SUISSE : Forum mondial économique de Davos

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 La coopération  internationale, et non le protectionnisme, est la condition  préalable pour une réforme financière globale, ont déclaré les  dirigeants mondiaux et les experts financiers lors de la session  annuelle du Forum économique mondial, tenue du 28 janvier au 1er  février 2009 à Davos. Au cours de ce forum, les participants ont envoyé un  message fort pour lutter contre le protectionnisme financier. Le  Premier ministre britannique, Gordon Brown, a mis en garde contre  le fait que le protectionnisme financier est un danger plus grave  que le protectionnisme dans l’actuel scénario économique mondial. La coopération entre les grandes puissances et les  institutions financières globales est vitale pour assurer un flux  continu de crédit aux petits pays et à ceux en voie de  développement (PVD), qui seront probablement les plus grandes  victimes de la récession, a-t-il ajouté.  Il y a un protectionnisme implicite dans ce qui se passe  actuellement, a indiqué M. Brown, faisant référence aux mesures de plusieurs pays visant à restreindre le financement du gouvernement aux institutions financières nationales et à défendre les  opérations d’outre-mer d’en bénéficier ce afin de sauver les  banques en danger. Cela amène au retrait du capital des opérations étrangères de  ces institutions. ”Si cela continue, ce que vous allez voir est une forme de  protectionnisme financier et d’isolationnisme financier”, a-t-il  souligné.  Les PVD, qui probablement souffrent le plus de la crise  globale à cause de leur secteur financier intérieur encore faible, ont déjà accusé une perte importante de capital, a ajouté M.  Brown.  Cependant, la chancellière allemande Angela Merkel a déclaré  que la crise financière globale pourrait mener à la formation d’un conseil économique de l’ONU, comme le Conseil de sécurité de l’ONU, basé sur une charte économique globale. Les participants au forum sont tombés d’accord qu’un des plus  importants pas pour réformer le système financier global est de  reconstruire les institutions financières internationales tels que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Selon M. Brown, les nouvelles formes des institutions  internationales sont vitales pour régler les futurs problèmes. Le FMI devra assumer un rôle plus important dans le  désamorçage des crises et la prévention des crises que de traiter  les post-effets, alors que la BM devra ajuster ses opérations pour un meilleur règlement des questions environnementales, a-t-il  proposé. Pourtant, il n’est pas facile de renforcer la coopération  financière internationale et de réformer le système financier  global. Stephen Roach, président de la Morgan Stanley Asia, a indiqué  qu’une entité financière multilatérale a besoin  de force. ”Le problème est qu’il n’y pas de mécanisme d’exécution des  lois, aucune pénalité pour les mauvaises conduites. Personne ne  veut abandonner l’autorité nationale”, selon lui.  Dans une ère de globalisation, seule la coopération financière internationale et la surpervision financière peuvent aident à  établir un système financier global efficace, ce qui a été  approuvé par les économies avancées et émergentes.  Le sommet financier du G20, qui s’est tenu en novembre 2008  à  Washington, a élaboré un plan pour le nouveau système financier  global. Le sommet financier du G20 de Londres prévu en avril  prochain est censé mettre au point les détails pour réaliser cet  objectif. L’actuel système financier doit être “révisé de manière  fondamentale” car il a aggravé la crise économique mondiale, ont  indiqué des experts en finances lors du Forum de Davos. Certaines règles de ce système, notamment celles concernant les régulations sur la suffisance des capitaux et la comptabilité  juste des valeurs, étaient “bien intentionnées”, mais elles se  sont avérées inadéquates, a estimé Stephen Green, président du  groupe HSBC”. La comptabilité juste des valeurs a ajouté une volatilité  considérable aux résultats, dont seulement une partie est  économique, et le régime de la suffisance des capitaux a entravé  de nombreuses banques avec les réserves obligatoires en spirales  justement quand les clients veulent qu’elles soient flexibles en  matière de prêts”, a-t-il expliqué. Ces règles encouragent les banques à préserver leurs propres  capitaux au lieu de prêter de l’argent à leurs clients, ce qui est contre les efforts entrepris par les gouvernements.   Jusqu’à présent, les gouvernements des Etats-Unis et de la  Grande-Bretagne ont adopté une série de politiques fiscales et  monétaires afin d’encourager les banques à renouer avec les prêts. Les banques centrales des deux pays ont lancé une campagne de  ”détente quantitative” en vue d’accroître les approvisionnements  monétaires sur le marché.  Le système financier doit également être moins influencé, ont  indiqué les experts.  Les techniques améliorées de gestion des risques sont  nécessaires et on doit mettre un terme aux systèmes  d’encouragement “jouer le tout pour le tout”, tant pour les  commerçants que pour les chefs d’entreprise, ont-t-il indiqué,  ajoutant qu’on doit limiter les dérivées “sauvages” avec des  réserves obligatoires plus rationnelles et plus sûres.  Pour ces experts, les banques doivent désormais faire la  transparence dans leurs affaires et être strictement contrôlées.

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