TUNISIE : La Porsche Panamera présentée en avant première mondiale

16 juillet 2009
La société Ennakl, représentant officiel de Porsche en Tunisie, a présenté, à la Cité des Sciences de  Tunis, en avant première mondiale la toute nouvelle Porsche Panamera. La société Ennakl, concessionnaire de cette marque mythique, a eu la primeure grâce aux excellentes relations qui lient son président directeur général M. Mohamed Sakher El Materi aux membres du directoire de Porsche. La nouvelle porsche sera commercialisée, en août 2009  à Tunis et à partir du 12 septembre 2009 dans le reste du monde.
Porsche-Panamera    Intérieur tableau de bord de la Porshe Panamera
Il s’agit de toute évidence d’une marque d’attention qui témoigne, d’une forte conviction du constructeur allemand dans les potentialités du marché tunisien, le savoir-faire et l’efficacité commerciale de son concessionnaire tunisien. Cette présentation en première mondiale constitue également une promotion positive du site Tunisie en tant que plateforme de production internationale et une destination touristqiue confirmée.
Porsche_Panamera    Porsche Panamera

 

 


PARLEMENT EUROPEEN : Corinne Lepage élue première vice-présidente de la commission environnement, santé publique et sécurité alimenaire

16 juillet 2009
Corinne Lepage vient d’etre élue  à Strasbourg, première vice-présidente de la « commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire (ENVI) » qui est l’une des plus importantes et des plus actives du parlement européen. Elle est également membre suppléante de la commission ITRE (Industrie, Recherche et Energie)
corinelepage   Corinne Lepage
A l’issue de cette nomination Corinne Lepage s’est déclarée « honorée et enthousiaste » et a précisé qu’ « à quelques mois du sommet de Copenhague, le rôle de cette commission apparaissait d’une importance considérable sur l’élaboration de la politique de l’Union européenne en matière de lutte contre le réchauffement climatique». Elle « mettra tout mettre en œuvre pour contribuer à ce que l’économie verte soit le moteur de la construction d’une Europe soutenable ». Corinne Lepage souhaite également « débourber la directive sol ». L’ancienne ministre française de l’environnement, Corinne Lepage s’est, par ailleurs « réjouie de travailler avec le président Jo Leinen » qu’elle a connu dans d’autres temps alors qu’il était ministre de l’environnement de la Sarre. Elle avait alors défendu la Sarre devant la Cour de justice des communautés européennes. Elle s’est déclarée également  « heureuse d’y retrouver Chris Davis qui sera le coordonnateur ADLE pour cette commission ».
Jeune avocate, elle fonde le premier cabinet d’avocats spécialisés dans le droit de l’environnement avec son mari en 1978. L’affaire de l’Amoco Cadiz, dans lequel elle prend le parti des collectivités locales souillées par un pétrolier d’origine américaine en 1978, la porte sur le devant de la scène médiatique. Elle travaille ensuite sur de nombreux dossiers concernant l’environnement, au côté d’associations et de collectivités locales.
En 1989, elle devient membre du conseil municipal de Cabourg dans le Calvados. Sans attache politique, elle répond positivement à la proposition d’Alain Juppé de prendre en charge le ministère de l’environnement en 1995. Elle obtient des avancées dans le domaine de la prévention avec l’adoption de la loi LAURE du 30 décembre 1996 (aussi appelée loi Lepage), la création du Comité de la prévention et de la précaution et la fin de la participation de la puissance publique au comité permanent Amiante. La dissolution de 1997 met fin à l’expérience ministérielle, mais pas à son combat pour une écologie humaniste. Elle transforme son club de réflexion Cap21, fondé en 1996, en mouvement politique. Parallèlement, elle continue son activité de défense des intérêts écologiques tant au barreau de Paris qu’à celui de Bruxelles et s’implique dans de nombreuses associations. Elle est ainsi co-fondatrice de l’Observatoire de Vigilance et d’Alerte Écologique avec Michèle Rivasi. Elle dirige également le Comité de Recherche et d’Informations Indépendantes sur le Génie Génétique (CRII GEN), comité scientifique très en pointe sur les risques environnementaux et sanitaires liés à la diffusion des OGM. Administrateur de Transparency International France, elle s’implique dans la lutte contre la corruption politique et financière. Elle enseigne par ailleurs à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
  •  2002, Corinne Lepage se lance dans la course à l’Élysée et recueille 1,88 % des voix au premier tour. Aux élections régionales de 2004, elle est à tête de la liste départementale de Paris sur la liste d’André Santini (UDF). Elle ne participe pas à la fusion de second tour avec la liste UMP de Jean-François Copé. La liste qu’elle conduit aux élections européennes de juin 2004 sur la circonscription Ile de France recueille 3,6 % des voix.
  • 2007 : lors de l’élection présidentielle, candidate dans un premier temps, elle choisit, début mars 2007, de soutenir François Bayrou et rejoint ensuite son nouveau mouvement politique, le Mouvement démocrate. Elle en est d’ailleurs un des membres fondateurs et vice-présidente du MoDem, en charge des Commissions de travail
  • 2008 : elle est tête de liste MoDem dans le 12e arrondissement de Paris lors des élections municipales de 2008
  • De novembre 2007 à février 2008, elle rédige pour le ministre de l’environnement, Jean-Louis Borloo, un rapport sur la « gouvernance écologique » qui préconise notamment de renforcer le statut de l’expert].
  • 7 juin 2009 : elle est élue député lors des élections européennes, dans la circonscription Nord-Ouest .
  •  16 juillet 2009 : Membre du Groupe ADLE, elle est élue vice-présidente de la commission ENVI « environnement, santé publique et sécurité alimentaire. ». Elle est également membre suppléante de la commission ITRE (Industrie, Recherche et Energie)
Corinne Lepage est l’auteur de nombreux ouvrages

FRANCE : Le palais présidentiel a bien géré le premier budget de son histoire

16 juillet 2009
Un mois après le rapport au vitriol du député René Dosière sur le budget 2008 de l’Elysée, la Cour des Comptes a estimé  qu’il avait été globalement bien géré, à l’issue du premier contrôle jamais réalisé dans les services de la présidence. La loi de finances 2008 a pour la première fois doté la présidence de la République d’un “budget consolidé”, d’un montant de 110 millions, a tenu a précisé premier président de la Cour, Philippe Séguin, en présentant les résultats de ce contrôle, demandé par le chef de l’état  Nicolas Sarkozy.
Sarkozy Nicolas     Le chef de l’état français Nicolas Sarkozy
Par le passé l n’existait pas de budget unique de l’Elysée et de nombreuses dépenses liées à l’activité du chef de l’Etat étaient payées par une quinzaine de ministères différents, sans aucune visibilité pour le contribuable. Le député  René Dosière a qualifié de “succinct” ce premier rapport de la Cour des comptes sur le budget de la présidence tout en le qualifiant de “progrès significatif”. Le député  Dosière avait publié en juin 2009 un rapport très critique sur ce budget 2008, dénonçant une “explosion” des dépenses de l’Elysée, une “absence” de transparence et même des “manipulations budgétaires”. Faute de pouvoir reconstituer les comptes de 2007 et donc d’effectuer des comparaisons pertinentes, la Cour des Comptes a fait le choix de ne contrôler les services de l’Elysée que pour 2008, “première année comptable complète” du mandat de M. Sarkozy, a expliqué M. Séguin. La Cour des Comptes a d’abord constaté que “la plus grande part des dépenses relatives à la présidence ont effectivement été intégrées dans le budget de l’Elysée”, notamment en ce qui concerne les personnels mis à disposition.
seguin    Le président de la Cour des comptes Philippe Seguin
M. Séguin s’est également félicité que “l’exécution du budget 2008 a été, sur la plupart des postes de dépenses, conforme aux prévisions”. “Des progrès ont été faits. Ils méritent d’être poursuivis et amplifiés”, notamment “en matière d’économies possibles”, a résumé M. Séguin. “Nous avons ainsi relevé la très faible mise en concurrence des différents fournisseurs qui laisse à penser que l’Elysée n’obtient pas les meilleurs prix possibles”, a-t-il dit. La présidence continue par exemple de se fournir en viande auprès de la même boucherie parisienne depuis 1969. “Pour la traditionnelle réception du 14 juillet, par exemple, la consultation préalable au choix d’un prestataire pour l’organisation semble avoir été de pure forme”, a ajouté M. Séguin. D’apèrs  le document de la Cour, le prestataire en charge de cette “garden-party” depuis 1995 a été retenu avec une offre de plus de 296.000 euros alors que l’offre de son concurrent n’était que de 186.900 euros. Paradoxalement, d’importantes économies seraient également possibles si le président employait les avions de l’Etat pour ses vacances plutôt que des vols commerciaux, estime la Cour. En effet, même pour un voyage privé, M. Sarkozy doit être accompagné d’au moins six ou sept personnes payés sur des fonds publics, et un avion d’Etat, vide, le suit dans tous ses déplacements. Puisque cet avion se déplace de toute façon, mieux vaudrait que le chef de l’Etat et sa famille l’empruntent puis remboursent le prix du trajet sur la base des tarifs pratiqués par les lignes régulières, suggère la Cour. M. Sarkozy a par ailleurs remboursé quelque 14.000 euros de dépenses à caractère privé réglées par ses services sans qu’il en ait connaissance. Il a également décidé de renoncer à trois résidences présidentielles à l’entretien très coûteux (Rambouillet, Marly-le-Roi et Souzy-la-Briche).

EUROPE : Nord Stream, un gazoduc stratégique

16 juillet 2009
La réalisation du projet de Nord Stream permettra de consolider la sécurité énergétique de l’Europe”, a estimé  le président russe Dmitri Medvedev en présence  la chancelière Angela Merkel.
Merkel et Medvedev       La chancelière allemande  Angela Merkel et le président russe Dmitri Medvedev
Le gazoduc a une importance stratégique non seulement pour la Russie et l’Allemagne mais aussi pour l’Europe tout entière, a précisé le président Medvedev. Le gazoduc Nord Stream est un itinéraire foncièrement nouveau pour l’exportation de gaz russe vers l’Europe et ce avant tout vers les marchés allemand, britannique, néerlandais, danois et français, qui contournera les pays de transit traditionnels.
 Projet Nord Stream      Carte du projet Nord Stream
Sa première conduite, longue de 1.200 km, aura une capacité annuelle de 27,5 milliards de mètres cubes. L’opérateur du projet est la société Nord Stream AG enregistrée en Suisse et détenue à 51% par Gazprom, à . l% par les allemands Wintershall Holding et E.ON Ruhrgas et à 9% par le néerlandais Gasunie. Au printemps 2009 les partenaires ont lancé des négociations sur l’entrée dans le projet de Gaz de France

UNION EUROPEENNE : Reproche au président russe sa visite en Ossétie du Sud

16 juillet 2009
La Suède, qui préside l’Union européenne (UE), a reproché la  visite du président russe Dmitri Medvedev en Ossétie du Sud dont l’indépendance par rapport à la Géorgie avait été reconnue par Moscou en août 2008.
drapeau-europeen     Drapeau de l’Union européenne
L’Union européenne estime que cette visite effectuée sans le consentement du gouvernement géorgien, est “incompatible avec le principe de l’intégrité territoriale”. Elle “exprime son inquiétude face à l’effet que la visite peut avoir sur les efforts internationaux visant à stabiliser la situation dans cette région”, indique t on à la présidence de l’Union européenne. L’Union européenne  réaffirme son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Géorgie.
Medvedev      Le président russe Dmitri Medvedev
Le Kremlin a appelé à ne pas “dramatiser” la première visite de M.Medvedev en Ossétie du Sud du 13 juillet 2009  au cours de  laquelle le président Medvedev avait promis son assistance à la république dévastée par la guerre éclair contre la Géorgie en août 2008. Le 8 août  2008 , les troupes géorgiennes ont attaqué l’Ossétie du Sud pour reprendre le contrôle de cette république autoproclamée, détruisant la capitale Tskhinval et tuant des centaines de civils dont beaucoup avaient la nationalité russe, ainsi que des soldats de la paix russes. La Russie a lancé une riposte de grande envergure avant de reconnaître dans la foulée cette dernière ainsi que l’Abkhazie, une autre république autoproclamée en territoire géorgien. Des bases militaires russes ont été ouvertes dans ces deux républiques. La Géorgie a rompu les relations diplomatiques avec la Russie et a décrété les républiques “territoires occupés”.

IRAN : Démission du chef du nucléaire , figure incontournable du programme atomique du pays

16 juillet 2009
Une figure incontournable du programme nucléaire controversé de l’Iran, Gholamreza Aghazadeh, a démissionné de ses fonctions après avoir été chef de l’organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) pendant douze ans.
Nucléaire iran    Gholamreza Aghazadeh
Il a présenté sa démission il y a vingt jours au président de la République, Mahmoud Ahmadinejad, qui l’a acceptée. La raison de cette démission n’a pas été donnée mais elle survient dans un contexte de pressions accrues pour que Téhéran renonce à ce que les Occidentaux soupçonnent d’être des ambitions nucléaires militaires. M. Aghazadeh a également quitté ses fonctions de vice-président, selon nos contacts sur place. Agé de 60 ans, M. Aghazadeh était responsable de l’ organisation iranienne de l’énergie atomique, l’instance chargée du développement du programme nucléaire civil iranien, depuis 1997 et est considéré comme le principal responsable du développement du nucléaire iranien. Il avait été nommé par l’ancien président réformateur Mohammad Khatami mais avait conservé son poste après l’arrivée au pouvoir de l’ultraconservateur Ahmadinejad en 2005. Il avait e ministre du pétrole de 1985 à 1997 . Depuis qu’il avait pris ses fonctions à la tête de l’organisation iranienne de l’énergie atomique,  l’Iran a construit l’usine de conversion d’uranium d’Ispahan  mais également le site d’enrichissement d’uranium de Natanz. Il est également considéré comme le responsable du développement de la centrale nucléaire de Bouchehr, actuellement construite par les Russes dans le sud de l’Iran. Téhéran affirme que son programme nucléaire n’a qu’un but civil mais les occidentaux sont convaincus de ses fins militaires et des sanctions internationales ont été imposées à l’Iran. Les Etats-Unis et d’autres pays ont offert à l’Iran une solution négociée au conflit. Mais la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a prévenu  Téhéran que cette offre ne durerait pas indéfiniment et a jugé que “l’heure de passer à l’action a sonné” pour trouver une solution.
hillary-clinton-obama            La secrétaire d’état américaine Hillary Clinton et le président des Etats Unis Barak Obama
Le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt, dont le pays préside l’Union européenne, a ajouté  que l’heure de vérité se rapprochait sur le dossier nucléaire iranien et que l’Europe allait devoir faire des choix difficiles dans les mois à venir. Rompant avec la politique de son prédécesseur George W. Bush, le président américain Barack Obama a offert de dialoguer avec la république islamique pour tenter de la convaincre de renoncer au nucléaire. “Nous savons jusqu’où son programme nucléaire a avancé et nous savons que refuser de discuter avec la République islamique n’a pas réussi à altérer la marche iranienne vers l’arme nucléaire”, a déclaré Mme Clinton “Mais nous comprenons aussi l’importance qu’il y a à essayer de dialoguer avec l’Iran et à offrir à ses dirigeants un choix clair: ou bien devenir un membre responsable de la communauté internationale ou bien continuer sur la voie de l’isolement”. Les ministres des affaires étrangères du G8 se réuniront pour faire le point sur le nucléaire iranien le 24 septembre 2009  à New York.  Après le G8 de la semaine dernière, le ministre iranien des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a rappelé que l’Iran préparait un train de propositions sur les questions régionales et internationales, sans préciser de date pour leur présentation. L’Iran avait annoncé le 15 avril 2009  préparer un ensemble de propositions pour des négociations avec les grandes puissances mais ses responsables ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils refusaient de parler de son programme nucléaire.

EGYPTE: l’Inde et le Pakistan discute …

16 juillet 2009
Les premiers ministres indien et pakistanais ont commencé  à s’entretenir en marge du sommet des Non-alignés en Egypte, deuxième rencontre à un aussi haut niveau entre ces pays depuis les attentats de Bombay en 2008. Cette réunion entre le chef du gouvernement pakistanais, Yousuf Raza Gilani, et son homologue indien Manmohan Singh à Charm el-Cheikh pourrait relancer le laborieux processus de paix amorcé en janvier 2004 entre les deux puissances nucléaires militaires de l’Asie du sud et gelé depuis les attentats de Bombay.
Premiers ministres du pakistan et de l'Inde    Le premier ministre pakistanais, Yousuf Raza Gilani, et le premier ministre  indien Manmohan Singh
Ces attaques ont fait 174 morts  en novembre 2008 et ont été imputées par New Delhi à un groupe armé pakistanais avec la complicité des services de renseignement militaires d’Islamabad

ALLEMAGNE/RUSSIE : Accord de construction de locomotives

16 juillet 2009
La Russie et l’Allemagne envisagent, suite à la visite  du président russe Dmitri Medvedev à Munich, de signer un accord sur création d’une coentreprise de construction de locomotives de nouvelle génération, a déclaré le conseiller du président russe Sergueï Prikhodko. Cet accord sera signé par la société allemande “Siemens” et RZD “Chemins de fer de Russie”. Le ministère russe de l”énergie et le ministère allemand de l”économie signeront une déclaration commune sur la coopération énergétique. Les deux pays comptent également signer un accord général entre RZD “Chemins de fer de Russie” et les “Chemins de fer allemands” sur la création d’un centre international de logistique.
Medvedev et Merkel  Le président russe Dmitri Medvedev et la chancelière allemande Angela Merkel

ALLEMAGNE/RUSSIE : La chancelière Merkel reçoit le président russe Medvedev

16 juillet 2009
La chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Dmitri Medvedev se retrouvent à Munich, pour évoquer notamment la crise financière, les grands dossiers internationaux et les livraisons de gaz russe à l’Europe.
 Angela Merkel et Dmitri Medvedev    Angela Merkel et Dmitri Medvedev
La chancelière allemande Merkel et le président russe Medvedev s’entretiendront en tête à tête avant d’être rejoints par leurs ministres de l’intérieur, de l’économie, de l’environnement et de l’éducation.  Le premier ministre russe Vladimir Poutine ne sera pas du voyage.
Poutine.jpg N°2    Le premier ministre russe Vladimir Poutine
“Les entretiens porteront sur les principales questions de politique étrangère, dont l’Iran, le programme nucléaire nord-coréen, le processus de paix au Moyen-Orient, et les conséquences du sommet du G8″ qui vient de se tenir à L’Aquila, en Italie.  ”Ils feront un large tour d’horizon, discutant notamment des questions de sécurité, de gaz et de l’économie”, selon nos contacts. Plusieurs accords bilatéraux seront signés au niveau des ministres, notamment en matière de sécurité et de transports.
La question du gaz russe, dont l’Allemagne est le principal client européen, devrait être largement évoquée,  la chancelière Angela  Merkel souhaitant l’assurance de Moscou que les problèmes d’approvisionnement, via l’Ukraine, ne se reproduiront plus. Berlin importe de Russie environ 37% de son gaz, qui sert notamment à chauffer la moitié des foyers. Les relations germano-allemandes avaient pris un coup de froid après l’arrivée au pouvoir de Mme Merkel à l’automne 2005, mais elles se sont améliorées depuis l’élection de M. Medvedev au poste de président, selon Alexander Rahr, spécialiste de la Russie à l’Institut allemand de politique étrangère. A souligné que le premier ministre Vladimir Poutine préconise une candidature commune à l’OMC de la Russie, du Bélarus et du Kazakhstan. M. Medvedev estime plus réaliste une candidature indépendante russe.

OCDE : Etude des négociations d’adhésion à l’automne 2009 de la Russie

16 juillet 2009
Les négociations concernant  l’adhésion de la Russie à l’OCDE débuteront à l’automne 2009, a déclaré le directeur adjoint du département des négociations commerciales du ministère russe du développement économique, Vladimir Tkatchenko.
Logo OCDE
“Nous considérons les négociations actuelles comme une étape cruciale de la préparation des négociations proprement dites, qui débuteront à l’automne 2009 , quand nous étudierons officiellement notre mémorandum avec la direction de l’Organisation de coopération et de développement économiques”. La procédure d’adhésion de la Russie à l’OCDE a démarré avec la transmission fin juin au secrétaire général de l’organisation Angel Gurria d’un “mémorandum initial” décrivant la position russe à l’égard des normes et pratiques politiques qui constituent les critères fondamentaux d’adhésion.
Medvedev et Poutine     Le président russe Dmitri Medvedev et le premier ministre russe Vladimir Poutine
La demande d’adhésion de la Russie a été adressée à l’organisation il y a 14 ans. D’après  M. Tkatchenko, la Russie a rejeté cinq normes de l’OCDE et a formulé des prétentions à l’égard de 13 autres sur plus de deux cents au total, sans donner plus de précisions. Les parties doivent se pencher sur plusieurs questions liées à l’industrie cinématographique et à la pêche. “Nous avons quelques divergences dans certains domaines, qu’il conviendra d’examiner et d’harmoniser”, a-t-il fait savoir, ajoutant que tous les pays membres de l’institution ne partageaient pas l’ensemble des positions de l’organisation. Les négociations d’adhésion pourraient durer deux ans ou plus, aucun délai limite n’étant fixé par l’OCDE. M. Tkatchenko a précisé  que la suspension par la Russie des négociations d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’était pas un obstacle sur la voie de l’adhésion à l’OCDE, bien que cette condition soit stipulée noir sur blanc dans la “feuille de route” signée en novembre 2007. En juin 2009 Moscou a déclaré renoncer aux pourparlers d’adhésion à l’OMC, au profit d’une adhésion groupée au sein d’une “Union douanière” constituée de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan.