10 janvier 2009
Le premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue tchèque Mirek Topolanek,le 10 janvier 2009 à Novo Ogarevo, près de Moscou
La Russie et l’Union européenne ont signé un accord sur le contrôle du transit de gaz russe via l’Ukraine, accentuant la pression sur Kiev pour se plier au compromis qui ouvrirait la voie à une reprise des livraisons vers l’Europe. L’accord russo-européen a été signé dans le cadre de la visite du Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, dont le pays préside l’Union européenne, à son homologue russe Vladimir Poutine, dans la banlieue de Moscou. Le texte détaille les conditions du contrôle du transit du gaz russe sur le territoire ukrainien vers l’Europe, principal point de friction entre Moscou et Kiev pour la reprise des livraisons. “M. Topolanek est venu de Kiev et a apporté un document avec lequel nous sommes d’accord”, a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse. “Je suppose qu’il sera signé aujourd’hui à Kiev et je ne vois aucune raison de ne pas le signer”, a-t-il ajouté. “Les signatures ne devraient pas être un problème en Ukraine”, a renchéri M. Topolanek. Le président sortant George W. Bush a assuré au Premier ministre tchèque Mirek Topolanek qu’il soutenait les efforts de l’Union européenne en vue de parvenir à la reprise des livraisons de gaz russe à l’Europe via l’Ukraine, a dit samedi la Maison-Blanche. Le Premier ministre tchèque était attendu dans la soirée à Kiev pour tenter d’obtenir le feu vert des Ukrainiens lors d’une rencontre avec son homologue ukrainienne, Ioulia Timochenko.
Le premier ministre tchèque Mirek Topolanek avec son homologue ukrainienne Ioulia Timochenko et le président Victor Iouchtchenko, le 9 janvier 2009 à Kiev
L’accord sur le contrôle du transit de gaz russe vers l’Europe pourrait être signé, a indiqué de son côté le vice-ministre ukrainien des Affaires étrangères, Kostiantin Eliseïev. Avant d’arriver à Moscou, M. Topolanek s’était rendu à Kiev vendredi pour y rencontrer le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko et Mme Timochenko. La Russie reprendra les livraisons de gaz vers l’Europe “immédiatement” après la mise en place du mécanisme de contrôle du transit via l’Ukraine, a assuré M. Poutine. Mais il a averti que les livraisons seraient réduites si la Russie constatait à nouveau des “vols” de gaz dont elle accuse l’Ukraine. Au début de sa rencontre avec M. Topolanek, M. Poutine avait accusé l’Ukraine d’aggraver la crise en se livrant à un “blocus gazier” de l’Europe, privée depuis quatre jours de gaz russe transitant par l’Ukraine en raison d’un conflit entre Moscou et Kiev sur le prix du gaz et des arriérés de paiement. La mise en place de la mission composée d’experts internationaux est une condition essentielle à la reprise des livraisons de gaz vers l’Europe, la Russie accusant l’Ukraine de voler au passage le gaz destiné à l’Europe. Les relations politiques notoirement tendues entre le président ukrainien et son Premier ministre jouent également un rôle dans la crise, a dit M. Topolanek, affirmant toutefois avoir réglé ce problème. L’Europe est pressée de voir reprendre les livraisons de gaz russe via l’Ukraine car leur arrêt a déjà provoqué des dégâts économiques “très importants”, a insisté la Commission européenne. De plus, un délai de trois jours sera nécessaire pour acheminer le gaz vers les pays clients une fois le robinet rouvert. En attendant, l’arrêt des livraisons de gaz russe continue d’affecter fortement plusieurs pays d’Europe centrale et balkanique, où sévit justement une vague de froid. Même si M. Topolanek parvient samedi à arracher un accord pour la réouverture des vannes, la querelle Moscou-Kiev, qui représente le coeur du problème, ne s’en trouvera pas réglée pour autant. Les deux pays se déchirent sur des problèmes de tarif pour le gaz en 2009 et sur le montant des arriérés de paiement de l’Ukraine.
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10 janvier 2009
Mohamed Ghannouchi, premier ministre de Tunisie
Le Conseil supérieur de la recherche scientifique et de la technologie a tenu sa 10ème session, au palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence de M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, et en présence de plusieurs membres du gouvernement et de représentants des partis politiques et des organisations nationales. Dans une allocution, M. Mohamed Ghannouchi a indiqué que cette réunion offre l’opportunité d’évaluer les résultats enregistrés au niveau du secteur de la recherche scientifique et de la technologie, durant l’année 2008, et d’examiner les orientations tracées pour l’année 2009, en concrétisation de la position privilégiée accordée à ce secteur, dans les plans et programmes nationaux. Il a, par ailleurs, mis en exergue l’évolution positive que connaît le secteur de la recherche scientifique et de la technologie, sous l’impulsion du président Zine El Abidine Ben Ali et grâce aux décisions et mesures prises pour promouvoir ce secteur dont, notamment l’augmentation des crédits alloués à la recherche scientifique qui ont atteint 1,25 pc du PIB, cette année, la restructuration du système de la recherche et la tenue, une fois par an au moins, d’un conseil ministériel consacré à l’évaluation de la marche du secteur. Il a, par ailleurs, souligné l’importance de la création de l’Agence nationale de l’innovation et de la recherche technologique qui assume un rôle de premier plan dans la valorisation des brevets d’invention, l’établissement des liens entre les ministères de tutelle et les structures de la recherche scientifique et le renforcement de la créativité au niveau du tissu associatif. Il a salué les efforts déployés pour consolider davantage les relations entre les centre de recherche scientifique et les entreprises économiques, se félicitant de l’orientation vers les spécialités à haute valeur ajoutée, ce qui est de nature à diversifier le tissu économique, à faciliter l’insertion des diplômés universitaires dans le marché de l’emploi et à renforcer la compétitivité de l’économie nationale. Les participants ont ensuite écouté le rapport périodique du conseil dans lequel le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie, a précisé que l’année 2008 a été marquée par la poursuite de la réforme et la restructuration du système national de recherche scientifique, ce qui a aidé à dynamiser son rôle, à valoriser ses résultats et à l’orienter davantage vers les objectifs prioritaires du développement. Il a indiqué que ce système comporte, aujourd’hui, 33 centres de recherche, 146 laboratoires et 638 unités de recherche, réunissant 14 mille professeurs et chercheurs. Il a passé en revue les nombreux projets pilotes réalisés dans les secteurs prioritaires. Le ministre a ajouté que l’année écoulée a été, aussi, marquée par le démarrage des activités les groupements des services dans le domaine de la recherche scientifique, dans le but de conférer aux structures de la recherche davantage d’efficacité et de réactivité, de rationaliser leurs acquisitions et de promouvoir davantage leurs ressources humaines. Il a expliqué que les prochains mois verront la mise en place de nouveaux pôles à Gafsa, Médenine et Jendouba, ainsi que la création de nouvelles pépinières d’entreprises qui sont, actuellement, au nombre de 31 réparties entre 20 gouvernorats. Un débat s’est instauré entre les membres du conseil au cours duquel le secrétaire général adjoint du Rassemblement, chargé du programme présidentiel a rappelé les manifestations qui ont marqué l’année 2008, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de la création de l’Université Tunisienne et l’organisation de journées nationales de la recherche scientifique. Il a exprimé, dans ce contexte, la fierté des réformes engagées dans le secteur de la recherche scientifique et de la technologie, soulignant que le chef de l’Etat considère ce secteur comme étant un secteur stratégique. Il a ajouté que les objectifs ambitieux tracés pour ce secteur, dans le cadre du programme présidentiel pour la Tunisie de Demain, ont été réalisés en 2009. Il s’agit, notamment, de l’augmentation de la part de ce secteur dans le produit intérieur brut (PIB) et de la création d’une pépinière d’entreprises dans chaque gouvernorat. Le secrétaire général adjoint du RCD a appelé à la promotion du rôle des pépinières d’entreprises, à renforcer les programmes de recherche dans les secteurs porteurs dont, en premier lieu, le secteur biologique et les énergies renouvelables et à consolider le tissu des associations opérant dans le secteur de la recherche scientifique en milieux éducatif, universitaire et de formation afin de stimuler chez les jeunes générations l’esprit de créativité et d’innovation. Il a également appelé à dresser un inventaire global des différentes mesures prises dans le secteur pour encourager les inventeurs, protéger les brevets d’invention, les faire connaître auprès des milieux universitaires, scientifiques et professionnels et promouvoir davantage les programmes de la recherche appliquée, au service de l’entreprise. Il a, aussi, appelé à associer les chercheurs et les experts résidant à l’étranger aux projets de recherches et d’études, et à former des groupements de recherche. Le représentant du Mouvement des démocrates socialistes (MDS) a fait observer que les étapes franchies par la Tunisie dans le domaine de la recherche scientifique et de la technologie laissent entrevoir la réalisation de résultats positifs, appelant à conférer davantage de souplesse à la gestion des structures de recherche, à adopter le principe de l’évaluation a postériori et à faciliter l’accès des chercheurs à l’information. Il a souligné la nécessité d’accélérer l’étude des demandes de création des unités de recherche, de simplifier les procédures administratives, de prendre en considération les coûts des missions de recherche scientifique, d’offrir les moyens logistiques au chercheur, et d’accorder une attention particulière au secteur de la traduction. Il a, à ce propos, recommandé d’appuyer les recherches doctorales dans les domaines encore inexplorés, notamment, celles relatives au traitement des phénomènes sociaux. Le représentant du parti social libéral (PSL) s’est déclaré satisfait de la mutation qualitative que connaît le secteur de la recherche, en dépit des potentialités limitées de certaines de ses structures, soulignant l’impératif de renforcer davantage la culture de la recherche, d’améliorer la situation matérielle des chercheurs, de consolider la recherche dans la filière des techniques et des sciences de l’ingénieur et d’associer les patients aux essais cliniques durant la phase qui précède la mise sur le marché des médicaments, s’agissant notamment des maladies chroniques. Le secrétaire général du PVP a passé en revue les difficultés que connaît le secteur de la recherche scientifique dans les domaines des industries mécaniques, soulignant l’impératif de les surmonter, compte tenu de l’intérêt économique que revêt ce secteur stratégique. Le représentant du parti “Ettajdid” a réaffirmé l’impératif d’accélérer le rythme des réformes du système de la recherche scientifique, de promouvoir son rendement et de tirer profit des expériences précédentes de manière à raffermir la corrélation étroite entre le secteur de la recherche et celui de la production. De son côté, le représentant de l’UDU a mis l’accent sur la promotion des ressources humaines et des compétences exerçant dans ce secteur, en vue d’améliorer sa rentabilité en concrétisation des orientations nationales fixées dans ce domaine. Le débat s’est poursuivi avec l’audition des interventions des représentants des organisations nationales. Le représentant de l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) a souligné la nécessité de mettre en place un plan national pour coordonner l’action des différentes parties concernées, d’axer les efforts sur les secteurs porteurs à haute valeur ajoutée, et d’accorder l’intérêt requis à la protection des brevets d’invention. De son côté, le secrétaire général-adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a mis l’accent sur l’importance stratégique de la recherche scientifique en tant que support du développement. Il a souligné que les recherches scientifiques doivent être productives et traduites en projets concrets. A ce propos, il a appelé à la restructuration de la recherche scientifique et de ses potentialités, à renforcer la coordination entre le secteur de la recherche scientifique et celui de la production et à diversifier la coopération étrangère dans ce domaine. Concernant le problème du financement, il a expliqué que l’organisation syndicale considère que l’enseignement est un service public, mettant l’accent sur la nécessité de coordonner l’action entre les secteurs public et privé. Pour sa part, le représentant de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) s’est félicité de la place privilégiée et prioritaire accordée par le chef de l’Etat au secteur de la recherche, en raison de son rôle dans la consolidation de la compétitivité de l’économie et dans la multiplication des opportunités d’emploi. Il a, par ailleurs, insisté sur l’importance de la recherche scientifique agricole, dans un contexte marqué par l’acuité des changements climatiques. La recherche agricole, a-t-il dit, contribue à l’enrichissement des ressources locales, à la consolidation du système agricole national, à la réalisation de la sécurité alimentaire et à la production de nouvelles variétés de semences, notamment pour les céréales et les fourrages. Il a, aussi, souligné la nécessité d’orienter les efforts de recherche vers les produits agricoles qui font la renommée de la Tunisie, tels que l’oléiculture, la viniculture, la culture des agrumes et la culture biologique. Sont intervenu, au cours des travaux, MM Kamel Morjane, ministre de la Défense nationale, Béchir Tekkari, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Nadhir Hamada, ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abderraouf El Basti, ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, Afif Chelbi, ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, Abderrazak Daaloul, secrétaire d’Etat, chargé de la pêche, ainsi que Mmes Lamia Chaffai Sghaier, secrétaire d’Etat, chargée de l’Informatique, de l’Internet et de Logiciels libres, et Najoua Miladi, secrétaire d’Etat, chargée des Etablissements hospitaliers. Les membres du gouvernement ont souligné la volonté d’aller de l’avant sur la voie de la promotion de ce secteur sensible et d’orienter la recherche vers les priorités du développement économique et social. Ils ont souligné l’importance de la coopération constructive entre le ministère de l’enseignement supérieur et les structures relevant de leurs départements respectifs, compte tenu de l’impact direct du secteur de la recherche scientifique et de la technologie sur les divers aspects de la vie quotidienne et de son rôle dans le renforcement de la coopération internationale avec les centres spécialisés à l’étranger. S’agissant des priorités d’avenir dans le domaine de la recherche, les membres du gouvernement ont souligné que l’on s’oriente désormais vers la facilitation de l’accès aux données à caractère législatif, la promotion de la recherche médicale militaire et celle se rapportant au patrimoine national, outre le projet de création d’une école de traduction au niveau du troisième cycle de l’enseignement supérieur. Ils ont recommandé de faire participer les chercheurs en psychologie et en sociologie aux travaux de recherche scientifique liée à l’étude des phénomènes sociaux, d’assurer le suivi des efforts d’évaluation du rendement des laboratoires de recherche et de valoriser les potentiels du pôle technologique de Médenine qui réalise d’importants résultats en matière de lutte contre la désertification et d’exploitation des plantes médicinales et de fourrages exportables. L’accent a été mis, par ailleurs, sur la prise de conscience des chefs d’entreprise de l’impératif d’accorder un intérêt particulier à la recherche et de moderniser les outils de production. Actuellement, 400 entreprises tunisiennes sont dotées de laboratoires de recherche et 400 autres ont introduit de nouveaux équipements pour la promotion de la production. Les efforts déployés en matière de recherche médicale ont été, également, évoqués, s’agissant notamment des recherches épidémiologiques et cliniques menées par des compétences tunisiennes en collaboration avec des institutions internationales. En réponse aux interventions des participants, le Premier ministre a mis l’accent sur l’apport de la recherche scientifique dans la consolidation de l’aptitude du pays à réaliser les objectifs escomptés dont en particulier l’impératif de se hisser au rang des pays développés. Il s’est félicité à cet égard de l’unanimité exprimée par les membres du conseil concernant les étapes importantes accomplies par la Tunisie dans ce domaine, faisant remarquer que les insuffisances du secteur ne pourront pas occulter la mutation profonde que connaît le dispositif de la recherche scientifique en Tunisie. Il a précisé que les articles publiés par des compétences tunisiennes dans les revues scientifiques internationales ont doublé entre 1999 et 2008 et que le nombre des brevets d’invention est estimé, actuellement, à 18 brevets. Le Premier ministre a estimé que ces chiffres confortent les efforts déployés en vue d’instaurer une culture de recherche mettant à contribution tous les ministères concernés. Il a relevé que la prochaine étape commande de déployer des efforts supplémentaires en vue de consolider ce dispositif et d’améliorer la formation à travers l’élaboration de thèses de doctorat de haute qualité et l’amélioration des aptitudes à s’adapter aux nouveautés, à travers la veille technologique. M. Ghannouchi a appelé à la nécessité d’établir des priorités au niveau de la recherche et d’éviter la dispersion des efforts, de manière à permettre à la Tunisie d’acquérir une plus grande aptitude à contribuer à l’effort international et d’axer sur les secteurs où elle peut se distinguer. Il a aussi appelé à renforcer les actions de partenariat avec des institutions de recherche à l’étranger. Le Premier ministre a, en outre, mis l’accent sur l’importance de la décision du président Ben Ali fixant l’âge de la retraite à soixante-cinq ans pour les professeurs de l’enseignement supérieur, permettant ainsi de bénéficier au maximum des expériences et des hautes compétences dans la recherche académique. M. Ghannouchi a relevé également que l’ultime but est de renforcer la qualité de l’enseignement à travers la mise à niveau des facultés, de manière à ce qu’elles atteignent un niveau garantissant leurs capacités à former des promotions ayant de hautes qualifications et des expertises pour faciliter leur insertion dans le marché de l’emploi, en Tunisie et à l’étranger. Il a mis l’accent sur la relation étroite entre la recherche scientifique et la technologie et l’amélioration de la productivité qui constitue l’axe principal du dialogue national ordonné par le président de la République en vue d’accroître le rendement et de renforcer la capacité de l’économie nationale à garantir une croissance soutenue.
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10 janvier 2009
Le thème de “la crise financière internationale” a fait l’objet d’une table ronde organisée, à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis. M. Taoufik Rajhi, expert économique auprès de la Banque africaine de développement (BAD), a indiqué, au cours d’une communication présentée à l’ouverture de la manifestation, que la croissance des exportations africaines reculera en 2009, sous l’effet de l’influence de la crise financière internationale, pour atteindre 4,8 pc contre 26,9 pc en 2008, ajoutant que cela aboutira à la baisse des taux de croissance dans la région, dont l’exportation est l’un des principaux moteurs de développement. Il a précisé que la régression des exportations africaines est dû au ralentissement de l’économie internationale. Il a ajouté que les prix des matières premières ” le pétrole et dérivés, les métaux, le cacao, le café..” qui constituent les principales matières d’exportation en Afrique verront une baisse des investissements étrangers directs (IDE) principalement axés sur l’investissement dans ces matières premières africaines. Il a déclaré que la limitation des retombées de ces facteurs sur les économies africaines nécessite de dynamiser la consommation et le commerce au niveau national et la mobilisation au niveau de chaque pays de ses ressources propres afin de réaliser de nouveaux investissements et de créer des emplois additionnels. M. Rajhi a souligné l’importance d’adopter une démarche solidaire favorisant la complémentarité des économies entre différents groupements régionaux homogènes, à l’instar de “l’Union du Maghreb Arabe” (UMA) afin de faire face ensemble aux défis de l’heure. Pour sa part, M. Moez Mohamed Salah Souilem, Directeur général adjoint des finances extérieures à la BCT, a passé en revue les différentes mesures prises par la Tunisie pour faire face aux répercussions possibles de la crise financière internationale. Il a mis en exergue la pertinence des mesures décidées par le président Zine El Abidine Ben Ali le 23 décembre 2008 pour soutenir les programmes sectoriels et ceux des entreprises qui pourraient être affectés durant la prochaine période par les répercussions de la crise financière internationale et leur permettre de préserver le rythme de leurs activités au niveau de la production et de l’exportation. Plusieurs experts économiques et des représentants de la BCT, ainsi que de la BAD en plus d’un certain nombre de représentants d’institutions financières tunisiennes ont participé à cette rencontre.
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Afrique - Maghreb | Tagué: BAD, Banque africaine de développement, Banque Centrale de Tunisie BCT, Crise financiere internationale, IDE - Investisseurs étrangers directs, Matières premières, Moez Mohamed Salah Souilem, Taoufik Rajhi, Tunis, Tunisie |
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10 janvier 2009
Le ministre turc de l’Energie et des Ressources naturelles Mehmet Hilmi Guler a indiqué que la Turquie tenait des négociations avec la Russie et l’Ukraine pour mettre un terme à leur dispute sur le gaz naturel. La Turquie a continué sa médiation pour résoudre la dispute sur le gaz naturel entre la Russie et l’Ukraine, a souligné M. Guler. ”Nous avons discuté avec Gazprom (compagnie russe de gaz) et Naftogaz (compagnie ukrainien de gaz), et les ministres de l’Energie des deux pays”, a fait savoir M. Guler. Selon M. Guler, il a rencontré l’ambassadeur ukrainien Sergei Korsunsky en Turquie et a discuté avec lui du développement de la situation et de propositions pour trouver une solution. M. Korsunsky lui a transmis une lettre signée par un vice-Premier ministre ukrainien, un chef du bureau exécutif de Naftogaz et un commissaire européen pour l’énergie, concernant la demande de l’Ukraine à la Turquie pour une solution, a fait savoir M. Guler. La Turquie connaît bien sa responsabilité de fournir du gaz naturel non seulement à ses citoyens mais également à l’Europe, et souhaite que la dispute serait résolue le plus tôt possible, a ajouté le ministre. Le 6 janvier 2009 , M. Guler a annoncé que la livraison de gaz naturel de la ligne occidentale de Russie vers la Turquie via l’Ukraine a été complètement interrompue. La Russie a coupé la livraison en gaz à l’Ukraine le jour du nouvel an après que les deux pays n’eurent pas pu se mettre d’accord sur les arriérés de paiment de l’Ukraine et le prix de gaz pour 2009. Une semaine plus tard, la Russie a coupé le ravitaillement en gaz à l’Europe vias l’Ukraine, indiquant qu’elle était obligée de le faire parce que l’Ukraine a fermé toutes les routes de transit du gaz vers l’Europe.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Conflit gazier russo ukrainien, Europe, Gaz naturel, Gazprom, Kiev, met Hilmi Guler, Ministre Meh, Moscou, Russie, Sergei Korunsky, Turquie, Ukraine |
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10 janvier 2009
Les quatre principaux partis parlementaires de la Macédoine ont convenu d’organiser la prochaine élection présidentielle en mars 2009. Les leaders des partis ont également accepté qu’il y aura pas de vote électronique au cours des élections présidentielles et locales, selon des informations parvenues à Tirana en provenance de Skopje. ”Nous acceptons la proposition des Socialistes d’opposition d’abandonner le système d’élections électronique, compte tenu du fait que le système a était récemment introduit et certains problèmes ont survenu dans les pays qui l’ont appliqué”, a expliqué le Premier ministre macédonien Nikola Gruevski. Entre-temps, le parlement macédonien a adopté un amendement à la loi électorale du pays, en baissant la participation minimale des électeurs à la présidentielle de 50% à 40%. Le président macédonien est élu pour un mandat de cinq ans, alors qu’une personne peut être élue pour deux mandats consécutifs. Branko Crvenkovski, président sortant macédonien, a prêté serment en mai 2004.
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Europe - Union européenne | Tagué: Branko Crvenkovski, Macédoine, Nikola Gruevski, Skopje, Tirana |
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