10 janvier 2009
Le thème de “la crise financière internationale” a fait l’objet d’une table ronde organisée, à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis. M. Taoufik Rajhi, expert économique auprès de la Banque africaine de développement (BAD), a indiqué, au cours d’une communication présentée à l’ouverture de la manifestation, que la croissance des exportations africaines reculera en 2009, sous l’effet de l’influence de la crise financière internationale, pour atteindre 4,8 pc contre 26,9 pc en 2008, ajoutant que cela aboutira à la baisse des taux de croissance dans la région, dont l’exportation est l’un des principaux moteurs de développement. Il a précisé que la régression des exportations africaines est dû au ralentissement de l’économie internationale. Il a ajouté que les prix des matières premières ” le pétrole et dérivés, les métaux, le cacao, le café..” qui constituent les principales matières d’exportation en Afrique verront une baisse des investissements étrangers directs (IDE) principalement axés sur l’investissement dans ces matières premières africaines. Il a déclaré que la limitation des retombées de ces facteurs sur les économies africaines nécessite de dynamiser la consommation et le commerce au niveau national et la mobilisation au niveau de chaque pays de ses ressources propres afin de réaliser de nouveaux investissements et de créer des emplois additionnels. M. Rajhi a souligné l’importance d’adopter une démarche solidaire favorisant la complémentarité des économies entre différents groupements régionaux homogènes, à l’instar de “l’Union du Maghreb Arabe” (UMA) afin de faire face ensemble aux défis de l’heure. Pour sa part, M. Moez Mohamed Salah Souilem, Directeur général adjoint des finances extérieures à la BCT, a passé en revue les différentes mesures prises par la Tunisie pour faire face aux répercussions possibles de la crise financière internationale. Il a mis en exergue la pertinence des mesures décidées par le président Zine El Abidine Ben Ali le 23 décembre 2008 pour soutenir les programmes sectoriels et ceux des entreprises qui pourraient être affectés durant la prochaine période par les répercussions de la crise financière internationale et leur permettre de préserver le rythme de leurs activités au niveau de la production et de l’exportation. Plusieurs experts économiques et des représentants de la BCT, ainsi que de la BAD en plus d’un certain nombre de représentants d’institutions financières tunisiennes ont participé à cette rencontre.
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Afrique - Maghreb | Tagué: BAD, Banque africaine de développement, Banque Centrale de Tunisie BCT, Crise financiere internationale, IDE - Investisseurs étrangers directs, Matières premières, Moez Mohamed Salah Souilem, Taoufik Rajhi, Tunis, Tunisie |
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10 janvier 2009
Le ministre turc de l’Energie et des Ressources naturelles Mehmet Hilmi Guler a indiqué que la Turquie tenait des négociations avec la Russie et l’Ukraine pour mettre un terme à leur dispute sur le gaz naturel. La Turquie a continué sa médiation pour résoudre la dispute sur le gaz naturel entre la Russie et l’Ukraine, a souligné M. Guler. ”Nous avons discuté avec Gazprom (compagnie russe de gaz) et Naftogaz (compagnie ukrainien de gaz), et les ministres de l’Energie des deux pays”, a fait savoir M. Guler. Selon M. Guler, il a rencontré l’ambassadeur ukrainien Sergei Korsunsky en Turquie et a discuté avec lui du développement de la situation et de propositions pour trouver une solution. M. Korsunsky lui a transmis une lettre signée par un vice-Premier ministre ukrainien, un chef du bureau exécutif de Naftogaz et un commissaire européen pour l’énergie, concernant la demande de l’Ukraine à la Turquie pour une solution, a fait savoir M. Guler. La Turquie connaît bien sa responsabilité de fournir du gaz naturel non seulement à ses citoyens mais également à l’Europe, et souhaite que la dispute serait résolue le plus tôt possible, a ajouté le ministre. Le 6 janvier 2009 , M. Guler a annoncé que la livraison de gaz naturel de la ligne occidentale de Russie vers la Turquie via l’Ukraine a été complètement interrompue. La Russie a coupé la livraison en gaz à l’Ukraine le jour du nouvel an après que les deux pays n’eurent pas pu se mettre d’accord sur les arriérés de paiment de l’Ukraine et le prix de gaz pour 2009. Une semaine plus tard, la Russie a coupé le ravitaillement en gaz à l’Europe vias l’Ukraine, indiquant qu’elle était obligée de le faire parce que l’Ukraine a fermé toutes les routes de transit du gaz vers l’Europe.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Conflit gazier russo ukrainien, Europe, Gaz naturel, Gazprom, Kiev, met Hilmi Guler, Ministre Meh, Moscou, Russie, Sergei Korunsky, Turquie, Ukraine |
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10 janvier 2009
Les quatre principaux partis parlementaires de la Macédoine ont convenu d’organiser la prochaine élection présidentielle en mars 2009. Les leaders des partis ont également accepté qu’il y aura pas de vote électronique au cours des élections présidentielles et locales, selon des informations parvenues à Tirana en provenance de Skopje. ”Nous acceptons la proposition des Socialistes d’opposition d’abandonner le système d’élections électronique, compte tenu du fait que le système a était récemment introduit et certains problèmes ont survenu dans les pays qui l’ont appliqué”, a expliqué le Premier ministre macédonien Nikola Gruevski. Entre-temps, le parlement macédonien a adopté un amendement à la loi électorale du pays, en baissant la participation minimale des électeurs à la présidentielle de 50% à 40%. Le président macédonien est élu pour un mandat de cinq ans, alors qu’une personne peut être élue pour deux mandats consécutifs. Branko Crvenkovski, président sortant macédonien, a prêté serment en mai 2004.
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Europe - Union européenne | Tagué: Branko Crvenkovski, Macédoine, Nikola Gruevski, Skopje, Tirana |
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9 janvier 2009
Le chef des opérations d’Al-Qaïda au Pakistan et son lieutenant ont été tués la semaine dernière par un missile tiré par un drone américain dans les zones tribales du nord-ouest, frontalières avec l’Afghanistan, ont assuré des responsables américains et pakistanais. Il s’agit du kenyan Oussama al-Kini, considéré comme le chef des opérations d’Al-Qaïda au Pakistan, et son bras droit Sheikh Ahmed Salim Swedan, avait indiqué un responsable américain du contre-terrorisme, sous couvert d’anonymat. Leur mort a été confirmée par des hauts responsables des services de sécurité pakistanais, qui ont également requis l’anonymat. Selon eux, ils ont été tués le 1er janvier par un missile américain tiré par un drone venant d’Afghanistan, aux côtés de trois autres combattants d’Al-Qaïda dans le secteur de Karikot du district tribal du Waziristan du Nord. Les deux hommes figuraient sur la liste des personnes les plus dangereuses recherchées par le FBI, pour leur implication dans les attentats quasi-simultanés contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998. Oussama al-Kini était également soupçonné d’avoir fomenté l’attentat suicide au camion piégé qui a détruit l’hôtel Marriott d’Islamabad le 20 septembre dernier, faisant 60 morts.
Pakistan-Al-Qaïda
Il était aussi tenu pour responsable d’une tentative d’assassinat à Karachi (sud) visant l’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto à son retour d’exil le 18 octobre 2007, dans un attentat suicide dévastateur qui avait tué 139 personnes. Mme Bhutto a été assassinée au cours d’un second attentat, le 27 décembre 2007 qui a également tué 23 autres personnes. Le responsable américain a refusé de préciser les circonstances dans lesquelles les deux hommes ont été tués. Ils sont morts lors d’une frappe de missile le 1er janvier 2009. Citant des responsables du contre-terrorisme, qu’al-Kini est le huitième haut responsable d’Al-Qaïda tué dans des frappes clandestines de la CIA dans les zones tribales pakistanaises depuis juillet. Les deux hommes auraient été en train de planifier de nouvelles attaques; “Ils sont morts en préparant de nouveaux actes de terreur”. Les tirs de missiles américains dans les zones tribales pakistanaises, au coeurs de montagnes inexpugnables et considérées comme le nouveau bastion d’Al-Qaïda et des talibans, sont devenus très fréquents ces derniers mois. Ils sont principalement tirés par des avions sans pilote drones de la CIA (agence de renseignement américaine), mais aussi par ceux des troupes américaines qui combattent les talibans en Afghanistan. Islamabad proteste systématiquement en public mais la presse pakistanaise et américaine font régulièrement état d’accords secrets entre Washington et Islamabad, son allié-clé dans sa “guerre contre le terrorisme” islamiste, pour des tirs ciblant Al-Qaïda et des responsables talibans. Ces bombardements n’épargnent toutefois pas les civils dans certains cas.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Afghanistan, Al Quaida, FBI - CIA, Islamabad, islamiste, Kenya, Oussama al-Kini, Pakistan |
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9 janvier 2009
Mondher Zenaidi, ministre de la santé
M. Mondher Zenaidi, ministre de la Santé publique, a souligné l’intérêt accordé en Tunisie au traitement des maladies cancéreuses à travers l’adoption d’une approche cohérente fondée sur le renforcement des mécanismes et programmes de prévention, le développement des méthodes de traitement, l’amélioration des prestations fournies et la maîtrise des nouvelles technologies dans ce domaine. Il a ajouté, à l’ouverture d’un séminaire sur le thème “cancer et environnement” que cette approche a permis à la Tunisie de réaliser des acquis importants en matière de prévention et de lutte contre les maladies cancéreuses, soulignant le souci de consolider ces réalisations à travers la promotion du programme national de lutte contre le cancer et la modernisation de l’infrastructure dans ce secteur. Parmi ces acquis, le ministre a évoqué le centre des maladies cancéreuses à l’Ariana et les services régionaux des maladies cancéreuses à Jendouba, Gabès et Sfax. Il a passé en revue les progrès relatifs à la prévention des facteurs de pollution à travers le renforcement des législations et mécanismes, notamment, en matière de gestion des pesticides obsolètes et des produits chimiques, soulignant que l’expérience tunisienne avant-gardiste dans le domaine de gestion rationnelle des déchets a permis à la Tunisie de piloter le programme africain relatif aux stocks de pesticides périmés (PASP). Il a insisté sur l’intérêt accru accordé à la préservation du climat et de l’environnement ainsi qu’au renforcement des campagnes de lutte contre le tabac et de sensibilisation sur l’importance d’observer une hygiène de vie correcte. M. Zenaidi a mis l’accent, aussi, sur la politique nationale de prévention et de lutte contre les maladies chroniques, en particulier, celles liées à la détérioration de l’environnement à travers la mise en place d’une structure adéquate qui s’est consolidée par le démarrage en 2008 des activités de l’observatoire national des maladies nouvelles et émergentes (OMNME). Dr. Habib Boujnah, Président de l’Association tunisienne Santé et Environnement, a évoqué l’impact des progrès scientifiques et économiques sur la vie de l’homme dont le changement des modes de vie et des comportements alimentaires. Il a affirmé que selon les études scientifiques et les recherches de terrain, la pollution de l’environnement constitue le principal facteur d’émergence de maladies cancéreuses. Partant de ce constat, il a mis l’accent sur l’importance de la protection et de la sauvegarde de l’environnement et leur contribution à la lutte contre les maladies du cancer et la réduction de leur propagation. Il a évoqué, à ce propos, le programme national sur la santé et l’environnement. Lors des travaux, des médecins spécialistes et des experts en santé, environnement et nutrition de Tunisie et France ont présenté des communications axées, notamment, sur les facteurs cancérigènes liés à l’environnement, la pollution atmosphérique, le tabagisme et l’alimentation. L’Association Santé et Environnement créée en 1996 a pour objectifs d’identifier l’impact de certains facteurs environnementaux sur la santé, sensibiliser la population à l’importance d’un environnement sain et apporter son soutien à la lutte contre les risques de nuisance.
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Afrique - Maghreb | Tagué: Cancer et environnement, Gabès, Jeandouba, Ministre de la santé Mondher Zenaidi, Recherche, Santé, Sfax, Tunis, Tunisie |
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9 janvier 2009
Le groupe Gazprom a annoncé que Kiev était prêt à accueillir des observateurs russes pour surveiller le transit de gaz russe par l’Ukraine vers l’Europe, une condition clé fixée par Moscou pour reprendre ses livraisons gazières aux européens selon un de nos contacts sur place. Une reprise du transit de gaz russe par l’Ukraine vers l’Europe semblait à portée de main après trois jours d’interruption totale, mais butait encore sur la signature formelle d’un accord sur le déploiement d’observateurs pour le surveiller. Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dont le pays préside l’Union européenne, était attendu à Kiev pour parachever le déploiement des observateurs. “Il y a un certain espoir de déblocage de la situation”, a-t-il déclaré avant son départ. “Il s’agira d’une mission sensible, les deux parties veulent sauver la face”. Les trois protagonistes du conflit –Ukraine, Russie et Union européenne– sont d’accord sur le principe du déploiement, mais des frictions semblent encore persister au sujet de la composition des équipes d’observateurs, en particulier la présence de représentants du géant russe Gazprom dans les stations ukrainiennes. La Russie s’est dite prête à accueillir des observateurs européens et ukrainiens si Kiev accepte des observateurs russes sur son territoire.
Alexeï Miller et José Manuel Barroso le 8 janvier 2009 à Bruxelles
Le patron de Gazprom, Alexeï Miller, a indiqué être d’accord pour reprendre l’approvisionnement de l’Europe si le protocole établissant le cadre de la mission d’observation était signé: “Alors, immédiatement, nous reprendrons les livraisons”, a-t-il dit. Cependant un communiqué de Gazprom accusait l’Ukraine d’empêcher la venue sur son territoire d’observateurs russes, contredisant la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz qui a indiqué ne pas être opposée à leur présence. “La partie ukrainienne a refusé la création d’un comité d’observateurs multipartite (…) limitant l’organisation de la surveillance à la partie ukrainienne et la Commission européenne”, affirme le géant gazier. Les observateurs auront pour mission de vérifier que le gaz russe est acheminé sans encombre à travers le territoire ukrainien vers l’Europe. Leur déploiement est la condition à la reprise du transit de gaz, car la Russie accuse l’Ukraine de siphonner les livraisons gazières destinées aux européens. Une première équipe de cinq experts est arrivée ce jour à Kiev, a déclaré la représentation de l’Union européenne en Ukraine. Et l’Europe est pressée car les dégâts économiques causés par le conflit gazier sont déjà “certainement très importants”, même s’il n’y en a pas d’évaluation précise pour l’instant, a relevé un porte-parole de la Commission européenne. “Nous en aurons une idée plus claire dans les prochains jours”, a-t-il précisé. De plus, même si Gazprom rouvre le robinet, les européens ne verraient le gaz russe circuler dans leurs gazoducs qu’au minium trois jours plus tard, a-t-il souligné. La reprise prochaine des exportations de gaz, si elle se confirmait, ne règlerait pas pour autant la querelle entre Moscou et Kiev, les deux parties n’étant toujours pas parvenues à un accord sur les tarifs à appliquer pour les approvisionnements en gaz russe de l’Ukraine en 2009. Bien que les pourparlers aient repris, aucun progrès n’a été enregistré ont indiqué tant Gazprom que Naftogaz. “Les pourparlers ont repris mais on a l’impression que les négociateurs ukrainiens n’ont aucun mandat ni aucun pouvoir au sujet du niveau des prix et des volumes de gaz à acheter en 2009. Les négociations tournent pratiquement à vide”, a noté le PDG de Gazprom. Naftogaz a aussi dénoncé “l’absence de progrès”, pratiquement dans les mêmes termes. De nombreux pays d’Europe sont affectés par la coupure de gaz russe qui intervient en pleine vague de froid. Les plus touchés sont ceux d’Europe centrale, comme la Bulgarie, la Slovaquie et les Balkans. D’autres ont annoncé avoir commencé à puiser dans leurs réserves de gaz. L’Union européenne importe 25% du gaz qu’elle consomme de Russie, dont 80% transite par l’Ukraine.
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9 janvier 2009
Par Jean-Pierre GÉRARD
Ancien membre du Conseil de la Politique Monétaire , Président du club des N°1 mondiaux français à l’exportation, Chef d’entreprise
Les anciens disaient que la vérité était la première victime de la guerre. Je crois qu’on peut attribuer cette maxime à la monnaie tant celle-ci sert à masquer nos turpitudes, tant elle sert les intérêts des uns ou des autres selon qu’on défend la solidité (entendez la surappréciation de la monnaie) ou le laxisme monétaire. Depuis sa création l’euro n’en finit pas de défendre les faux semblants, de laisser croire que les affaires monétaires sont sous contrôle, que l’hydre de l’inflation est toujours menaçante alors que dans le même temps l’émission de titres (la titrisation) permet aux banques et à son personnel de faire des profits sans substance aucune, et qui plus grave a alimenté leur arrogance au-delà de ce à quoi celles-ci nous avaient habitué.
Ma nomination au Conseil de la Politique Monétaire intervint juste après le traité de Maastricht, celui-ci avait été voté d’extrême justesse et je n’avais voté oui qu’en toute dernière extrémité. Je voyais tous les défauts de ce qui à l’époque n’était que l’Ecu, des contraintes et des risques sous jacents à cette construction, mais j’en voyais aussi certains avantages comme en particulier celui de donner l’Europe une structure monétaire qui lui permettrait de disposer d’une monnaie de réserve. Je n’étais pas ce qu’il est convenu d’appeler un expert monétaire, mais j’avais une formation économique (outre celle d’ingénieur) et acquis une assez bonne expérience dans ces domaines.
Le Conseil de la Politique Monétaire fut créé par le gouvernement Balladur en 1993 et le premier conseil se réunit le 7 janvier 1994. Dans une certaine forme de naïveté, je pensais que les grands argentiers au nombre desquels j’allais appartenir, étaient conscients des problèmes que la création de la monnaie unique allaient engendrer, et que par touches successives, on arriverait à améliorer le système. Quelle erreur ! Chaque fois que j’émettais un avis sur des évolutions souhaitables, il m’était répondu que la France avait voté par référendum et qu’il n’était pas possible de changer quoi que ce soit. L’histoire récente m’en apporte un démenti avec le déni du référendum de 2005, et je suis bien obligé d’admettre que les bénéficiaires de la construction européenne centralisée, et du libre échange débridé des biens et services utilisent tous les faux arguments même lorsque le peuple leur fait comprendre son désaccord. Pour paraphraser ce que disait Napoléon de la Banque de France au moment de sa création, et que Jean-Claude Trichet adore citer :
« Il faut que l’Europe soit démocratique mais pas trop.» Entendez par là « tant que l’Europe est gouvernée par nous, dormez bonnes gens et surtout ne dites pas que nous nous fourvoyons.»
Nous allons voir que si l’Euro a répondu aux attentes de ses plus ardents défenseurs, il n’en a pas moins été soit l’origine, soit l’accélérateur des problèmes politiques, financiers et économiques que nous connaissons aujourd’hui, largement prévisibles, et je le soutiens, parfaitement connu de tous ceux qui ont œuvrés à sa réalisation.
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I. C’est en faveur de ses partisans que l’€ a le mieux rempli ses objectifs, mais même pour eux comme nous le verrons dans le II, la roche tarpéienne a été beaucoup plus proche qu’ils ne le pensaient du Capitole qu’ils visaient. Les succès ont été incontestablement la prouesse technique, la consécration des banques pour la création monétaire, en troisième lieu il n’est pas douteux que la première période de la gestion de la Banque Centrale Européenne a été bénéfique, et qu’enfin toutes les inquiétudes étaient balayées d’un revers de main par les ayatollahs du franc fort devenus les groupies de l’Euro.
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a. L’euro a été incontestablement un succès technique. La mise en réseau de tout le système bancaire, faire la transformation technique qui consistait à émettre de l’ordre de plusieurs milliards de pièces et de billets, tout ceci a été réalisé même si certaines inquiétudes sont venus perturber le bon fonctionnement. Mais il faut relativiser ceci, car on ne fait pas une transformation de cette ampleur pour montrer qu’on est capable de la réaliser. Et c’est d’ailleurs la moindre des choses que d’y parvenir. Mais comme certains s’inquiétaient de ce changement et que somme toute les banques centrales y sont parvenues donnons leur acte de cette réussite, même si personnellement je n’ai pas eu d’inquiétude sur le sujet. Cette appréciation plutôt positive doit cependant être corrigée de 2 éléments plutôt négatifs et en tous cas qui ne correspondaient en aucune manière aux engagements affichés par les sceptiques.
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i. Le coût des opérations transfrontalières n’a en aucune façon été réduit pour les particuliers. Seuls les détenteurs d’euros fiduciaires qui pouvaient payer avec des pièces et des billets dans la zone euro ont été avantagés par rapport à la période antérieure. En aucun cas les paiements par carte bleue, chèques ou autres moyens n’ont vu leu coût baisser. Et l’anecdote du touriste revenant avec 50% de son pécule initial, en ayant seulement procédé aux opérations de change reste malheureusement encore assez vraie.
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ii. Les banques ont mis à profit cette période de perte de repères pour augmenter considérablement leurs tarifs et ce en accord avec la banque centrale pour les remercier de «l’effort consenti». D’où l’envolée des profits comme ceux de la BNP.
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b. Les banques et les établissements financiers et surtout ceux qui ne collectaient pas l’épargne (les banques de dépôts) ont bénéficié d’un accès à leur matière première (les prêts de la Banque Centrale Européenne) à des taux nominaux (les seuls qui les intéressent) plutôt bas. Il est clair que l’élargissement de l’assiette des opérations de la Banque Centrale Européenne a conduit à des taux d’intérêts nominaux (et non réels) relativement bas. Nombre de banques ne sont pas des banques de dépôts et leur seule matière première vient de la banque centrale ou du marché monétaire. Quand le taux du marché monétaire est bas et que la liquidité est abondante, leur matière première est bon marché et elles peuvent prêter et faire des opérations de financement des activités sans pour cela avoir nécessairement un lien avec le réel. Elles pouvaient donc se lancer dans de multiples opérations de LBO, de refinancement de dettes etc. Ceci était vrai aux États-Unis comme en Europe et comme on pouvait tout avoir sans travailler pourquoi se gêner.
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c. Dans la période qui a précédé la mise en œuvre de l’€, nous avions connu des périodes de sous évaluations ou de surévaluation du $. En fonction des variations on constatait un mouvement relatif des monnaies européennes assez significatif. Si la valeur du dollar baissait, des tensions apparaissaient au sein du SME, si le dollar s’appréciait toutes les monnaies européennes respectaient leurs parités au sein du SME. Cela signifiait en clair que les économies européennes:
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i. Etaient plus ou moins dans la Zone $ et que toute modification relative entrainaient des tensions plus ou moins vives, d’où les dévaluations compétitives qui nous ont fait tant de mal dans le début des années 90, jusqu’en 1996.
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ii. Mais la contrepartie positive venait de ce qu’elles étaient différentes et vraisemblablement complémentaires. Cette complémentarité aurait du servir le projet européen au lieu de quoi on nous a obligé avant 96 puis après 2005 à ressembler économiquement à l’Allemagne et à développer des activités en dehors du champ des qualités intrinsèques des français des italiens et des espagnols
La première période qui a correspondu à la présidence de Wim Duisenberg a été plutôt favorable pour tous, tant le dollar s’était apprécié. Les tensions économiques de compétitivité qui avant l’€ se portait sur les parités, avaient disparues non pas à cause de l’€ mais par la simple appréciation du dollar. On ne dira jamais assez combien la dépréciation de l’€ au début de sa carrière a été un fantastique facteur de réussite technique.
Pour autant, les problèmes avaient ils disparus ? Mais cela a conduit la Banque Centrale Européenne surtout dès lors que Jean-Claude Trichet, libéré de ses tracas judiciaires, n’a eu de cesse de mener une politique monétaire restrictive pour deux raisons :
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- Bien montrer son indépendance vis-à-vis des instances nationales surtout de la part d’un homme comme Jean-Claude Trichet d’avant la crise de 2008.
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- Peut-être également mais je n’en suis que modérément convaincu par l’inquiétude de voir l’endettement total mondial et les phénomènes de titrisation prendre l’ampleur que l’on connait aujourd’hui et que nos banquiers centraux ne pouvaient ignorer.
Pour autant pouvait-on mener une politique monétaire restrictive seuls dans le monde sans prendre les mesures d’isolation des économies européennes de la contagion qui menaçait ? Pouvions nous nous permettre d’être les seuls à limiter notre croissance tant par les taux, que par la pression du $, que par les dégâts d’une politique sociale irréfléchie ? Même si je ne pense pas que Jean-Claude Trichet ait lu l’empire des dettes de Bill Bonner, faisons lui crédit d’avoir pensé que l’Europe, pouvait donner l’exemple et avoir pensé que la politique reviendrait à de meilleurs sentiments en ce qui concernait la politique commerciale, des échanges de capitaux.
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d. Tant que j’étais au Conseil de la Politique Monétaire, je me suis efforcé d’attirer l’attention sur ces incohérences, qu’il était impossible de croire que l’€ rendrait soudain les gouvernements plus vertueux. Lors d’une conférence que j’avais faite à Strasbourg devant un groupe parlementaire européen, je leur avais fait part de ces réflexions malheureusement frappées à l’époque d’incomplétude. Celles-ci n’étaient ni démontrables ni d’ailleurs réfutables. A ma grande stupéfaction, ils découvraient ces problèmes et pourtant je n’étais pas député européen en charge de l’avenir de l’Europe.
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Il était particulièrement difficile de faire entendre sa voix tant les intérêts des banques, de l’inspection des finances, de la superstructure administrative bruxelloise était puissants. Que n’ai-je entendu lorsque timidement, dans le Monde, j’ai donné quelques éléments d’incohérence de la politique suivie et je me suis vu à deux doigts d’être exclu du Conseil de la Politique Monétaire, non pour ce que j’avais dit, qui n’avait même pas été lu, mais parce que j’avais bousculé certains tabous et en particulier jusqu’en 1996 le rôle particulièrement néfaste de la Bundesbank dans la politique monétaire européenne, excessivement néfaste avant tout pour les pays comme la France en particulier, mais les pays du Sud en général, mais également pour l’Allemagne, même si ceux qui en souffraient en Allemagne n’osaient dire ouvertement combien elle menaçait les activités. (Il faudra l’instauration de la TVA sociale pour redonner un peu d’air aux entreprises allemandes asphyxiées par la Banque Centrale Européenne).
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Il est quand même clair que la première partie de la vie de l’€ a permis aux pays d’Europe de faire apparaitre leur potentiel de complémentarité, mais que celle-ci n’est possible que si l’économie européenne sait organiser son autonomie, dommage que ce constat n’ait pas été suivi d’effet.
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II. Malgré les quelques succès rencontrés par la construction du système monétaire européen, succès dont on vient de voir qu’ils étaient plus techniques que réels, plus favorables au petit nombre qu’à l’ensemble des pays d’Europe, force est de constater que tous les dangers soulignés par les économistes se sont réalisés et ont fortement obéré et pour de nombreuses années le développement de notre pays. Même s’il est difficile d’attribuer à l’euro toutes les responsabilités, il n’en a pas moins été un facteur aggravant et un accélérateur de crise, il ya d’ailleurs fort à parier qu’il sera un retardateur de sortie de crise.
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a. L’intégration européenne est en panne et nombreux sont ceux qui comme moi ne voient plus dans les processus actuels un facteur d’intégration.
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b. Les égoïsmes nationaux se sont renforcés voir la politique extérieure de l’Allemagne qui retourne à ses vieux démons. Tandis qu’en France gouvernement et population sont mobilisés par des «affaires» douteuses, voire délictueuses, outre-Rhin, Madame Angela Meckel conduisait avec succès la politique énergétique de son pays, la politique de défense, et même la politique monétaire. Elle mène ses alliances comme au bon vieux temps, signant avec la Russie, soutenant la Croatie dans ses visées à réduire la Serbie, déployant sa politique vis-à-vis de l’Iran, tout cela au nom de l’Europe. L’Allemagne se prépare t’elle à conduire la politique extérieure de la future Union.
Il faut reconnaître que dès le début des années 90, au lendemain de la réunification, elle avait pris l’initiative de disloquer la Yougoslavie et de mettre les Balkans à feu et à sang, contribuant à y créer un nouveau Etat musulman, à en renforcer un autre, l’Albanie, et à mettre en pièces la Serbie, son vieil adversaire. Non seulement elle avait installé des services de renseignement en Albanie et, en dépit de l’embargo sur les armements, fourni véhicules, uniformes, munitions à ses alliés Croates et Musulmans mais, dès 1999, envoyé des millions de marks au Monténégro afin d’y créer une politique monétaire dépendante de l’Allemagne. Allant même jusqu’à pratiquer un double jeu vis-à-vis de ses alliés européens de l’UE. Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Merkel, ancien chef de la chancellerie fédérale de l’équipe Schröder, n’a-t-il pas couvert les agissements d’un officier de renseignement allemand à Bagdad qui fournissait au commandement américain les résultats de ses enquêtes sur les objectifs irakiens d’intérêt politique et militaire et dans le même temps que le Chancelier faisait mine – pour des raisons de politique intérieure – de s’opposer à l’intervention armée des Etats-Unis en Irak.
Quand à l’Angleterre il est inutile de faire une démonstration tant depuis M.Thatcher, il est devenue évident que l’UE est une alliance de circonstances, vouée au seul développement économique, et absolument orientée vers des solidarités. « I want my money back » est plus que jamais d’actualité.
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i. Comment vouloir construire quelque chose de durable et de solide avec ces égoïsmes rassemblés par la volonté permanente de rabaisser la France, soit qu’on la considère comme peu sérieuse, soit que sa capacité à réagir lorsqu’elle est fondamentalement menacée, conduise anglais et allemands à la considérer comme dangereuse. N’oublions jamais que l’Allemagne a voulu nous détruire, n’oublions jamais que Churchill pourtant le premier à accepter le Général de Gaulle, a voulu le détruire à la demande de Roosevelt tant le général voulait défendre nos intérêts. La France de nouveau pour l’Angleterre et l’Allemagne doit être rabaissée comme ces deux pays l’ont toujours voulu pendant plusieurs siècles
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c. La délocalisation s’est aggravée. L’euro depuis 2003-2004 s’est considérablement apprécié par rapport au $ pour arriver à valoir 1,6$ d’avril à juillet 2008. Autant l’Allemagne qui s’est spécialisée dans les biens d’équipements à forte spécialisation a réussi à maintenir (pour combien de temps), et parce que sa situation de départ a été plus favorable à l’industrie, un excédent commercial, autant la France moins industrielle, plus concurrencée par la zone $, a vu son déficit se creuser de manière dramatique.
Il faut reconnaitre cependant que l’Allemagne a fait par sa réforme de la TVA une certaine dévaluation qui a donné un coup de fouet aux exportations. Ils ont su par leur politique économique protéger leurs intérêts et ainsi être en mesure de mieux résister.
N’oublions pas non plus la fantastique délocalisation que les entreprises allemandes ont réalisée dans les pays de l’est
Il n’en reste pas moins que la France dans cette période s’est appauvrie tant elle a pris les mauvaises décisions, avec la diminution du temps de travail, l’explosion de la fiscalité et en particulier de la fiscalité locale qui se veut en permanence à l’abri des aléas conjoncturels. Qu’importe que la population s’appauvrisse pourvu que les communes puissent continuer de s’embellir, de créer des transports dits en site propre que personne ne veut et ne peut utiliser tant les conditions de l’exploitation sont conçues pour le personnel et non pour les clients.
D’autres exemples de délocalisations nous sont donnés par le club des N°1 mondiaux français à l’exportation. Lorsque ce club a été créé en 1988, 70% de l’internationalisation de la France se faisait par les exportations, aujourd’hui la quasi-totalité des entreprises du club ont une ou plusieurs entités dans les pays à bas coûts, tant leur existence serait menacée si elles ne profitaient pour elle-même de capacités de production dans ces pays. Ainsi dans les entreprises du club nous estimons que leur internationalisation se fait aujourd’hui à plus de 70 % par l’implantation à l’étranger. Les produits ainsi fabriqués reviennent souvent en France, diminuant la part de VA réalisée dans notre pays.
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d. Les inégalités sociales à l’intérieur du pays se sont fantastiquement aggravées. Les riches sont devenus toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Ceci est vrai pour les pays développés, car il est incontestable que même si les conditions de travail en chine ressemble plus à celle de la fin du 19ème siècle, qu’ à celles de nos pays, il n’en reste pas moins que pour un grand nombre de Chinois ou d’indiens le progrès a été sensible. Mais pour quelles raison, en vertu de quels miracles, un ouvrier européen qui ferait le même travail qu’un ouvrier chinois aurait il une rémunération plus élevée. Si les ouvriers français valaient plus cher que leurs homologues chinois ça se saurait.
De même les patrons ont voulu obtenir une rémunération équivalente à celle de leurs homologues au niveau mondial. Sans avoir atteint les chiffres de l’ancien président de Disney, il faut reconnaitre qu’ils y sont assez bien parvenus et que leurs salaires a été sur la période 2000 à 2005 multipliés par presque 5. Est ce l’euro qui est responsable, sans doute pas en direct mais il est incontestable qu’il a favorisé la comparaison avec les autres pays et en particulier avec les américains et les allemands.
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e. L’endettement mondial a complètement dérapé et je renvoie les lecteurs à un autre de mes articles sur l’endettement mondial. Sans revenir sur tous les détails disons que la totalité des produits (sic) dits dérivés et autres CDS (Credit Default Swaps) représente la bagatelle de 500.000 milliards de $, alors que le PIB mondial est évalué à 50.000 milliards, et la richesse mondiale pourrait avoisiner les 200.000 milliards de $. La responsabilité de l’€ et des banques centrales est évidentes car elles ont laissé le système s’emballer à un point inimaginable. Avec l’€, qui pouvait freiner ce mouvement, ni les banques nationales, ni la Banque Centrale Européenne. Pourtant il s’agissait bien de la responsabilité des organes de contrôle, mais je me souviens des discours enflammés et l’air gourmand de Jean-Claude Trichet lorsqu’il parlait des bourses de Tokyo, Singapour Londres ou New York et autres places financières.
Non la responsabilité est bien plus prosaïque, les résultats mirobolants se sont appuyés sur un mécanisme très simple. On s’endette pour réaliser des opérations dont on attend un résultat de 15 ou 20%; si le résultat est bien conforme tout le profit de l’opération vous revient, et dans la période qui nous préoccupe toutes les activités boursières avaient comme conséquence la hausse des valeurs sur lesquelles on misait. Il y avait bien eu quelques alertes avec les amis de Mr Greenspan de LTCM, mais peut on laisser tomber 2 prix Nobel d’économie, prouvant par la même que la formule magique qui leur avait valu ce Nobel, n’était finalement pas si magique que cela.
Là ou l’€ a une responsabilité écrasante, c’est qu’un tel niveau global de l’endettement mondial, n’aurait pas été possible. L’€ a créé une zone de non risque pour les risqueurs de tout poil, car le casino s’étendait au monde entier et comment faire confiance à des multitudes de gens que vous ne connaissez pas, et qui leurs forfaits commis pourront s’éloigner sans que les industrieux de la planète n’ait d’autre solution que de se remettre au travail et de recommencer de rouler leur rocher de Sisyphe
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f. La centralisation «démocratique» s’est poursuivie Moins que jamais on écoute ceux qui ne sont pas d’accord qui vous préviennent des dangers. Nous devons démontrer que nous avons raison et les thuriféraires de la pensée unique peuvent se contenter de hausser les épaules pour nous faire passer au mieux pour des extraterrestres et au pire pour des simples d’esprit.
J’avoue avoir été moi-même victime de ces comportements. Le simple fait de dire que l’on ne comprenait pas était un crime de lèse euro. Aujourd’hui encore bien que plus éloigné j’entends les mêmes parler du déficit démocratique de l’Europe et dans le même temps refuser les résultats du référendum, qu’il soit français, hollandais, ou irlandais et il y a fort à parier que les autre pays voteraient de même s’ils y étaient conviés.
Cette incohérence permanente entre les moyens les fins, les objectifs et les souhaits d’une partie de la population ne pourra jamais être perçue comme positive par les populations tant la mutation sous jacente à ces modifications supposent de solidarités actives entre les pays d’Europe à un moment ou tous prouvent le contraire.
Enfin si l’on refuse le référendum pour des sujets aussi essentiels, quels seraient les projets les projets qui justifieraient l’usage du référendum. Que le résultat plaise ou non à nos élites fourvoyées dans leurs analyses à courte vue, il est indispensable de respecter le non de 2005 et de rechercher la nature de la construction européenne qui aurait l’aval du peuple.
A l’époque il n’y avait pas de plan B, et pour cause il ne peut pas être mis en œuvre par l’actuelle élite. N’est ce pas à A. Lamassoure que l’on demande de décrypter le non irlandais, mais Mr Lamassoure quelles que soit ses qualités son urbanité, son intelligence ne peut comprendre que le peuple puisse lui dire autre chose que ce qu’il pense puisqu’il a fait le tour du dossier. Mais voila la vérité ne se laisse pas enfermer dans les dossiers les mieux ficelés et comme je l’écrivais dans un petit poème écrit pour le gouverneur, pour nos ENA, « la vérité n’est plus que cet infime, incapable d’entrer dans de si beaux dossiers ».
g. La dernière erreur commise avec l’avènement de l’euro était pourtant connue des économistes de tout poil. Je me souviens en particulier de la démonstration de Ch Wyplozs particulièrement probante. Il ne peut pas y avoir de système avec deux monnaies de réserve dans un monde financier totalement ouvert. Cela a été maintes et maintes fois constaté avec le bimétallisme, cela a été le cas avec l’union monétaire latine. Or la seule raison d’exister de la mise en commun de notre monnaie revenait à dire qu’il fallait réduire l’ouverture du système financier mondial, et mettre en cas de besoin ces cloisons étanches qui nous font aujourd’hui tellement défaut.
On peut piloter un système instable encore faut il bien connaitre les lois qui régissent cette instabilité et maitriser le système, parmi celle-ci on connait parfaitement dans la marine à laquelle j’ai appartenu le phénomène des carènes liquides dont le déplacement du centre de gravité avec le roulis vient aggraver le phénomène d’instabilité, c’est aussi un phénomène connu des collecteurs de lait du haut Doubs dont les camions ont une fâcheuse tendance à se renverser. Pour tous, la seule et unique solution réside dans le fractionnement de la cargaison. Je choisis à dessein cet exemple des carènes liquides de mes études d’ingénieur du Génie maritime, car ne parle t’on pas de liquidités financières. Alors que ce déséquilibre est connu, alors que l’informatique rend l’information plus fluide et les déplacements de capitaux plus liquides, on s’empresse de supprimer toutes ces cloisons étanches pour la simple raison que les freins entraineraient de moindres profits pour les banques et les intermédiaires financiers. Au diable les précautions quand les profits potentiels sont en jeu. Il en va même ainsi pour les banques centrales qui profitent de la « volatilité » et si je ne vais pas jusqu’à dire qu’elles l’organisent je ne suis pas loin de penser que leur intérêt ne les pousse pas à avoir dans ces domaines une action déterminante.
Je ne veux pas prolonger outre mesure cette réflexion, mais il y aurait tant à dire sur cette crise. Il est vrai qu’il est plus facile d’en parler et que nos messages sont mieux entendus qu’ils ne l’ont été. Mais l’Europe reste malade de sa construction. L’Euro est le point extrême de cette construction dont on dit qu’elle est faite pour les peuples et qui n’est faite que pour le groupe actuel des dirigeants bien pensants de l’Europe, du catholicisme social, à l’inspection des finances, et une partie des entrepreneurs, parmi lesquels on retrouve les importateurs, la distribution, au total ceux qui avec 35 ans de libre échange musclé ont pu prendre le pouvoir dans les instances représentatives, au détriment des industriels et des gros pourvoyeurs d’emploi.
C’est pour cela que le peuple dit de plus en plus souvent non à ce « bonheur » qu’on lui prépare. Voir à la télévision, au pire de la crise, ministres et conseillers en charge de la crise et du RSA, se retrouver dans les meilleurs endroits, négocier entre opposition ( ?) et majorité comment sortir de cette sacrée pauvreté. C’est pour cela que l’euro ne sortira pas gagnant de cette crise.
Au fond l’euro s’est comporté et se comporte comme une charge explosive mal maîtrisée. La masse explosive est généralement stabilisée et présente peu de dangers, et alors peut être transportée et utilisée à bon escient. A la limite cette charge même dans le cas de la bombe atomique n’explosera jamais toute seule. En revanche, sous l’influence des imprudences, des escroqueries en tout genre, des gains inexistants déjà distribués, l’euro sera sans doute le principal vecteur de la déflagration mondiale. La question n’est plus technique aujourd’hui elle est redevenue éminemment politique (ce qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être). Il faut donc songer à une restructuration profonde de l’Euro, en se rapprochant plus de la notion de monnaie commune. Il devient de la plus haute importance que les économies puissent s’adapter à un contexte fluctuant et admettre que les dévaluations font plus pour entrainer les peuples à la sagesse financière que les taux d’intérêts.
Cette aventure montre à l’évidence que si les spécialistes sont nécessaires pour mettre en œuvre les techniques dont on n’a besoin, il faut donner à la politique tout son rôle et éviter que le pouvoir ne soit confisqué par ceux qui « savent ». Soit leur intérêt s’habille des oripeaux du bien commun, minimise les dangers, donne une présentation avantageuse des aspects positifs, soit aveuglés par leur propre technique, celle-ci devient l’objectif final de toute leur action. L’euro n’a pas échappé à la règle, mais la construction européenne n’est conçue que par des spécialistes, (de l’environnement, des transports, du libre échange etc.) Mais plus personne ne se pose les questions des avantages et inconvénients globaux. C’est à cette politique des spécialités que le peuple français a dit non, c’est pour cela qu’il faut un plan B de la construction européenne, et ce plan il faut de toute urgence le construire, et lui donner les moyens politiques d’exister en élisant au Parlement européen des hommes et des femmes qui l’auront conçu et qui dès lors pourront le mettre en œuvre.
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Contributions de personnalités |
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9 janvier 2009
Vladimir Poutine dans la résidence de Novo-Ogaryovo, aux environs de Moscou le 8 janvier 2009
La présidence tchèque de l’Union européenne a qualifié le Premier ministre russe Vladimir Poutine de “président russe”, une erreur qui l’a obligée à renvoyer une nouvelle version – en partie corrigée seulement. Dans une première version de cs annonçant un accord de Vladimir Poutine au déploiement d’observateurs européens en Ukraine, il est dit au premier paragraphe que le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a parlé à la chancelière allemande Angela Merkel et avec “le président russe Poutine”. “Le Premier ministre tchèque et le président russe se sont entendus sur les conditions de déploiement d’une mission de surveille à tous les endroits pertinents pour les flux de gaz”, ajoute cette première version au deuxième paragraphe. Dans une deuxième version, le premier paragraphe a été rectifié: il est dit que M. Topolanek a parlé avec la chancelière allemande et “le Premier ministre russe”. Le deuxième paragraphe est cependant inchangé et mentionne à nouveau “le président russe”. Interrogée, une source proche de la présidence tchèque, visiblement embarrassée, n’a fait aucun commentaire. M. Poutine a été président de Russie pendant plus de huit ans, jusqu’en mai 2008, lorsqu’il a cédé le pouvoir à Dmitri Medvedev qu’il avait lui même choisi comme son dauphin. M. Medvedev a ensuite désigné M. Poutine comme Premier ministre. Beaucoup d’analystes estiment que ce dernier est resté l’homme le plus influent de Russie. La présidence tchèque de l’Union européenne, très surveillée depuis qu’elle a pris le 1er janvier le relais d’une présidence française très active avec Nicolas Sarkozy, avait commis un premier “couac” diplomatique le 3 janvier 2009 Un porte-parole de M. Topolanek avait alors jugé l’opération terrestre lancée par Israël à Gaza “défensive plus qu’offensive”. Le ministère tchèque des Affaires étrangères rectifiait le tir avec un communiqué beaucoup plus critique à l’égard d’Israël: “Même le droit indéniable d’un Etat à se défendre lui-même n’autorise pas des actions qui affectent massivement les civils”, avait déclaré le chef de la diplomatie Karel Schwarzenberg. Mais de nombreux médias n’avaient retenu que la première déclaration, soulignant son parti pris pro-israélien. La puissante Fondation Kadhafi présidée par un fils du numéro un libyen avait exigé des excuses en brandissant la menace de rupture des relations diplomatiques.
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Europe - Union européenne | Tagué: chancelière allemande Angela Merkel, Karel Schwarzenberg, l'Union européenne, Medvedev, résidence de Novo-Ogaryovo, Ukraine, Vladimir Poutine |
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8 janvier 2009
Gaston Lenôtre
Gaston Lenôtre, qui avait renouvelé l’art de la pâtisserie et bâti un véritable empire de la gourmandise, est décédé ce jour à l’âge de 88 ans des suites d’une longue maladie dans sa maison de Sologne, a indiqué le groupe Lenôtre. “Gaston Lenôtre s’est éteint dans sa maison où il s’était retiré avec son épouse Catherine au début des années 1990″. Né le 28 mai 1920 à Saint-Nicolas-du-Bosc (Eure) de parents cuisiniers, il fait son apprentissage avant de s’installer à Pont-Audemer (Eure). Gaston Lenôtre ouvre sa première boutique parisienne en 1957, rue d’Auteuil. Il conquiert rapidement une clientèle séduite par ses bavarois, charlottes, mousses et macarons. “Mes collègues pataugeaient dans le conformisme”, dit-il. Lui veut rompre avec les codes traditionnels de la pâtisserie et conçoit des gourmandises plus légères et aux saveurs nouvelles. Il invente des gâteaux tels que “Succès”, à base de pâte de macaron et de crème de nougatine, au nom prédestiné. En 1960, Gaston Lenôtre crée un service traiteur. C’est le début d’un empire que “Gaston”, qui dirigera son entreprise d’une main de fer, construit méthodiquement.
Paul Bocuse, le 8 décembre 2008 à Ecully, près de Lyon
En 1985, l’entreprise passe dans le giron du groupe Accor. Depuis, la marque a poursuivi son développement, devenant un ambassadeur de la gastronomie française dans le monde. Le chef Paul Bocuse a estimé, à l’annonce du décès du pâtissier, que “dans le domaine de la pâtisserie, il y a eu (Antonin) Carême et Lenôtre”. Auteur du “Pâtissier pittoresque”, Antonin Carême (1784-1833) fut chef de bouche du prince de Talleyrand, du roi George IV d’Angleterre ainsi que des empereurs de Russie et d’Autriche. Il s’inspira notamment de l’architecte Palladio pour l’élaboration de ses pâtisseries. “Gaston Lenôtre a ouvert la voie à de nombreux jeunes pâtissiers”, a déclaré M. Bocuse, âgé de 82 ans, qui a ouvert avec lui “il y a 26 ans” le restaurant “Chefs de France” situé dans l’enceinte du parc d’attraction Disney World à Orlando, en Floride. “Il a amené énormément de nouveautés après la guerre. Après avoir réussi dans la pâtisserie, il s’était lancé dans la restauration en reprenant le restaurant +le Pré Catelan+ à Paris, avec beaucoup de succès”, a-t-il ajouté. “C’est incroyable tout ce qu’il a fait, on perd un homme exceptionnel”, a-t-il conclu.
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France et régions d'europe | Tagué: Antonin Carême et Gaston Lenôtre, Gaston Lenôtre, Groupe ACCOR, Groupe Lenôtre, Le Pré Catelan, Paul Bocuse, Saint Nicolas du Bosc, Sologne |
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8 janvier 2009
Les responsables du géant russe Gazprom et de la compagnie gazière publique ukrainienne Naftogaz se sont réunis pour tenter de trouver une issue à la crise du gaz entre les deux pays. La dispute gazière entre Moscou et Kiev s’est encore envenimée avec une paralysie désormais complète du réseau de gazoducs approvisionnant l’Europe via l’Ukraine, contraignant l’Union européenne à durcir sensiblement le ton pour exiger un règlement de la crise. La salle de contrôle du géant russe Gazprom a officiellement donné l’ordre d’arrêter totalement le transit du gaz russe vers l’Europe via l’Ukraine. Auparavant, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, avait ordonné à Gazprom de cesser toutes les livraisons de gaz naturel transitant par l’Ukraine pour empêcher le “vol” de gaz russe par Kiev, une accusation réfutée par la partie ukrainienne.
Le président russe Dmitri Medvedev, le 29 décembre 2008 à Moscou
Le chef du gouvernement russe a averti que les livraisons de gaz russe transitant par l’Ukraine vers l’Europe reprendraient seulement après un accord sur le déploiement d’observateurs internationaux et si l’Ukraine paye le prix du marché. Les mêmes conditions ont été posées par le président russe Dmitri Medvedev dans une conversation téléphonique avec son homologue ukrainien Viktor Iouchtchenko, qui a de son côté appelé la Russie à reprendre les livraisons de gaz. L’Ukraine “est prête à faire tout son possible afin d’assurer le transit de gaz en volumes fournis par la Russie”, a-t-il affirmé, selon le service de presse de la présidence ukrainienne. Pour tenter de trouver une issue à la crise, les représentants de Gazprom, de la société nationale ukrainienne Naftogaz, des gouvernements russe et ukrainien et de l’Union européenne se retrouveront à Bruxelles, a annoncé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Au moins onze Etats européens, dont l’Autriche, la Roumanie, la République tchèque, la Bulgarie et l’Italie, sont désormais privés de gaz russe, tandis qu’une vague de froid glacial sévit justement sur le Vieux continent, avec des températures tombées à -30 degrés dans certains pays. Nombre d’entre eux ont annoncé avoir commencé à puiser dans leurs réserves de gaz. Une situation “totalement inacceptable”, selon le Premier ministre français François Fillon. A Sarajevo, la capitale bosniaque où la majorité des ménages se chauffent au gaz, les habitants grelottaient chez eux, le manque de chauffage leur rappelant la guerre de 1992-95, cependant que des responsables bosniaques disaient redouter que des gens commencent à mourir de froid. La France fait face à une “quasi-interruption des arrivées de gaz naturel” russe, selon le gestionnaire du réseau français de transport de gaz GRTGaz. Pour l’Europe dans son ensemble, le transit du gaz par l’Ukraine est vital au plan énergétique. Un quart du gaz consommé sur le Vieux continent provient de Russie, dont 80% transitait jusqu’ici par l’Ukraine. Logiquement, la coupure a provoqué de vives réactions en Europe : “si les livraisons ne sont pas rétablies d’ici à demain, nous verrons une intervention plus ferme de la présidence et de l’Union européenne en tant que telle”, a déclaré le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dont le pays préside l’Union européenne pour six mois. “La crise actuelle du gaz est beaucoup plus grave que celle qu’on avait connue en 2005-2006, elle est en quelque sorte inédite”, a-t-il affirmé. Selon lui, non seulement les pays d’Europe centrale et des Balkans mais aussi l’Allemagne – principal client de Gazprom au sein de l’Union européenne – “connaîtront des problèmes dans les prochains jours si la situation reste inchangée”. L’exacerbation de la dispute mercredi paraissait être un prélude à la reprise des négociations entre la Russie et l’Ukraine, interrompues depuis le 31 décembre 2008 Une audition par le Parlement européen du patron du géant russe Gazprom Alexeï Miller et du vice-président de Naftogaz, Igor Didenko, est annoncée à Bruxelles. L’Ukraine a par ailleurs annoncé avoir trouvé un accord avec l’Union européenne sur l’envoi “d’urgence d’experts techniques de l’Union européenne ” chargés de contrôler en permanence les volumes de gaz naturel livrés par la Russie à l’Europe. La Pologne de son côté s’est dit prête à envoyer des experts du secteur gazier pour vérifier le transit si la Russie et l’Ukraine ainsi que l’Union européenne le souhaitent. Si la crise paraît encore plus grave que celle de janvier 2006, qui avait conduit à une brève interruption des livraisons vers l’Europe du gaz russe, les analystes soulignent que nombre de pays sont cette fois nettement mieux préparés et ont accumulé des réserves pour les cas d’urgence.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Dmitri Medvedev, Gaz, Gaz GRTGaz, Gazprom, José Manuel Barroso, Kiev, Moscou, Naftogaz, Russie, Ukraine, Union européenne, Vladimir Poutine |
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7 janvier 2009
George W. Bush avec Barack Obama, H.W. Bush père, Bill Clinton et Jimmy Carter dans le bureau de la Maison Blanche à Washington, le 7 janvier 2009.
Barack Obama a dit vouloir retenir la leçon des succès de ses prédécesseurs plutôt que leurs échecs, au cours d’une réunion extraordinaire entre présidents passés, présent et futur où il devait être question autant de la guerre à Gaza que de la crise économique. “”C’est une réunion extraordinaire”, a dit M. Obama, Bush père à sa droite, Bush fils à sa gauche, dans une assemblée présidentielle très décontractée. “Les hommes qui sont ici comprennent tous les questions aussi bien que les possibilités inhérentes à ce poste. Et avoir la possibilité de recevoir leurs conseils, leurs bons conseils, et la camaraderie avec ces hommes est quelque chose d’extraordinaire pour moi, et je suis très reconnaissant envers chacun d’eux”, a dit M. Obama dans le Bureau ovale, dont il deviendra l’occupant en titre le 20 janvier. “Le message que j’ai et que, je crois, nous partageons tous, c’est que nous voulons que vous réussissiez. Que nous soyons démocrate ou républicain, nous aimons profondément ce pays, et nous nous faisons un plaisir de partager nos expériences avec vous, dans la mesure de nos possibilités”, a dit M. Bush. Cet instantané de près de 30 ans d’histoire de la première puissance mondiale était inédit à la Maison Blanche depuis le 8 octobre 1981 quand la mort du président égyptien Anouar al-Sadate avait réuni Richard Nixon, Gerald Ford et Jimmy Carter autour de Ronald Reagan. Avant d’être rejoints par les 39e, 41e et 42e pour la photo de famille, MM. Bush et Obama se sont entretenus en tête-à-tête pendant environ 30 minutes dans le Bureau ovale. “Mais, évidemment, je ne peux pas imaginer que la réunion ait lieu sans qu’ils parlent des problèmes du Proche-Orient”, a-t-elle dit en faisant valoir que tous ces présidents avaient eu affaire à ces problèmes. “Et comme l’économie arrive en tête des priorités de tout le monde ici, je suis sûre qu’ils en parleront aussi”, a-t-elle dit. M. Obama prendra ses fonctions dans une période de transition que certains vont jusqu’à décrire comme la plus difficile depuis Abraham Lincoln (1861-65). Il héritera de deux guerres en Irak et en Afghanistan, d’une récession économique et peut-être d’une crise majeure au Proche-Orient. La Maison Blanche a cependant souligné que MM. Bush et Obama n’avaient pas attendu ce mercredi pour discuter des grandes questions du moment. M. Bush et ses collaborateurs mettent un point d’honneur à ce que la transition se passe le plus en douceur possible. Ils invoquent les difficultés du moment, mais aussi le danger que des terroristes ne mettent à profit la fin d’un cycle et le début d’un autre pour commettre un attentat. Entre l’élection du 4 novembre 2008 et l’investiture du 20 janvier, 2009 les équipes Bush et Obama ont choisi un ton cordial. M. Obama va bientôt devenir “membre du petit cercle” des présidents, a dit Mme Perino, et “ils peuvent ne pas être d’accord sur certains moyens politiques pour résoudre les problèmes de l’Amérique, mais ils soutiennent tous la même équipe”. C’était la deuxième fois que M. Obama se rendait à la Maison Blanche depuis son élection.
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Amérique du Nord | Tagué: Barak Obama, Bill Clinton, Bueau ovale Maison Blanche, Etats Unis, George Bush, Jimmy Carter |
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7 janvier 2009
Le 29ème Forum touristique de l’Association des nations du sud-est (ASEAN) a débuté à Hanoi pour tenter de trouver des solutions afin d’accroître le tourisme, sérieusement touché par la récession économique mondiale. Tran Chien Thang, vice-ministre du ministère vietnamien de la Culture, des Sports et du Tourisme, a déclaré au forum que la crise économique mondiale a réduit la demande au niveau des voyages. M. Tran a appelé les décideurs des pays de l’ASEAN à établir des politiques favorables pour que le secteur du tourisme s’améliore. Il a également suggéré aux agences de voyage de lancer de nouveaux produits et services comme le tourisme de croisière pour attirer plus de clients. Les participants à ce forum ont discuté de l’établissement du Couloir d’investissement touristique de l’ASEAN et envisagent d’accréditer des hôtels sélectionnés du titre d’hôtel vert de l’ASEAN. Avec l’objectif d’élever davantage l’image du tourisme de l’ASEAN, les participants ont accepté de mener un projet pour renforcer la compétitivité de l’ASEAN (ACE) en coordination avec l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) . L’ASEAN comprend dix pays: Brunei, le Cambodge, le Laos, le Myanmar, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam. Le forum attire les ministres du Tourisme des pays de l’ASEAN et les représentants des agences de voyage, des compagnies aériennes et des hôtels du monde entier.
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Divers - | Tagué: ASEAN, Brunei - Cambodge - Laos - Myanmar - Indonésie - Malaisie - SIngapour - Philippines - Thaillande - Vietnam, Hanoi, Tran Chien Thang |
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7 janvier 2009
Le ministre El Hadj Gley
Les résultats de l’appel d’offres international concernant l’installation et l’exploitation d’un réseau de téléphonie fixe et mobile de troisième génération (Internet et autres services) seront annoncés au mois de juin 2009, a déclaré à Tunis, M. El Hadj Gley, ministre des Technologies de la communication. Le ministre a fait savoir que 13 entreprises du Golfe et d’Europe ont manifesté leur intérêt pour cet appel d’offres. Le nouvel opérateur, le troisième dans le pays, permettra, selon le ministre des Technologies de la communication, de renforcer les efforts de modernisation de l’infrastructure des technologies de l’information et de la communication (TIC) et d’améliorer les services Internet à haut débit, notamment, ceux destinés aux entreprises. Il vient également contribuer à la diversification des services, développer les contenus numériques, promouvoir la concurrence dans une perspective de réduction des coûts offrir une multitude de technologies (Techniques Wimax et autres). Concernant la mise en place d’un environnement incitatif à l’investissement, le ministre a rappelé la création d’un réseau de communication moderne reliant, par le biais fibres optiques, 54 zones industrielles et de services et permettant à quelque 1600 entreprises d’exploiter, en fonction de leurs besoins, le réseau Internet haut débit (ADSL). S’agissant de la mise en œuvre des mesures présidentielles visant à moderniser les services des technologies de la communication et à en améliorer la qualité, notamment en ce qui concerne la mise en place d’une infrastructure appropriée et la facilitation de l’accès à l’Internet haut débit, le ministre a indiqué que des dispositions pratiques ont été prises. Au nombre de celles-ci, il a cité l’application, à partir du 1er janvier 2009, des nouveaux tarifs des lignes internationales louées, en concrétisation de la décision présidentielle de les réduire au taux de 25 pc, la pose d’un 3ème câble sous-marin avec l’Europe lequel devrait porter la capacité de la bande passante à 30 gigabits à la seconde, l’ultime but étant d’améliorer l’accès au réseau de l’Internet. La capacité de raccordement de la Tunisie au réseau Internet a été augmentée de 8,75 gigabits par seconde à 11 gigabits par seconde, outre le démarrage de la commercialisation des services de connexion à Internet par fibres optiques et les lignes numériques à haut débit (ADSL). M. El Hadj Gley a fait savoir que les efforts déployés dans le domaine des TIC ont pour double objectif de faire du secteur un catalyseur de l’investissement et de l’emploi et d’améliorer la compétitivité des entreprises économiques. Il a mis en exergue l’importance de la destination Tunisie pour les sociétés internationales actives dans le secteur des TIC, à l’instar de HP. Au sujet de la polarisation des investissements dans le domaine des technologies de la communication, il a rappelé la décision de procéder à l’extension du technopole El Ghazala pour le coût de 100 millions de dinars.
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Afrique - Maghreb | Tagué: ADSL, Appel d'offres international, El Hadj Gley, Europe, Internet, Nouvelles Technologies, Pays du Golfe, Téléphonie, Tunisie |
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7 janvier 2009
Des soldats américains patrouillent dans la province de Paktika le 28 novembre 2008.
Les forces de la coalition américaine ont tué 32 rebelles présumés, dont une femme, lors d’une opération dans la province de Laghman, à l’est de Kaboul, a annoncé la coalition. “Les forces de la coalition ont tué 32 rebelles armés, dont une femme, arrêté un autre et détruit deux importantes caches d’armes, des explosifs et du matériel servant à fabriquer des bombes”, a précisé la coalition. L’opération, l’une des plus meurtrières de ces derniers mois, a eu lieu dans le district d’Alishang, à 100 km au nord-est de Kaboul, et visait “un réseau taliban” responsable de nombreuses attaques à la bombe contre les civils et les forces de la coalition sur les routes de la région, affirme la coalition. Plus de 75 rebelles sont sortis de leur campement et se sont dirigés vers des soldats de la coalition en tirant sur eux à l’arme légère. Les soldats ont “choisi de répondre à l’arme légère et de ne pas faire appel à un appui aérien pour minimiser le nombre de victimes innocentes potentielles”. La coalition ajoute avoir ensuite découvert la cache de munitions et d’explosifs, qu’elle a détruits, mais ne précise pas exactement comment les 32 rebelles présumés ont été tués. Les autorités afghanes ou des sources indépendantes ne pouvaient confirmer mercredi les affirmations de la coalition. Cette dernière s’est enfin félicitée de cette opération qui permet de “protéger les 60.000 habitants innocents du district des tueries sans discrimination des talibans”. L’année 2008 a été la plus meurtrière pour les civils afghans et les forces de l’Otan et de la coalition depuis la chute des talibans à la fin 2001 et le début de leur insurrection contre le gouvernement et ses alliés internationaux. Selon l’ambassade américaine à Kaboul, le nombre des attaques à la bombe rebelles a doublé en 2008 par rapport à 2007 pour atteindre 2.000. Près de 70.000 soldats étrangers, pour moitié américains, sont déployés en Afghanistan pour soutenir le gouvernement et les troupes afghanes face à la rébellion menée par les talibans, qui a gagné du terrain depuis deux ans. L’armée américaine a annoncé fin décembre l’envoi en Afghanistan de 20.000 à 30.000 soldats supplémentaires d’ici l’été prochain. L’armée afghane déployée aux côtés des soldats étrangers pour combattre les rebelles compte de son côté environ 75.000 hommes.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Afghanistan, Kaboul, OTAN, Rébellion, Talibans |
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7 janvier 2009
Salle de contrôle de l’approvisonnement du gaz russe le 6 janvier 2009 à Brastislava
La Russie a arrêté tout transit de son gaz destiné à l’Europe par le territoire ukrainien, a annoncé le porte-parole de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz. “la Russie a arrêté tout le transit par l’Ukraine”, a déclaré le porte-parole Valentin Zemlianski. “La Russie a laissé l’Europe sans gaz”, a-t-il ajouté. Les livraisons de gaz russe à la République Tchèque ont cessé , a rapporté l’importateur RWE Transgas. Presque toute l’Europe était touchée par les transitants par l’Ukraine, les pays d’Europe centrale, plus dépendants, étant particulièrement affectés par ce nouveau conflit gazier en plein hiver entre Kiev et Moscou.
Le pipeline de gaz dans le village slovaque de Plavecky Stvrtok le 6 janvier 2009
La Russie fournit au total 40% des volumes importés de gaz de l’Union européenne, dont 80% transitent par l’Ukraine, mais la dépendance de chacun des pays de l’Union européenne est très variable, de 100% pour la Slovaquie à 0% pour une dizaine d’Etats dont le Royaume-Uni ou l’Espagne. Ce sont les pays d’Europe centrale qui sont en première ligne. Dans l’Union européenne, les livraisons ont été totalement interrompues en Hongrie, dépendante à 65% du gaz russe, en Grèce (81%), en Bulgarie (90%). Quatre pays des Balkans destinés un jour à rejoindre le bloc européen ne reçoivent plus rien non plus: Croatie, Bosnie, Serbie et Macédoine. Les livraisons ont également fortement baissé en Pologne, Autriche, Slovaquie, Slovénie et Roumanie. Les pays d’Europe occidentale, moins dépendants du gaz russe, sont aussi désormais touchés: en France, les livraisons ont baissé de plus de 70%, et en Italie de 90%. Des baisses de pression ont été enregistrées en Allemagne. Pour l’instant, la présidence tchèque de l’Union européenne, qui a dénoncé une situation “complètement inacceptable” et réclamé le rétablissement des approvisionnements, estime que la situation n’est “pas encore critique”, les pays touchés pouvant puiser dans des réserves pour l’instant élevées. Mais “si elle dure plusieurs jours, nous aurons un sérieux problème”, a estimé le vice-Premier ministre tchèque Alexandr Vondra, alors que l’UE a prévu vendredi une réunion de son groupe de coordination sur le gaz. Plusieurs pays de l’Est ont d’ailleurs déjà réclamé une réaction coordonnée de l’Union européenne pour pallier d’éventuels risques de pénurie. “Nous comptons sur la solidarité européenne”, a ainsi déclaré le Premier ministre bulgare Sergueï Stanichev, estimant “inacceptable” que les Européens deviennent “otages” de cette crise russo-ukrainienne. “La Commission européenne devrait préparer un catalogue d’actions à court et à long terme”, a ajouté le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Alexandr Vondra, Bulgarie, Commission européenne, France, Gaz, Gazprom, Hongrie, Naftogaz, Radoslaw Sikorski, Roumanie, Russie Moscou, Serguei Stanichev, TWE Transgas, Ukraine Kiev, Valentin Zemiamski |
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7 janvier 2009
La ministre de la justice Rachida Dati à l’Assemblée nationale, le 2 décembre 2008
La garde des Sceaux, Rachida Dati, assistera au Conseil des ministres puis à l’audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation, cinq jours après la naissance de sa fille Zohra. Deux autres rendez-vous officiels figurent au programme de sa journée de rentrée, parmi lesquels “la remise de décorations espagnoles à des magistrats français” par Mariano Fernandez Bermejo, ministre de la Justice espagnol. Mme Dati prononcera un discours à l’occasion de cette cérémonie à l’ambassade d’Espagne. Elle sera à la Cour de cassation aux côtés du président de la République Nicolas Sarkozy, qui devrait annoncer la suppression des juges d’instruction. La ministre prévoit d’assister à la séance des questions d’actualité au Sénat, indique l’agenda la Chancellerie. Ces dernières semaines, l’entourage de Rachida Dati avait prévenu que la naissance de son premier enfant — intervenue avec 15 jours d’avance — ne devrait pas la tenir éloignée très longtemps de ses activités ministérielles. “Il n’y a pas de vacance du pouvoir à la chancellerie”, avait déclaré, au lendemain de la naissance, son porte-parole Guillaume Didier, précisant qu’aucune date de sortie de la clinique n’était encore fixée.
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France et régions d'europe | Tagué: Chancellerie, Cour de cassation, France, Nicolas Sarkozy, Rachida Dati |
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7 janvier 2009
Le président Zine El Abidine Ben Ali et le directeur de ALECSO, Mohamed el Aziz Ben Achour
Le président Zine El Abidine Ben Ali s’est intéressé, en recevant M. Mohamed El Aziz Ben Achour, nouveau directeur Général de l’Organisation Arabe pour l’Education, la Culture et les Sciences (ALECSO), à l’action de cette organisation et ses perspectives d’avenir. M. Mohamed El Aziz Ben Achour a exprimé ses remerciements et sa gratitude au chef de l’Etat pour la présentation de sa candidature au poste de directeur général de cette organisation. Il a relevé la considération dont jouit la Tunisie sous la direction du président Ben Ali auprès des tous les dirigeants et présidents arabes. Il a indiqué avoir présenté au chef de l’Etat une conception de projets ayant trait à la gestion de l’organisation et à la réalisation de ses programmes. Le président Zine El Abidine Ben Ali, a-t-il ajouté, a mis l’accent sur la nécessité de dynamiser l’action arabe commune dans les domaines de l’éducation, la culture et les sciences.
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Divers - | Tagué: ALECSO, Mohamed el Aziz Ben Achour, Président Zine El Abidine Ben Ali, Tunis, Tunisie |
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7 janvier 2009
Le prix du pétrole brut a de nouveau enregistré une baisse après avoir atteint le cours de 50 dollars, des données économiques très faibles ayant réactivé les inquiétudes concernant la demande. Le gouvernement américain a indiqué que les commandes aux usines avaient chuté de 4,6 %, soit presque le double des 2,5 % annoncés par les économistes. Dans le même temps, un indice d’activité du secteur des services américains s’est contracté à un rhytme plus lent en décembre, les nouvelles commandes et l’emploi étant en progression sur cette période. L’association nationale des agents immobiliers a rapporté que les ventes en cours d’habitations étaient tombées à leur plus bas niveau en Novembre. Le light sweet crude pour livraison en Février a perdu 23 cents, à 48, 58 dollars le baril sur le New York Mercantile Exchange après avoir atteint 50, 47 dollars. A Londres, le baril de Brent a pris 1,58 dollars, pour atteindre 51,20 dollars, sur le ICE Futures Exchange.
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Institutions et Organisations Internationales; Matières premières | Tagué: Matières premières, Pétrole, Pétrole brut |
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7 janvier 2009
La compagnie russe Gazprom a arrêté complètement la livraison de gaz à la station Isaccea 2 a révélé le ministère roumain de l’Économie. La quantité de gaz naturel entrée par ce point est de 4,7 millions m3/jour, 70% des gaz d’importation de la Russie. Dans ces conditions, la société de transport Transgaz a pris une série de mesures opérationnelles censées résoudre la situation de crise et équilibrer le Système national de transport des gaz, a indiqué le ministère. Les sources de livraison des gaz naturels dans ces conditions sont assurées depuis la production interne de Romgaz, Petrom et d’autres petits producteurs, depuis des dépôts d’emmagasinage souterrain, ainsi que depuis les quantités reprises, dans des conditions normales, par le point Mediesu Aurit (nord). La Roumanie dispose de réserves de 2,2 milliards m3 de gaz naturels au total, les ménages ne seront pas affectés par la baisse des importations en provenance de Russie, ont assuré les autorités. La Russie a interrompu le 1er janvier 2009 les livraisons de gaz naturel à l’Ukraine, en l’absence d’un accord sur le prix des livraisons en 2009 et sur les dettes. Le gazoduc alimentant l’Union européenne transite par l’Ukraine, mais Moscou a annoncé que les pays membres de l’Union européenne n’auraient pas à souffrir à la suite d’une éventuelle cessation des livraisons vers l’Ukraine. La Pologne, la Roumanie, la Bulgarie et la Turquie ont pourtant déclaré avoir enregistré des baisses des livraisons de gaz naturel russe. La demande de gaz naturel pour le mois de janvier courant est estimée à 19,4 millions de MWh, quantité qui devra provenir de la production interne à 78,12% et de l’importation à 21,88%, selon la société Transgaz, opérateur technique du système roumain de transport du gaz.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Bulgarie, Gazprom, Moscou, Pologne, Roumanie, Russie, Ukraine Kiev |
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