ALGERIE : application de sa baisse de production selon les accords de l’OPEP

15 janvier 2009
La compagnie nationale des  hydrocarbures de l’Algérie (Sonatrach) a appliqué la baisse de  production décidée par la 151ème conférence extraordinaire de  l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), tenue le 17 décembre dernier à Oran, a indiqué un responsable de  Sonatrach.  ”Sonatrach a informé ses partenaires des niveaux de  productions arrêtés pour chacun d’eux concernant la production en  association”, a ajouté Sonatrach qui a “également informé ses clients de la réduction des exportations correspondants à ce niveau de production, soit 1,202 million de barils par jour”.   Sonatrach, qui a déjà baissé sa production en novembre et  décembre 2008 à hauteur de 71.000 b/j, ramenant ainsi sa  production à 1,290 million b/j, verra sa production graduellement  baisser en janvier et février 2009, pour atteindre son niveau de  production correspondant à 1,202 million b/j, à fin février 2009,  selon la même source. La réduction de la production de Sonatrach intervient suite à  la décision de l’OPEP de réduire 2,2 millions b/j de sa production à partir de janvier 2009.
 

PAKISTAN : les propos tenus par les responsables indiens ” des plus malencontreux”

15 janvier 2009
Le Pakistan a exprimé  son mécontentement et considéré comme étant des “plus  malencontreux” les propos tenus par les dirigeants indiens sur la  rupture des relations et l’option d’une action militaire. Les déclarations faites par des dirigeants du milieu politique et militaire à propos d’une rupture des liens commerciaux,  touristiques et dans les transports et d’une option militaire sont des plus malencontreuses, a indiqué le ministère pakistanais des  Affaires étrangères. Le général Deepak Kapoor de l’armée indienne a affirmé que ses soldats sont prêts pour toute option d’attaque contre le Pakistan  et que la décision finale reviendra au gouvernement indien à cet  égard. ”Le Pakistan continue de déployer des efforts pour apaiser les tensions en Asie du Sud et a réitéré qu’il est prêt à élargir sa  coopération avec le gouvernement indien en ce qui concerne  l’incident de Bombay”. Au lieu d’orchestrer une campagne diplomatique et politique  contre le Pakistan, il vaudrait mieux pour les deux pays voisins  d’oeuvrer ensemble pour relever les défis communs de la région,  alors que le jeu consistant à rejeter la responsabilité est  contreproductif. Les relations entre le Pakistan et l’Inde se détériorent,  puisque New Delhi a accusé des groupes militants basés au Pakistan de s’être engagés dans les attentats terroristes de Bombay  survenus en novembre dernier et qui ont fait plus de 170 morts.

BAHREIN : affrontements entre les libéraux et les islamistes au parlement

14 janvier 2009
 Les parlementaires du Bahreïn ont accusé Israël de « terrorisme d’Etat » et reproché à l’Etat hébreu l’utilisation d’armement prohibé par les conventions internationales. « Nous condamnons fermement l’attaque israélienne qui touche principalement des victimes civiles et sommes choqués par une action qui reflète l’attitude terroriste et cruelle de l’ennemi israélien », peut-on lire dans le communiqué commun publié jeudi par les deux Chambres. La Chambre basse est contrôlée par les partis islamistes favorables au Hamas ; en revanche, la Chura est dominée par les libéraux. L’élaboration de ce communiqué a donné lieu de difficiles tractations entre les parlementaires favorables à une déclaration modérée et ceux résolument favorable à l’organisation islamiste du Hamas dont la rupture de la trêve a entraîné l’intervention de l’armée israélienne. Le royaume du Bahrein a une diplomatie qui favorise le dialogue entre toutes les parties, y compris avec Israël. « C’est en dialoguant avec tout le monde que l’on pourra trouver une solution. Tout ce qui est excessif est insignifiant », indique  un responsable du ministère des Affaires étrangères.

RUSSIE : Vente d’un tableau aux enchères peint par Poutine

14 janvier 2009
vladimir-poutine-le-12-janvier-2009-a-moscou      Le Premier ministre russe Vladimir Poutine, le 12 janvier 2009 à Moscou
Vous voulez devenir propriétaire d’un tableau peint par Vladimir Poutine lui-même? Son oeuvre “Ouzor” (Broderie) figure parmi les 28 lots d’une vente aux enchères de bienfaisance, prévue  à Saint-Pétersbourg (nord-ouest). A l’origine de cette oeuvre de bienfaisance se trouve une opération baptisée “L’Alphabet”, consacrée à l’écrivain russe Nikolaï Gogol (1809-1852) et à sa nouvelle “La nuit à la veille de Noël”. Les tableaux des participants, parmi lesquels des personnalités du monde politique et artistique, présentent les lettres de l’alphabet russe autour des motifs de ce texte de Gogol, auteur d’origine ukrainienne. “Ou” (y, en cyrillique) est la lettre présentée par le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, qui a appelé son oeuvre “Ouzor”. Le tableau représente une fenêtre dans une maison d’un village, ornée par une serviette nationale ukrainienne dite “rouchnik”, avec une broderie (ouzor). “Vladimir Poutine a peint son tableau en un quart d’heure. Il a fait tout lui-même, sans aucune aide”, affirme Nadejda Anfalova, peintre et responsable de l’exposition précédant la vente aux enchères. “La nuit à la veille de Noël” est une histoire miraculeuse d’un forgeron ukrainien, Vakoula, qui s’est procuré dans la nuit de Noël des souliers de l’impératrice de Russie Catherine II pour sa fiancée Oksana. Les recettes des enchères seront partagées entre deux hôpitaux pour des enfants de Saint-Pétersbourg et une église qui a besoin d’être restaurée. Le gouverneur de la ville, Valentina Matvienko, la chanteuse d’opéra Anna Netrebko et l’étoile du ballet Mariinski, Ouliana Lopatkina, ont également participé à cette action.

CHINE : Shanghai vise une croissance de 9% pour 2009

13 janvier 2009
Shanghai vise une croissance  de son produit intérieur brut (PIB) de 9% en 2009, a déclaré son maire Han Zheng, lors de la session annuelle de l’Assemblée  populaire municipale.  Dans son rapport d’activité, le maire de Shanghai a également  fixé comme objectif une croissance de 6% pour les revenus locaux  en 2009. ”Shanghai pourrait avoir plus de difficultés en matière de  développement économique cette année, mais ce pourrait également  être une année d’opportunités importantes”, a-t-il souligné.  Le maire de Shanghai a estimé que la tendance à la  mondialisation économique “ne pourra pas être remise en cause, ni  la progression des sciences et technologies dans le monde, ni la  tendance à la réorganisation des moyens de production ou des  tranferts industriels internationaux”. Il a promis de dépenser davantage dans la recherche et le  développement et s’efforcera de maintenir, à Shanghai, le taux du  chômage à environ 4,5%.  En ce qui concerne la dépense dans la protection de  l’environnement, elle continuera à représenter 3% du PIB de la  ville, a précisé le maire.   L’année 2008 a été difficile pour Shanghai sur le plan du  développement économique, mais la ville a quand même réalisé une  croissance du PIB estimée à 10% et a enregistré des revenus de  238,2 milliards de yuans, en hausse de 13,3% en base annuelle.

FRANCE : Rachida Dati allaite Zohra selon Bernadette Chirac

13 janvier 2009
rachida-dati-le-9-janvier-2009   La ministre de la Justice Rachida Dati lors d’une remise de décorations espagnoles à des juges français à l’embassade de France, le 7 janvier 2009
Bernadette Chirac a pris la défense de Rachida Dati, qui a repris ses fonctions ministérielles cinq jours après son accouchement, suscitant une polémique, jugeant que “c’est sa vie privée”, tout en révélant que la garde des Sceaux allaitait la petite Zohra. L’épouse de l’ancien chef de l’Etat a dit : “Laissons un petit peu Rachida tranquille! Elle vient d’avoir un beau bébé et c’est sa vie privée”. “Je lui ai téléphoné cet après-midi. Rachida, c’est mon amie. C’est une femme heureuse. Ce petit bébé lui apporte beaucoup de bonheur”, a confié Mme Chirac. Faisant valoir que la garde des Sceaux est “une femme solide”, Mme Chirac a évoqué une “inégalité” après l’accouchement, avec des femmes “fatiguées” et d’autres moins, affirmant que Mme Dati “se sent tout à fait d’attaque pour travailler. Elle a une excellente équipe, elle organise bien son travail”. “Elle allaite son bébé, ce qui est une garantie de très bonne santé pour un bébé, c’est une chose naturelle”, a poursuivi Mme Chirac. “Ce petit bébé, c’est le bonheur pour elle… Elle est très, très heureuse. Elle habite chez sa soeur”, a-t-elle confié. “Je ne dis pas que de temps en temps, elle ne prendra pas 48 heures pour être plus proche de son bébé. Elle ressort du bureau un peu plus tôt… Les choses se passent normalement. C’est son choix.. mais le bébé va très bien et la mère également”, a ajouté Mme Chirac.

MATIERES PREMIERES : Les prix hebdomadaires du pétrole de l’OPEP légèrement à la hausse

13 janvier 2009
Les prix moyens hebdomadaires  de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont  légèrement augmenté pour passer au-dessus des 40 dollars  américains le baril la semaine dernière, pour ainsi s’établir à 43, 99 dollars, a annoncé le cartel basé à Vienne. Les prix hebdomadaires de pétrole se sont accrus de 7,70  dollars le baril que la semaine précédente, mais en raison de  manque de soutien majeur, aucune preuve de fort rebond n’a été  observée.  Au cours des deux premiers jours de transaction la semaine  dernière, les prix du pétrole de l’OPEP ont continué à augmenté  considérablement, atteignant même 46,27 dollars le baril le 6  janvier, mais ont baissé par la suite pour s’établir à 41,92  dollars le 9 janvier 2009. Des experts ont indiqué que les conflits à Gaza et entre la  Russie et l’Ukraine, n’auront pas un impact important sur la  relation de l’offre et la demande sur le marché international du  pétrole brut.  De plus, la portée de la diminution de la production de l’OPEP était attendue et par conséquent le rebond du marché que cela a  entraîné était limité en terme d’échelle et de durée. Par ailleurs, le taux de change du dollar américain, autre facteur qui influence les prix du pétrole, est relativement stable depuis quelques temps.  A présent, l’économie mondiale continue de montrer une  tendance décroissante, et le manque de consommation et le  pessimisme concernant le marché du pétrole imposent une grande  pression sur le rebondissement du marché.

EUROPE : perspectives économiques sinistres pour 2009 selon le WEF

13 janvier 2009
L’année 2009 devrait encore être très tourmentée sur le front économique mondial, selon une étude publiée par le Forum économique mondial (WEF) qui met en garde contre les politiques d’investissements “court terme” de certains pays cédant à la panique. “Les prévisions économiques pour 2009 sont sinistres pour la plupart des économies”, explique le Forum de Davos dans son rapport annuel sur les risques dans le monde. Il dresse un tableau éloquent: marchés toujours volatils, absence de liquidités, “augmentation du chômage, confiance des consommateurs et des entreprises à son plus bas jamais enregistré”. Cette situation risque de pousser les pays à des politiques d’investissements dangereuses à long terme, explique l’étude menée auprès d’une centaine de hauts responsables politiques, économiques et universitaires. “Les dépenses massives que les gouvernements ont prévues pour aider les institutions financières menacent des situations budgétaires déjà précaires de pays tels que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Espagne et l’Autralie”, prévient-elle. “Il est dangereux (…) de ne pas remédier aux racines du problème ou de semer les graines de nouveaux (problèmes) dont l’impact ne sera pas immédiat mais qui se fera durement sentir plus tard”, relève l’étude. L’étude craint également un ralentissement plus fort qu’attendu en Chine (une croissance de 6% ou même inférieure), confrontée à une baisse de ses exportations et très exposée à un affaiblissement du dollar. Son “atterrissage douloureux” pourrait encore aggraver la crise économique mondiale. Seule une “action globale” concertée sera à même de limiter les dégâts, conclut l’étude selon laquelle la crise financière de 2008 a révélé le manque de coordination des décideurs de la planète. “2009 offre une occasion de renforcer la gouvernance mondiale et de construire une volonté politique pour restaurer la stabilité financière”, argue-t-elle. Le rapport rédigé par le réassureur Swiss Re, la banque Citigroup, l’assureur Zurich Financial Services et la société de bourse américaine Marsh & McLennan doit servir de base aux discussions de la réunion annuelle du WEF, qui s’ouvre le 28 janvier 2009  dans la station suisse de Davos.

RUSSIE : De nouveau l’approvisionnement en gaz pour l’Europe

13 janvier 2009
station-gaziere  Station gazière de Soudja à l’ouest de la Russie, près de la frontière ukrainienne, le 12 janvier 2009.
La Russie a ouvert les vannes approvisionnant l’Europe en gaz, tenant ainsi sa promesse, mais le coeur du conflit gazier russo-ukrainien reste entier, Kiev et Moscou n’ayant toujours pas trouvé d’accord sur les livraisons destinées à l’Ukraine. “Le gaz a déjà atteint l’Ukraine”, a déclaré un porte-parole de Gazprom, Denis Ignatiev. Kiev a confirmé peu après. “Le gaz russe a commencé à arriver en Ukraine. C’est le gaz destiné à l’Europe”, a dit le porte-parole de la société publique des hydrocarbures ukrainienne Naftogaz, Valentin Zemlianski. L’Union européenne “salue l’annonce par la Russie que les flux de gaz ont repris dans les tuyaux”, a indiqué le porte-parole de la Commission européenne, Ferran Tarradellas. Quelques minutes plus tôt, un responsable de la société gazière russe Gazprom, Sergueï Pavlov, donnait l’ordre de relancer les livraisons vers la Turquie, les Balkans et la Moldavie. “J’ai bien reçu l’ordre, nous le mettons en oeuvre”, a répondu un technicien de Gazprom de la station gazière de Soudja (ouest de la Russie, près de la frontière ukrainienne). M. Pavlov a déclaré que Gazprom allait pomper dans un premier temps 76,6 millions de m3 par jour, une quantité d’essai encore éloignée des quelque 300 millions de m3 quotidiens que l’Europe recevait via l’Ukraine avant le 1er janvier et le début du conflit gazier russo-ukrainien. La Commission européenne a parlé de “24 à 40 heures” avant que le gaz arrive aux clients européens. Bruxelles évoquait jusqu’ici un délai allant jusqu’à trois jours. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine avait donné l’ordre à Gazprom d’envoyer via l’Ukraine un volume d’essai de gaz vers l’Europe, les conditions fixées par Moscou pour cette reprise ayant été respectées. Kiev, Moscou et l’Union européenne avaient signé quelques heures avant, après un imbroglio de dernière minute, un accord mettant en place un système de surveillance du transit gazier en Ukraine, la Russie accusant les Ukrainiens de siphonner le gaz destiné à l’Europe. Des observateurs européens, russes et ukrainiens ont été déployés dans les stations gazières pour mesurer les quantités de gaz entrant et sortant d’Ukraine. Le “vol” de gaz était la justification russe pour débrancher mercredi les livraisons à l’Europe passant par le territoire ukrainien. Le gaz russe représente un quart de la consommation de l’Union européenne , dont 80% transite par les gazoducs ukrainiens. Moscou a d’ailleurs prévenu les Européens que si Kiev procédait à la moindre ponction sur le gaz destiné à l’Europe, le transit serait réduit proportionnellement à la quantité siphonnée. Le conflit gazier est loin d’être fini, l’Ukraine demeurant privée de gaz faute d’un accord sur sa dette envers Gazprom et sur le prix de son approvisionnement pour 2009. Et des difficultés semblent déjà émerger autour de la question du gaz dit technique, quelque 21 millions de m3 quotidiens qui servent à mettre les gazoducs ukrainiens sous pression. Pour trouver une solution à la guerre gazière russo-ukrainienne, selon Moscou, le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue tchèque Mirek Topolanek ont évoqué  l’idée d’un crédit de l’Union européenne et la Russie à Kiev pour payer son gaz. Les coupures russes, en pleine vague de froid, ont causé des dégâts économiques très importants en Europe, surtout en Slovaquie et en Bulgarie, deux pays de l’Union européenne qui dépendent de Moscou pour la quasi-totalité de leurs besoins en gaz. Les ministres de l’Energie de l’Union européenne  s’étaient réunis de leur côté lundi pour étudier les moyens d’éviter à l’avenir une nouvelle crise. Mais ils n’ont annoncé aucune mesure concrète, relançant seulement l’idée de stocks stratégiques de gaz, comme pour le pétrole.

FRANCE : Installation de l’autorité de concurrence

13 janvier 2009
A l’image des autres pays de l’Union européenne, la France aura enfin à partir de ce jour  une autorité unique chargée des problèmes de concurrence, aux prérogatives bien plus étendues que son prédécesseur, le Conseil de la concurrence. La ministre de l’Economie Christine Lagarde va officiellement lancer l’Autorité de la concurrence, instaurée par la Loi de modernisation de l’économie (LME). Cette entité s’inspire du rapport sur la libération de la croissance française de Jacques Attali, rendu public il y a douze mois, qui préconisait de mettre en place une autorité unique et indépendante chargée de veiller au respect de la concurrence. Au sein de l’Union européenne, seuls le Luxembourg et la France sont dotés d’une organisation bicéphale pour traiter les problèmes de concurrence comme les cartels ou les concentrations. Les autres ont une autorité unique et indépendante, en dehors de Malte dont l’autorité de la concurrence est rattachée au ministère de l’Economie. Jusqu’à présent en France, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) menait les enquêtes et le Conseil de la concurrence instruisait et décidait: sanctions pécuniaires, rejet, non lieu. La nouvelle entité, qui se veut plus efficace et plus rapide, récupérera la fonction d’enquêtes. D’ici la fin de l’année, ses effectifs devraient passer à 190 personnes, contre 130 pour le Conseil. Le nouvel organisme sera également seul chargé des contrôles de concentration, en cas de fusion entre entreprises, une prérogative auparavant rattachée au ministre de l’Economie, via la DGCCRF qui ne saisissait le Conseil qu’en cas d’opérations complexes. Le ministère de l’Economie pourra toujours opposer un veto exceptionnel à la décision de l’Autorité, à condition d’évoquer un intérêt d’ordre général autre que les problèmes de concurrence, comme le maintien ou la création de l’emploi. Autre point important: l’Autorité de la concurrence pourra s’exprimer spontanément sur des problèmes de concurrence ou des projets de loi, alors que le Conseil devait d’abord être saisi, par la DGCCRF, les collectivités territoriales ou les syndicats notamment. L’Autorité pourra toujours être saisie par ces entités, mais pas par des particuliers. Enfin, comme le souhaitaient les associations de consommateurs, elle aura un rôle clé dans la grande distribution. En cas de position dominante dans une zone de chalandise, l’Autorité pourra ordonner à une enseigne de céder des magasins. Elle aura aussi un droit de regard sur les opérations de rachat de magasins au niveau local. Bruno Lasserre, président du Conseil de la concurrence depuis 2004, devrait être nommé par décret présidentiel à la tête de l’Autorité. M. Lasserre a contribué à rendre le Conseil plus actif, en réduisant les délais de décisions à 15 mois, contre une moyenne de 38 mois en 2000 et en rendant des décisions emblématiques sur des ententes de prix dans les secteurs de la cosmétique, du BTP ou du jouet. L’une d’elles, rendue en 2005, a marqué les esprits: les opérateurs mobiles Orange, SFR et Bouygues Télécom ont écopé d’une amende de 534 millions d’euros pour entente illicite. Il y a un mois, le Conseil a infligé une sanction record (575,4 millions d’euros) à onze négociants en produits sidérurgiques qui s’étaient organisés en cartel et cassé l’exclusivité dont bénéficiait Orange sur la vente de l’iPhone.

CINEMA : Claude Berri s’est éteint à l’âge de 74 ans

13 janvier 2009
claude-berri-21-mai-2008-festival-international-de-cannes   Claude Berri, le 21 mai 2008 au festival international du film de Cannes
Réalisateur et puissant producteur, surnommé le “dernier nabab” du cinéma français, Claude Berri a succombé  à un accident vasculaire cérébral à l’âge de 74 ans après avoir été hospitalisé, alors qu’il tournait “Trésor”, son vingtième film. “C’est un très grand bonhomme qui disparaît, un acteur, un grand metteur en scène et un grand producteur qui malheureusement, n’a jamais reçu aucun grand prix du cinéma français, ni César ni Palme d’or”, a déclaré Jérôme Seydoux le Pdg de Pathé. “Il avait un flair, une intuition extraordinaires, il m’a tout appris. Notre collaboration a duré vingt ans, et elle s’est terminée par +Bienvenue chez les Ch’tis+ le plus gros succès du cinéma français de tous les temps”, a-t-il dit. “Le cinéma français est orphelin”, a affirmé Gilles Jacob, président du festival de Cannes. Claude Berri est décédé “des suites d’un accident vasculaire cérébral “, a indiqué l’agent Moteur ! qui précise que le tournage de son dernier film, “Trésor” avec Mathilde Seigner et Alain Chabat, va “se poursuivre malgré sa disparition”. Le cinéaste François Dupeyron — qui avait déjà assisté M. Berri, handicapé par un premier accident cérébral en 2006 pendant “Ensemble c’est tout”, tiré d’un roman d’Anna Gavalda –, le remplacera. Le producteur avait été admis dans le service de réanimation chirurgicale de l’hôpital de la Salpêtrière à Paris dans un “état neurologique très sévère”, et souffrait d’un “hématome intracrânien”. Incontournable, instinctif et ombrageux, le plus puissant des producteurs français, né Claude Langmann à Paris en 1934, était un autodidacte, fils d’un fourreur, qui avait démarré dans le cinéma comme comédien. Après avoir réalisé en 1962 le court métrage “Le Poulet” primé aux Oscars et à Venise, il avait signé plusieurs longs à coloration autobiographique, dont l’émouvant “Le vieil homme et l’enfant” (1967) où pendant la Seconde guerre mondiale un vieux paysan antisémite joué par Michel Simon, se prend d’affection pour un enfant juif caché chez lui. Claude Berri a connu le succès en réalisant le sombre “Tchao Pantin” qui a valu à Coluche le César du meilleur acteur en 1984, et “Manon des sources” et “Jean de Florette”, tirés de l’oeuvre de Marcel Pagnol. Il a au total produit une cinquantaine d’oeuvres, dont les premiers films de Pedro Almodovar, Milos Forman ou Roman Polanski, mais aussi ceux de Maurice Pialat, Patrice Chéreau, Claude Miller, Eric Rohmer, André Téchiné, Claude Zidi ou Jean-Jacques Annaud. “Il a inventé un type de production européenne à gros budget, avec un casting et des cinéastes importants, c’était un vrai entrepreneur, un homme de spectacle”, a estimé Serge Toubiana le directeur de la Cinémathèque dont M. Berri a été le président, de 2003 à 2007. Parmi les hommages qui lui étaient rendus lundi, Véronique Cayla, directrice générale du CNC a salué le producteur aux “intuitions fulgurantes” et à la “sensibilité exacerbée, qui a a su débusquer de nombreux succès populaires”. “Sans préjugé, animé par le goût du risque”, il a manifesté son ouverture pour toutes les formes de cinéma”, a dit la ministre de la Culture Christine Albanel, tandis que le président Nicolas Sarkozy rendait hommage à “l’un des les plus doués de sa génération”, saluant “la figure la plus légendaire du cinéma français”. Grand amateur et collectionneur d’art, Claude Berri avait ouvert en mars dernier à Paris un lieu dévolu à l’art contemporain, l’Espace Claude Berri. En 2003, dans son livre “Autoportrait”, il relatait les drames de sa vie: le suicide de sa première épouse, la défenestration de l’un de ses fils, le comédien Julien Rassam, et deux graves dépressions.

AFGHANISTAN : Karzai entame une visite de deux jours en Inde

12 janvier 2009
hamid_karzai_   Hamid Karzai
Le président afghan Hamid Karzai est parti  pour New Delhi, la capitale de l’Inde, sur  invitation du gouvernement indien.    Accompagné d’une délégation de haut rang constituée, entre  autres, du ministre des Affaires étrangères Rangin Dadfar Spanta,  le président afghan discutera avec les dirigeants indiens, dont le Premier ministre Manmohan Singh au cours de sa visite en Inde.  La visite du président Karzai en Inde survient juste quelques  jours après le voyage du président pakistanais Asif Ali Zardari à  Kaboul au cours duquel les deux dirigeants ont juré de combattre  conjointement le terrorisme.

TURQUIE : le premier ministre invite l’ONU à prendre des mesures au Proche-Orient

12 janvier 2009
erdogan   Recep Tayyip Erdogan
 Le Premier ministre turc, Recep  Tayyip Erdogan, a recommandé fortement à l’ONU de prendre des  mesures sur la tension au Proche-Orient.   Erdogan a fait ces remarques au cours d’une rencontre de son  mouvement, Justice et développement (AK), parti au pouvoir, à  Ankara, la capitale turque.  Erdogan a estimé que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait  assumer sa position et pousser Israël à appliquer la récente  résolution des Nations-unies visant à mettre un terme aux  incidents à Gaza.    Erdogan a déclaré que la Turquie fournit des efforts pour  mettre un terme à cette tragédie et est toujours dans un effort  sincère pour faire cesser la guerre à Gaza et stopper les  effusions de sang et les pleurs.    ”La Turquie poursuit ses initiatives pour mettre fin à  l’embargo et envoyer les vivres à Gaza,” a affirmé Erdogan.  IL a une fois de plus, appelé à une fin des attaques sur  Gaza, un cessez-le-feu immédiat et à la levée des embargos.  Le Premier ministre turc a indiqué que son émissaire spécial  prenait part à une rencontre en Egypte et la Turquie pourra  prendre des mesures selon la décision qui sortirait de cette  réunion

RUSSIE : perte de 800 millions de dollars pour Gazprom suite à l’arrêt des livraisons

11 janvier 2009
vladimir-poutine-le-10-janvier-2009-moscou  Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, le 10 janvier 2009 à novo-Ogaryovo
L’arrêt des livraisons de gaz russe via l’Ukraine à l’Europe a causé une perte d’environ 800 millions de dollars au géant gazier russe Gazprom, a déclaré  le Premier ministre, Vladimir Poutine, alors que la perspective d’une résolution rapide de la crise gazière semble s’éloigner. “Au cours de ces derniers jours d’arrêt des livraisons via l’Ukraine, Gazprom a subi des pertes d’environ 800 millions de dollars. Gazprom a dû stopper le travail de plus de 100 puits, même s’il n’y a pas de danger de séquelles sur le plan technologique”, a-t-il déclaré. En outre, “cela nuit à son image, comme vous le savez”, a-t-il ajouté. “Gazprom ne subit ces pertes que parce qu’il ne peut pas livrer sa production à ses partenaires”, a-t-il ajouté. Revenant sur la crise gazière, qui semblait  en voie de résolution mais semble à nouveau figée, M. Poutine a appelé l’Europe à faire pression sur l’Ukraine. “Il faut que l’Europe donne un signal clair et compréhensible: pas pour dire à la Russie qu’elle doit vendre sa marchandise à bon marché, mais à l’Ukraine, pour qu’elle se comporte de façon normale et civilisée”, selon lui. “En l’absence de signaux clairs de marché sur le prix des hydrocarbures, ces économies  ne vont jamais aspirer aux économies d’énergie”, a-t-il insisté. “L’Ukraine a signé la Charte de l’Energie, elle veut passer pour un Etat européen civilisé, elle ne doit pas couper le transit  vers les Etats européens, malgré sa vive envie de recevoir du gaz à un prix inférieur à ceux en vigueur dans le monde”, a-t-il dit. Il a une nouvelle fois insisté sur la nécessité de diversifier les voies d’approvisionnement vers l’Europe. Le Premier ministre a par ailleurs souligné que la Russie n’excluait pas de participer au processus de privatisation du système ukrainien de gazoducs, avec l’accord de Kiev. “Nous pouvons prendre part à la privatisation, si l’Ukraine en prend la décision. Notre proposition il y a quelques années consistait à louer à long terme le système de transit de gaz ; l’Etat ukrainien doit garder la propriété du système lui-même”, a-t-il indiqué.

RUSSIE/UKRAINE : le travail des observateurs retardé selon Gazprom

11 janvier 2009
alexei-miller-pdg-de-gazprom-10-janvier-2009-moscou2  Le PDG de Gazprom Alexeï Miller, le 10 janvier 2009 à Novo Ogarevo, près de Moscou
Le travail des observateurs devant s’assurer que le gaz russe circule sans encombre entre la Russie et l’Europe via l’Ukraine est retardé, Moscou n’ayant pas reçu la version de l’accord signé par Kiev créant ce mécanisme, a indiqué  le groupe gazier russe Gazprom. “Nous n’avons pas reçu par les canaux officiels l’accord de surveillance (du transit gazier) signé par toutes les parties, ce qui retarde notre travail”, a déclaré le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov. Cet accord est la condition fixée par Moscou pour reprendre ses livraisons de gaz vers l’Europe via l’Ukraine, interrompues  afin  éviter que Kiev ne siphonne les approvisionnements européens. M. Kouprianov a cependant indiqué que les observateurs de Gazprom, qui doivent travailler aux côtés de collègues européens et ukrainiens dans les stations de mesure gazières , étaient “prêts” à s’envoler pour l’Ukraine “le plus rapidement possible”. “Un groupe d’observateurs de Gazprom et de la Commission européenne se préparent à commencer le travail dans les stations de mesure gazières en Russie et en Ukraine. Ils sont prêts à s’envoler vers ces sites le plus vite possible”, a-t-il déclaré. Trois observateurs européens dont des représentants des groupes énergétiques français GDF-Suez et E.ON Ruhrgas se trouvaient  en route depuis Kiev pour la station de contrôle de Soudja, située en Russie. L’accord mettant en place ce système de surveillance, négocié par la présidence tchèque de l’Union européenne, avait été signé par la Russie  par l’Ukraine. L’Union européenne veut que le gaz russe recommence à circuler dans les gazoducs passant par le territoire ukrainien, d’autant qu’il lui faudra trois jours pour atteindre l’Europe. Ni Gazprom, ni les officiels russes n’ont cependant évoqué une date pour la reprise des exportations.

ALGERIE : Favorable pour augmenter ses livraisons en gaz pour l’Union européenne

11 janvier 2009
ENERGY-CONGRESS/SPECULATE    Le ministre de l’énergie et des mines Chakib Khelil
 L’Algérie est prête à augmenter  ses quantités de gaz livrées à ses partenaires européens si les  contrats gaziers qui la lient à ces derniers le permettent, a  indiqué  le ministre algérien de l’Energie et des Mines,  Chakib Khelil.  ”Nous avons des contrats à long terme qui nous lient à nos  différents partenaires en Europe, (…) nous pouvons augmenter les quantités livrées à ces partenaires si les contrats le permettent”, a indiqué M. Khelil après un entretien avec la ministre  néerlandaise des Affaires économiques, Mme Maria Van Der Hoeven,  en visite de travail de deux jours en Algérie.  Mais “si les contrats ne le permettent pas nous ne pouvons  augmenter notre approvisionnement”, a expliqué M. Khelil.  A propos de la crise gazière russo-ukrainienne, M. Khelil a  indiqué que ce problème sur les prix du gaz russe livré à  l’Ukraine est “commercial et non pas politique”.  L’Algérie, “elle même mène des négociations avec l’Espagne sur la question des prix du gaz”, a dit M. Khelil, soulignant que ce  différend ne constituera jamais “une raison pour l’Algérie de  couper ses livraisons de gaz à l’Espagne”.  Fournisseur de gaz fiable de l’Union européenne depuis 30 ans, l’Algérie assure actuellement à l’Union européenne environ 12% de ses besoins en gaz naturel, notamment à travers les deux gazoducs en fonction  avec l’Italie et l’Espagne, et par des fournitures de plus en plus importantes de GNL

TUNISIE : Exportation d’oranges maltaises dès la mi-janvier

11 janvier 2009
La région de Nabeul connaît une grande dynamique avec la progression de la récolte et de la commercialisation des agrumes qui envahissent déjà les étalages des marchés partout dans le pays. Quant à l’exportation des maltaises, elle est prévue pour la première quinzaine de janvier, période durant laquelle cette variété très prisée sur le marché extérieur arrive à maturité. Ces exportations drainent des recettes en devises de l’ordre de 11 millions de dinars en moyenne par an. Quelque 27 mille tonnes ont été exportées durant la précédente campagne agricole. Pour ce qui est de l’actuelle campagne, La production d’agrumes dans la région de Nabeul devrait atteindre 218 mille tonnes sur un total national estimé à 300 mille. La région enregistre une légère baisse par rapport à la récolte précédente qui était de 230 mille tonnes. Cette baisse est attribuée au recul de la production des maltaises de 14pc pour se « limiter » à 95 mille tonnes après le record enregistré durant la campagne précédente. Les autres variétés réalisent une hausse de 10 à 30pc. Il s’agit, notamment, de la clémentine dont la production passe de 19500 à 21500 tonnes et la Thomson de 22500 à 23600. La progression de ces variétés durant les dernières années, a été favorisée par l’entrée en production des jeunes plantations sur une superficie de 2300 ha et du projet d’extension de la zone de protection des agrumes sur une superficie de 2800 ha. Ces surfaces réparties entre Menzel Bouzalfa, Beni Khaled, Bouargoub, Soliman et Grombalia bénéficient d’apport supplémentaire en eau d’irrigation. Le secteur est doté, depuis 1995, d’un plan de développement de la production et d’un programme d’alimentation de la nappe phréatique dans les localités de Itha, Sidi Alya et El Kobba. Une unité de production d’insectes stériles a été créée à Beni Khaled avec des investissements de 650 mille dinars. Un centre technique des agrumes a été lancé. En outre, une campagne nationale de lutte contre la mouche blanche est menée régulièrement. Ces initiatives ont contribué à renforcer les indicateurs de développement du secteur qui compte aujourd’hui 14 pépinières d’une capacité de production de 400 mille plants par an. La superficie totale des plantations d’agrumes a été portée à 14400 ha en 2008 contre 10350 en 1986, soit un accroissement de 36 pc. Le nombre total de pieds d’agrumes atteint 3 millions 800 mille. Celui des arbres productifs a augmenté de 3pc et des jeunes plans de 27 pc.

UKRAINE : accord signé sur le contrôle de transit de gaz russe vers l’Europe

11 janvier 2009
ioulia-timochenko  Ioulia Timochenko premier ministre ukrainien
L’Ukraine a signé un accord sur  le contrôle du transit de gaz russe vers l’Europe via l’Ukraine, a annoncé le Premier ministre ukrainien Ioulia Timochenko    “Nous avons démontré une nouvelle fois notre bonne volonté”,  a-t-elle affirmé. Mme Timochenko a fait cette annonce à Kiev au terme de sa  rencontre avec le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dont  le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne.  
US-CZECH-POLITICS-BUSH-TOPOLANEK   Mirek Topolanek, président de l’Union européenne
M. Topolanek a fait  la navette entre Kiev et Moscou en  tant que médiateur. Il a persuadé finalement l’Ukraine d’accepter  un tel accord permettant le déploiement des observateurs aux  points clés de transit de gaz aussi bien en Ukraine qu’en Russie,  afin d’assurer que le gaz destiné aux clients européens leur  parvient en totalité.  “Rien n’empêche la Russie de prendre les livraisons de gaz  maintenant. L’accord est très important pour nous, nous ne ponvons pas permettre que l’ensemble du système de l’énergie de l’Europe  s’écroule”, a dit M. Topolanek.  La Russie reprendra les livraisons de gaz vers l’Europe  ”immédiatement” après la mise en place du mécanisme de contrôle du transit via l’Ukraine, a déclaré le Premier ministre russe  Vladimir Poutine. Mais il a averti que les livraisons seraient  réduites si la Russie constatait à nouveau des “vols” de gaz dont  elle accuse l’Ukraine.  L’Union européenne importe 25% du gaz qu’elle consomme de Russie, dont 80%  transite par l’Ukraine. La Russie a suspendu  les livraisons de gaz  destinées à l’Europe via l’Ukraine suite à l’échec de négociations avec Kiev sur le prix à payer pour le gaz russe en 2009. Moscou  accuse Kiev de “voler” le gaz russe transité sur son territoire,  ce que dément l’Ukraine.

RUSSIE/UKRAINE : un accord et pression sur Kiev

10 janvier 2009
premier-ministre-vladimir-poutine-et-mirek-topolanek-tcheque-10-janvier-2009   Le premier ministre russe Vladimir Poutine  et son homologue tchèque Mirek Topolanek,le 10 janvier 2009 à Novo Ogarevo, près de Moscou
La Russie et l’Union européenne ont signé  un accord sur le contrôle du transit de gaz russe via l’Ukraine, accentuant la pression sur Kiev pour se plier au compromis qui ouvrirait la voie à une reprise des livraisons vers l’Europe. L’accord russo-européen a été signé dans le cadre de la visite du Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, dont le pays préside l’Union européenne, à son homologue russe Vladimir Poutine, dans la banlieue de Moscou. Le texte détaille les conditions du contrôle du transit du gaz russe sur le territoire ukrainien vers l’Europe, principal point de friction entre Moscou et Kiev pour la reprise des livraisons. “M. Topolanek est venu de Kiev et a apporté un document avec lequel nous sommes d’accord”, a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse. “Je suppose qu’il sera signé aujourd’hui à Kiev et je ne vois aucune raison de ne pas le signer”, a-t-il ajouté. “Les signatures ne devraient pas être un problème en Ukraine”, a renchéri M. Topolanek. Le président sortant George W. Bush a assuré au Premier ministre tchèque Mirek Topolanek qu’il soutenait les efforts de l’Union européenne en vue de parvenir à la reprise des livraisons de gaz russe à l’Europe via l’Ukraine, a dit samedi la Maison-Blanche. Le Premier ministre tchèque était attendu dans la soirée à Kiev pour tenter d’obtenir le feu vert des Ukrainiens lors d’une rencontre avec son homologue ukrainienne, Ioulia Timochenko.
ukraine-russie-ue1   Le premier ministre tchèque Mirek Topolanek  avec son homologue ukrainienne Ioulia Timochenko  et le président Victor Iouchtchenko, le 9 janvier 2009 à Kiev
L’accord sur le contrôle du transit de gaz russe vers l’Europe pourrait être signé, a indiqué de son côté le vice-ministre ukrainien des Affaires étrangères, Kostiantin Eliseïev. Avant d’arriver à Moscou, M. Topolanek s’était rendu à Kiev vendredi pour y rencontrer le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko et Mme Timochenko. La Russie reprendra les livraisons de gaz vers l’Europe “immédiatement” après la mise en place du mécanisme de contrôle du transit via l’Ukraine, a assuré M. Poutine. Mais il a averti que les livraisons seraient réduites si la Russie constatait à nouveau des “vols” de gaz dont elle accuse l’Ukraine. Au début de sa rencontre avec M. Topolanek, M. Poutine avait accusé l’Ukraine d’aggraver la crise en se livrant à un “blocus gazier” de l’Europe, privée depuis quatre jours de gaz russe transitant par l’Ukraine en raison d’un conflit entre Moscou et Kiev sur le prix du gaz et des arriérés de paiement. La mise en place de la mission composée d’experts internationaux est une condition essentielle à la reprise des livraisons de gaz vers l’Europe, la Russie accusant l’Ukraine de voler au passage le gaz destiné à l’Europe. Les relations politiques notoirement tendues entre le président ukrainien et son Premier ministre jouent également un rôle dans la crise, a dit M. Topolanek, affirmant toutefois avoir réglé ce problème. L’Europe est pressée de voir reprendre les livraisons de gaz russe via l’Ukraine car leur arrêt a déjà provoqué des dégâts économiques “très importants”, a insisté  la Commission européenne. De plus, un délai de trois jours sera nécessaire pour acheminer le gaz vers les pays clients une fois le robinet rouvert. En attendant, l’arrêt des livraisons de gaz russe continue d’affecter fortement plusieurs pays d’Europe centrale et balkanique, où sévit justement une vague de froid. Même si M. Topolanek parvient samedi à arracher un accord pour la réouverture des vannes, la querelle Moscou-Kiev, qui représente le coeur du problème, ne s’en trouvera pas réglée pour autant. Les deux pays se déchirent sur des problèmes de tarif pour le gaz en 2009 et sur le montant des arriérés de paiement de l’Ukraine.

TUNISIE : 10e session du conseil supérieur de la recherche scientifique

10 janvier 2009
mohamed_ghannouchi1   Mohamed Ghannouchi, premier ministre de Tunisie
Le Conseil supérieur de la recherche scientifique et de la technologie a tenu sa 10ème session,  au palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence de M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, et en présence de plusieurs membres du gouvernement et de représentants des partis politiques et des organisations nationales. Dans une allocution, M. Mohamed Ghannouchi a indiqué que cette réunion offre l’opportunité d’évaluer les résultats enregistrés au niveau du secteur de la recherche scientifique et de la technologie, durant l’année 2008, et d’examiner les orientations tracées pour l’année 2009, en concrétisation de la position privilégiée accordée à ce secteur, dans les plans et programmes nationaux. Il a, par ailleurs, mis en exergue l’évolution positive que connaît le secteur de la recherche scientifique et de la technologie, sous l’impulsion du président Zine El Abidine Ben Ali et grâce aux décisions et mesures prises pour promouvoir ce secteur dont, notamment l’augmentation des crédits alloués à la recherche scientifique qui ont atteint 1,25 pc du PIB, cette année, la restructuration du système de la recherche et la tenue, une fois par an au moins, d’un conseil ministériel consacré à l’évaluation de la marche du secteur. Il a, par ailleurs, souligné l’importance de la création de l’Agence nationale de l’innovation et de la recherche technologique qui assume un rôle de premier plan dans la valorisation des brevets d’invention, l’établissement des liens entre les ministères de tutelle et les structures de la recherche scientifique et le renforcement de la créativité au niveau du tissu associatif. Il a salué les efforts déployés pour consolider davantage les relations entre les centre de recherche scientifique et les entreprises économiques, se félicitant de l’orientation vers les spécialités à haute valeur ajoutée, ce qui est de nature à diversifier le tissu économique, à faciliter l’insertion des diplômés universitaires dans le marché de l’emploi et à renforcer la compétitivité de l’économie nationale. Les participants ont ensuite écouté le rapport périodique du conseil dans lequel le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie, a précisé que l’année 2008 a été marquée par la poursuite de la réforme et la restructuration du système national de recherche scientifique, ce qui a aidé à dynamiser son rôle, à valoriser ses résultats et à l’orienter davantage vers les objectifs prioritaires du développement. Il a indiqué que ce système comporte, aujourd’hui, 33 centres de recherche, 146 laboratoires et 638 unités de recherche, réunissant 14 mille professeurs et chercheurs. Il a passé en revue les nombreux projets pilotes réalisés dans les secteurs prioritaires. Le ministre a ajouté que l’année écoulée a été, aussi, marquée par le démarrage des activités les groupements des services dans le domaine de la recherche scientifique, dans le but de conférer aux structures de la recherche davantage d’efficacité et de réactivité, de rationaliser leurs acquisitions et de promouvoir davantage leurs ressources humaines. Il a expliqué que les prochains mois verront la mise en place de nouveaux pôles à Gafsa, Médenine et Jendouba, ainsi que la création de nouvelles pépinières d’entreprises qui sont, actuellement, au nombre de 31 réparties entre 20 gouvernorats. Un débat s’est instauré entre les membres du conseil au cours duquel le secrétaire général adjoint du Rassemblement, chargé du programme présidentiel a rappelé les manifestations qui ont marqué l’année 2008, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de la création de l’Université Tunisienne et l’organisation de journées nationales de la recherche scientifique. Il a exprimé, dans ce contexte, la fierté des réformes engagées dans le secteur de la recherche scientifique et de la technologie, soulignant que le chef de l’Etat considère ce secteur comme étant un secteur stratégique. Il a ajouté que les objectifs ambitieux tracés pour ce secteur, dans le cadre du programme présidentiel pour la Tunisie de Demain, ont été réalisés en 2009. Il s’agit, notamment, de l’augmentation de la part de ce secteur dans le produit intérieur brut (PIB) et de la création d’une pépinière d’entreprises dans chaque gouvernorat. Le secrétaire général adjoint du RCD a appelé à la promotion du rôle des pépinières d’entreprises, à renforcer les programmes de recherche dans les secteurs porteurs dont, en premier lieu, le secteur biologique et les énergies renouvelables et à consolider le tissu des associations opérant dans le secteur de la recherche scientifique en milieux éducatif, universitaire et de formation afin de stimuler chez les jeunes générations l’esprit de créativité et d’innovation. Il a également appelé à dresser un inventaire global des différentes mesures prises dans le secteur pour encourager les inventeurs, protéger les brevets d’invention, les faire connaître auprès des milieux universitaires, scientifiques et professionnels et promouvoir davantage les programmes de la recherche appliquée, au service de l’entreprise. Il a, aussi, appelé à associer les chercheurs et les experts résidant à l’étranger aux projets de recherches et d’études, et à former des groupements de recherche. Le représentant du Mouvement des démocrates socialistes (MDS) a fait observer que les étapes franchies par la Tunisie dans le domaine de la recherche scientifique et de la technologie laissent entrevoir la réalisation de résultats positifs, appelant à conférer davantage de souplesse à la gestion des structures de recherche, à adopter le principe de l’évaluation a postériori et à faciliter l’accès des chercheurs à l’information. Il a souligné la nécessité d’accélérer l’étude des demandes de création des unités de recherche, de simplifier les procédures administratives, de prendre en considération les coûts des missions de recherche scientifique, d’offrir les moyens logistiques au chercheur, et d’accorder une attention particulière au secteur de la traduction. Il a, à ce propos, recommandé d’appuyer les recherches doctorales dans les domaines encore inexplorés, notamment, celles relatives au traitement des phénomènes sociaux. Le représentant du parti social libéral (PSL) s’est déclaré satisfait de la mutation qualitative que connaît le secteur de la recherche, en dépit des potentialités limitées de certaines de ses structures, soulignant l’impératif de renforcer davantage la culture de la recherche, d’améliorer la situation matérielle des chercheurs, de consolider la recherche dans la filière des techniques et des sciences de l’ingénieur et d’associer les patients aux essais cliniques durant la phase qui précède la mise sur le marché des médicaments, s’agissant notamment des maladies chroniques. Le secrétaire général du PVP a passé en revue les difficultés que connaît le secteur de la recherche scientifique dans les domaines des industries mécaniques, soulignant l’impératif de les surmonter, compte tenu de l’intérêt économique que revêt ce secteur stratégique. Le représentant du parti “Ettajdid” a réaffirmé l’impératif d’accélérer le rythme des réformes du système de la recherche scientifique, de promouvoir son rendement et de tirer profit des expériences précédentes de manière à raffermir la corrélation étroite entre le secteur de la recherche et celui de la production. De son côté, le représentant de l’UDU a mis l’accent sur la promotion des ressources humaines et des compétences exerçant dans ce secteur, en vue d’améliorer sa rentabilité en concrétisation des orientations nationales fixées dans ce domaine. Le débat s’est poursuivi avec l’audition des interventions des représentants des organisations nationales. Le représentant de l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) a souligné la nécessité de mettre en place un plan national pour coordonner l’action des différentes parties concernées, d’axer les efforts sur les secteurs porteurs à haute valeur ajoutée, et d’accorder l’intérêt requis à la protection des brevets d’invention. De son côté, le secrétaire général-adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a mis l’accent sur l’importance stratégique de la recherche scientifique en tant que support du développement. Il a souligné que les recherches scientifiques doivent être productives et traduites en projets concrets. A ce propos, il a appelé à la restructuration de la recherche scientifique et de ses potentialités, à renforcer la coordination entre le secteur de la recherche scientifique et celui de la production et à diversifier la coopération étrangère dans ce domaine. Concernant le problème du financement, il a expliqué que l’organisation syndicale considère que l’enseignement est un service public, mettant l’accent sur la nécessité de coordonner l’action entre les secteurs public et privé. Pour sa part, le représentant de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) s’est félicité de la place privilégiée et prioritaire accordée par le chef de l’Etat au secteur de la recherche, en raison de son rôle dans la consolidation de la compétitivité de l’économie et dans la multiplication des opportunités d’emploi. Il a, par ailleurs, insisté sur l’importance de la recherche scientifique agricole, dans un contexte marqué par l’acuité des changements climatiques. La recherche agricole, a-t-il dit, contribue à l’enrichissement des ressources locales, à la consolidation du système agricole national, à la réalisation de la sécurité alimentaire et à la production de nouvelles variétés de semences, notamment pour les céréales et les fourrages. Il a, aussi, souligné la nécessité d’orienter les efforts de recherche vers les produits agricoles qui font la renommée de la Tunisie, tels que l’oléiculture, la viniculture, la culture des agrumes et la culture biologique. Sont intervenu, au cours des travaux, MM Kamel Morjane, ministre de la Défense nationale, Béchir Tekkari, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Nadhir Hamada, ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abderraouf El Basti, ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, Afif Chelbi, ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, Abderrazak Daaloul, secrétaire d’Etat, chargé de la pêche, ainsi que Mmes Lamia Chaffai Sghaier, secrétaire d’Etat, chargée de l’Informatique, de l’Internet et de Logiciels libres, et Najoua Miladi, secrétaire d’Etat, chargée des Etablissements hospitaliers. Les membres du gouvernement ont souligné la volonté d’aller de l’avant sur la voie de la promotion de ce secteur sensible et d’orienter la recherche vers les priorités du développement économique et social. Ils ont souligné l’importance de la coopération constructive entre le ministère de l’enseignement supérieur et les structures relevant de leurs départements respectifs, compte tenu de l’impact direct du secteur de la recherche scientifique et de la technologie sur les divers aspects de la vie quotidienne et de son rôle dans le renforcement de la coopération internationale avec les centres spécialisés à l’étranger. S’agissant des priorités d’avenir dans le domaine de la recherche, les membres du gouvernement ont souligné que l’on s’oriente désormais vers la facilitation de l’accès aux données à caractère législatif, la promotion de la recherche médicale militaire et celle se rapportant au patrimoine national, outre le projet de création d’une école de traduction au niveau du troisième cycle de l’enseignement supérieur. Ils ont recommandé de faire participer les chercheurs en psychologie et en sociologie aux travaux de recherche scientifique liée à l’étude des phénomènes sociaux, d’assurer le suivi des efforts d’évaluation du rendement des laboratoires de recherche et de valoriser les potentiels du pôle technologique de Médenine qui réalise d’importants résultats en matière de lutte contre la désertification et d’exploitation des plantes médicinales et de fourrages exportables. L’accent a été mis, par ailleurs, sur la prise de conscience des chefs d’entreprise de l’impératif d’accorder un intérêt particulier à la recherche et de moderniser les outils de production. Actuellement, 400 entreprises tunisiennes sont dotées de laboratoires de recherche et 400 autres ont introduit de nouveaux équipements pour la promotion de la production. Les efforts déployés en matière de recherche médicale ont été, également, évoqués, s’agissant notamment des recherches épidémiologiques et cliniques menées par des compétences tunisiennes en collaboration avec des institutions internationales. En réponse aux interventions des participants, le Premier ministre a mis l’accent sur l’apport de la recherche scientifique dans la consolidation de l’aptitude du pays à réaliser les objectifs escomptés dont en particulier l’impératif de se hisser au rang des pays développés. Il s’est félicité à cet égard de l’unanimité exprimée par les membres du conseil concernant les étapes importantes accomplies par la Tunisie dans ce domaine, faisant remarquer que les insuffisances du secteur ne pourront pas occulter la mutation profonde que connaît le dispositif de la recherche scientifique en Tunisie. Il a précisé que les articles publiés par des compétences tunisiennes dans les revues scientifiques internationales ont doublé entre 1999 et 2008 et que le nombre des brevets d’invention est estimé, actuellement, à 18 brevets. Le Premier ministre a estimé que ces chiffres confortent les efforts déployés en vue d’instaurer une culture de recherche mettant à contribution tous les ministères concernés. Il a relevé que la prochaine étape commande de déployer des efforts supplémentaires en vue de consolider ce dispositif et d’améliorer la formation à travers l’élaboration de thèses de doctorat de haute qualité et l’amélioration des aptitudes à s’adapter aux nouveautés, à travers la veille technologique. M. Ghannouchi a appelé à la nécessité d’établir des priorités au niveau de la recherche et d’éviter la dispersion des efforts, de manière à permettre à la Tunisie d’acquérir une plus grande aptitude à contribuer à l’effort international et d’axer sur les secteurs où elle peut se distinguer. Il a aussi appelé à renforcer les actions de partenariat avec des institutions de recherche à l’étranger. Le Premier ministre a, en outre, mis l’accent sur l’importance de la décision du président Ben Ali fixant l’âge de la retraite à soixante-cinq ans pour les professeurs de l’enseignement supérieur, permettant ainsi de bénéficier au maximum des expériences et des hautes compétences dans la recherche académique. M. Ghannouchi a relevé également que l’ultime but est de renforcer la qualité de l’enseignement à travers la mise à niveau des facultés, de manière à ce qu’elles atteignent un niveau garantissant leurs capacités à former des promotions ayant de hautes qualifications et des expertises pour faciliter leur insertion dans le marché de l’emploi, en Tunisie et à l’étranger. Il a mis l’accent sur la relation étroite entre la recherche scientifique et la technologie et l’amélioration de la productivité qui constitue l’axe principal du dialogue national ordonné par le président de la République en vue d’accroître le rendement et de renforcer la capacité de l’économie nationale à garantir une croissance soutenue.

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