2 mars 2009
|
Toujours plus de soldats suisses sont musulmans. Devraient-ils être accompagnés par un imam, comme le sont les chrétiens par un aumônier catholique ou réformé? C’est le souhait d’Hisham Maizar, président de la Fédération des organisations faîtières islamiques, qui répond en cas de besoin aux appels du chef de l’aumônerie de l’armée. «Nous serions heureux qu’il y ait un imam, c’est clair», a affirmé Hisham Maizar, président de la Fédération des organisations faîtières islamiques. Il estime que la présence d’un imam auprès des militaires pourrait contribuer à leur intégration. Pour lui, les musulmans ont une autre approche que les chrétiens sur ce qui touche la mort. En outre, ils se posent des questions en cas d’engagement armé contre un pays musulman. Il est clair à ses yeux qu’un musulman dans l’armée doit d’abord être un soldat de l’armée suisse. Mais il devrait pouvoir aborder les questions religieuses avec un imam compétent. Hisham Maizar est actuellement la personne de référence du chef de l’aumônerie en cas de nécessité. Il devrait pouvoir en tous temps faire appel à un imam, mais il n’est pas sûre d’y arriver dans des délais assez rapides, selon lui. Des imams sont déjà engagés dans l’armée en Allemagne et en Autriche.
|
Laisser un Commentaire » |
Europe - Union européenne | Tagué: Allemagne, Autriche, Hisham Maizar, Imam, Iran, Organisations faitières islamiques, Suisse |
Permalien
Publié par europeorient
22 février 2009
le président français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre britannique Gordon Brown et la chancelière allemande Angela Merkel, le 22 février 2009 à Berlin
Les Européens du G20 réunis à Berlin ont affiché leur détermination à réguler et surveiller l’ensemble des acteurs des marchés, y compris des fonds d’investissement spéculatifs (hedge funds), mais renvoyé les décisions concrètes au sommet de Londres en avril prochain. Les européens du G20 sont tous d’accord sur le fait que “tous les produits et acteurs financiers, y compris les hedge funds et agences de notations doivent être régulés et surveillés”, a déclaré la chancelière Angela Merkel. “Pour ceux qui ne sont pas coopératifs, il faut développer des mécanismes de sanction”, a-t-elle ajouté. Les britanniques, considérés comme réticents à ce sujet, semblent donc s’être rangés à l’avis de leurs pairs. Ces fonds dont la seule motivation est la recherche coûte que coûte du profit agissent en toute opacité et sont considérés comme partiellement responsables de la crise financière qui secoue la planète. Mais il est trop tôt pour évoquer les moyens envisagés. “Les détails doivent encore être définis”, a reconnu Angela Merkel. La chancelière conservatrice avait convié ses homologues et les ministres des Finances européens du G20 (Royaume-Uni, Italie, France), de même que l’Espagne et les Pays-Bas, afin de définir une ligne commune sur la réforme de la finance mondiale avant le sommet du G20 de Londres le 2 avril, où le président américain Barack Obama fera ses premiers pas sur la scène internationale. Dans leur déclaration, les Européens ont souligné leurs convergences de vues sur un renforcement du rôle et des ressources du Fonds Monétaire International (FMI). “Nous proposons aujourd’hui un fonds de 500 milliards de dollars qui permettra au FMI non seulement de gérer les crises quand elles se produisent mais aussi de les éviter”, a déclaré le Premier ministre Gordon Brown, ce qui correspond à un doublement des moyens du fonds. Le FMI a souligné plusieurs fois ces dernières semaines que sa capacité à prêter aux pays membres en difficultés, notamment les économies très affaiblies de l’Europe de l’Est, risquaient de s’épuiser si la crise économique perdurait. Le Japon a déjà annoncé son intention de prêter jusqu’à 100 milliards de dollars à l’institution multilatérale. Le besoin de lutter contre les “centres non coopératifs” comme les paradis fiscaux a aussi été réaffirmé, de même que la nécessité pour les banques de constituer des réserves en temps de croissance pour mieux faire face aux périodes de crise. “Berlin est une étape importante entre Washington et Londres”, a estimé le président français Nicolas Sarkozy. Les Etats du G20 (G7, Russie, 12 pays émergents dont la Chine, le Brésil ou l’Arabie saoudite) s’étaient mis d’accord à Washington sur un catalogue de 47 points, visant à instaurer plus de transparence et de régulation. C’est bien dans la capitale britannique que tout se jouera. “Il ne s’agit pas de mesures de surface, il s’agira de prendre des mesures structurelles”, a insisté le président français. “Londres doit être un succès”, a abondé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Après leurs querelles sur le protectionnisme, les Européens avaient aussi besoin de mettre les choses au point. Les aides à l’industrie automobile lancées par Paris, Madrid et Rome ont fait grincer des dents à Berlin et Bruxelles. Ils ont réaffirmé la nécessité de résister au protectionnisme. Avec la récession en cours, la chose n’est pas aisée. “Nous nous engageons à mettre en oeuvre des mesures de relance de telle sorte que toute distorsion de concurrence soit réduite à un minimum absolu”, ont-ils indiqué.
Laisser un Commentaire » |
Europe - Union européenne | Tagué: Arabie Saoudite, Barak Obama, Chancelière Angela Merkel, Chine, Espagne, Europe de l'Est, FMI, Fonds monétaire international, France, G20 Berlin, Gordon Brown, Italie, Japon, Londres, Nicolas Sarkozy, Royaume Uni, Union européenne |
Permalien
Publié par europeorient
22 février 2009
Alors que les chiffres du chômage en France explosent, l’agriculture aujourd’hui manque de bras: le secteur ne séduit pas les nouvelles générations en raison d’une image dépréciée mais aussi de conditions de travail difficiles. “Nous les agriculteurs, nous avons trop longtemps dévalorisé notre métier”, regrette Michel Marquet, arboriculteur à la retraite mais qui s’investit toujours dans le monde agricole. Il est secrétaire général de l’Anefa, l’Association nationale emploi formation en agriculture, un organisme paritaire patrons et salariés agricoles, qui se démène sur le terrain pour susciter les vocations. Il y a du pain sur la planche, tant ce secteur pâti d’une image “passéiste”: “Il n’y a pas si longtemps, on menaçait encore le bon à rien de la famille de faire agriculteur”, regrette M. Marquet qui, citant son propre exemple, dit n’avoir jamais poussé ses enfants à reprendre le flambeau. Or, aujourd’hui l’agriculture a bien changé, avec toute une palette de nouveaux métiers et une demande croissante de compétences. Mais le message a du mal à passer. Selon le baromètre de l’Agriculture BVA, réalisé en février 2009, pour le groupe France Agricole, plus de 2 Français sur 3 déclarent n’avoir jamais envisagé travailler dans le secteur agricole. Ils sont aussi 78% à affirmer mal connaître les formations qui mènent aux métiers de l’agriculture. “Il faut supprimer l’image du commis de ferme avec la brouette et la fourche”, renchérit Eric Swartvagher, président de l’Anefa et représentant des salariés agricoles. “Quand vous avez une machine de 250.000 euros, il faut savoir la faire fonctionner”, ajoute-t-il. “Il y a du boulot, c’est passionnant, on peut faire carrière et atteindre au bout de 4 ou 5 ans entre 130 et 140% du smic”, assure encore M. Swartvagher. Celui-ci raconte son parcours: non issu du monde agricole, il a découvert sa vocation à six ans et a commencé comme vacher. Exemple d’une filière particulièrement touchée par le déficit de candidats, celle de porcher. Un chef d’équipe porcher qui dirige un élevage de 300 à 400 truies touche un salaire de 2.500 euros brut mensuel plus une prime d’intéressement dont le montant est “secret”. Comme dans d’autres métiers, ces spécialistes n’hésitent pas à changer d’exploitations pour faire évoluer leur carrière. Philippe Pelvet, directeur de l’Association pour l’emploi des cadres ingénieurs et techniciens de l’agriculture et de l’Agroalimentaire (Apecita), confirme la difficulté de trouver des candidats porchers, mais aussi vachers. Les jeunes ne sont pas attirés par ce type d’activités difficiles avec les horaires de traite le matin et le soir: “ce n’est pas tellement dans l’air du temps d’avoir des horaires décalés”. Selon lui, les jeunes rechignent à diriger une équipe. Aujourd’hui, les jeunes “veulent faire des études dans la recherche” et travailler dans l’environnement, des métiers pas toujours en “adéquation” avec le marché du travail, explique-t-il. Un autre secteur est aussi touché par le manque de candidats: 5.000 postes sont à pourvoir urgemment dans le machinisme agricole (maintenance, commercialisation) ou l’agroéquipement, dans le jargon professionnel. Le secteur, selon Joël Carmona, président de l’Association professionnelle de développement de l?enseignement du machinisme agricole et des agroéquipements (Aprodema), fait face à un “papy boom” avec de nombreux départs à la retraite. Les jeunes ne connaissent pas ce métier et ne “viennent pas nous rejoindre”, regrette-t-il. Pour la première fois, l’association a pris un stand au salon.
Laisser un Commentaire » |
France et régions d'europe | Tagué: Agriculture, Salon international de l'agriculture SIA 2009 |
Permalien
Publié par europeorient
22 février 2009
Le Vietnam a inauguré sa première raffinerie, un projet longtemps controversé mais ultra-symbolique et vital, a réaffirmé le Premier ministre, pour la “sécurité énergétique” du pays. “C’est un projet clé, d’importance nationale”, a déclaré le chef du gouvernement vietnamien, Nguyen Tan Dung, devant plus de 1.000 invités présents sur le site de Dung Quat, dans le centre du Vietnam. Ce complexe de plus de 2,5 milliards de dollars (1,95 md EUR) construit par un consortium mené par le Français Technip, est essentiel “à plusieurs égards – politiquement, économiquement, pour la défense et la sécurité nationales”, a-t-il poursuivi. La cérémonie de lancement, organisée sous haute sécurité. Dung Quat devrait permettre au pays communiste de produire 6,5 millions de tonnes par an, ou 148.000 barils par jours, soit le tiers de ses besoins en produits raffinés. Le géant public PetroVietnam, qui exploitera le site, espère le voir tourner à pleine capacité en août. Pour le Vietnam, qui possède d’importantes réserves de brut mais devait jusqu’ici importer tout son pétrole raffiné, le pas est d’autant plus important que ses besoins explosent à mesure de son développement. En 2008, selon des chiffres du gouvernement, Hanoï a certes gagné 10,45 milliards de dollars (8,15 mds EUR) en exportations de brut. Mais il a dû en débourser 10,88 autres (8,49 mds EUR) en importations de produits raffinés. “La raffinerie de Dung Quat est l’une des plus modernes du monde”, s’était plus tôt félicité Dinh Van Ngoc, responsable de l’unité en charge du site chez PetroVietnam. “Elle est très importante pour le Vietnam, à la fois d’un point de vue pratique et spirituellement. Elle montre à la nation entière et au peuple vietnamien que le Vietnam peut construire une raffinerie”. Le projet est pourtant loin d’avoir été sans heurts. Lancée dans les années 90, Dung Quat n’a vraiment émergé qu’en 2005, année du choix du consortium et des premiers coups de pioche. Entre temps, les coûts avaient flambé – le budget enflait de plus d’un milliard de dollars – et plusieurs partenaires étrangers potentiels avaient jeté l’éponge, dont le français Total. L’aspect le plus controversé: la localisation à Quang Ngai, une province sans tradition industrielle, loin des gisements off-shore du pays et de son poumon économique Ho Chi Minh-Ville, l’ex-Saïgon (sud). Mais, expliquent les experts, Hanoï voulait faire émerger, au centre et dans une région pauvre, un nouveau pôle industriel pour faire contrepoids à l’ex-Saïgon et à la capitale Hanoï au nord. Les autorités espèrent voir se développer plus de 20.000 emplois dans la zone économique qui entoure la raffinerie. Construire le complexe à Quang Ngai a relevé d’une “décision politique”, reconnaît Bruno Le Roy, l’ingénieur de Technip responsable du chantier. Dung Quat était la première raffinerie du pays. Mais une deuxième, au nord, est déjà en chantier et une troisième est aussi envisagée. Le Vietnam a certes enregistré un ralentissement économique l’an dernier: une hausse de 6,2% de son Produit intérieur brut (PIB), la plus faible performance en près de dix ans. Mais le Premier ministre espère voir la tendance s’inverser prochainement. En 2007, le pays affichait encore une progression de 8,5% de son PIB et la croissance annuelle des besoins énergétiques de ses industries, ses ménages, ses transports était jugée deux fois plus importante encore
Laisser un Commentaire » |
Asie - Chine - Japon - Corée du Nord Sud - Tawain | Tagué: matière première, Nguyen Tan Dung, Pétrole, PetroVietnam, Quang Ngai, Raffinerie Dung Quat, Vietnam |
Permalien
Publié par europeorient
21 février 2009
Nicolas Sarkozy inaugure le salon de l’agriculture, le 21 février 2009 à Paris
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a inauguré le salon international de l’agriculture de Paris, en lançant un “message d’espoir” aux agriculteurs et aussi aux plus jeunes d’entre eux, leur assurant qu’”il y a de l’avenir, qu’ils peuvent croire dans leur métier”. Durant près de deux heures, le chef de l’Etat, qui était accompagné du ministre de l’Agriculture Michel Barnier, a sacrifié à la tradition en parcourant quelques stands du salon. Il a serré les mains et caressé les vaches alors qu’une cohue indescriptible a suivi le président pendant toute sa visite, rythmée par les “Nicolas” “Nicolas” d’une “claque” de symathisants bien orchestrée. Le président s’est arrêté à plusieurs reprises pour admirer les races de bovins, le fleuron de la génétique française à l’export. Il a eu l’occasion d’apprécier de nombreux spécimens, limousines, charolaises, parthenaises, simmentals, ou encore prim’holstein, de vraies bêtes de concours, coiffées et recoiffées, pour les faire paraître sous leur meilleur jour. Contrairement à son prédécesseur Jacques Chirac qui goûtait largement aux produits du terroir, Nicolas Sarkozy s’est contenté d’avaler un chocolat à la fin d’un parcours mené au pas de charge. “J’espère qu’il mange de la viande chevaline”, a lancé un des animateurs de stands au passage de la caravane présidentielle. “Il doit en manger car il court vite”, lui a répondu un de ses alter ego. Le chef de l’Etat a aussi écouté les doléances des éleveurs, inquiets du virage que prendra la prochaine politique agricole commune (PAC) à partir de 2013. Et plus immédiatement de la redistribution des aides agricoles que doit annoncer Michel Barnier pour relancer certaines productions. “Je voulais d’abord adresser un message d’espoir à l’agriculture”, a lancé M. Sarkozy à la presse à l’issue de sa visite. “On a besoin d’une agriculture française qui ait des prix, qui paie des producteurs, des entrepreneurs. On a besoin d’une agriculture européenne avec une Europe qui défend ses agriculteurs”, a-t-il ajouté. “Il y a un milliard de gens qui meurent de faim dans le monde. Le problème n’est pas la réduction de la production agricole mais au contraire l’augmentation de la production agricole”, a plaidé Nicolas Sarkozy. Interrogé sur l’inquiétude des agriculteurs français face au réaménagement de la PAC décidé par l’Union européenne en novembre, il a souhaité que cette politique soit “juste”. “Et parce qu’elle sera juste, elle sera pérenne. On a notamment des éleveurs qui souffrent, on a des zones de montagne qui souffrent, et il va falloir faire des arbitrages en accord avec le dialogue social et avec les organisations agricoles”, a insisté le président. Il a tenu à encourager les jeunes agriculteurs qui prendront la relève les assurant qu’”il y a de l’avenir, qu’ils peuvent croire dans leur métier”. “Ils ont raison d’être passionnés par ce métier, et pour nous c’est un atout considérable que d’avoir la deuxième agriculture du monde”, a précisé le Président Nicolas Sarkozy , évoquant les excédents commerciaux notamment. “Les agriculteurs sont inquiets comme tous les Français, il y a la crise, (…) je les ai sentis également déterminés, passionnés et ils demandent qu’une seule chose, c’est de pouvoir travailler”, a-t-il ajouté. En pleine crise sociale à la Guadeloupe, le président a soigneusement évité un détour par les stands des départements d’outre-mer. En réponse à la presse, il a estimé que “le paroxysme de la crise (était) peut-être derrière nous”.
1 Commentaire |
France et régions d'europe | Tagué: betes de concours, charolaises, Guadeloupe, limousines, Michel Barnier ministre de l'agriculture, Nicolas Sarkozy, parhenaises, Politique agricole commune PAC, Salon international de l'agriculture SIA 2009, simmentals, Vaches veaux cochons |
Permalien
Publié par europeorient
21 février 2009
Le président du parlement iranien Ali Larijani à Madrid le 9 février 2009
Le président du parlement iranien Ali Larijani a déclaré devant l’ancien chancelier allemand Gerhard Schroeder qu’il était impossible de priver l’Iran de la technologie nucléaire à des fins pacifiques. “L’Iran respecte les conventions internationales et l’empêcher d’acquérir la technologie et l’énergie nucléaires pour (leur utilisation) à des fins pacifiques est impossible”, a dit cet ancien-négociateur en chef du dossier nucléaire, en recevant M. Schroeder à Téhéran. L’Agence internationale de l’énergie atomique a annoncé que l’Iran poursuivait ses opérations d’enrichissement d’uranium malgré les injonctions du Conseil de sécurité de l’ONU à y mettre fin et qu’il n’y avait pas eu de progrès “substantiels” dans l’enquête sur un éventuel programme nucléaire militaire de Téhéran. Les Etats-Unis et plusieurs pays de l’Union européenne soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique, mais Téhéran assure que son programme nucléaire n’a qu’une finalité civile. M. Schroeder, en visite privée en Iran, a également rencontré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki ainsi que l’ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani. Devant M. Larijani, l’ancien chancelier a salué “le rôle positif et constructif de l’Iran en Afghanistan”. M. Schroeder a ensuite souligné lors de son entretien avec M. Rafsandjani que les problèmes de la région ne pouvaient être réglés sans “une coopération entre l’Iran et les Etats-Unis”. Il a également affirmé qu’il ne fallait pas isoler le mouvement palestinien Hamas au pouvoir à Gaza et qu’”il est nécessaire de faire participer ce groupe aux règlements régionaux”, a-t-on ajouté. M. Schroeder avait plus tôt critiqué les propos de M. Ahmadinejad qui a mis en doute la réalité ou l’ampleur de l’Holocauste lors de la Deuxième guerre mondiale. “L’holocauste est un fait historique et il n’y a pas de sens de nier ce crime sans précédent”, avait-il dit à la Chambre de commerce et d’industrie iranienne. M. Schroeder a également affirmé qu’avec la nouvelle administration américaine de Barack Obama, il existait une opportunité pour l’Iran de désamorcer la tension avec l’Occident. Les Etats-Unis et l’Iran, qui n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980, s’opposent sur plusieurs dossiers, dont le programme nucléaire iranien, officiellement civil, mais que les Occidentaux soupçonnent de masquer des ambitions militaires
Laisser un Commentaire » |
Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: chancelier allemand Gerhard Schroeder, Iran, ONU, président Akbar Hachémi Rafsandjani, président du parlement iranien Ali Larijani, président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Téhéran, Technologies nucléaires |
Permalien
Publié par europeorient
20 février 2009
Barack Obama s’adresse aux maires, le 20 février 2009 à Washington
Le président Barack Obama a mis la pression sur les maires des villes américaines pour qu’ils utilisent rapidement l’argent du gigantesque plan de relance économique promulgué cette semaine, “sans gaspiller, sans se tromper et sans frauder”. Trois jours après la promulgation de ce plan de 787 milliards de dollars, M. Obama a réuni à la Maison Blanche 85 maires de grandes villes, comme Los Angeles, et de moins grandes, pour leur dire que leurs communes seraient parmi les premiers bénéficiaires de ces mesures, mais que l’Etat avait aussi besoin de leur appui pour que le plan fonctionne, et qu’il leur incombait de faire leur part du travail. Le président les a prévenus que lui et les Américains les “rappelleraient à l’ordre” s’ils n’employaient pas l’argent comme il fallait alors que les Etats-Unis traversent leur plus grave crise économique depuis des décennies. C’est dans une large mesure aux autorités locales qu’il appartient de décider comment utiliser l’argent du plan, censé stimuler la création d’emplois, la consommation et l’investissement. Pour M. Obama, qui a promis de tout faire pour rétablir l’économie mais aussi la transparence gouvernementale, et qui a engagé beaucoup de son capital politique sur ce plan, il importe que les gouvernements locaux et les municipalités fassent bon usage de cette manne. Avec l’adoption par le Congrès, M. Obama a prévalu sur ses adversaires républicains qui lui reprochaient l’ampleur du plan et son contenu. Mais il doit à présent veiller à ce que les autorités locales ne dépensent pas l’argent dans des projets qui ne stimuleraient pas l’économie. Faute de donner raison à ses rivaux. M. Obama a souligné tout ce que le plan signifiait pour les villes, avec ses mesures sociales, ses abattements fiscaux, mais aussi et surtout les mesures remettant “les Américains au travail”. Il a invoqué la réfection des routes, des réseaux de canalisation et du réseau électrique, la modernisation des transports interurbains et ferroviaires, le développement des énergies renouvelables. Il s’agit de “l’investissement le plus important dans les infrastructures de notre pays depuis qu’Eisenhower a construit un système autoroutier entre les Etats dans les années 50″, a-t-il dit. “Ce qu’on attend de vous en retour, ce que j’attends de vous tous, c’est une responsabilisation sans précédent, de notre part à tous. Les Américains ont l’oeil sur nous. Ils ont besoin que ce plan marche. Ils attendent qu’on dépense leur argent, l’argent qu’ils ont si durement gagné, là où il doit l’être, sans gaspiller, sans se tromper et sans frauder”, a-t-il martelé. Si une agence de l’Etat fédéral dilapide l’argent, “je n’hésiterai pas à la rappeler à l’ordre et à y mettre un terme”. Et il a prévenu les maires qu’ils seraient logés à la même enseigne. M. Obama devait avoir l’occasion de répéter ce message dimanche devant l’Association nationale des gouverneurs, rouages également importants pour la mise en oeuvre du plan. Barack Obama, qui estime que l’Histoire le jugera sur le succès ou non de son combat contre la crise, pourrait s’inquiéter des tentatives d’obstruction de ses adversaires au niveau local. Aucun républicain n’a voté pour le plan à la Chambre des représentants. Les démocrates espèrent cependant que les responsables républicains locaux seront moins intransigeants dans leur opposition quand ils auront en main l’argent fédéral.
Laisser un Commentaire » |
Amérique du Nord | Tagué: Barak Obama, Crise financiere internationale, Etats Unis - USA, Investissements, Relance économique, Washington |
Permalien
Publié par europeorient
20 février 2009
Des coquilles Saint-Jacques
Quarante tonnes de coquilles Saint-Jacques de Normandie ont dû être jetées à la poubelle faute de trouver des acheteurs, a indiqué Paul Françoise, président de la commission coquillages et pêche à pied du comité national des pêches, évoquant une situation inédite. “D’un seul coup, en quinze jours, on a vu le marché s’écrouler”, a-t-il expliqué. “Tous les stocks des transformateurs de coquilles sont pleins, on a dû en détruire quarante tonnes”, a-t-il ajouté. “Cela n’est jamais arrivé, surtout en cette période de l’année, je n’ai jamais vu cela en trente ans”, a-t-il précisé. “Derrière, il y a la crise, nous ne vendons plus rien sur le marché espagnol”, un gros marché d’exportation, a-t-il expliqué. Quant au marché français, “la noix fraîche étant un produit assez cher, on voit que le consommateur en achète une fois et puis c’est tout”. Aussi , les pêcheurs normands ont décidé “de ne pas aller en mer ce week-end et le week-end prochain”. Si cela perdure, “il faudra prendre des mesures plus douloureuses” comme fermer plusieurs jours de suite. Confrontés à la même mévente, les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc se réunissaient vendredi pour voir quelles mesures adopter. “La crise est nationale, les pêcheurs bretons réfléchissent aussi à limiter la pêche”, a ajouté M. Paul Françoise. Près de 60% des coquilles Saint-Jacques sont pêchées en Normandie, où elles sont plus grosses et avec du corail, et le reste est pêché en Bretagne, essentiellement dans le gisement de la baie de Saint-Brieuc. Ce n’est pas une espèce sous-quota européen, mais elle est soumise aux estimations de stocks de l’Ifremer qui formule chaque année des recommandations, après une campagne de prospection.
Laisser un Commentaire » |
France et régions d'europe | Tagué: 40 tonnes de coquilles saint Jacques à la poubelle, Coquille Saint Jacques, IFREMER, Normandie, Paul Francoise, président de la commission coquillages et peche à pied, Saint Brieuc |
Permalien
Publié par europeorient
20 février 2009
Décidés à changer leur image, les agriculteurs, réunis à partir de samedi au Salon International de l’agriculture, vont mettre l’accent sur leurs efforts pour “produire mieux”, au moment où le gouvernement veut réorienter l’agriculture française vers le développement durable. Veaux, vaches, cochons… le public toujours très nombreux -600.000 visiteurs attendus- retrouvera comme chaque année les traditionnelles bêtes de concours ou encore les meilleurs produits des terroirs français. Et comme le veut la coutume, le président Nicolas Sarkozy inaugurera samedi 21 février 2009 la “plus grande ferme du monde”, devenue au fil des ans un passage obligé pour les politiques. Sa première participation l’an dernier avait été marquée par le “Casse-toi, pauvre con!” lancé à un visiteur qui refusait de lui serrer la main. Le Premier ministre, François Fillon, est attendu lui dans la journée de lundi. Mais au delà de ces rendez-vous rituels, cette 46e édition sera aussi l’occasion pour la profession de mettre en avant les efforts faits en matière de développement durable, un enjeu crucial pour elle. Alors que le Parlement vient de voter la loi Grenelle I et s’apprête à examiner son deuxième volet, les agriculteurs peuvent difficilement rester sourds aux attentes environnementales. De plus en plus sensibles à la préservation de l’eau, des paysages et des sols, les citoyens sont aussi plus exigeants sur la qualité de leur alimentation. Deux domaines où les agriculteurs ont fort à faire pour remonter la pente. Premier pays agricole européen, la France a joué depuis la deuxième Guerre mondiale la carte de l’agriculture productiviste et de l’utilisation intensive des pesticides. Elle est aussi le principal bénéficiaire des aides européennes, avec 10 milliards d’euros sur une enveloppe globale de 53 milliards. Mais les temps changent. Plusieurs pays européens ne veulent plus consacrer un tel budget au secteur agricole, souhaitant le réorienter vers la recherche. Et Bruxelles demande que les aides soient désormais plus liées à la préservation de l’environnement. Date clef, 2013 sera l’année où sera renégocié le montant du budget de la politique agricole commune (PAC), les nouveaux venus dans l’Union européenne demandant aussi une part du gâteau. Les agriculteurs français sont inquiets. Ils n’ont plus que trois ans pour se préparer à un virage que d’autres pays européens ont anticipé depuis plusieurs années déjà. Afin de les aider à préparer cette échéance, Nicolas Sarkozy leur a promis un projet de loi de modernisation de l’agriculture. Il sera déposé avant fin 2009, avec pour objectifs de “consolider la compétitivité et renforcer l’organisation économique” du secteur. “Je préfère que nous portions nous-mêmes les changements dans le cadre de la nouvelle politique agricole plutôt que nous attendions tranquillement que la catastrophe arrive en 2013″, a justifié M. Sarkozy. Le gouvernement va aussi débloquer une enveloppe de 300 millions d’euros en 2010, une aide qui sera reconduite en 2011. Cet “effort exceptionnel” est destiné à financer les “priorités” de la première étape de modernisation prévue dans le cadre du réaménagement de la PAC, adopté dans la douleur en novembre à Bruxelles par les 27 pays membres de l’Union européenne (UE). Ces “priorités” seront détaillées par Michel Barnier. Elles s’inscrivent dans le cadre d’un plan “Objectif Terres 2020″ qui veut mettre l’accent sur une “agriculture économiquement productive et écologiquement responsable”.
Laisser un Commentaire » |
France et régions d'europe | Tagué: Bruxelles, Developpement durable, Michel Barnier, PAC, Politique Agricole Commune, Salon international de l'agriculture à Paris, Salon international de l'agriculture SIA 2009, Veaux Vaches Cochons |
Permalien
Publié par europeorient
13 février 2009
Le salon de l’économie et de l’aménagement du littoral se tiendra les mardi 6, mercredi 7 et jeudi 8 Octobre 2009 au parc des expositions du Pays de Lorient, dans le Morbihan en Bretagne . Ce salon professionnel est un espace d’affaires et de décisions entre les responsables en charge de la commande publique et privée et les entreprises et professionnels spécialisés dans l’aménagement et le développement économique des régions du littoral.
Pourquoi le sel ? La création de ce salon est le résultat de nombreuses rencontres avec des élus des régions littorales, des responsables administratifs et techniques de collectivités locales et territoriales et des administrations proches des activités littorales. Des contacts ont également eu lieu avec des entreprises travaillant directement pour les régions littorales. Le constat fut général : la création d’un événement unique et fédérateur s’imposait.
Exposants et fournisseurs : Les activités et entreprises représentées sont multiples et ciblées : travaux en milieu marin et zone urbaine, aménagement, création, prévention, travaux public, transport, entretiens, protection, préventions, traitements des eaux et des pollutions, surveillance des eaux de baignades, environnement, énergie, ingénérie, études, conseils, finances, etc.
Visiteurs : Grâce à la diversité de ses partenaires et de ses parrainages, tant institutionnels qu’économiques, ainsi qu’un plan média fort et dynamique, le SEL accueillera durant trois jours de nombreux décideurs, dirigeants et responsables nationaux et européens : représentants des états et des organismes officiels, élus régionaux et locaux, ingénieurs, techniciens, contrôleurs de travaux, directeurs de services techniques, responsables d’organismes consulaires, gestionnaires et usagers des ports de pêche, de commerce et de plaisance, etc.
Un lieu d’échanges : Durant les trois jours du salon, des conférences, tables rondes, rencontres et expositions organisés par Cap l’Orient (communauté d’agglomération du Pays de Lorient) permettront de présenter, de recueillir et de comparer les plus récentes connaissances et réalisations en matière de développement économique, de gestion et de protection du littoral.
Partenaires : Les 40 organismes régionaux, nationaux et européens qui apportent leur parrainage au Salon Européen du Littoral sont un gage de sérieux et une assurance qualitative et quantitative de fréquentation : commission européenne, ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, conférence des régions périphériques maritimes européennes, association nationale des élus du ittoral, rélgion Bretagne, Cap l’Orient, etc.
Pourquoi Lorient et la Bretagne ? Lorient s’est tout naturellement imposé en raison de sa position géographique exceptionnelle, de la diversité et du dynamisme de son économie maritime mais aussi de son expérience reconnue dans le domaine de la recherche et de la mise en application de solutions liées au littoral.
Pour plus d’informations : site internet : http://www.sel-expo.com
Laisser un Commentaire » |
France et régions d'europe | Tagué: Cap l'Orient, Developpement durable, Energie, France, Morbihan, Pays de Lorient, Salon européen du littoral, Sel |
Permalien
Publié par europeorient
13 février 2009
Le patron de Michelin, Michel Rollier, lors de la présentation des résultats, le 13 février 2009 à Paris
Michelin a vu son bénéfice chuter de plus de moitié en 2008, touché à son tour par la crise mais aussi par la hausse des matières premières, selon les chiffres annoncés. Le bénéfice net a dégringolé de 53,8% à 357 millions d’euros. Le groupe français de pneumatiques a également enregistré une baisse de 2,7% de son chiffre d’affaires annuel à 16,408 milliards d’euros. La baisse de l’activité s’est brutalement accélérée au dernier trimestre: les volumes vendus ont chuté de 16%. Sur l’année, ils sont en baisse de 2,9%. Pour l’avenir, Michelin s’est montré très pessimiste. “Les perspectives restent très défavorables pour les mois à venir”, a estimé le patron de Michelin, Michel Rollier. Le groupe a retenu comme hypothèse que les marchés des pneumatiques “devraient rester en forte baisse au premier semestre” par rapport à la même période de 2008, puis qu’ils “pourraient se redresser”. En conséquence, “Michelin renforce le pilotage de ses programmes de production, pour accroître la flexibilité de son outil industriel, gérer ses stocks au plus près et optimiser les liquidités du groupe”, explique M. Rollier. Le groupe va aussi “réduire fortement ses investissements en 2009″, a-t-il annoncé, précisant que les principaux axes de la stratégie à moyen terme seront “préservés”. Les investissements devraient être ramenés à environ 700 millions d’euros, consacré en priorité aux développements dans les pays émergents, contre 1,271 milliard en 2008. Cette dernière annonce a été saluée par les marchés. Après un début de séance à la Bourse de Paris qui a vu le titre Michelin passer successivement dans le rouge et dans le vert, le titre gagnait 3,52%, à 32,05 euros, dans un marché en hausse de 2,43%. Michelin maintient des “objectifs d’amélioration de la compétitivité à moyen terme” et des “projets de développement sur les marchés à fort potentiel de croissance”. Le groupe estime que sa rentabilité bénéficiera en 2009 des hausses de prix opérées en 2008 et de la baisse des prix des matières premières (caoutchouc naturel, dérivés du pétrole). Le bénéfice opérationnel avant éléments non récurrents est en recul de 44,1% à 920 millions d’euros. La marge opérationnelle avant éléments non récurrents s’est ainsi établie à 5,6%, inférieure aux dernières prévisions du groupe en octobre. Lors de la présentation du chiffre d’affaires des 9 mois, le groupe tablait sur une fourchette de 7 à 7,5%. Ces chiffres sont aussi inférieurs au consensus de Factset Estimates qui tablait sur un bénéfice net de 514 millions d’euros et un bénéfice opérationnel avant non récurrents de 1,050 milliard d’euros pour un chiffre d’affaires de 16,542 milliards d’euros. En 2008, la hausse des matières premières s’est traduite par un surcoût de 804 millions d’euros, supérieur à la dernière estimation du groupe de 750 millions d’euros. La baisse des volumes vendus a pesé pour 244 millions, mais les hausses de prix ont eu un effet positif de 683 millions. L’impact de la sous-utilisation des capacités industrielles du fait des réductions de production dans la plupart des usines du groupe s’est traduite par une charge de 224 millions d’euros. Michelin indique qu’il sera proposé à l’assemblée générale du 15 mai le versement d’un dividende de 1 euro par action.
Laisser un Commentaire » |
France et régions d'europe | Tagué: Caoutchouc, Crise financiere internationale, France, Industries, Michel Rollier, Michelin |
Permalien
Publié par europeorient
13 février 2009
L’Europe s’enfonce dans la récession, avec une contraction jamais vue depuis des décennies de son économie fin 2008 confirmant la gravité d’une crise qui nourrit le nationalisme économique sur le continent et suscite des tensions croissantes entre gouvernements. Le Produit intérieur brut (PIB) de la seule zone euro a reculé de 1,5% au quatrième trimestre comparé au précédent, selon une première estimation publiée par l’Office statistique européen Eurostat. C’est le plus fort recul du PIB sur un trimestre depuis la création de la zone euro, en 1999. La baisse montre aussi que la récession est encore plus accentuée qu’aux Etats-Unis, où la contraction a été de 1% au quatrième trimestre. “Les derniers chiffres du PIB pour la zone euro confirment que la récession s’aggrave maintenant de façon alarmante” en Europe, commente l’économiste Jennifer McKeown, de Capital Economics. Selon des chiffres recalculés pour la zone euro, “la plus forte baisse avant cela a été un recul de 1,2% en 1974″, souligne-t-elle. L’économie de l’ensemble de l’Union européenne s’est également contractée de 1,5%. Elle plonge donc à son tour dans la récession –définie par deux trimestres au moins de recul du PIB– qu’elle avait réussi jusqu’ici à éviter. La zone euro, elle, y était déjà entrée. C’est son troisième trimestre consécutif de repli de l’activité. Parmi les principales économies de la zone euro, l’Allemagne enregistre un recul de 2,1%, et l’Italie de 1,8%. La France et l’Espagne, qui avaient réussi jusqu’ici à échapper de justesse à la récession, y plongent à leur tour, avec un repli de 1% pour l’Espagne et de 1,2% pour la France. Pour la France, c’est la plus forte chute trimestrielle depuis 1974 et la crise provoquée par le choc pétrolier. Sur l’ensemble de 2008, la zone euro, qui comptait quinze pays l’an dernier, enregistre néanmoins une croissance de 0,7% grâce à un bon début d’année. Mais le plus dur devrait être encore à venir. Les prévisions sont très sombres pour 2009: la Commission européenne prévoit un recul du PIB de 1,9%, le FMI de 2%. Les perspectives de début de reprise, espérée d’abord à l’été 2009, s’éloignent. “Vu le peu de signes de lumière au bout du tunnel, nous nous attendons maintenant à un recul de 3% du PIB cette année”, indique même de son côté Jennifer McKeown. Ajoutant à l’avalanche de mauvaises nouvelles, les ventes de voitures neuves en Europe, publiées vendredi, ont connu leur pire mois de janvier en deux décennies, avec un effondrement de 27%. L’aggravation de la crise entretient une tentation au repli sur soi des gouvernements européens, voire au nationalisme économique. La présidence tchèque de l’Union européenne a annoncé la tenue le 1er mars d’un sommet européen extraordinaire sur la crise économique, en insistant beaucoup sur la nécessité d’éviter le protectionnisme”. En ligne de mire particulièrement: la France, qui est l’objet de multiples reproches depuis l’annonce d’un plan d’aide au secteur automobile qui conditionne certaines aides au maintien des usines dans le pays. “Le protectionnisme peut revenir par la porte de derrière”, a mis en garde jeudi le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn. Cette controverse ajoute aux divisions croissantes entre pays européens sur la manière d’agir face une récession considérée comme la pire qu’ait connu le continent depuis plus de 60 ans, qui suscite des inquiétudes sans cesse grandissantes. “Cette crise est profonde, elle sera longue. Nous voyons bien (…) que les perspectives de redémarrage s’éloignent”, a constaté le Premier ministre français François Fillon.
Laisser un Commentaire » |
Europe - Union européenne | Tagué: Allemagne, Choc pétrolier, Crise financiere internationale, Dominique Strauss Khan, Espagne, Europe, FMI, Fonds monétaire international, France, Italie, Produit interieur brut, Recession |
Permalien
Publié par europeorient
8 février 2009
Le ministre allemand de l’Economie Michael Glos, le 21 janvier 2009 à Berlin
Le ministre allemand de l’Economie, Michael Glos (CSU), va démissionner dans les prochains jours: son parti s’y refusait mais la chancelière Angela Merkel a jugé la situation intenable. Le chef de l’Union chrétienne-sociale (CSU) Horst Seehofer et la chancelière se sont mis d’accord pour que M. Glos quitte son poste dès qu’un successeur aura été trouvé, ce qui est une question de jours. Les accords régissant la “grande coalition” conservateurs/sociaux-démocrates au pouvoir à Berlin depuis 2005 donnent à la CSU la maîtrise de ce portefeuille. M. Glos avait créé la surprise en offrant sa démission à sept mois et demi des législatives de septembre et alors que la première économie de la zone euro connaît sa plus grave récession depuis la guerre. Cette démission “n’aurait pu intervenir à un pire moment”. Le ministre avait argué de raisons personnelles, notamment son âge, et du besoin de “renouvellement” de son parti, qui a perdu sa majorité absolue aux dernières régionales de Bavière, fin septembre. Mais M. Seehofer avait refusé et lui avait réitéré sa “confiance”. Des discussions ont toutefois eu lieu entre la CSU et la chancellerie à Berlin, “tout s’est accéléré” et “il était clair que l’on ne pouvait plus maintenir Glos”. Les raisons de l’offre de démission tiennent probablement plus au manque de soutien dont Michael Glos s’estime victime au sein de son propre parti que d’une crise au sein du gouvernement fédéral. On parle de la mise à l’écart de M. Glos des grandes décisions prises par le gouvernement pour lutter contre la crise depuis l’automne. Lors des principaux rendez vous sur la crise économique, Mme Merkel avait mis en avant son ministre social-démocrate des Finances, Peer Steinbrück, un économiste, plutôt que M. Glos. M. Glos, qui aurait préféré être ministre de la Défense plutôt que de l’Economie, s’était disputé avec Mme Merkel sur la question fiscale, prônant d’importantes réductions d’impôts pour encourager la consommation plutôt que d’engager des milliards d’euros dans des investissements lourds pour relancer la croissance. En outre, le ministre avait été publiquement critiqué par le chef de la CSU pour sa “passivité” pendant la crise. M. Seehofer avait en outre avancé des noms pour succéder au ministre après les législatives. Ce que Michael Glos n’a pas digéré. Le vice-chancelier Frank-Walter Steinmeier, qui défendra les couleurs social-démocrates (SPD) face à Mme Merkel dans la course à la chancellerie, a jugé “plus que malheureux qu’on discute de l’avenir du ministre de l’Economie en pleine crise économique”. Il a appelé les Unions CDU-CSU de Mme Merkel à “remettre de l’ordre” au plus vite dans leurs rangs. Dans l’opposition, les Verts, qui avaient surnommé M. Glos “le ministre qui n’a pas envie”, ont appelé à la nomination d’un ministre “capable d’apporter de l’énergie dans son travail, au lieu de souffrir”. Le parti de la gauche radicale Die Linke a lui ironisé en estimant que la démission de Glos restera son acte “le plus dynamique” depuis sa prise de fonctions. Mme Merkel n’a fait aucun commentaire public sur cette affaire.
Laisser un Commentaire » |
Europe - Union européenne | Tagué: Allemagne, Angela Merkel, Berlin, CSU, Ministre de l'économie Michael Glos, Peer Steinbruck |
Permalien
Publié par europeorient
8 février 2009
Le prince David Bagrationi-Moukhraneli et la princesse Anna Bagrationi-Grouzinski se marient à Tbilissi le 8 février 2009
Le prince David Bagrationi-Moukhraneli et la princesse Anna Bagrationi-Grouzinski se sont mariés en grande pompe à Tbilissi, scellant symboliquement l’union de deux branches d’une famille royale en compétition pour l’héritage d’un trône vacant depuis deux siècles. La dynastie Bagrationi, qui dit descendre du roi biblique David, a dirigé la Géorgie depuis au moins le IXe siècle jusqu’au début du XIXe lorsque la Russie impériale l’annexa. La chaîne de télévision Roustavi-2 a diffusé des séquences de la cérémonie en la cathédrale de la Trinité montrant Anna, 31 ans, dans sa longue robe blanche aux côtés de David, 32 ans, vêtu du costume traditionnel géorgien, un poignard caucasien à la ceinture. Des drapeaux de la petite république caucasienne (cinq croix rouges sur fond blanc) étaient déployés en arrière-plan dans le bâtiment, où des centaines d’invités étaient présents, tandis que de nombreux curieux étaient massés à l’extérieur. “J’espère que ce sera le jour le plus heureux de ma vie”, avait déclaré la princesse avant le mariage. Son père, Nougzar Bagrationi-Grouzinski, un directeur de théâtre célèbre à Tbilissi, a souligné que “le plus important est que ce jour soit bénéfique pour l’avenir de la Géorgie”. La famille royale s’est éparpillée en Europe à l’issue de la révolution bolchevique et de l’intégration en 1921 de la Géorgie, après une brève période d’indépendance, à ce qui allait devenir l’année suivante l’Union soviétique. Depuis, plusieurs branches revendiquent le trône, mais les Moukhraneli et les Grouzinski sont considérées comme les favorites. Le prince David, bien qu’il soit né en Espagne et qu’il ne parle pas géorgien, vit à Tbilissi depuis 2003 et a la double nationalité, espagnole et géorgienne. Le patriarche de l’Eglise orthodoxe géorgienne, Ilia II, s’est prononcé pour le rétablissement de la monarchie.
Laisser un Commentaire » |
Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Espagne, Géorgie, Grouzinski, l'Eglise orthodoxe géorgienne, Monarchie, Poignard Caucasien, prince David Bagrationi-Moukhraneli, princesse Anna Bagrationi-Grouzinski, Tbilissi |
Permalien
Publié par europeorient
8 février 2009
ancien président iranien Mohammad Khatami
L’ex-président réformateur iranien Mohammad Khatami a annoncé sa candidature à la présidentielle de juin, dans ce qui représente à ce jour la menace la plus claire à la réélection de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. “J’annonce ici fermement ma candidature à l’élection” présidentielle, a dit M. Khatami à l’issue d’une réunion de l’Association des clercs combattants, qui regroupe des religieux modérés et réformateurs et dont il est l’un des leaders. Il est le deuxième homme politique, après le réformateur et ancien -président du Parlement Mehdi Karroubi, à se porter candidat pour essayer de prendre le poste tenu par l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. Mohammad Khatami, antithèse politique de M. Ahmadinejad, avait précédé ce dernier de 1997 à 2005. La candidature du président actuel n’est pas encore confirmée: fin janvier, un proche conseiller a assuré que Mahmoud Ahmadinejad allait “naturellement être candidat”, mais l’intéressé ne s’est pas prononcé. Les candidatures doivent être approuvées par le Conseil des gardiens de la constitution à une date qui reste à fixer par le ministère de l’Intérieur. M. Khatami a insisté sur la nécessité que “ces élections soient libres”, ajoutant que “la participation enthousiaste de la population étai de la responsabilité des organisateurs”. Un de ses proches conseillers, Mohammad Ali Abtahi, a fait référence aux rumeurs d’irrégularités qui avaient entaché le scrutin de 2005. M. Karroubi avait publiquement contesté en 2005 le décompte qui l’avait privé d’une présence au deuxième tour. La faible mobilisation de l’électorat réformateur avait aussi lourdement joué. “Nous regardons au-delà des candidats. Ce qui est important pour le gouvernement c’est une participation massive et un scrutin +glorieux+”, a déclaré de Mahmoud Ahmadinejad, Ali Akbar Javanfekr, en réaction à l’annonce de la candidature de M. Khatami. Présent lors de l’annonce de cette candidature, l’ancien ministre de l’Intérieur et réformateur Abdol Vahed Moussavi Lari a affirmé que, “selon les sondages”, M. Khatami avait “la plus grande chance” de gagner. Mohammad Khatami a dit “espérer pouvoir prendre les mesures pour effacer les problèmes des gens et améliorer leur position dans le monde”. Religieux de rang intermédiaire, M. Khatami a exercé deux mandats présidentiels de quatre ans marqués par une volonté affichée de réforme, souvent battue en brèche par l’opposition conservatrice au Parlement. Sa volonté d’ouverture de la société civile avait aussi été combattue par le pouvoir judiciaire et le Conseil des gardiens, tous deux conservateurs. Elu en juin, il aurait à composer avec un Parlement soutenant M. Ahmadinejad, et un guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, réputé hostile à sa doctrine. La politique de Mahmoud Ahmadinejad a entraîné une forte hausse de l’inflation, qui touche avant tout les classes sociales les plus défavorisées. Mais le président a bénéficié jusqu’ici d’un soutien marqué du guide suprême, plus haute autorité de l’Etat, et aussi du chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Hassan Firouzabadi. Elu sur une plate-forme de justice sociale, M. Ahmadinejad cultive une réputation d’homme très pieux et vivant modestement. Ces deux traits avaient largement contribué à son succès en 2005, par opposition à l’image d’affairiste attachée à son adversaire du deuxième tour, le chef du Conseil de discernement Akbar Hachémi Rafsandjani. M. Khatami a lui conservé une image d’intellectuel raffiné et tolérant
Laisser un Commentaire » |
Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Akbar Hachémi Rafsandjani, Ali Akbar Javanfekr, ancien président iranien Mohammad Khatami, Iran, Mahmoud Ahmadinejad, Mohammad Ali Abtahi, Téhéran |
Permalien
Publié par europeorient
8 février 2009
Carte de la zone tribale du Pakistan, frontalière de l’Afghanistan
Des militants du Mouvement des talibans pakistanais ont diffusé une vidéo aux images très crues, de la décapitation de l’otage polonais qu’ils affirment avoir tué parce qu’Islamabad refusait de libérer des rebelles détenus. La diffusion de ces images intervient au lendemain de l’annonce, par un porte parole des Taliban, de la décapitation de Piotr Stanczak, capturé dans la province pakistanaise du Nord-Ouest le 28 septembre 2008 Le Polonais avait été appréhendé par des hommes armés qui avaient tué son chauffeur et son garde du corps dans la ville d’Attock, située en bordure de l’Indus, où il travaillait pour une compagnie pétrolière
Laisser un Commentaire » |
Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Attock, Compagnie pétrolière, Otage polonais, Pakistan, Talibans, Zone tribale |
Permalien
Publié par europeorient
8 février 2009
Le vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov, le 8 février 2009 à Munich
La Russie a accusé réception avec un “prudent optimisme” du “signal très fort” que lui a adressé l’administration Obama afin de restaurer le dialogue entre Washington et Moscou, y compris sur le bouclier antimissile. “La nouvelle administration américaine envoie un signal très fort, et nous l’entendons, en vue de restaurer le dialogue entre les Etats-Unis et la Russie”, a déclaré le vice-Premier ministre, Sergueï Ivanov, à l’issue d’un entretien avec le vice-président américain Joe Biden à Munich (sud de l’Allemagne). Leur rencontre en marge de la 45e Conférence sur la sécurité a permis, pour la première fois depuis l’investiture du président Barack Obama le 20 janvier, à de hauts responsables des deux pays de discuter de l’état des relations russo-américaines, après les années Bush. “Il y a de l’optimisme, un prudent optimisme”, a confié M. Ivanov, ajoutant: “Nous saluons le désir de la nouvelle administration Obama d’ouvrir un dialogue sur bien des choses, dans bien des domaines, dans un esprit d’ouverture, y compris sur la question de la défense antimissile”. “Nous avons toujours dit que les Iskanders ne seraient déployés à Kaliningrad que si le bouclier antimissile était installé en Pologne et en République tchèque dans la configuration imaginée par l’administration américaine précédente”, a-t-il ajouté. “Si cela ne se produit pas, alors il n’y aura pas d’Iskander”, a-t-il dit sans préciser la “configuration” que Moscou pourrait accepter. Avant son entretien avec le vice-président américain, M. Ivanov avait qualifié de “très positif” le discours que celui-ci avait prononcé la veille devant la conférence, où il faisait état de l’intention américaine de relancer les relations russo-américaines”. Si rien n’avait filtré encore côté américain du résultat de l’entretien, M. Biden a encore montré que Washington n’est pas prêt à n’importe quelle concession. Avant de rencontrer M. Ivanov, il a eu un entretien avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili, honni de Moscou. A la question de son opinion sur l’adhésion de la Géorgie à l’Otan, le vice-président a répondu que c’était à ce pays d’en décider. Une perspective qui déplaît à la Russie et alimente un de ses principaux différends avec les Occidentaux. “Je suis pour que la Géorgie continue de jouir de son indépendance et de son autonomie. C’est à la Géorgie qu’il appartient de prendre la décision”, a dit M. Biden. M. Biden tout en tendant la main à la Russie dans l’espoir d’en finir avec les tensions russo-américaines avait souligné que Washington ne reconnaîtrait jamais l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, pas plus que l’existence d’une quelconque “sphère d’influence” russe dans le Caucase. Moscou, qui a reconnu l’indépendance des deux territoires sécessionnistes géorgiens après le bref conflit armé qui l’a opposé à Tbilissi en août, y entretient des milliers de soldats et a l’intention d’y établir une base navale permanente. Selon M. Ivanov, la Géorgie n’a “pratiquement pas été abordée”. La bonne humeur de Moscou ira-t-elle par ailleurs jusqu’à accepter que les Américains conservent leur base de Manas, au Kirghizstan. Washington est convaincu que la Russie est derrière la fermeture de la base annoncée par le gouvernement kirghiz.
Laisser un Commentaire » |
Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: 45e conférence sur la sécurité Munich, Caucase, Défense antimissile, Etats Unis - USA, Géorgie, Iskander ( fusée russe ), Joe Biden, Kirghizstan, OTAN, Pologne, Russie, Serguei Ivanov, Tbilissi, Washington |
Permalien
Publié par europeorient
8 février 2009
L’ancien porte-avions Clemenceau, le 3 février 2009 à Brest
L’ancien porte-avions français Le Clemenceau, au large de la ville d’Hartlepool (nord-est), était attendu en début d’après-midi au chantier naval chargé de le démanteler, une fin de parcours qui devrait se dérouler dans une relative indifférence. “Il est à l’embouchure de la rivière Tees. Et tout est au vert pour qu’on y aille”, a indiqué un porte-parole de la société Able UK, faisant référence à la météo favorable pour parcourir les dernières encablures jusqu’au entre de récupération et de recyclage environnemental de Teesside (TERRC), situé au coeur d’une région fortement industrialisée. “Nous attendons maintenant la marée haute pour le faire remonter jusqu’au chantier, a précisé cette source. Sur la plage de Redcar, à l’embouchure de la Tees, quelques promeneurs admiraient dimanche la silhouette de l’ancien fleuron de la marine française et de son remorqueur faisant des zig-zags. Parti de Brest (ouest de la France), il a rejoint sa destination finale lors d’une traversée de 1.400 kilomètres sans anicroches, tracté par un remorqueur de haute mer à une vitesse moyenne de six noeuds. Rebaptisé coque Q790, il était attendu au TERRC, qui possède la plus vaste cale sèche au monde (10 hectares).
L’épopée du Clemenceau
Les responsables du port de Tees et Hartlepool peuvent mobiliser jusqu’à cinq remorqueurs pour le manoeuvrer dans l’estuaire, et remonter sur environ un kilomètre le chenal de Seaton dragué en décembre. “Nos pilotes se sont entraînés sur un simulateur, à cause de la forme inhabituelle du navire dont la coque est resserrée vers le bas et le poste de contrôle décalé sur un côté”, a expliqué Jerry Drewitt, capitaine du port. Selon Peter Stephenson, patron d’Able UK, l’ancien-Clem devrait avoir totalement disparu en janvier 2010. Celui qui a fait la fierté de la France pendant ses 36 ans de service est rapidement devenu un objet encombrant après son désarmement en 1997 à cause de l’amiante disséminée dans sa carcasse. Il renferme 700 tonnes de matériaux contaminés par cette substance hautement cancérigène, pour un poids actuel autour de 24.000 tonnes. Cette cargaison toxique lui a valu plusieurs années de péripéties diplomatico-judiciaires, un périple de 18.000 kilomètres, un assaut de militants de Greenpeace et trois ans parqué dans un coin du port de Brest. Mais l’option d’un démantèlement en Europe choisie à l’été 2008 ayant reçu le satisfecit des grandes organisations écologistes, l’association locale Friends of Hartlepool s’est retrouvée seule en Angleterre à s’opposer, en vain, au transfert de l’ancien-Clem. Iris Ryder, l’une des responsables de l’association, confiait qu’aucune manifestation n’était prévue: “Les gens pensent juste aux emplois créés, et quand ils se rendront compte des problèmes de pollution, ce sera trop tard”. Mais elle s’est dite “un peu rassurée” après avoir appris que les autorités françaises prévoyaient plusieurs visites de contrôle dans l’année. Pour Stuart Drummond, maire d’Hartlepool, Able UK “va créer des milliers d’emplois dans les dix prochaines années. (…) C’est bon pour l’économie locale”, a-t-il indiqué. “Able peut devenir un centre d’excellence en Europe, et peut-être au monde”, a-t-il souligné.
Laisser un Commentaire » |
France et régions d'europe | Tagué: Angleterre, Brest, Canal de Suez, Chantier indien d'Alang, Démantelement, Estuaire, Inde, Le Clem, Marine nationale, Porte avion le Clemenceau |
Permalien
Publié par europeorient
8 février 2009
Le repos biologique dans le domaine de la pêche maritime consiste en l’arrêt obligatoire d’une ou de plusieurs activités de la pêche durant une période ne dépassant pas trois mois renouvelable, dans des zones maritimes menacées à cause d’une exploitation excessive ou en raison de l’appauvrissement de leurs richesses halieutiques vives. Le financement du régime du repos biologique s’effectue par la voie du fonds de développement de la compétitivité (FODEC) dans le secteur agricole qui octroie des aides matérielles aux travailleurs du secteur durant la période de repos. Le conseil des ministres, tenu le 4 février dernier, dans le cadre du renforcement de l’activité du secteur de la pêche et la garantie de sa pérennité, a examiné un projet de loi relatif à l’organisation et au financement du repos biologique dans le secteur de la pêche maritime. M. Mohamed Hamani, directeur de la préservation des ressources halieutiques auprès du ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, a souligné , que le repos biologique, dans le domaine de la pêche qui coïncide avec l’apparition de regroupements de variétés de poissons de petites tailles dans de faibles profondeurs, vise à mettre fin aux infractions de la pêche et à permettre aux petits poissons de poursuivre leur croissance et de se reproduire. Il s’agit ainsi de favoriser les conditions de regénération dans le milieu marin et d’en préserver l’équilibre. Un conseil des ministres, tenu le 19 Decembre 2008, consacré au suivi du secteur de l’agriculture et de la pêche maritime, a décidé de prolonger de trois mois la période du repos biologique dans les zones menacées et de créer un fonds pour en assurer le financement. Il y a lieu de signaler que la mise en œuvre de cette technique de préservation des richesses halieutiques, a commencé en Tunisie en 2006 et s’est ainsi étendue du 18 juillet 2006 jusqu’au 30 Aoot de la même année. Le repos biologique s’est poursuivi au cours des années 2007 et 2008, sur la période allant du 15 juillet au 30 Aout. En ce qui concerne l’année 2009, la fixation de la période de trois mois de repos, est encore en cours d’examen en coordination avec les structures de recherche scientifique et professionnelles concernées. L’objectif est d’assurer le renouvellement de la richesse halieutique, de préserver le milieu marin, de garantir le rendement requis des professionnels du secteur et d’élaborer un texte régissant cette technique et pouvant etre révisé en cas de nécessité. Ces périodes de repos sont soumises à des textes d’application qui sont fixés ainsi que les mécanismes en assurant l’efficience avec le concours de toutes les structures concernées c’est à dire les professionnels, chercheurs, scientifiques, membres de la commission consultative d’organisation du secteur de la pêche. En ce qui concerne les zones concernées par le repos biologique, et conformément aux décisions prises lors du conseil des ministres, la priorité a été accordée au golfe de Gabès et plus particulièrement à la zone marine située au sud de la ligne passant par Ras Kaboudia, avec la possibilité de son extension pour couvrir d’autres zones de pêche menacées au futur. Le choix porté sur le Golfe de Gabès s’explique selon le directeur de la préservation des richesses halieutiques, par plusieurs facteurs dont la sensibilité de cette zone de pêche qui se caractérise par son manque de profondeur et le prolongement de son plateau continental connu pour son manque de relief. Autre facteur non moins important cité par le responsable, le riche couvert végétal du fond du golfe, favorisant la reproduction de plusieurs espèces marines notamment les poissons de fond tel que le rouget, merlan, sole, pageot.
Ces espèces sont le plus souvent pêchées à la traine et leur exploitation a dépassé la capacité autorisée, à savoir 20%. Il est à signaler que la production des espèces de fond dans le golfe de Gabès représente 27 mille tonnes du total des produits de la pêche, soit 55% de la production nationale alors que le nombre des embarcations varie entre 250 et 300.
Pour ce qui est de la réglementation, le texte d’application concernera, dans une première étape, les chalutiers pour couvrir dans une étape ultérieure des embarcations pratiquant d’autres types de pêche. Au programme des actions futures tuniso-méditerranéennes, figure l’extension du repos biologique aux zones maritimes limitrophes des régions marines tunisiennes et l’unification de la période de repos à l’ensemble de ces régions.
S’agissant du fonds de financement du repos biologique, devant etre créé et des méthodes de financement à adopter, il convient d’indiquer que le ministère de l’agriculture est entrain d’élaborer un plan d’actions visant à procurer les financements requis pour la mise en œuvre de ce dispositif.
La décision de prolonger la période de repos biologique a été renforcée par d’autres décisions.
Il s’agit de renforcer le programme de lutte contre la pêche à la senne et le chalutage, à travers le renforcement du projet des récifs artificiels et l’intensification des moyens de contrôle, de mettre en place une stratégie complémentaire pour inciter les promoteurs, notamment, les diplômés du supérieur à investir dans la pisciculture, à travers l’utilisation de la technique des cages flottantes.
Il s’agit également de mettre en place un programme pour la création de sociétés mixtes avec les professionnels du secteur de la pêche dans les pays frères et amis.
Laisser un Commentaire » |
Afrique - Maghreb | Tagué: Golfe de Gabès, Poissons - milieu marin, Ras Kaboudia, repos biologiques, richesses halieutiques, Tunisie |
Permalien
Publié par europeorient