SYRIE : Ban Ki-moon à Damas pour discuter de la situation à Gaza

18 janvier 2009
ban_ki_moon     Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU
 Le secrétaire général de l’ONU,  Ban Ki-moon, est arrivé  à Damas pour discuter avec les  dirigeants syriens de la situation dans la bande de Gaza après que le cessez-le-feu unilatéral israélien soit entré en vigueur aux  premières heures de la matinée. Le chef de l’ONU, qui vient de boucler sa visite au Liban, a  été accueilli par le ministre syrien des Affaires étrangères,  Walid al-Muallem, à l’aéroport international de Damas. Il devrait  rencontrer par la suite le président syrien Bachar al-Assad.  Après cette visite, M. Ban Ki-moon se rendra dans la ville égyptienne  de Charm el-Cheikh pour y participer à un sommet international  consacré à la crise de Gaza, qui réunira également des dirigeants  arabes et européens. Israël a confirmé avoir lancé un raid aérien plus tôt dans la journée en riposte à une attaque à la roquette des  militants de Gaza, et ce au mépris de sa trêve unilatéralement  annoncée. Au moins cinq roquettes sont tombées dans la ville de Sdérot et dans ses environs, dans le sud d’Israël, sans faire ni victimes,  ni dégâts matériels. Les militants palestiniens ont revendiqué ces dernières  attaques, affirmant avoir tiré six roquettes sur Israël.  Depuis le début de l’offensive israélienne dans la bande de  Gaza, le 27 décembre, 2008 plus de 1.240 Palestiniens ont été tués et  au moins 5.000 autres blessés.

QATAR : le sommet de Doha”très positif”, selon le président algérien Bouteflika

18 janvier 2009
bouteflika     Président Abdelaziz Bouteflika
Le président algérien Abdelaziz  Bouteflika a déclaré  que la réunion de plusieurs  dirigeants arabes à Doha sur la crise de Gaza avait abouti à des  résultats “très positifs”.”Nul doute que la réunion de Doha a abouti à des résultats  très positifs qui ouvrent la voie à une action arabe soutenue pour peu que nous oeuvrions à soutenir les revendications de nos frères à Gaza qui appellent à mettre fin à l’agression, à lever le blocus inique qui leur est imposé et à leur venir en aide”, a affirmé le  président Bouteflika dans un message de remerciement à l’Emir de  l’Etat du Qatar, Cheikh Hamed Ben Khalifa Al Thani. 
SAUDI-QATAR-AL THANI    l’Emir de  l’Etat du Qatar, Cheikh Hamed Ben Khalifa Al Thani
“Nous avons, à cette occasion, souligné la nécessité de  demeurer attaché aux constantes de la position arabe à l’égard du  conflit en cours avec Israël et de limiter les concessions faites  au détriment de nos intérêts stratégiques”, a souligné le chef de  l’Etat algérien. Le président Bouteflika a appelé les Palestiniens à “accélérer la réalisation de la réconciliation nationale pour atteindre leurs objectifs légitimes”.

DUBAI : hh sheikh majid bin Mohammed inaugurates largest security trade fair in the world

18 janvier 2009

 700 Exhibitors, from 50 countries, exhibiting products across eight halls, covering an area of 420,000 square feet
 
dubai
His Highness Sheikh Majid bin Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Chairman of Dubai Culture and Arts Authority officially inaugurated the three-day Intersec Trade Fair and Conference 2009 at the Dubai International Convention and Exhibition Centre yesterday January 18. HH Sheikh Majid was accompanied at the inauguration by Ms Elizabeth Brehl, Managing Director of Epoc Messe Frankfurt, exhibition organisers and Angela Schierholz, Senior Show Manager of Intersec.Shaikh Majid’s first stop was at the stand of Institution of Occupational Safety and Health (IOSH). The NGO is one of the world’s leading bodies for health and safety professionals. IOSH Stand Manager: Colette Walley briefed Shaikh Majid on IOSH’s scope of work and on their participation at the trade fair.
 
Next on Sheikh Majid’s itinerary were visits to the stand of Nakheel PJSC, a world-class accredited training provider. He also stopped by the stand of the Saudi Factory for Fire Equip. (SFFECO), one of the leading Firefighting Equipment Manufacturers, with a state-of-the-art factory in Riyadh, KSA and based in Jebel Ali Free Zone, Dubai.  HH Sheikh Majid, the Patron of Intersec Trade Fair and Conference then inspected the Epoc Messe Frankfurt Media Centre and saw for himself the facility set up for members of the local and international press covering the fair. This was followed by a brief stop at the booth of the National Fire Fighting Manufacturing FZCO. (NAFFCO) based in Jebel Ali Free Zone and the booth of the Abu Dhabi Civil Defense which displayed fire fighting trucks and cars. They also proudly exhibited a motorbike which was manufactured in the UAE. At the German Pavilion, Sheikh Majid was warmly welcomed by Mr. Michael Von Zitzewitz (Chairman of the Board of Management of Messe Frankfurt GmbH) and the German Ambassador to the UAE H.E. Ambassador Klaus-Peter Brandes.Other stops were at the booth of Secutronic, a leading security systems integrator in the region, with branches in Jeddah, Riyadh, Dammam and Dubai. At the Dubai Police pavilion an information stand on crime fighting, support of Civil Defence, Dubai Police Academy security work and other achievements was presented. Dubai Police Officials eight departments of Dubai Police are represented at Dubai Police Pavilion. Messe Frankfurt is renowned the world over for its professional delivery of industry-focused platforms for companies to meet and do business. Messe Frankfurt’s successful portfolio of around 112 annual trade fairs and position as the world’s second-largest organizer globally is testament to our track record in matching the products and services of  over 64,000 exhibiting companies to around 3.5 million buyers every year. A highlight of this year’s edition of Intersec is the conference programme where 65 renowned international speakers on security, safety and other relevant subjects will be speaking at the three-day conference. Intersec International Trade Fair and Conference 2009 is the world’s largest Security, Fire, Safety & Health and Police & Homeland Security exhibition outside Europe. Ms.  Schierholz said: “Intersec is the largest and most comprehensive event of its kind in the world outside Europe. The Dubai event spreads over eight halls covering 420,000 square feet with 700 exhibitors from 50 countries displaying their products.”  She noted that the three-day event is likely to result in business for all participating exhibitors. We are anticipating an attendance in excess of 20,000 trade visitors from 100 countries based on feedback from our pre-registered visitors. There are four focused areas within the Intersec exhibition, to allow buyers to navigate the show more easily and source the products and services. The four sections are: Commercial Security & Information Security; Homeland Security & Counter Terrorism, Fire & Rescue; and Safety & Health.
 
 
 
 
 

TUNISIE : Symposium méditerranéen à Tabarka sur le coralligène

18 janvier 2009
corail          Bande de Corail
Tabarka, la ville du corail, a accueilli  les 15 et 16 janvier 2009 , le premier symposium méditerranéen sur le coralligène et autres bio-concrétions. Cette rencontre est organisée par le Centre d’activité Régional pour les aires spécialement protégées (CAR-ASP), en collaboration avec des structures actives dans le domaine de la protection de la diversité biologique. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en ouvre du Plan d’action pour la conservation du coralligène et autres bio-concrétions en Méditerranée, adopté par les parties contractantes de la convention de Barcelone pour la protection de la Méditerranée. Le symposium vise à identifier les diverses variétés de coralligène au niveau du bassin méditerranéen et à favoriser l’échange de données sur cette espèce, l’objectif étant de préserver son milieu naturel et renforcer les études et recherches dans ce domaine. Parmi les thèmes abordés durant cette rencontre, figurent “les communautés coralligènes : espèces concernées, répartition géographique”, “les méthodes d’études des formations coralligènes et autres bio-concrétions calcaires : techniques et outils disponibles” ainsi que “la gestion des habitats coralligènes”. Plusieurs facteurs menacent la vie de cette espèce tels que la pêche anarchique, la pollution, les pesticides et les engrais et résidus chimiques jetés en mer. Les communautés coralligènes constituent, en terme de biodiversité, le deuxième écosystème benthique-clé de la mer méditerranéenne qui abrite près de 1700 espèces marines dont 300 algues et 1200 invertébrés. Le corail fait la renommée de la ville de Tabarka. Sa pêche suivant la méthode traditionnelle trouvait son apogée vers la fin du 19ème siècle. Aujourd’hui, le corail constitue l’une des principales attractions touristiques de la région. Il est recherché pour la fabrication de bijoux et objets de décoration ou pour être exporté à l’état brut. Durant les quatre dernières années, la production annuelle du corail à Tabarka variait entre 1330 et 3800 kg. On dénombre entre 9 et 21 unités de pêche de corail dans la région.

RUSSIE/UKRAINE : accord sur le conflit gazier

18 janvier 2009
L’accord gazier passé  entre les Premiers ministres russe et ukrainien pose plus de questions qu’il ne fournit de réponses et reste potentiellement explosif pour l’Ukraine politiquement instable et touchée de plein fouet par la crise économique. “Le diable est dans les détails et nous les ignorons pour l’instant”, souligne Volodymyr Saprykine, spécialiste de l’énergie au centre des études politiques et économiques Razoumkov. L’accord conclu  par Vladimir Poutine et Ioulia Timochenko doit être finalisé  par les compagnies Gazprom et Naftogaz. Il prévoit que la Russie vendra à l’avenir son gaz à l’Ukraine “à un prix fondé sur la formule européenne”, mais avec un rabais de 20% pour l’année 2009 à condition que les prix du transit restent inchangés, a expliqué M. Poutine. Concernant cette “formule européenne”, le porte-parole de Naftogaz Valentin Zemlianski a fait le commentaire: “ce serait intéressant de voir ce que cela va être”. “Que veut dire un rabais de 20% sur un prix de marché du gaz qui n’existe pas ?”, s’interroge Olexandre Joloud, du Centre international de recherches politiques. Il rappelle qu’en 2008 l’Ukraine, pro-occidentale, payait 179,5 dollars pour 1.000 m3 et le Bélarus, allié de Moscou, 127,9 dollars.
mini-sommet-conflit-gazier-russo-ukrainien-le-17-janvier-2009-moscou       Mini-sommet sur le gaz au Kremlin le 17 janvier2009  avec la participation de hauts responsables de plusieurs pays européens
“Un prix européen c’est 400 ou 450 ? Sera-t-il fixé pour l’année ou par trimestre comme pour les consommateurs européens ? Si c’est le cas, ce n’est pas grave car les experts envisagent une baisse du prix du gaz à partir du deuxième trimestre”, réagit le politologue Volodymyr Fesenko, du centre d’études politiques Penta. L’accord qui doit permettre le rétablissement de l’approvisionnement en gaz de l’Ukraine et de son transit vers l’Europe “a cependant toutes les chances de provoquer une nouvelle vague de discussions en Ukraine : est-ce avantageux pour nous, Timochenko a-t-elle trahi ou défendu les intérêts nationaux, etc.”, anticipe M. Fesenko. Et “il y a eu des précédents lorsque les accords de principe n’ont pas été appliqués”, rappelle-t-il. M. Poutine et Mme Timochenko avaient signé un protocole sur le gaz le 2 octobre 2008 prévoyant un passage graduel pour l’Ukraine à des “prix de marché”, ce qui n’a toutefois pas empêché une nouvelle “guerre du gaz” en 2009. Et Mme Timochenko était prête à partir le 31 décembre 2008  pour Moscou, mais sa visite a été annulée à la dernière minute pour une raison mystérieuse. “Naftogaz a reçu au cours de l’année des consignes contradictoires de la présidence et du gouvernement”, souligne l’hebdomadaire Dzerkalo Tyjnia, dans une allusion à la bataille politique entre le président Viktor Iouchtchenko et Mme Timochenko, anciens alliés, mais tous deux candidats potentiels à la présidentielle de fin 2009-début 2010. “Je crains que les conditions actuelles ne soient pires que ce qu’avait proposé Gazprom en décembre”, s’inquiète M. Saprykine. Dans ce cas-là, “ce serait une défaite de l’Ukraine”, remarque M. Fesenko. Moscou a coupé le gaz à l’Ukraine à partir du 1er janvier, Kiev refusant un prix de 250 dollars pour 2009 proposé alors par Gazprom. Le géant russe avait exigé par la suite “un prix de marché” de 450 dollars. Très atteinte par la crise financière, l’Ukraine risque une récession de 6% en 2009 avec un prix du gaz de 200-220 dollars, préviennent des experts. “Un prix supérieur à 179,5 dollars payé en 2008 serait très lourd pour les entreprises chimiques et métallurgiques confrontées à une baisse de la demande sur les marchés internationaux”, souligne M. Joloud. Outre les dégâts économiques à calculer, la crise a d’ores et déjà porté un coup à la réputation de l’Ukraine, chouchoute des Occidentaux après la Révolution orange pro-démocratique de 2004. “Une Russie autoritaire est un partenaire plus commode pour plusieurs pays européens qu’une Ukraine embourbée dans les luttes intérieures, la déception post-révolutionnaire et la corruption”, relève Dzerkalo Tyjnia.

TUNISIE : Le premier ministre reçoit un groupe d’économistes des deux rives de la Méditerranée

18 janvier 2009
mohamed_ghannouchi2 le premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi
Mohamed Ghannouchi, premier ministre, a recu,  au palais du gouvernement à la Kasbah, un groupe d’experts économiques représentant les pays des deux rives de la Méditérranée (France, Algérie, Maroc, Allemagne, Tunisie). Cette rencontre a permis de discuter des répercussions de la crise financière internationale sur l’économie internationale notamment dans la région euro-méditérranéenne, mettant en exergue la nécessité d’agir afin que cette crise ne remette pas en cause le projet de l’Union Pour la Méditerranée (UPM). M. Christian de Boissieu, président du Conseil d’Analyse Economique (CAE) de France, a déclaré, à l’issue de la rencontre, “qu’en dépit des défis posés par la crise actuelle, les économies de la région se doivent de les relever et de les mettre à profit, notamment pour la concrétisation de plusieurs projets dans le cadre de l’UMP”. Le groupe d’experts a également appelé à la nécessité d’identifier un mécanisme ou une banque qui puisse offrir les financements nécessaires à des conditions acceptables pour le lancement de projets dans la région dans les secteurs de l’énergie, du transport, ou de tout autre domaine.
christian-de-boissieu        Christian de Boissieu
M. De Boissieu a souligné que le groupe d’économistes qui regroupe 15 experts avait signé “l’appel de Tunis” lancé par les experts et recommandant aux différentes parties dans la région d’agir en vue de tirer profit des opportunités offertes par l’UMP, de prendre des décisions rapides pour accélérer le processus d’intégration économique euro- méditerranéenne, ajoutant que le premier ministre tunisien avait pris connaissance de la teneur de cet appel. Cette rencontre s’est tenue en présence du ministre du développement et de la coopération internationale et du ministre de l’industrie, de l’énergie et des PME.

ETATS-UNIS/EMIRATS ARABES UNIS : accord de coopération nucléaire

18 janvier 2009
Les Etats-Unis ont signé un  accord de coopération nucléaire avec les Emirats arabes unis (EAU), tout en promettant d’aider ces derniers à développer l’énergie  nucléaire malgré des préoccupations du Congrès.  Cet accord constitue “un modèle puissant et opportun pour la  région”, a affirmé jeudi la secrétaire d’Etat américaine,  Condoleezza Rice, à l’occasion de la cérémonie de signature avec  le ministre émirati des Affaires étrangères Abdullah bin Zayed al  Nahyan.  
  Condoleezza Rice et le ministre émirati des affaires étrangères Abdullah bin Zayed al Nahyan le 14 janvier 2008 à Dubai
La clé à la signature de l’accord est la volonté émiratie  d’importer, plutôt que de produire, le carburant qui pourrait être utilisé dans ses réacteurs nucléaires proposés, a confié Mme Rice , ajoutant que “cela minimise vraiment – en effet, presque élimine – les risques de prolifération”. L’accord américano-émirati, l’une des dernières démarches de la politique étrangère de l’administration Bush, pourrait aider les  EAU à devenir le premier pays arabe à developper une industrie  d’énergie nucléaire.  Le traité devrait être soumis au Congrès pour entrer en vigueur. La prochaine administration d’Obama prendra la décision si cet  accord sera passé au Congrès.      

EGYPTE : Un sommet pour une trêve durable dans la bande de Gaza

18 janvier 2009
ban-ki-moon-et-hosni-moubarak-14-janvier-2009-le-caire  Ban Ki-Moon reçu par Hosni Moubarak le 14 janvier 2009 au Caire
L’Egypte est l’hôte d’un sommet international destiné à appeler à une trêve durable dans la bande de Gaza alors qu’Israël devait décréter un cessez-le-feu unilatéral. A l’invitation du président Hosni Moubarak, promoteur du seul plan en faveur d’une trêve négociée, encore introuvable, va se tenir à Charm el-Cheikh, sur la mer rouge, en présence du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France, du Royaume-Uni, de l’Italie, et la Turquie ainsi que de la Jordanie, ont été invités, et beaucoup ont confirmé leur venue. Manifestement irrité par la décision israélienne, le président Moubarak garde espoir de conclure une trêve entre Israël et le Hamas, assortie d’engagements et de garanties pour éviter le retour de la violence. Depuis son lancement, le 27 décembre, l’opération “Plomb durcie” lancée, selon Jérusalem, pour mettre fin aux tirs de roquettes du mouvement islamiste Hamas, a coûté la vie à plus de 1.200 Palestiniens. Co-présidé par le président français Nicolas Sarkozy, auprès duquel le président Moubarak avait annoncé son plan il y a dix jours, le sommet aura lieu dans l’après-midi. Après avoir un temps hésité, selon une source diplomatique, la chancelière allemande Angela Merkel a fait savoir qu’elle se rendrait à Charm-el Cheikh. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero et le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi sont aussi attendus dans la cité balnéaire où l’Egypte organise ses sommets. Seul pays arabe avec l’Egypte à avoir reconnu Israël, et à se rendre au sommet, la Jordanie sera représentée par le roi Abdallah II. Le président turc Abdullah Gul sera aussi présent. Mme Merkel et M. Sarkozy ont annoncé, chacun de leur côté, qu’ils se rendraient après ce sommet en Israël pour rencontrer le Premier ministre israélien Ehud Olmert. M. Berlusconi s’y rendra aussi, selon une source diplomatique. M. Moubarak lui gagnera le Koweït pour un sommet arabe lundi sur Gaza qui s’annonce tendu en raison du clivage entre les “modérés”, comme l’Egypte, et les pays pro-Hamas comme la Syrie ou le Qatar.”Il s’agira de féliciter M. Moubarak pour tous ses efforts, et l’encourager à les poursuivre, alors que seule l’Egypte peut parler à Israël et au Hamas”, a indiqué un diplomate de haut rang d’un pays européen du sud. Juste avant une réunion décisive du cabinet israélien, le président Hosni Moubarak avait appelé samedi Israël à cesser “immédiatement et sans conditions” son opération meurtrière, et à retirer ses troupes de l’enclave palestinienne. Il a exhorté, de manière solennelle, les deux parties, sans nommer le Hamas, à avoir “des positions responsables” pour mettre fin “aux souffrances du peuple de Gaza”. Mais le président Moubarak a souligné que l’Egypte, seule à avoir défini un plan de sortie de crise négociée, “poursuivra ses efforts dès qu’il y aura un cessez-le-feu afin de revenir à la trêve et lever le blocus”. Son plan prévoit, après le cessez-le-feu, qui aurait dû être concerté, la mise au point d’une trêve avec garanties internationales pour éviter le retour à un conflit armé. L’Egypte a indiqué qu’elle ne s’estimait pas engagée par un accord “sur le sol égyptien” conclu entre Israël et les Etats-Unis pour lutter contre la contrebande d’armes vers la bande de Gaza. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et son homologue israélienne Tzipi Livni ont paraphé vendredi un accord pour “assécher” la contrebande d’armes vers Gaza, a dit M. Rice, sans plus de détails. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni se sont aussi dit prêts samedi à contribuer à l’éradication de ce trafic, une condition clef avancée par Israël pour stopper son action militaire.

ETATS UNIS : Fortes attentes à l’arrivée de Barak Obama

18 janvier 2009
barak-obama-a-son-depart-de-baltimore  Barack Obama le 17 janvier 2009 à son départ de Baltimore
Le président élu américain Barack Obama, qui prête serment mardi, suscite dans le monde de grandes attentes de changement avec les politiques de son prédécesseur George W. Bush sur Guantanamo, l’Irak, la lutte contre le changement climatique ou les relations avec la Russie. La communauté internationale attend avec impatience l’implication du 44e président des Etats-Unis, allié traditionnel d’Israël, dans le conflit qui se poursuit à Gaza. M. Obama a assuré la semaine dernière qu’il s’engagerait sur la situation à Gaza “immédiatement” après son investiture le 20 janvier 2009 “La première et la plus immédiate” préoccupation de M. Obama en politique étrangère doit être le Moyen-Orient, a déclaré cette semaine le Premier ministre britannique Gordon Brown. Au Moyen-Orient, on s’attend à ce que le nouveau président adopte une approche très différente de son prédécesseur, dont le mandat restera marqué par une invasion de l’Irak désastreuse pour l’image des Etats-Unis dans le monde arabe. Sa future secrétaire d’Etat Hillary Clinton a indiqué qu’elle chercherait une approche diplomatique vis-à-vis de la Syrie et de l’Iran, confirmant une promesse électorale du candidat démocrate d’ouvrir un dialogue avec l’Iran, qualifié d’”Etat voyou” et classé sur “l’axe du mal” par M. Bush. “Nous voudrions bien contribuer à stabiliser la région (du Proche-Orient). Mais nous devons être impliqués et ne plus être isolés comme (nous l’étions) jusqu’à présent”, a dit le président syrien Bachar al-Assad. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré  que son pays attendait un “changement de comportement” des Etats-Unis, notamment qu’ils “cessent leurs ingérences dans les affaires des autres pays”, pour que les relations bilatérales s’améliorent. Une des premières décisions de M. Obama, selon ses collaborateurs, sera d’ordonner la fermeture du centre de détention américain de Guantanamo, sur l’île de Cuba, symbole des excès de la lutte antiterroriste de son prédécesseur. En Irak, le Pentagone prépare déjà des plans pour le retrait accéléré des forces américaines, promis par le candidat démocrate pendant sa campagne. L’effort se portera alors sur la guerre en Afghanistan, principal front de M. Obama dans la lutte contre le terrorisme, où il prévoit de déployer 30.000 hommes supplémentaires sur dix-huit mois. “Nous espérons voir un changement radical dans la manière dont nous menons la guerre contre le terrorisme”, a déclaré Homayun Hamidzada, porte-parole du président afghan Hamid Karzai, ajoutant que “la solution  est une approche régionale”. En Afghanistan comme en Inde, les dirigeants accusent le Pakistan d’abriter les groupes extrémistes auteurs d’attaques sur leurs territoires, comme celles de Bombay en novembre. “L’Inde regardera comment l’administration d’Obama répond au Pakistan et quelle pression elle exerce sur ce pays pour (qu’il mette fin au) terrorisme”, estime Lalit Mansingh, ancien ambassadeur d’Inde à Washington.
poutine-le-17-janvier-2009-a-dresde         Vladimir Poutine le 17 janvier 2009 à Dresde
La nouvelle administration héritera de relations particulièrement tendues avec la Russie, qui ont même rappelé l’époque de la guerre froide au moment du conflit en Géorgie en août dernier. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a qualifié  M. Obama d’homme “sincère et ouvert” qui a lancé des “signaux positifs” vers Moscou, tout en ajoutant que l’Europe ne devrait pas trop en attendre. Le sommet de l’Otan en avril aura valeur de test alors que Moscou est fermement opposé à la poursuite de l’élargissement de l’Alliance à ses frontières, prôné par M. Bush. Autre puissance régionale, la Chine, dont la stabilité politique dépend de la poursuite d’une croissance économique exceptionnelle, sera attentive à tout durcissement protectionniste de la part des Etats-Unis. Pour sa part, la dissidente chinoise Zeng Jinyan, dont l’époux également opposant est sous les barreaux, a appelé la nouvelle administration à exiger plus de Pékin sur la question des droits de l’Homme. “J’espère que Obama pourra accorder plus d’attention aux droits de l’Homme dans ses relations avec la Chine, notamment concernant la liberté d’expression et d’association”, a-t-elle dit. L’engagement de M. Obama contre le changement climatique, après l’inertie de son prédécesseur, est également attendu partout dans le monde. Mais cette priorité est aujourd’hui menacée par une autre urgence: la crise économique. Le sommet des pays avancés et émergents du G20 en avril à Londres, suscite de fortes attentes concernant notamment l’établissement de nouvelles règles pour régir la finance internationale. La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi déclaré avoir “de grandes attentes concernant le nouveau président américain Barack Obama dans la mise en place d’une nouvelle architecture financière”. Mais elle a aussi averti les Etats-Unis qu’il y aurait de “sérieuses discussions” s’ils s’avisaient de soutenir à long terme leur industrie automobile. “Nous ne pouvons pas regarder pendant des années l’industrie automobile américaine être maintenue en vie avec des milliards de dollars d’aides publiques alors qu’il en découle des inconvénients pour la compétitivité en Allemagne”, a déclaré la dirigeante chrétienne-démocrate

FRANCE:création d’une unité sur l’environnement avec trois pays d’Afrique

18 janvier 2009
La France et trois pays de  l’Afrique de l’Ouest ont créé leur première unité mixte  internationale sur l’environnement, a annoncé le Centre national  de la recherche scientifique (CNRS) de la France. Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, ainsi que les  responsables des institutions scientifiques du Burkina Faso, du  Sénégal et du Mali, ont signé à Paris la convention de création de l’unité “Environnement, santé, sociétés”, qui a pour objectif de  construire un outil scientifique interdisciplinaire efficace entre chercheurs franco-africains afin de répondre aux questions posées  en Afrique de l’Ouest par les transformations environnementales et leurs impacts sanitaires et sociétaux. Cette unité permettra de développer un projet  interdisciplinaire entre sciences humaines et sociales, sciences  de la santé et sciences de l’environnement et du développement  durable en Afrique de l’Ouest, a indiqué le CNRS, ajoutant qu’il  s’agit du premier laboratoire commun impliquant des chercheurs  africains et français et se donnant comme but de décrire et  d’analyser de manière systématique et coordonnée les relations  complexes entre l’environnement, la santé et la société en Afrique de l’Ouest. ”Cette première opération d’envergure du CNRS en Afrique vise à établir un partenariat fort et équilibré entre chercheurs du Sud  et du Nord”, a affirmé Mme Bréchignac.
 

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.