ISLANDE : Demission du gouvernement en raison de la crise économique

26 janvier 2009
premier-ministre-geir-haarde  Le Premier ministre islandais Geir Haarde, le 9 octobre 2008 à Reykjavik
Le Premier ministre islandais Geir Haarde a annoncé la démission immédiate de son gouvernement, conséquence de la crise économique qui secoue le pays depuis quatre mois et sous la pression de la population qui exhortait au départ ces dernières semaines. “Je suis ici pour annoncer que moi-même et la dirigeante du parti social-démocrate (Ingibjorg Solrun Gisladottir, également ministre des Affaires étrangères sortante), avons décidé de ne pas poursuivre la coalition”, a déclaré M. Haarde. Le parti de l’Indépendance, formation de centre-droit du Premier ministre, partageait le pouvoir avec le parti social-démocrate depuis mai 2007 pour un mandat de quatre ans. M. Haarde a expliqué qu’il ne pouvait pas accepter la demande du parti social-démocrate de prendre la tête du gouvernement, contraire à l’accord passé à l’issue des dernières législatives où le parti de l’Indépendance avait remporté 36,6% des suffrages et le parti social-démocrate 26,8%. Il a ajouté qu’il souhaitait une nouvelle coalition avec tous les partis et être reconduit comme chef du gouvernement. “Je resterai en retrait le mois à venir et je suggère à M. Haarde d’en faire de même”, a commenté de son côté Mme Gisladottir, estimant qu’il serait arrogant de la part de M. Haarde de ne pas adopter la même attitude. 
fiche  Fiche technique de l’Islande
Mme Gisladottir a avancé le nom de Johanna Sigurdardottir, ministre sociale-démocrate des Affaires sociales pour remplacer M. Haarde. “Je suis prête à accepter ce travail s’il y a accord avec les autres partis”. Geir Haarde devait rencontrer plus tard les députés des différents partis pour former un nouveau gouvernement. L’annonce de cette démission intervient quelques jours après la décision d’organiser des élections anticipées le 9 mai au lieu de 2011, sous la pression de la population. M. Haarde avait en outre annoncé  qu’il ne se représenterait pas pour des raisons de santé. Mais cela n’a pas suffi à calmer les Islandais habituellement consensuels: 5.000 personnes étaient encore dans la rue. Le même jour, le ministre social-démocrate du Commerce avait annoncé son départ reconnaissant sa part de responsabilité alors qu’un sondage montrait que la cote de popularité de la coalition était au plus bas (20,3% contre 31,6% en novembre et 71,9% en février 2008) au profit du parti Gauche-Verts (32,6%). Le chef du gouvernement s’était entretenu tout le week-end avec Ingibjorg Solrun Gisladottir, pour discuter de l’avenir de cette coalition. Celle-ci avait dit jeudi qu’elle souhaitait sauvegarder l’alliance tant que possible. Mais elle avait conditionné le maintien de la coalition sortante au départ du ministre des Finances Arni Mathiesen et du gouverneur de la Banque centrale David Oddsson, deux proches du Premier ministre très influents. Elle avait prévenu qu’en cas de refus, elle mettrait fin à la coalition pour s’allier au parti Gauche-Verts, selon des sources proches. L’Islande, petite île de 320.000 habitants non membre de l’Union européenne, qui avait basé sa prospérité sur un secteur bancaire hypertrophié, a vu son économie terrassée par la crise internationale à l’automne. En octobre 2008 , le gouvernement a été contraint de prendre le contrôle à la hâte des trois premières banques du pays, à court de liquidités, suscitant la colère des habitants dont nombre ont perdu leur emploi et vu leurs économies partir en fumée. Le pays des geysers, l’un des Etats les plus prospères de l’OCDE ces dix dernières années, va connaître une contraction de 9,6% de son économie cette année. Le chômage, jusqu’alors quasi inexistant, devrait toucher 7,8% de la population active.

ETATS-UNIS : aucun retard pour le plan de relance selon Obama

26 janvier 2009
barak-obama      Barack Obama recevant les dirigeants parlementaires, le 23 janvier 2009 à la Maison Blanche pour évoquer l’économie
Le président américain Barack Obama a averti que les Etats-Unis ne pouvaient pas se permettre des retards dans l’adoption par le Congrès de l’important plan de relance économique qu’il soutient, appelant les parlementaires à agir de manière “rapide et exceptionnelle”. Enumérant une liste de suppressions d’emplois récemment annoncées par des entreprises américaines, M. Obama a estimé que l’économie en récession attestait de la nécessité d’agir vite sur son plan de relance de 800 milliards de dollars. Il a estimé que les dirigeants politiques américains devaient agir avec un “sens de l’urgence et pour le bien commun” et ne pouvaient pas se permettre de s’égarer ou de retarder l’adoption du plan.

FRANCE : essais en mer du sous marin nucléaire le Terrible

26 janvier 2009
sous-marin-francais     Inauguration du nouveau sous-marin nucléaire français Le Terrible, le 21 mars 2008 à Cherbourg
Le sous-marin Le Terrible, 4e et dernier bâtiment des sous-marins nucléaires nouvelle génération (SNLE-NG), a effectué  sa première sortie en mer au large de Cherbourg. “Le Terrible est sorti de son bassin d’achèvement pour débuter son processus d’essai jusqu’à son admission au service actif en 2010″. Les premiers essais visent à évaluer les capacités maritimes et militaires du nouveau bâtiment. Le SNLE-NG avait été pris en charge par son équipage de 111 marins en novembre, après la mise en fonctionnement de la chaudière nucléaire en septembre. Doté d’un système de navigation modernisé et d’un nouveau système de combat (le SYCOBS), il sera le premier SNLE-NG à être équipé des nouveaux missiles intercontinentaux M51. Le Terrible est le quatrième et dernier SNLE-NG construit par le groupe de construction navale militaire DCNS pour la Marine française. Il rejoindra Le Triomphant (1997), Le Téméraire (1999) et Le Vigilant (2004) au sein de la Force océanique stratégique (FOST) à Brest, qui assure la permanence de la dissuasion française. Les principales caractéristiques du Terrible sont identiques à celles des autres SNLE-NG. Long de 138 mètres, d’une diamètre de 12,5 m, il peut atteindre la vitesse de 25 noeuds en plongée. Son déplacement en plongée est de 14.300 tonnes. Conçu pour être quasi-indétectable, il est 1.000 fois plus silencieux que les anciens SNLE de la classe Le Redoutable. Selon DCNS, sa construction a nécessité un million de composants, 30.000 tuyaux, 22.000 câbles et 14 millions d’heures de travail.

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