FRANCE : incident mécanique sur l’Airbus de Sarkozy à destination de l’Afrique

27 mars 2009
Le président français Nicolas Sarkozy, qui s’apprêtait à décoller pour l’Afrique, a dû changer d’avion après un “incident mécanique” survenu sur un réacteur alors que l’appareil roulait déjà sur le tarmac. Le secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet a expliqué qu’un “incident mécanique” s’était produit sur l’un des réacteurs de l’avion, sur l’aéroport militaire de Villacoublay, près de Paris.
airbus        airbus
 ”Nous roulions sur le tarmac quand nous avons entendu un gros bruit. Mais le moteur n’a pas pris feu. L’avion s’est immobilisé. Deux ou trois camions de pompiers sont arrivés vers nous mais ne sont pas intervenus”, a-t-il affirmé. Le chef de l’Etat, ses ministres, ainsi que la vingtaine de personnes présentes à bord de l’avion sont descendus. Une heure plus tard, tous reprenaient un autre avion, pour  Kinshasa. M. Sarkozy était accompagné notamment de la ministre de l’Economie Christine Lagarde, de celui du Travail, Brice Hortefeux, ainsi que de M. Joyandet et de la secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’Homme, Rama Yade. Le président français a effectué  une tournée deux jours  dans trois pays africains, la République démocratique du Congo, le Congo et le Niger

TUNISIE : BUSINESSMED au service de l’intégration méditerranéenne

27 mars 2009
Les pays sud méditerranéens sont appelés à tirer profit des opportunités de partenariat qu’offrent l’espace méditerranéen afin de réaliser les objectifs de complémentarité économique requise notamment à travers la promotion des secteurs de l’exportation et du tourisme, a relevé M. Galal El Zorba président de l’Union méditerranéenne des confédérations d’entreprises (BUSINESSMED). M. Zorba, qui intervenait  à Tunis, a mis l’accent sur l’intérêt qu’il y a pour les pays méditerranéens de nouer davantage de relations de coopération, dans l’ultime but de relever les défis de la période actuelle. Il a indiqué que BUSINESSMED s’emploie à optimiser l’exploitation de toutes les opportunités offertes en vue de promouvoir les exportations, de booster la croissance économique, de stimuler la création d’emplois et d’attirer de nouveaux investisseurs européens. Le responsable a mis l’accent sur l’intérêt qu’il y a à mettre en place des mécanismes à même de promouvoir le libre échange et les investissements nord-sud et sud-sud. Il a fait savoir que l’Union œuvre à concrétiser les initiatives pour la consolidation de la coopération euro-méditerranéenne notamment, le projet de l’Union pour la méditerranée, projet initié par le Président Français Nicolas Sarkozy. Il convient de rappeler que l’Union méditerranéenne des confédérations d’entreprises est une organisation patronale régionale qui représente les intérêts des organisations patronales membres et qui a pour mission d’assurer l’intégration et le développement économique et social dans la région méditerranéenne. Cette organisation, dont le siège est basé à Tunis depuis Janvier 2004, est également chargée d’assurer un contact permanent avec les fédérations des pays méditerranéens membres.

TUNISIE : Le transport maritime un trait d’union pour la méditerranée

27 mars 2009
La Tunisie, premier pays de la rive sud de la méditerranée signataire de l’accord d’association avec l’Union européenne (UE), œuvre à la mise en place d’une zone de libre échange et à promouvoir la coopération avec l’espace européen, notamment en consolidant le secteur du transport maritime, a déclaré  à Tunis M. Abderrahim Zouari ministre du transport.
abderrahim-zouari   Abderrahim Zouari ministre du transport.
Ouvrant les travaux du forum international sur le transport maritime: trait d’union pour la méditerranée, avec la participation d’un nombre de professionnels et de spécialistes du secteur du transport maritime multimodal, le ministre a souligné que la Tunisie, œuvre, en concertation avec ses partenaires, notamment européens, à hisser la méditerranée au rang de portail logistique mondial. Il a rappelé que le plan d’action mis en place en Tunisie vise à garantir une intégration du pays au sein des autoroutes de la mer, exprimant sa satisfaction après la décision de la commission européenne de choisir la Tunisie pour la réalisation du premier projet pilote des autoroutes de la mer pour la Méditerranée (MEDAMOS). M. Zouari a réitéré que le transport maritime constitue un trait d’union entre les deux rives de la méditerranée et participe au renforcement des échanges commerciaux. Il constitue en outre une opportunité pour hisser la Tunisie au rang de centre régional de commerce et de services, a-t-il souligné. Le ministre du transport a rappelé dans ce cadre le forum de Davos a classé la Tunisie 36ème en matière de compétitivité globale, 34ème en matière de qualité de l’infrastructure et 38ème en matière de qualité de l’infrastructure des ports maritimes. Il a souligné que ce secteur est appelé à réaliser un saut qualitatif grâce notamment aux décisions présidentielles visant à consolider et à faciliter le commerce extérieur, à développer le transport multimodal et la logistique. Tous les efforts ont été axés sur l’intégration totale du pays au sein de la société de l’information, outre la gestion optimale des systèmes de transport intelligents, à l’égard de la liasse unique, a précisé le ministre. M. Zouari a, par ailleurs, annoncé la mise en place, au cours des prochains jours, du guichet unique, outre l’adoption du système électronique pour assurer le suivi de la circulation et l’emplacement des bateaux , et la création, à la fin de l’année en cours, d’un portail électronique. Le ministre du transport a, par ailleurs, annoncé la création à partir de cette année d’un nombre de zones logistiques notamment dans la région de Jebel El Oust sur une superficie de 300 hectares , dans la région de Radès (50 hectares) outre la mise en place d’un cadre juridique facilitant la création et l’exploitation de ces zones. Passant en revue les principaux aspects du plan mis en place pour consolider l’infrastructure de base et actualiser le plan directeur des ports, le ministre a mis l’accent sur les aspects techniques du projet de construction du port en eaux profondes d’Enfidha qui pourra accueillir des navires de 80 mille tonnes de chargements, contre 25 mille tonnes actuellement. 50pc de la flotte de transport maritime international ne peut accéder aux ports tunisiens actuels, a affirmé le ministre. Il a, par ailleurs, précisé que le projet de port en eaux profondes s’étend sur une superficie de 1200 hectares, soit le total de la superficie des ports maritimes actuels, outre 2000 hectares consacrés à la zone d’activité économique et logistique. Le ministre a souligné que le programme de rénovation de la flotte de navires de la compagnie tunisienne de navigation (CTN) comporte l’acquisition d’un bateau de voyageurs d’une capacité de 3 mille voyageurs et 1000 voitures outre deux navires de transport de remorques d’une capacité de 17 0conteneurs. M. Massino Mina, représentant de la délégation de la commission européenne a, pour sa part , évoqué le plan d’action régional de transport (Part) pour la période 2007-2013 qui vise à mettre en place un système Euro-méditerranéen de transport intégré par l’amélioration de l’efficacité des ports, du transport maritime, des règles de sécurité et de sûreté, la modernisation et l’harmonisation des outils technologiques utilisés (systèmes de localisation des navires, échange de données informatisées (EDI) et amélioration de la sécurité de la navigation). Le responsable européen a encouragé la Tunisie à poursuivre son projet pilote autoroute de la mer (axe Radès-Gênes et Radès-Marseille) étant donné que le programme communautaire sur les autoroutes de la mer pour la Méditerranée (MEDAMOS) a commencé son planning d’assistance technique pour la Tunisie début janvier 2009. Il a ajouté que d’autres outils et instruments de financement existent pour appuyer ces programmes.

IRAN/OTAN : première réunion de haut niveau en 30 ans

27 mars 2009
L’Iran et l’Organisation du  Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ont tenu leurs premiers  entretiens secrets et informels en 30 ans au quartier général de  l’OTAN à Bruxelles, et l’accent de ces entretiens ont été mis sur  l’Afghanistan. Les entretiens ont eu lieu le 9 mars 2009  entre le secrétaire  général adjoint de l’OTAN pour les affaires politiques et la  politique de sécurité, Martin Erdmann, et l’ambassadeur de l’Iran  auprès de la Belgique, du Luxembourg et de l’Union européenne,  Ali-Asghar Khaji. “C’était un contact très informel et ils ont notamment discuté  de l’Afghanistan”, a-t-elle dit avant d’ajouter : “Vous savez que  le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer  a  récemment indiqué que l’Iran devrait être impliqué dans une  approche régionale à l’égard de l’Afghanistan.”  Mme Romero a dit qu’elle ne savait pas s’il y aurait une autre  réunion. Pourtant, elle a dit : “Je n’écarte pas qu’il y aura un  autre contact.” 
sg-de-lotan                le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer  
Le porte-parole de l’OTAN James Appathurai a indiqué que c’était “un premier contact  informel” et le côté iranien s’intéressait à la coopération sur  l’Afghanistan. Le chef de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer avait appelé, en  janvier à Bruxelles, aux États-Unis et à leurs alliés de l’OTAN,  de coopérer avec l’Iran pour réprimer l’insurrection en  Afghanistan. L’Iran a annoncé  qu’il prendrait part à une conférence  des Nations Unies sur l’avenir de l’Afghanistan qui se tiendra à  La Haye  dans quelques jours.  Son ministre des Affaires  étrangères Hassan Qashqavi a dit que “le niveau de participation  n’est pas clair”.  L’OTAN joue un rôle clé dans le maintien de la paix et de la  stabilité en Afghanistan, limitrophe de l’Iran. A Washington, le département d’Etat américain a déclaré que le secrétaire d’État américain, Mme Hillary Clinton,  ne prévoyait pas d’avoir une réunion avec la délégation de l’Iran  lors de la conférence internationale sur l’Afghanistan prévue à la Haye le 31 mars. ”Je n’écarterai pas la possibilité qu’il y aurait une sorte de  salutation d’un certain type, mais il n’y a pas de plan, pour  autant que je sache, pour qu’il y ait une réunion entre les deux  délégations”, a indiqué  le porte-parole adjoint du  département d’Etat américain, Robert Wood.  ”Cette conférence concerne plus que les États-Unis et l’Iran.  Il s’agit de l’Afghanistan et de la situation dans la région. Et  c’est là que nous devons maintenir nos concentrations”, a-t-il  souligné.

TURQUIE : Istanbul accueillera le forum de l’alliance des civilisations

27 mars 2009
L’Alliance des civilisations  tiendra son deuxième forum à Istanbul en Turquie les 6-7 avril 2009. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le Premier  ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, le secrétaire  général de l’ONU Ban Ki-moon et le Haut représentant pour  l’Alliance des civilisations Jorge Sampaio devront prononcer leur  discours à la session d’ouverture du forum.  Parmi les participants à ce forum figureront également le  président américain Barack Obama, le président azerbaïdjanais  Ilham Aliev, le président bulgare Georgi Parvanov, le Premier  ministre danois Anders Fogh Rasmussen, le président slovène Danilo Turk ainsi qu’une trentaine de ministres.  L’Alliance des civilisations, initiée par l’Espagne et la  Turquie puis reprise et officialisée par l’ONU en 2005, est une  initiative destinée à renforcer le dialogue interculturel et à  dépasser les incompréhensions mutuelles. Son premier forum s’est tenu en 2008 à Madrid, en Espagne.     

FRANCE/RUSSIE : les emprunts russes

27 mars 2009
Créée en 2008 l’AFIPER*, forte de plus de 1500 adhérents, héritiers ou ayant droits de porteurs d’emprunts russes a décidé mettre en place de nouvelles stratégies pour contraindre l’état russe à payer ses dettes. La validité de cette créance a été reconnue à de multiples reprises par l’état français et par 3 Arrêts du Conseil d’état. L’AFIPER veut obliger les Agences de notation financière à prendre en compte cette défaillance centenaire. Elle a déposé auprès du Parlement Européen une pétition en ce sens. Celle-ci vient d’être reconnue recevable par la Commission des pétitions ouvrant ainsi une enquête préliminaire de la Commission Européenne.
 russia26       Emprunts russes
De Lénine à Poutine, une constance : la SPOLIATION  Entre 1888 et 1904, 1,6 million d’épargnants français prêtent à la Russie Impériale 12 milliards de francs or. Après la révolution d’octobre 1917, Lénine refuse de reconnaître les dettes de l’ancien régime. Depuis 90 ans des associations se sont battues pour réclamer à l’état russe le remboursement d’une dette estimée à ce jour à plus de 100 milliards d’€ et touchant 316.000 porteurs de titre. L’AFIPER reprend le flambeau et souhaite porter le combat au niveau international. Elle ambitionne de réunir sous sa bannière le maximum de détenteurs de titre français, mais aussi belges ou hollandais, soit à titre individuel, soit sous forme d’associations. La défense de leurs intérêts se fera par des actions de lobbying au niveau français mais aussi européen et international. Bien qu’ayant une préférence pour la négociation elle n’exclut aucune possibilité pour obtenir gain de cause : µni des procédures juridiques contentieuses longues et couteuses soit de types « class action(1) »? soit financées par des « legation funds (2) » à tout niveau et par tous moyens légaux, µni de négocier la cession des titres à des «Hedges funds(3)» qui se chargeraient d’en obtenir par tous moyens le remboursement auprès de l’état russe  Elle cherche aussi des alliances avec des associations de porteurs d’emprunts souverains concernant d’autres états défaillants.   Une opportunité : un règlement européen encadrant les agences de notations Les agences de notations, dont la plupart ont leur siège aux Etats-Unis, ont largement participé à l’accélération de la crise financière actuelle en sur-notant des produits financiers comme les « subprimes ». Ces produits ont été considérés comme des placements avec peu de risques alors qu’ils étaient hautement spéculatifs. De surcroît, les agences de notation n’ont pas révisé leur classement rapidement dés que les premiers soucis sont apparus. La Commission européenne et le parlement européen ont décidé de légiférer pour encadrer ces agences sur un plan juridique, considérant que l’autorégulation proposée par ces dernières n’offrait pas suffisamment de garanties tant sur la qualité, l’indépendance et la transparence de la notation que sur la liberté de concurrence dans un système oligopolistique dominé par quelques agences américaines. Jusqu’à ce jour les agences de notation ne sont soumises à aucune responsabilité juridique sur la qualité et la véracité de leurs notations.   Des députés européens attentifs aux propositions de l’AFIPER .
L’AFIPER a fait part, par courrier, à l’ensemble des membres de la Commission économique du Parlement européen, de ses remarques sur le projet de loi de la Commission Européenne ainsi que de ses propositions d’amendements. Elle a sollicité et obtenu des rendez-vous avec des parlementaires représentatifs des différents groupes politiques auxquels Eric Sanitas, président national de l’AFIPER, s’est rendu, accompagné du conseiller juridique et financier de l’association. Les parlementaires rencontrés ont été intéressés et ont bien compris la logique de la démarche de faire prendre en compte la défaillance de paiement d’un état (Russe ou autre) par les agences de notation tant pour ses emprunts souverains que pour des produits financiers structurés destinés à financer des investissements dans le pays considéré. L’un d’entre eux a d’ailleurs fait remarquer que plusieurs des propositions de l’AFIPER figuraient déjà dans les amendements proposés par le parlement. Un autre a indiqué que son groupe envisageait de proposer un amendement pour engager la responsabilité éventuelle des agences de notation. Selon un troisième, un tiers aurait la possibilité de saisir le CERVM (Comité européen de régulation des marchés des valeurs mobilières), autorité en charge de l’application de ce nouveau règlement en cas de désaccord avec la méthode de notation choisie par les agences. Il ne serait pas opposé à ce que cela soit écrit  de façon plus claire et explicite. L’AFIPER, devant la pertinence de ces rencontres, va poursuivre son lobbying auprès des parlementaires européens surtout en cette période pré-électorale et va suivre attentivement le fonctionnement du CERVM ainsi que l’enquête préliminaire de la Commission.  
*Association Fédérative Internationale des Porteurs d’Emprunts Russes (1) 
class action : procédure contentieuse collective (2) 
legation funds : fonds à risques qui financent les procédures juridiques avec l’espoir de se rémunérer en pourcentage du résultat du procès (3) 
Hedges funds : fonds d’investissement hautement spéculatif Président : Eric Sanitas AFIPER, 34 avenue du Maréchal Leclerc, 63110 Beaumont – www.afiper.org

JAPON/CHINE : rencontre au sujet de la sécurité

27 mars 2009
La Chine et le Japon ont promis de  travailler ensemble sur des missions de lutte contre la piraterie  dans les eaux au large de la Somalie et dans des opérations de  maintien de la paix et de secours en cas de catastrophes  naturelles au cours du dialogue sur la sécurité  à Tokyo. Les deux pays ont également discuté des réponses à donner dans  le contexte de tensions concernant le lancement imminent d’une  fusée par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), selon notre contact.
KOREA-NORTH/TALKS         le vice-ministre des  Affaires étrangères, Kenichiro Sasae
La partie japonaise était représentée par le vice-ministre des  Affaires étrangères, Kenichiro Sasae, le conseiller du ministre de la Défense, Yoshiyuki Suzuki, et d’autres officiels. La délégation chinoise quant à elle était menée par le vice-ministre des  Affaires étrangères, Hu Zhengyue. 
hu-zhengyue            le vice-ministre des  Affaires étrangères, Hu Zhengyue.
 Les négociations s’inscrivent dans le 11ème cycle  du dialogue sur la sécurité entre le Japon et la Chine, qui s’est  tenu pour la première fois en décembre 1993.

TUNISIE : Formation de 40 juges dans les systèmes et mécanismes d’alerte, d’investigations et des poursuites

27 mars 2009
“Le blanchiment d’argent : les systèmes et mécanismes d’alerte, d’investigations et des poursuites” a été le thème du 9ème séminaire de formation, organisé, à Tunis, les 27 et 28 mars 2009, au profit d’une quarantaine de participants, entre juges, juges d’instruction et magistrats du ministère public, outre certains membres de la commission d’analyses financières relevant de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et nombre d’avocats. Cette rencontre a pour objectif de doter les concernés de l’expérience nécessaire, en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, en les informant des expériences européennes dans le domaine des techniques d’instruction, de poursuites et d’investigations au niveau des documents financiers et des comptes, et en leur offrant l’opportunité de les discuter, à la lumière de la législation tunisienne organisant ce domaine. Quatre experts européens dans le domaine du blanchiment d’argent pilotent ce séminaire, organisé par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, dans le cadre de l’exécution du projet de coopération avec l’Union européenne pour l’appui à la modernisation du système judiciaire. Il est à rappeler que la Tunisie avait promulgué, le 10 décembre 2003, une loi relative au soutien des efforts internationaux de lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent, qui concrétise son approche de la manière à traiter les phénomènes du terrorisme et du blanchiment d’argent, et permet de soutenir les efforts internationaux dans la lutte contre ces fléaux. La Tunisie a, en outre, accueilli, le 15 décembre 2003, un atelier de travail régional sur le système judiciaire international et les stratégies internationales pour la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, le gel et la confiscation des biens et de l’argent des terroristes. Cet atelier de travail a été organisé à l’initiative de la chambre judiciaire du Fonds monétaire international, du Bureau de contrôle des narcotiques et de lutte contre le crime, relevant des Nations-Unies et de la Banque centrale de Tunisie.

JAPON : déployement des missiles Patiriot avant la lancement d’une fusée par la RPDC

27 mars 2009
Le Japon a commencé à déployer  des missiles Patriot en vue d’intercepter la fusée que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) entend de lancer prochainement, si elle tombait sur le territoire  japonais. Sur  la base aérienne d’Iruma, dans la préfecture de Saitama,  au nord de Tokyo, des unités de missiles Patriot sont partis pour  être déployés autour de Tokyo et dans la capitale. Deux autres unités de missiles Patriot seront déployés dans le  nord-est du pays. 
JAPAN-POLITICS/               Le ministre de la Défense Yasukazu  Hamada
Le ministre de la Défense Yasukazu  Hamada a ordonné les forces d’auto-défense d’abattre la fusée nord- coréenne si elle tombait sur le territoire japonais.  La RPDC avait annoné qu’elle allait lancer un satellite de  communication début avril. Le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud soupçonnent  Pyongyang de vouloir tester un missile balistique par le lancement du satellite.

TUNISIE : exportation de l’énergie verte vers l’Europe

27 mars 2009
Le Centre Méditerranéen des Energies renouvelables (MEDREC) a organisé,  à Tunis, une rencontre  ayant pour thème  « le rôle de l’interconnexion électrique tuniso-italienne dans le développement des énergies renouvelables » Cette rencontre  avait  pour objectif de présenter les projets pilotés par le centre MEDREC, dans le cadre d’un partenariat avec l’Italie, notamment le projet d’interconnexion électrique sous-marine réalisé dans le cadre du projet ELMED entre la Tunisie et l’Italie. Ce projet d’une capacité de 1000 MW, sera également accessible aux opérateurs privés, désireux d’exporter de l’électricité verte vers l’Europe et ce, jusqu’à hauteur de 200 MW, soit 20% de la capacité totale du projet. Intervenant à cette table ronde, M. Afif Chelbi, Ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, a mis en exergue le programme quadriennal (2008-2011) pour la maîtrise de l’énergie dont l’objectif est de réduire la demande d’énergie primaire de 20% à l’échéance 2011, soit des économies d’énergie de l’ordre de 2 Millions Tonnes Equivalent Pétrole (MTEP). Le ministre a déclaré  que la Tunisie a amendé, en décembre 2008, le cadre réglementaire et incitatif à la maîtrise de l’énergie afin de légaliser l’autoproduction électrique par les énergies renouvelables et par la cogénération. M.Chelbi a cité les succès du partenariat tuniso-italien en matière de maîtrise d’énergie notamment au travers du programme PROSOL de développement du solaire thermique en Tunisie qui a permis de décupler le nombre de m2 de panneaux solaires installés en Tunisie qui est passé de 8000 à 80 000m2 entre la période 2004/2008. M.Corrado Clini, Directeur Général, au ministère italien de l’environnement, du territoire et de la Mer, a indiqué que l’Italie oeuvrera à intégrer la Tunisie au réseau de connexion électrique européen. Il a précisé que son pays était fortement intéressé par le développement des bio-énergies et de la bio-masse en Tunisie. Il a ajouté que les nouvelles législations européennes encouragent l’importation d’énergie verte de pays non-européens, de la rive sud de la méditerranée. Il a fait remarquer que plusieurs investisseurs privés italiens pourraient investir dans le domaine de l’énergie en vue de son exportation vers l’Italie. Il s’agit, a t-il-dit, d’un partenariat gagnant-gagnant au travers duquel l’Italie assurerait sa sécurité en matière d’approvisionnement énergétique. Le centre méditerranéen (MERDEC), dont le siège est à Tunis, a pour principale mission renforcer les capacités, la dissémination de l’information et le développement de projets pilotes dans le domaine des énergies renouvelables, et ce au profit des cinq pays d’Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Tunisie).

KIRGHIZSTAN : l’opposition organise des manifestatations contre le président Bakiyev

27 mars 2009
La coalition d’opposition  kirghize a organisé  une série de manifestations contre le président Kurmanbek Bakiyev à Bichkek et dans d’autres villes  kirghizes.  Entre 500 et 1.000 protestataires se sont réunis à la place  Gorki de Bichkek, alors que plus de 1.000 personnes manifestaient  dans les centres-villes d’Osh, d’Alay, d’Aksy, de Jalalabad, de  Kochkor et d’autres cités. Ces manifestations étaient organisées par le Mouvement du  peuple unifié, une coalition regroupant 11 partis d’opposition,  qui avaient prévu d’organiser une protestation devant l’ambassade  du Kirghizstan à Washington.  
president           Le président Kurmanbek Bakiyev
Les tensions entre le président Bakiyev et l’opposition sont  montées avant les élections de juillet. L’opposition a interrompu  son dialogue avec le gouvernement, en appelant à des  manifestations nationales  après la mort de  l’un de ses leaders, Medet Sadyrkoulov, tué dans un mystérieux  accident de voiture au début mars.  

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