2 février 2009
Le colonel libyen Mouammar Kadhafi le 18 janvier 2000 à Tripoli
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui entend désormais se faire appeler “roi des rois traditionnels d’Afrique”, a été élu à la tête de l’Union africaine (UA) pour un an, lors d’un sommet de l’organisation à Addis Abeba. Bien que la volonté de M. Kadhafi d’instaurer un “gouvernement de l’Union” conduisant à des “Etats-Unis d’Afrique” effraie bon nombre de chefs d’Etat du continent, ceux-ci l’ont élu à la présidence en exercice de l’Union africaine, essentiellement pour des questions d’équilibre politique entre les différentes régions africaines. Selon la règle de l’Union africaine, la présidence revenait cette année à l’Afrique du Nord, après l’Afrique de l’Est. Et Mouammar Kadhafi était le seul dirigeant d’Afrique du Nord présent à Addis Abeba. Beaucoup d’Africains ne voyaient pas d’un bon oeil son accession à la tête de l’Union africaine, selon des entretiens avec des participants au sommet. Aussi, certains pays ont tenté une promouvoir une présidence d’Afrique australe, d’autant que le prochain sommet se tiendra en juillet à Madagascar. En vain. Selon des sources concordantes, le Guide de la Jamahiriya libyenne a déjà fait passer à ses pairs un message demandant à être désormais officiellement appelé “roi des rois traditionnels d’Afrique”, après avoir été “adoubé” par un groupe de chefs traditionnels il y a quelques semaines en Libye. Il était d’ailleurs accompagné au sommet par sept “rois” en costume traditionnel chamarré parfois couvert de métal brillant, qui ont toutefois eu du mal à rester dans son sillage en raison des mesures de la sécurité éthiopienne. Dans son discours d’adieu, son prédécesseur à la présidence de l’Union africaine, le Tanzanien Jakaya Kikwete, a invité ses pairs à se consacrer davantage au développement du continent. Le thème officiel du sommet “développement des infrastructures” en Afrique – une “priorité” selon le président de la Commission de l’UA, Jean Ping – ne devait être abordé que cet après midi. “Nous consacrons beaucoup trop de temps à régler les conflits ou les partages de pouvoir entre nos politiciens. Il faut que nous redéfinissions nos priorités pour nous consacrer au développement de nos économies (…) pour nous libérer de la honte qui est la nôtre d’être le continent le plus pauvre du monde”, a déclaré le président tanzanien. Les chefs d’Etat et leurs représentants ont débattu à huis clos pendant une dizaine d’heures uniquement sur le “gouvernement de l’Union” cher à M. Kadhafi. Les débats se sont achevés sans grande avancée: les dirigeants ont simplement convenu de changer la dénomination de la Commission, organe exécutif de l’UA, en l’appelant “autorité africaine”, a rappelé M. Kikwete dans son discours avant de souligner que cela ouvre la voie à “une institution avec un mandat plus fort, de plus fortes capacités, qui nous dirige vers l’objectif du gouvernement de l’Union”. Prenant la parole après son élection, M. Kadhafi a “espéré que son mandat (serait) un temps de travail sérieux et pas seulement de mots”, insistant sur la nécessité “de pousser l’Afrique en avant vers les Etats-Unis d’Afrique. Je continuerai et insisterai pour que les Etats souverains (que nous sommes) parviennent aux Etats-Unis d’Afrique”, a-t-il martelé. Cette deuxième journée de sommet, à laquelle assiste le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, doit également être l’occasion d’évoquer les crises du continent, comme la Somalie, le Darfour, la République démocratique du Congo, le Zimbabwe, et les récents coups d’Etat en Mauritanie et en Guinée.
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2 février 2009

La coopération internationale, et non le protectionnisme, est la condition préalable pour une réforme financière globale, ont déclaré les dirigeants mondiaux et les experts financiers lors de la session annuelle du Forum économique mondial, tenue du 28 janvier au 1er février 2009 à Davos. Au cours de ce forum, les participants ont envoyé un message fort pour lutter contre le protectionnisme financier. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a mis en garde contre le fait que le protectionnisme financier est un danger plus grave que le protectionnisme dans l’actuel scénario économique mondial. La coopération entre les grandes puissances et les institutions financières globales est vitale pour assurer un flux continu de crédit aux petits pays et à ceux en voie de développement (PVD), qui seront probablement les plus grandes victimes de la récession, a-t-il ajouté. Il y a un protectionnisme implicite dans ce qui se passe actuellement, a indiqué M. Brown, faisant référence aux mesures de plusieurs pays visant à restreindre le financement du gouvernement aux institutions financières nationales et à défendre les opérations d’outre-mer d’en bénéficier ce afin de sauver les banques en danger. Cela amène au retrait du capital des opérations étrangères de ces institutions. ”Si cela continue, ce que vous allez voir est une forme de protectionnisme financier et d’isolationnisme financier”, a-t-il souligné. Les PVD, qui probablement souffrent le plus de la crise globale à cause de leur secteur financier intérieur encore faible, ont déjà accusé une perte importante de capital, a ajouté M. Brown. Cependant, la chancellière allemande Angela Merkel a déclaré que la crise financière globale pourrait mener à la formation d’un conseil économique de l’ONU, comme le Conseil de sécurité de l’ONU, basé sur une charte économique globale. Les participants au forum sont tombés d’accord qu’un des plus importants pas pour réformer le système financier global est de reconstruire les institutions financières internationales tels que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Selon M. Brown, les nouvelles formes des institutions internationales sont vitales pour régler les futurs problèmes. Le FMI devra assumer un rôle plus important dans le désamorçage des crises et la prévention des crises que de traiter les post-effets, alors que la BM devra ajuster ses opérations pour un meilleur règlement des questions environnementales, a-t-il proposé. Pourtant, il n’est pas facile de renforcer la coopération financière internationale et de réformer le système financier global. Stephen Roach, président de la Morgan Stanley Asia, a indiqué qu’une entité financière multilatérale a besoin de force. ”Le problème est qu’il n’y pas de mécanisme d’exécution des lois, aucune pénalité pour les mauvaises conduites. Personne ne veut abandonner l’autorité nationale”, selon lui. Dans une ère de globalisation, seule la coopération financière internationale et la surpervision financière peuvent aident à établir un système financier global efficace, ce qui a été approuvé par les économies avancées et émergentes. Le sommet financier du G20, qui s’est tenu en novembre 2008 à Washington, a élaboré un plan pour le nouveau système financier global. Le sommet financier du G20 de Londres prévu en avril prochain est censé mettre au point les détails pour réaliser cet objectif. L’actuel système financier doit être “révisé de manière fondamentale” car il a aggravé la crise économique mondiale, ont indiqué des experts en finances lors du Forum de Davos. Certaines règles de ce système, notamment celles concernant les régulations sur la suffisance des capitaux et la comptabilité juste des valeurs, étaient “bien intentionnées”, mais elles se sont avérées inadéquates, a estimé Stephen Green, président du groupe HSBC”. La comptabilité juste des valeurs a ajouté une volatilité considérable aux résultats, dont seulement une partie est économique, et le régime de la suffisance des capitaux a entravé de nombreuses banques avec les réserves obligatoires en spirales justement quand les clients veulent qu’elles soient flexibles en matière de prêts”, a-t-il expliqué. Ces règles encouragent les banques à préserver leurs propres capitaux au lieu de prêter de l’argent à leurs clients, ce qui est contre les efforts entrepris par les gouvernements. Jusqu’à présent, les gouvernements des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne ont adopté une série de politiques fiscales et monétaires afin d’encourager les banques à renouer avec les prêts. Les banques centrales des deux pays ont lancé une campagne de ”détente quantitative” en vue d’accroître les approvisionnements monétaires sur le marché. Le système financier doit également être moins influencé, ont indiqué les experts. Les techniques améliorées de gestion des risques sont nécessaires et on doit mettre un terme aux systèmes d’encouragement “jouer le tout pour le tout”, tant pour les commerçants que pour les chefs d’entreprise, ont-t-il indiqué, ajoutant qu’on doit limiter les dérivées “sauvages” avec des réserves obligatoires plus rationnelles et plus sûres. Pour ces experts, les banques doivent désormais faire la transparence dans leurs affaires et être strictement contrôlées.
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2 février 2009
Images d’une éruption du mont Asama diffusées par le Land, Infrastructure and Transport Ministry le 2 février 2009
Deux volcans sont entrés en éruption au Japon à proximité de grandes agglomérations, sans faire de victimes, ni de dégâts, a annoncé l’Agence météorologique. Les autorités ont conseillé de porter des masques dans les villes situées autour du mont Asama, à quelque 150 km au nord-ouest de Tokyo, qui a commencé à cracher de la lave. “J’ai entendu un grondement et mes vitres se sont mises à trembler”, a raconté une femme habitant non loin du volcan. Plusieurs heures après l’éruption, des colonnes de fumée blanche continuaient de s’échapper du cratère enneigé, qui culmine à 2.568 mètres. Portés par les vents, des flocons de cendres volcaniques se sont déposés sur plusieurs villes voisines, atteignant même Tokyo et le port de Yokohama, encore plus au sud, a indiqué l’Agence. “Je fais le taxi depuis 10 ans à Yokohama, mais je n’avais jamais vu ce genre de cendres volcaniques”, a commenté un chauffeur, alors qu’il essuyait son pare-brise recouvert d’une fine pellicule blanchâtre. L’Agence a mis en garde contre la projection possible de roches dans un périmètre de 4 km autour du volcan, dont la dernière éruption remonte à août 2008. Dans le sud de l’archipel, le mont Sakurajima, haut de 1.117 mètres, est également entré en éruption dimanche soir et a craché de la lave à huit reprises, près de la ville de Kagoshima, a indiqué l’Agence météorologique, en mettant également en garde contre des projections de cendres. Mais les résidents et les responsables de Kagoshima ont déclaré que le réveil du volcan n’avait pas eu d’incidence sur l’activité de la ville. “La majeure partie des cendres est tombée dans la mer et nous n’avons rien constaté d’anormal”, a déclaré Hiroyuki Ikenoue, un responsable de la municipalité. Le Japon, situé à la convergence de quatre plaques tectoniques, est soumis à une forte activité volcanique et sismique

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Asie - Chine - Japon - Corée du Nord Sud - Tawain | Tagué: Eruption de Volcans, Mont Asama, Secousses sismiques, Tokyo |
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2 février 2009
Le ministre iranien du Renseignement Gholam-Hossein Mohseni-Ejeie a nié avoir procédé à des négociations secrètes avec les Etats-Unis. ”Jusqu’à présent, il n’y pas eu de négociations officielles avec les Américains (…) et il n’y aura pas de négociations entre Téhéran et Washington à moins que les Etats-Unis changent sa politique agressive à l’égard du pays”, a déclaré Mohseni-Ejeie. Il a démenti les allégations selon lesquelles que de hauts conseillers du nouveau président américain Brak Obama et des officiels iraniens se soient rencontrés plusieurs fois l’année passée. En novembre dernier, le président du Parlement iranien Ali Larijani a affirmé que l’Iran avait reçu “une lettre de politesse de la part du Congrès américain portant sur des négociations parlementaires entre les deux pays”. Dans une interview accordée à la chaîne de télévision arabe Al- Arabiya, M. Obama a déclaré que “si les pays comme l’Iran veulent déserrent le poing, ils trouveront une main tendue de notre part”.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Ali Larijani, Barak Obama, Gholam Hossein Mohseni Ejeie, Iran, Téhéran, Washington |
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2 février 2009
Le roi Abdullah Ben Abdul Aziz d’Arabie saoudite s’est entretenu avec l’envoyé spécial américain, George Mitchell, des progrès dans la question palestinienne et du processus de paix au Moyen-Orient. Les deux hommes ont souligné l’importance d’intensifier les efforts internationaux pour trouver une solution juste et globale permettant aux Palestiniens d’établir un Etat indépendant. M. Mitchell, en visite à Riyad, a remis un message du président américain, Barak Obama, à Ekmeleddin Ihsanoglu, secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) qui représente 1,5 milliard de Musulmans dans 57 pays. M. Obama s’est déclaré prêt à travailler avec l’OCI pour promouvoir et améliorer les relations entre les Etats-Unis et l’organisme. Selon l’OCI, M. Ihsanoglu a écrit une lettre ouverte à M. Obama avant son investiture, espérant que sa présidence marquera le début d’un dialogue plus fructueux entre l’Occident et le monde musulman. L’Arabie saoudite est la dernière étape de la tournée de l’envoyé spécial au Moyen-Orient, qui l’a amené en Egypte, en Jordanie, en Israël, en Cisjordanie, dans le cadre des efforts de la nouvelle administration américaine afin de stabiliser le cessez-le-feu dans la bande de Gaza et de réactiver le processus de paix dans la région.
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Pays du Golfe arabe - Proche Moyen Orient | Tagué: Arabie Saoudite, bande de Gaza, Barak Obama, Cisjordanie, Conférence islamique, Egypte, Etats Unis - USA, George Mitchell, Israel, Jordanie, OCI, Roi Abdullah Ben Abdul Aziz d'Arabie Saoudite |
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2 février 2009
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en vacances en Egypte le 30 décembre 2009
Toujours chanteuse, désormais active dans l’humanitaire, Carla Bruni-Sarkozy a voulu, en une année de mariage avec le président français, incarner une première dame moderne, discrète, dont le rôle et l’influence se dessinent par petites touches. Nicolas Sarkozy et Carla Bruni fêtent aujourd’hui le premier anniversaire de leur mariage. Le 2 février 2008, ils avaient convolé dans la plus stricte intimité, dans les appartements du Palais de l’Elysée pour ce qui fut le premier acte du recentrage de l’image du couple présidentiel, après les excès “people” des premiers moments de leur idylle. “On a une vie tranquille, on a trouvé le bon rythme”, confiait à la mi-janvier Nicolas Sarkozy “Elle a accordé des dizaines d’interviews et elle n’a jamais fait une seule erreur”, se félicitait-il. Après des sorties médiatisées à Eurodisney, près de Paris, puis des vacances amoureuses au milieu des caméras, fin 2007 en Egypte, le couple a changé de stratégie. Ses sorties sont désormais beaucoup plus discrètes, et l’image de l’ex-top model, qui avait avoué un jour s’ennuyer “follement dans la monogamie”, a été considérablement lissée. Depuis son mariage, la jeune femme de 41 ans, a enregistré un disque, “Comme si de rien n’était”, dont elle verse les droits d’auteur à des oeuvres caritatives. Elle est devenue “ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida”, auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. L’influence de celle qui dit avoir “des réflexes épidermiques de gauche” est perceptible, 15 mois après sa première rencontre avec Nicolas Sarkozy lors d’un dîner chez Jacques Séguéla, le publicitaire le plus célèbre de France. “Sa place est immense et j’attache grand prix à ce qu’elle me dit. Ses réflexions élargissent mon angle, ma pensée”, a déclaré le président français. Mais au niveau politique, sa présence est bien moindre que celle de l’ancienne épouse de Nicolas Sarkozy, Cécilia, qui était aussi devenue sa conseillère et proche collaboratrice. Première dame modèle lors d’une visite d’Etat auprès de la reine d’Angleterre en mars, Carla Bruni-Sarkozy n’est sortie qu’à quelques reprises de sa réserve. A la demande de son mari, elle est allée à la rencontre du dalaï lama, en août dans le sud de la France, lorsque le président français préférait éviter le chef tibétain, afin de ne pas heurter la Chine pendant les Jeux olympiques de Pékin.
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en voyage officiel à Londres le 26 mars 2008.
Mais le rôle de la première dame s’est surtout ressenti dans la gestion par Nicolas Sarkozy du dossier Marina Petrella, cette ancienne membre des Brigades rouges italiennes, réfugiée en France mais condamnée à la perpétuité en Italie pour complicité de meurtre. Après une intervention de Carla et de sa soeur, la cinéaste et comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, le président français a décidé de ne pas l’extrader. Cette décision a même été annoncée personnellement par les deux soeurs, d’origine italienne, à l’ex-brigadiste. Valeria a avoué être intervenue auprès de sa soeur et de son mari président. Les Italiens n’ont guère apprécié. Tout comme le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a peu goûté la sortie de Carla Bruni-Sarkozy, après qu’il eut ironisé sur Barack Obama, “jeune, beau et même bronzé”. “Je suis très heureuse d’être devenue française !”, s’était-elle exclamée.
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France et régions d'europe | Tagué: Brigades rouges, Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, Egypte, Ex-top modèle, France, Italie, Londres, Marina Petrella, Paludisme, Sida, Tuberculose, un an de mariage, Valeria Bruni-Tedeschi |
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