ALGERIE : A l’occasion du 47e anniversaire de l’indépendance le président Bouteflika se recueille à la mémoire des martyrs de la Révolution

5 juillet 2009
Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, s’est recueilli, au cimetière d’El Alia à Alger, à la mémoire des martyrs de la glorieuse guerre de libération nationale à l’occasion de la célébration du 47e anniversaire de l’indépendance du pays. Après avoir salué un détachement de la garde républicaine qui lui a rendu les honneurs, le président Bouteflika a déposé une gerbe de fleurs au carrée de martyrs et récité la Fatiha du Coran à la mémoire des martyrs de la révolution.
abdelazizbouteflika    Le président algérien M. Abdelaziz Bouteflika
La cérémonie de recueillement s’est déroulée en présence du président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, du président de l’Assemblée populaire nationale, M. Abdelaziz Ziari, du premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, du président du Conseil constitutionnel, M. Boualem Bessaih, et de membres du gouvernement. La cérémonie de recueillement a eu lieu cette année au cimetière d’El Alia vu que le sanctuaire des martyrs connaît actuellement des travaux de restauration.

RUSSIE : Le président Medvedev compare Khodorkovski à Madoff et refuse de parler de grâce

5 juillet 2009
Le président russe Dmitri Medvedev a répondu  aux critiques occidentaux du procès de l’ancien magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski en le comparant avec l’affaire Madoff et laissant entendre qu’il ne serait pas gracié s’il ne reconnaissait pas sa culpabilité. “Il n’y a rien à discuter à ce jour”, a tranché le chef de l’Etat interrogé  sur le sort du prisonnier le plus célèbre de Russie à la veille d’une visite en Russie du président américain Barack Obama et d’un sommet du G8;
Khodorkovsky    L’ancien magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski
“Concernant une grâce pour Khodorkovski ou toute autre personne, cette procédure doit être menée telle que définie par les lois de notre pays”, a déclaré le président Medvedev. “En d’autres termes, la personne en question doit s’adresser au président, reconnaître sa culpabilité et faire une demande pour qu’une telle décision soit prise en compte”, a-t-il poursuivi. L’ancien chef du groupe pétrolier russe Ioukos, déjà condamné en 2005 à huit ans de prison pour escroquerie à grande échelle et évasion fiscale, comparaît de nouveau depuis le 3 mars 2009 devant un tribunal à Moscou pour détournement et revente illégale de pétrole. Il plaide non-coupable qualifiant ce procès dans lequel il encourt plus de 20 ans de prison de farce judicaire et politique. Ses partisans considèrent que ce procès est motivé par des considérations politiques, visant à éloigner indéfiniment Mikhaïl Khodorkovski, âgé de 46 ans et féroce opposant au premier ministre Vladimir Poutine, de la scène politique russe. Les avocats et la famille de M. Khodorkovski présentent le nouveau procès comme un test pour Dmitri Medvedev considéré comme plus libéral que son prédécesseur et défenseur de l’indépendance de justice.
Medvedev   Le président russe Dmitri Medvedev
Le président russe met de son côté en parallèle le procès Khodorkovski avec l’affaire du financier américain Bernard Madoff, auteur de l’une des plus gigantesques escroqueries de tous les temps condamné le 29 juin 2009  à 150 ans de prison par un tribunal de New York. “Regardez les affaires judiciaires dans d’autres pays. C’est très sérieux. Certains hommes d’affaires sont condamnés à des peines très lourdes, 150 ans aux Etats-Unis”, a-t-il précisé. “Et disons que cela ne dérange personne”, s’est-il emporté. “Dans le monde entier le business peut avoir des ennuis (…) et être puni pénalement. Il ne faut pas sortir du contexte telle ou telle affaire”, a-t-il poursuivi. Il a également démenti le caractère politique de l’affaire Khodorkovski. “Khodorkovski et d’autres hommes d’affaires dans notre pays ont été condamnés par décision de justice. Il ne s’agit pas d’un geste politique, mais de la décision d’un tribunal et elle doit être respectée”, a-t-il lancé. Des défenseurs des droits de l’Hommes et d’autres personnalités ayant assisté à des audiences du nouveau procès de Mikhaïl Khodorkovski se sont dits scandalisés par son iniquité, exigeant son “arrêt immédiat”. “Les nouvelles accusations contre Khodorkovski sont des chefs-d’oeuvre d’absurdité juridique, un rappel de la manière stalinienne d’intimider la société”, ont-il noté dans un texte commun signé notamment par l’écrivain Boris Akounine, le prix Nobel de physique Vitali Guinzbourg, l’ancien champion du monde d’échecs Garry Kasparov ou le dissident soviétique Sergueï Kovalev.

TUNISIE : Début de préservation du système agricole dans l’oasis de Gafsa

5 juillet 2009
L’exécution du projet international ayant pour objectif la préservation des systèmes agricoles dans les oasis et leur bonne exploitation a débuté dans l’ancienne oasis de Gafsa avec une superficie de  700 hectares. Ce projet est réalisé à l’initiative de l’organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)  est financé par le Fonds international pour l’environnement.
Oasis de Gafsa  Oasis de Gafsa en Tunisie
Le directeur de l’unité des eaux et du sol de cette organisation onusienne et coordinateur international du projet a souligné que l’ancienne oasis de Gafsa, ainsi que d’autres oasis modèles, a été choisi en raison de ses spécificités au niveau de la variété des palmiers et des systèmes d’irrigation très anciens pour la gestion des ressources hydrauliques. Il a précisé que les principaux objectifs  sont la préservation de la diversité biologique durable, grâce à un recensement total de son héritage génétique, et la consolidation des moyens des associations et des structures professionnelles, en vue de l’amélioration de la productivité des organisations de production et de la commercialisation de leurs produits, ainsi que la valorisation des connaissances, des habitants des oasis. Ce projet qui doit être réalisé sur une période de cinq ans, ainsi que les autres projets nationaux exécutés ou programmés, dans le domaine de la promotion de la productivité de cette oasis, vont aider à pallier les insuffisances émanant, notamment, de la dégradation du sol et du dessèchement des sources d’eau naturelles, ce qui est à l’origine de la baisse de la production et de la diversité biologique. Les grands axes de ce programme d’action ont été présentés au cours d’une réunion  de travail organisé, à Gafsa, ayant pour  thème de “la préservation et la gestion modelée des systèmes agricoles créés, considérés comme un héritage de l’humanité et ayant une importance mondiale”, avec la participation de représentants et d’experts de la FAO.  Parmi les  interventions, ont été évoqué  les moyens de valoriser l’héritage culturel, matériel et immatériel, dans l’oasis de l’ancienne Gafsa, et sur les méthodes pour améliorer les conditions de vie des habitants.

ESPACE : Il y a 40 ans, avec la conquête de la Lune, le rêve devient réalité

5 juillet 2009
Le 20 juillet 1969, l’américain Neil Armstrong devenait le premier homme à poser le pied sur la Lune, réalisant l’un des plus vieux rêves de l’humanité et permettant aux Etats-Unis de s’imposer dans la conquête naissante de l’espace face à la Russie. Armstrong a saisi l’ampleur historique de l’événement, vécu en direct par des centaines de millions de téléspectateurs dans le monde, avec sa phrase légendaire: “C’est un petit pas pour l’homme mais un bond de géant pour l’humanité.
neil_armstrong        Neil Armstrong, premier homme à poser le pied sur la Lune
L’aventure du programme Apollo, qui a permis à douze astronautes de poser le pied sur la Lune lors de six missions, entre 1969 et 1972, avait commencé huit ans plus tôt avec l’annonce du président John F. Kennedy, en mai 1961, “de mettre un Américain sur la Lune avant la fin de la décennie”. “Ce fut avant tout une décision politique”, relève John Logsdon, un des conservateurs du musée national de l’air et de l’espace à Washington. La guerre froide battait alors son plein et l’Union Soviétique devançait les Etats-Unis dans la course spatiale après la mise en orbite en 1957 du premier satellite, Spoutnik, suivi en 1961 du premier homme dans l’espace Youri Gagarine. “L’URSS avait réussi à faire de ses succès spatiaux une mesure de sa puissance et de la réussite d’une société moderne enviable, et le président Kennedy a alors jugé qu’il ne serait pas dans l’intérêt de l’Amérique de laisser les Soviétiques seuls profiter de leurs prouesses”, explique John Logsdon. Forts de leur prospérité et de leurs capacités scientifiques et technologiques, les Etats-Unis mettent rapidement en route le programme Apollo, estimé à 25 milliards de dollars en 1969, équivalant aujourd’hui à environ 115 milliards ou six fois et demie le budget annuel actuel de la Nasa.
insigne-programme-apollo   Logo insigne d’Apollo
Mais Apollo connaît des revers. En 1967 un accident au sol coûte la vie à trois astronautes. La première mission importante a lieu en décembre 1968 avec Apollo 8 qui marque le premier vol habité autour de la Lune. Cette mission historique est suivie six mois plus tard de Apollo 10, deuxième vol de reconnaissance lunaire avec également trois astronautes à bord. Le 16 juillet 1969, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Mike Collins, s’installent dans le module de commande Columbia du vaisseau Apollo 11 juché au sommet de la fusée Saturn V. L’énorme fusée de 111 mètres de haut s’arrache du pas de tir du Centre spatial Kennedy dans le Sud est de la Floride. Quatre jours plus tard, Neil Armstrong pose manuellement et de justesse le module lunaire, baptisé Eagle (l’aigle), dans la mer de la tranquillité. “Houston, ici la base Tranquillité, l’aigle s’est posé”, transmet-il. Le 20 juillet, Neil Armstrong sort du module lunaire en empruntant une échelle trop courte et doit faire un petit saut pour atteindre le sol lunaire qu’il touche . Vingt minutes plus tard Buzz Aldrin le rejoint. Les deux hommes passeront 21 heures sur la lune et ramèneront 21 kilos de roches. Ils laisseront un drapeau américain et une plaque d’acier avec un message de paix. Le module décollera ensuite pour rejoindre en orbite lunaire le module Columbia dans lequel les attend Michael Collins, avant de rentrer sur Terre où leur capsule amerrit dans l’océan Pacifique le 24 juillet. En 2004, le président George W. Bush a lancé le programme Constellation visant à renvoyer des Américains sur la Lune d’ici 2020, prélude à la conquête de Mars.

RUSSIE : Aucune clémence pour Khordorkovski s’il n’admet pas sa culpabilité

5 juillet 2009
L’ancien magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski n’obtiendra pas de mesures de clémence s’il ne reconnaît pas sa culpabilité, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev. “Concernant une grâce pour Khodorkovski ou toute autre personne, cette procédure doit être menée telle que définie par les lois de notre pays”, a déclaré M. Medvedev. “En d’autres termes, la personne en question doit s’adresser au président, reconnaître sa culpabilité et faire une demande pour qu’une telle décision soit prise. A ce jour, il n’y a rien à dire de plus”, a-t-il poursuivi.
Khodorkovsky        Mikhaïl Khodorkovski
“Khodorkovski et d’autres hommes d’affaires dans notre pays ont été condamnés par décision de justice. Il ne s’agit pas d’un geste politique, mais de la décision d’un tribunal et elle doit être respectée”, a ajouté le président russe. L’ancien-chef du groupe pétrolier russe Ioukos, déjà condamné en 2005 à huit ans de prison pour escroquerie à grande échelle et évasion fiscale, comparaît de nouveau depuis le 3 mars  2009 devant un tribunal à Moscou pour détournement et revente illégale de pétrole. Il a plaidé non-coupable et encourt plus de 20 ans de prison. Ses partisans considèrent que ce procès est motivé par des considérations politiques, visant à éloigner indéfiniment Mikhaïl Khodorkovski, âgé de 45 ans et féroce opposant au premier ministre Vladimir Poutine, de la scène politique russe.