Le sommet du G8 à l’Aquila vient d’ouvrir dans un optimisme mesuré sur l’évolution de l’économie et sous de mauvais auspices pour la lutte contre le réchauffement climatique. “La situation reste incertaine et des risques subsistent pour la stabilité économique et financière. Nous notons des signes de stabilisation de nos économies et pensons que l’inversion de tendance sera renforcée quand nos mesures de soutien auront atteint leur plein effet”, estiment les dirigeants des huit pays les plus industrialisés. “Nous ferons les pas nécessaires individuellement et collectivement pour ramener l’économie mondiale sur la voie d’une croissance forte et durable”. Outre la pire crise économique de l’après-guerre, les dirigeants des Etats-Unis, de Russie, de Grande-Bretagne, de France, d’Allemagne, d’Italie, du Canada et du Japon devaient parler du climat, de lutte contre la pauvreté et de l’Iran dont les activités nucléaires inquiètent la communauté internationale. Les principales économies mondiales, regroupées au sein du Forum des économies majeures (MEF) et qui représentent 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ont renoncé à leur objectif de les diviser par deux d’ici 2050, lors d’une réunion à Rome. “Il y a un très fort engagement de leur part à réduire de façon substantielle les émissions mondiales d’ici 2050, mais il n’y a pas de 50%”. L”objectif d’une limite de réchauffement à +2° est maintenue. Le Forum des économies majeures comprend le G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie), le G5 (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde, Mexique), la Corée du Sud, l’Australie et l’Indonésie. Il doit se réunir à l’Aquila pour faire progresser les négociations sur le changement climatique. Présent depuis le début de semaine en Italie, le président chinois Hu Jintao a regagné précipitamment la Chine en raison des émeutes qui secouent la région du Xinjiang et ne participera pas à la réunion de L’Aquila. Le G8 a commencé sur la situation économique mondiale. Ce groupe, qui a perdu les commandes de ce dossier au profit du G20, incluant les pays émergents, ne devrait pas annoncer de mesures concrètes. Le sommet de L’Aquila est perçu comme une étape avant un sommet du G20 à Pittsburgh aux Etats-Unis fin septembre 2009. La crise en Iran, après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, et la non-prolifération nucléaire devaient être abordées également.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad
“Il est très important pour la communauté mondiale de parler aux pays, comme par exemple l’Iran ou la Corée du Nord, pour les encourager” à ne pas participer à une course aux armements, a déclaré le président Barack Obama. Demain le sommet s’élargira à des états africains. Au total, près de quarante chefs d’état et de gouvernement et de responsables d’institutions multilatérales sont attendus.
Silvio Berlusconi
Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a déclaré que le G8 lancerait une initiative contre la faim dans le monde de “10 à 15 milliards” de dollars. Plusieurs ONG ont réclamé que les pays riches complètent de manière urgente de quelque 23 milliards de dollars l’enveloppe financière totale de 50 milliards promise en 2005 à l’Afrique. Le G8, initialement prévu en Sardaigne, a été organisé à L’Aquila, dans le centre de l’Italie, afin d’exprimer la solidarité des pays riches avec ses habitants, victimes d’un séisme en avril qui y a fait 299 morts.
Cette entrée a été publiée le Mercredi 8 juillet 2009 à 11:04 et est en lien avec Institutions et Organisations Internationales; Matières premières. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cet article à l'aide du flux RSS 2.0.
Vous pouvez laisser une réponse, ou un trackback depuis votre site.