités de vulgarisation scientifique au profit des producteurs et cela par l’organisation de cycles de formation périodiques, la publication de dépliants de vulgarisation selon les axes techniques, en plus de l’utilisation des fermes pilotes pour le conseil des agriculteurs à destination des producteurs d’agrumes. Le groupe d’action “citrus plus” oeuvrant dans le domaine de la rationalisation des techniques d’irrigation et de la fertilisation a recommandé d’établir un inventaire hydrique et de publier des dépliants techniques sur l’utilisation rationnelle des eaux d’irrigation et des engrais. Les recommandations ont englobé, outre un appel pour le rajeunissement des plantations d’agrumes et l’adoption de techniques efficaces, des aspects relatifs à la gestion durable et la protection environnementale des exploitations, surtout dans les domaines de la rationalisation de l’utilisation des pesticides chimiques et de la lutte intégrée, notamment biologique, contre les fléaux. M. Abderrazak Daaloul, secrétaire d’Etat chargé de la pêche, a souligné à l’ouverture des travaux de ce séminaire l’intéret accru que le président Ben Ali accorde au secteur agricole, lequel intéret se concrétise par le suivi constant du secteur et par la prise de mesures et d’incitations aptes à renforcer son rendement. Il a indiqué que les thèmes inscrits dans le XIème plan de développement (2007-2011) concernent l’accélération du rythme de croissance du secteur agricole et la structuration moderne du secteur, en plus du renforcement des capacités techniques des ressources humaines, la promotion des exportations et la consolidation de la compétitivité du produit agricole tunisien, notamment par l’adoption des normes de qualité, outre la protection des ressources naturelles et le renforcement de la sécurité alimentaire du pays. Il a relevé, dans ce cadre, l’importance du rôle de la recherche scientifique pour relever les défis auxquels fait face le secteur, soulignant qu’en dépit des résultats encourageants réalisés par le secteur avec une production de l’ordre de 300 000 tonnes au cours de la saison écoulée, plusieurs champs d’intervention sont encore possibles, le but étant d’accéder à des paliers supérieurs. Ces domaines d’interventions ont trait au renforcement des moyennes de production par hectare et cela par le rajeunissement des plantations et en identifiant les solutions idoines s’agissant de l’augmentation de la salinité dans certains puits artésiens. Il y également lieu d’assurer une meilleure maitrise des techniques de production et de limiter l’utilisation à outrance des produits chimiques agricoles. Le secrétaire d’Etat a mis en exergue l’importance de la responsabilité qui incombe au centre technique des agrumes, appelé à élargir le champ de ses interventions, et à accomplir plusieurs recherches appliquées dans des domaines prioritaires dans le cadre d’accords avec les institutions de recherche. Il est également recommandé au centre de valoriser les résultats de ces recherches par l’intensification des journées scientifiques et de sensibilisation ainsi que des rencontres scientifiques pour diffuser les techniques et les résultats des recherches auprès des producteurs, outre la réalisation d’une plus value au niveau des exploitations agricoles.

TUNISIE : Première unité de traitement des déchets industriels

27 janvier 2009
M. Nadhir Hamada, ministre de l’environnement et du développement durable a annoncé, la mise en service, au cours du deuxième trimestre de 2009, de l’unité de traitement des déchets industriels et domestiques dans la délégation de Jradou du gouvernorat de Zaghouan. Le ministre qui présidait, à Tunis, les travaux d’un séminaire, sur le thème «gestion et valorisation des déchets industriels », a indiqué que cette unité, la première du genre en Afrique et dans la région arabe et dont le coût s’élève à 60 millions de dinars, est dotée d’équipements de pointe dans le domaine de traitement des déchets industriels sans émissions de gaz à effet de serre. Un groupement tuniso-étranger spécialisé gérera cette unité tandis que l’Etat prendra en charge 50% des frais de son exploitation. L’entreprise sera renforcée par trois centres de stockage et de transformation, dont les travaux de réalisation démarreront au cours de la période 2009-2010, dans les gouvernorats de Bizerte, Sfax et Gabès. M. Hamada a rappelé que cette réalisation permettra de gérer d’une manière progressive et conformément aux nouvelles technologies des systèmes de traitement, environ 90 000 tonnes de déchets industriels dont le volume est en nette croissance compte tenu du progrès industriel que connaît le pays. Elle permettra également de traiter les déchets industriels recyclables tels que le plastique, les métaux, le carton et autres. Ces matériaux seront transférés directement vers les centres de recyclage au lieu des décharges contrôlées, ce qui permettra une économie des coûts de transport et de démolition et de relancer les activités des centres de recyclage et partant augmenter leur employabilité. La nouvelle unité aura pour avantage d’aider les entreprises tunisiennes à s’intégrer davantage dans le processus de production propre qui exige le transport et le traitement des déchets conformément à des normes techniques et sanitaires internationales. Le système de gestion des déchets industriels et domestiques permettra également d’améliorer la compétitivité de l’entreprise tunisienne sur les marchés extérieurs d’autant plus que «la gestion durable» des déchets et des émissions est devenue une exigence pour la commercialisation du produit. Le volume des investissements consacrés par l’Etat à la dépollution des unités industrielles, depuis l’entrée en service en 1991 du fonds de dépollution, dépasse les 137 millions de dinars, rappelle le ministre. M. Hamada a souligné la nécessité pour les entreprises industrielles tunisiennes d’opter pour des systèmes de gestion des déchets industriels, la finalité recherchée étant de s’adapter aux nouvelles normes environnementales internationales et de répondre aux exigences de la qualité totale du produit industriel, sachant que « la non adoption de ses normes de qualité environnementale peut handicaper l’écoulement des produits locaux sur les marchés extérieurs” , a-t-il réitéré. Deux accords ont été signés entre l’agence nationale de gestion des déchets (ANGED) et des entreprises industrielles pour le traitement des déchets à l’unité de Jradou, en marge de ce séminaire organisé par le ministère de l’environnement et du développement durable, la chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) et l’ANGED.

IRAK : Procès du Tarek Aziz et des proches de Saddam Hussein

27 janvier 2009
 tarek-aziz1 L’ancien vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz pendant le procès de Saddam Hussein, le 24 mai 2006 à Bagdad
Seize anciens dignitaires du régime de Saddam Hussein, dont l’ancien vice-Premier ministre Tarek Aziz et “Ali le Chimique”, sont jugés  en Irak pour des exactions contre les Kurdes Faïly dans les années 1980, selon une source judiciaire. “Le Haut tribunal pénal irakien, dirigé par le juge Raouf Rachid Abdel Rahmane, a commencé la lecture de l’acte d’accusation contre 16 accusés, dont les plus importants sont Ali Hassan al-Majid, dit “Ali le Chimique”, Tarek Aziz, Watban Ibrahim Hassan  ancien ministre de l’Intérieur  et le secrétaire particulier de Saddam, Abed Hamoud”. Les poursuites visent des exactions commises contre les Kurdes Faïly, de confession chiite. La majorité des Kurdes irakiens sont sunnites. Les Kurdes Faïly vivent essentiellement dans la province de Diyala,  près de la frontière avec l’Iran. Les charges portent notamment sur “le déplacement des Kurdes Faïly”, “la confiscation de leurs biens mobiliers et immobiliers, leur utilisation comme cobayes pour le test d’armes chimiques et leur utilisation comme boucliers humains sur le front lors de la guerre avec l’Iran” (1980-88).
ali-hassan-al-majid  Ali Hassan al-Majid, dit “Ali le Chimique”, pendant son procès à Bagdad le 2 décembre 2008
Cousin de l’ancien dictateur Saddam Hussein, “Ali le Chimique”, 67 ans, surnommé ainsi parce qu’il avait ordonné l’utilisation d’armes chimiques lors du massacre des Kurdes dans les années 1980, a déjà été condamné à mort à deux reprises. La dernière condamnation remonte au 2 décembre, pour “crimes contre l’humanité et meurtres prémédités”. Avec Watban Ibrahim Hassan et Tarek Aziz, il est toujours en cours de jugement dans un autre procès, pour “crimes contre l’humanité”, pour l’exécution en 1992 de 42 commerçants accusés d’avoir spéculé sur les prix des produits alimentaires, alors que l’Irak était soumis à des sanctions de l’ONU. Les trois hommes risquent la pendaison. Unique chrétien du cercle étroit des puissants de la dictature de Saddam Hussein, Tarek Aziz, 72 ans, a exercé les fonctions de ministre des Affaires étrangères, de ministre de l’Information et de vice-Premier ministre du dictateur déchu.

EUROPE : Projet de gazoduc Nabucco

27 janvier 2009
A la lumière de la récente crise du gaz entre Moscou et Kiev, les Européens ont défendu à Budapest le projet de gazoduc Nabucco, encore en quête de financement, qui leur permettra de limiter la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Lancé en 2002, le projet vise à relier sur 3.300 km la mer Caspienne au centre de distribution européen de Baumgarten, en Autriche, en passant par la Turquie, la Bulgarie et la Roumanie.  Les délégués d’une douzaine de pays de transit ou fournisseurs potentiels ainsi que des représentants de l’Union européenne, réunis à Budapest, ont réaffirmé leur soutien à ce gazoduc qui doit permettre à partir de 2013 de diversifier l’approvisionnement en gaz de l’Europe. Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso a, dans un message vidéo, réitéré “le soutien de la Commission” au projet, en notant que la “vulnérabilité énergétique” de l’Union européenne, illustrée par la récente crise, “donnait une importance spéciale” à la conférence de Budapest. Le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, hôte de la réunion, a réclamé le déblocage “dans les prochaines semaines” de 200 à 300 millions d’euros afin de pouvoir enfin lancer la construction même du gazoduc, dont le coût total est estimé à près de huit milliards d’euros. Il a précisé que “cela n’était qu’un début” car il attendait un “soutien de l’ordre de 2 milliards d’euros de la part de l’Union européenne”. “Il est également nécessaire de créer une direction internationale de Nabucco, qui regrouperait les dirigeants politiques des pays concernés”, a-t-il ajouté en tablant sur la signature d’un accord intergouvernemental entre la dizaine de pays impliqués “avant la fin juin”. Le Commissaire européen à l’Energie, Andris Piebalgs, a, lui, précisé que le “texte final de l’accord intergouvernemental doit être finalisé pour fin mars, en parallèle avec les déclarations de soutien des participants au projet, pour que le gazoduc puisse être réalisé le plus tôt possible”. Parlant au nom de la présidence semestrielle tchèque de l’Union européenne, le Premier ministre Mirek Topolanek a souligné que le projet qui a “le total soutien politique de l’Union européenne” était un “projet de paix, de liberté et d’indépendance” pour tout le continent européen car il réduira la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Il a cependant noté qu’il ne s’agissait pas d’un “projet anti-russe”.
gazoduc-nabucco     Projet de gazoduc entre la Russie et l’Ukraine
Le chef du gouvernement hongrois a par ailleurs invité la Banque européenne d’Investissement (BEI) et la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), représentées à la conférence, à accorder rapidement des prêts au projet pour en accélérer la mise en oeuvre. Le ministre turc de l’Energie, Hilmi Güler, dont le pays a récemment menacé de se retirer du projet pour protester contre la lenteur des négociations avec Bruxelles sur son adhésion à l’Union européenne, n’a pas réitéré la menace. Il a néanmoins expliqué à la conférence que “la Turquie possède un système énergétique développé, qui peut suffire à ses demandes domestiques” tout en rappelant qu’elle “est engagée envers le projet Nabucco”. Du côté des fournisseurs potentiels de gaz au futur gazoduc, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a noté que “l’harmonisation des intérêts de tous – pays fournisseurs, consommateurs et pays de transit – peut être atteinte s’il est possible d’assurer un approvisionnement stable, un transit garanti et un prix adéquat”.

ISLANDE : Demission du gouvernement en raison de la crise économique

26 janvier 2009
premier-ministre-geir-haarde  Le Premier ministre islandais Geir Haarde, le 9 octobre 2008 à Reykjavik
Le Premier ministre islandais Geir Haarde a annoncé la démission immédiate de son gouvernement, conséquence de la crise économique qui secoue le pays depuis quatre mois et sous la pression de la population qui exhortait au départ ces dernières semaines. “Je suis ici pour annoncer que moi-même et la dirigeante du parti social-démocrate (Ingibjorg Solrun Gisladottir, également ministre des Affaires étrangères sortante), avons décidé de ne pas poursuivre la coalition”, a déclaré M. Haarde. Le parti de l’Indépendance, formation de centre-droit du Premier ministre, partageait le pouvoir avec le parti social-démocrate depuis mai 2007 pour un mandat de quatre ans. M. Haarde a expliqué qu’il ne pouvait pas accepter la demande du parti social-démocrate de prendre la tête du gouvernement, contraire à l’accord passé à l’issue des dernières législatives où le parti de l’Indépendance avait remporté 36,6% des suffrages et le parti social-démocrate 26,8%. Il a ajouté qu’il souhaitait une nouvelle coalition avec tous les partis et être reconduit comme chef du gouvernement. “Je resterai en retrait le mois à venir et je suggère à M. Haarde d’en faire de même”, a commenté de son côté Mme Gisladottir, estimant qu’il serait arrogant de la part de M. Haarde de ne pas adopter la même attitude. 
fiche  Fiche technique de l’Islande
Mme Gisladottir a avancé le nom de Johanna Sigurdardottir, ministre sociale-démocrate des Affaires sociales pour remplacer M. Haarde. “Je suis prête à accepter ce travail s’il y a accord avec les autres partis”. Geir Haarde devait rencontrer plus tard les députés des différents partis pour former un nouveau gouvernement. L’annonce de cette démission intervient quelques jours après la décision d’organiser des élections anticipées le 9 mai au lieu de 2011, sous la pression de la population. M. Haarde avait en outre annoncé  qu’il ne se représenterait pas pour des raisons de santé. Mais cela n’a pas suffi à calmer les Islandais habituellement consensuels: 5.000 personnes étaient encore dans la rue. Le même jour, le ministre social-démocrate du Commerce avait annoncé son départ reconnaissant sa part de responsabilité alors qu’un sondage montrait que la cote de popularité de la coalition était au plus bas (20,3% contre 31,6% en novembre et 71,9% en février 2008) au profit du parti Gauche-Verts (32,6%). Le chef du gouvernement s’était entretenu tout le week-end avec Ingibjorg Solrun Gisladottir, pour discuter de l’avenir de cette coalition. Celle-ci avait dit jeudi qu’elle souhaitait sauvegarder l’alliance tant que possible. Mais elle avait conditionné le maintien de la coalition sortante au départ du ministre des Finances Arni Mathiesen et du gouverneur de la Banque centrale David Oddsson, deux proches du Premier ministre très influents. Elle avait prévenu qu’en cas de refus, elle mettrait fin à la coalition pour s’allier au parti Gauche-Verts, selon des sources proches. L’Islande, petite île de 320.000 habitants non membre de l’Union européenne, qui avait basé sa prospérité sur un secteur bancaire hypertrophié, a vu son économie terrassée par la crise internationale à l’automne. En octobre 2008 , le gouvernement a été contraint de prendre le contrôle à la hâte des trois premières banques du pays, à court de liquidités, suscitant la colère des habitants dont nombre ont perdu leur emploi et vu leurs économies partir en fumée. Le pays des geysers, l’un des Etats les plus prospères de l’OCDE ces dix dernières années, va connaître une contraction de 9,6% de son économie cette année. Le chômage, jusqu’alors quasi inexistant, devrait toucher 7,8% de la population active.

ETATS-UNIS : aucun retard pour le plan de relance selon Obama

26 janvier 2009
barak-obama      Barack Obama recevant les dirigeants parlementaires, le 23 janvier 2009 à la Maison Blanche pour évoquer l’économie
Le président américain Barack Obama a averti que les Etats-Unis ne pouvaient pas se permettre des retards dans l’adoption par le Congrès de l’important plan de relance économique qu’il soutient, appelant les parlementaires à agir de manière “rapide et exceptionnelle”. Enumérant une liste de suppressions d’emplois récemment annoncées par des entreprises américaines, M. Obama a estimé que l’économie en récession attestait de la nécessité d’agir vite sur son plan de relance de 800 milliards de dollars. Il a estimé que les dirigeants politiques américains devaient agir avec un “sens de l’urgence et pour le bien commun” et ne pouvaient pas se permettre de s’égarer ou de retarder l’adoption du plan.

FRANCE : essais en mer du sous marin nucléaire le Terrible

26 janvier 2009
sous-marin-francais     Inauguration du nouveau sous-marin nucléaire français Le Terrible, le 21 mars 2008 à Cherbourg
Le sous-marin Le Terrible, 4e et dernier bâtiment des sous-marins nucléaires nouvelle génération (SNLE-NG), a effectué  sa première sortie en mer au large de Cherbourg. “Le Terrible est sorti de son bassin d’achèvement pour débuter son processus d’essai jusqu’à son admission au service actif en 2010″. Les premiers essais visent à évaluer les capacités maritimes et militaires du nouveau bâtiment. Le SNLE-NG avait été pris en charge par son équipage de 111 marins en novembre, après la mise en fonctionnement de la chaudière nucléaire en septembre. Doté d’un système de navigation modernisé et d’un nouveau système de combat (le SYCOBS), il sera le premier SNLE-NG à être équipé des nouveaux missiles intercontinentaux M51. Le Terrible est le quatrième et dernier SNLE-NG construit par le groupe de construction navale militaire DCNS pour la Marine française. Il rejoindra Le Triomphant (1997), Le Téméraire (1999) et Le Vigilant (2004) au sein de la Force océanique stratégique (FOST) à Brest, qui assure la permanence de la dissuasion française. Les principales caractéristiques du Terrible sont identiques à celles des autres SNLE-NG. Long de 138 mètres, d’une diamètre de 12,5 m, il peut atteindre la vitesse de 25 noeuds en plongée. Son déplacement en plongée est de 14.300 tonnes. Conçu pour être quasi-indétectable, il est 1.000 fois plus silencieux que les anciens SNLE de la classe Le Redoutable. Selon DCNS, sa construction a nécessité un million de composants, 30.000 tuyaux, 22.000 câbles et 14 millions d’heures de travail.

PRIX d’AMERIQUE : le cheval français Meaulnes du Corta gagne

25 janvier 2009
Le cheval français Meaulnes du Corta, drivé par Franck Nivard, a remporté dimanche le 88e Prix d’Amérique sur l’hippodrome de Paris-Vincennes. Il a devancé très facilement la française Nouba du Saptel et sa compatriote, Qualita Bourbon, respectivement deuxième et troisième de l’épreuve considérée comme le championnat du monde du trot attelé. La quatrième place est revenue à une autre française, Olga du Biwetz, devant le suédois, Opal Viking. Rapidement installé en tête de l’épreuve en début de parcours, Meaulnes du Corta, a imprimé un train soutenu à la course, se détachant irrésistiblement dans la ligne d’arrivée. “J’ai senti que j’avais gagné à 500 mètres du but mais j’ai trouvé la ligne droite bien longue”, a déclaré Franck Nivard, le jeune driver de 29 ans qui disputait son troisième prix d’Amérique et qui a signé son premier succès

ETATS-UNIS : Semaine décisive au Congrès pour Obama et le plan de relance

25 janvier 2009
barak-obama-le-22-janvier-2009  Le président américain Barack Obama le 22 janvier 2009 à Washington
Une semaine décisive s’ouvre pour Barack Obama au Congrès américain où le président espère une adoption rapide de son gigantesque plan de relance de l’économie de plus de 820 milliards de dollars, qui suscite toujours l’hostilité des républicains. La Chambre des représentants doit ouvrir le bal, avec un vote prévu, alors qu’un consensus entre démocrates et républicains semble loin d’être trouvé. “Si c’est le plan tel qu’il est aujourd’hui, comptez-moi parmi les +non+”, a déclaré le leader de la minorité républicaine à la Chambre, John Boehner. Le sénateur républicain John McCain, rival malheureux de Barack Obama dans la course à la Maison Blanche, a prévenu  qu’il ne voterait pas le plan de relance avant que les démocrates ne consentent à de “sérieuses négociations” avec les républicains. Pour tenter de rallier l’opposition, M. Obama a envoyé sa garde rapprochée faire la promotion de son plan. Le vice-président Joe Biden a affirmé  que les idées républicaines avaient déjà été intégrées dans le plan. “Au final, la Chambre et le Sénat  vont réduire les différences très rapidement et vous verrez lors du vote une très forte adhésion des 535 parlementaires sur le plan de relance”, a-t-il assuré. La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a répondu quant à elle aux critiques républicaines en relevant que les trois-quarts des crédits du plan seront attribués au cours des 18 premiers mois pour créer ou sauver 3 à 4 millions d’emplois. Les républicains, qui critiquent le montant total du plan de 825 milliards de dollars, se fondent sur un rapport récent du bureau du budget du Congrès américain (CBO) indiquant que seuls 40% des fonds du plan de relance auront été investis en deux ans. A ce moment là, le retour de la croissance rendra inutiles les centaines de milliards restant à allouer, selon le rapport. “Nous avons une lettre de l’administation qui dit que 75% des investissements seront lancés dans les 18 premiers mois”, a rétorqué Mme Pelosi. “Nous nous y engageons”, a-t-elle ajouté. Les républicains demandent aussi plus d’allégements fiscaux. Les démocrates prévoient de leur consacrer environ 225 milliards de dollars et visent la classe moyenne, conformément aux promesses de campagne de M. Obama qui a promis de réduire les impôts de 95% des Américains. Le nouveau directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche, Lawrence Summers, a défendu les mesures fiscales voulues par les démocrates: “quand vous mettez de l’argent dans les mains des familles de la classe moyenne, l’histoire et l’expérience nous montrent qu’elles en dépensent une part importante, ce qui stimule l’économie”. “Quand vous mettez de l’argent dans les mains de personnes à très hauts revenus, ils n’en dépensent qu’une petite part et vous obtenez un moins bon résultat en termes de relance économique”, a-t-il ajouté, en référence aux mesures fiscales instaurées par l’administration Bush qui bénéficiaient aux plus hauts revenus, et viennent à expiration. Larry Summers, l’un des pivots de l’équipe économique de M. Obama, n’a pas caché que “les prochains mois seront sans aucun doute très, très difficiles. Et cela sera peut-être même encore plus long que prévu”, a prévenu l’ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.