17 juillet 2009
Le Portugal et l’Espagne ont inauguré à Braga dans le nord du Portugal le Laboratoire ibérique de nanotechnologies (INL), présenté comme le premier centre international de recherches dans un domaine en plein essor, qui exploite la matière à l’échelle moléculaire. “C’est un centre international, européen, au service de la communauté internationale”, a déclaré le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, pendant la cérémonie d’inauguration.
Le premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero
Le laboratoire de Braga, présenté comme “la seule organisation scientifique dans le secteur des nanotechnologies à caractère international” ouverte à d’autres pays, s’intéressera notamment aux applications médicales, environnementales et alimentaires des nanotechnologies, selon un communiqué du ministère espagnol des sciences. Les nanotechnologies, qui opèrent à une échelle 30.000 fois plus petite que l’épaisseur d’un cheveu, peuvent avoir des applications multiples notamment dans la fabrication de composants microscopiques pour l’industrie, la médecine et les télécommunications. Les travaux de ce centre de recherches, équipé d’une quarantaine de laboratoires dont l’installation n’est pas encore terminée, accueillera 200 scientifiques de plusieurs nationalités recrutés sur une période de cinq ans. Ce projet, annoncé en 2005 à l’occasion d’un sommet luso-espagnol, représente un investissement de 106 millions d’euros, dont 40 millions destinés à l’équipement scientifique. Il accueillera les premiers scientifiques avant la fin de l’année 2009.
Le président portuguais Anibal Cavaco Silva et le roi d’Espagne Juan Carlos
“Nos deux pays réaffirment leurs engagements en faveur de la recherche et du développement à l’échelle européenne et ibéro-américaine”, s’est félicité le roi d’Espagne Juan Carlos qui avait fait le déplacement aux côtés du président portugais Anibal Cavaco Silva et de son premier ministre José Socrates. “Cette idée est née de l’ambition du Portugal et de l’Espagne de coopérer dans l’un des domaines les plus importants que sont la science, la connaissance et l’innovation”, a affirmé de son côté M. Socrates, soulignant que “les nanotechnologies sont aujourd’hui considérées comme l’un des secteurs les plus importants pour le progrès et le développement”.
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17 juillet 2009
La nanoscience et la nanotechnologie représentent une avancée considérable vers la miniaturisation dont le premier cap a permis, en 1959, de réaliser l’image d’un seul atome. Il s’agit d’une des plus importantes activités émergentes de recherche qui aura, selon les chercheurs, un impact décisif dans l’évolution technologique dans des secteurs vitaux comme l’eau, l’énergie, le climat, l’environnement et la biotechnologie. Les nanosciences, sont l’étude des phénomènes et de la manipulation de la matière aux échelles atomique, moléculaire et macromoléculaire, où les propriétés (physico-chimiques) diffèrent sensiblement de celles qui prévalent à une plus grande échelle. Les nanotechnologies, concernent la conception, la caractérisation, la production et l’application de structures, dispositifs et systèmes par le contrôle de la forme et de la taille à une échelle nanométrique.
Nanotechnologies
Ces domaines de recherche ont été au centre des 2èmes journées tunisiennes des nanosciences et nanotechnologies, organisées du 11 au 13 juillet 2009 par le conseil consultatif de la recherche scientifique et de la technologie en collaboration avec des associations spécialisées et des chercheurs de Tunisie, de France, des Etats-Unis, d’Allemagne, de Grande- Bretagne, d’Ukraine, d’Algérie, d’Egypte, d’Espagne, d’Afrique Du Sud, du Japon et de Suisse. L’objectif de ces journées est de développer les capacités scientifiques et technologiques des chercheurs participants, de rechercher les moyens de mettre en œuvre d’un plan d’action et d’associer les entreprises économiques aux programmes de recherche. M. Lazhar Bououni, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologie, a souligné à l’ouverture de ces journées que la nanoscience et la nanotechnologie figurent en tête des priorités des grandes nations et qu’elles sont en passent de devenir la première source des découvertes scientifiques. Il a mis l’accent sur l’importance des sujets abordés au cours de cette manifestation qui sont de nature à développer les capacités scientifiques et technologiques nationales notamment dans des secteurs prometteurs notamment la chimie, la physique et l’électronique. Plusieurs communications et ateliers de travail figurent au programme de ces journées. Ils portent sur la réalité du secteur de la recherche scientifique dans le monde et en Afrique et les moyens susceptibles de le promouvoir ainsi que sur l’intérêt des découvertes scientifiques notamment au niveau de l’impulsion du rythme de l’industrialisation et de l’innovation technologique.
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Afrique - Maghreb | Tagué: Lazhar Bououni, Nanosciences et Nanotechnologies, Tunisie |
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17 juillet 2009
Le député UMP Thierry Mariani, 50 ans, a été choisi par le président Nicolas Sarkozy pour remplacer Pierre Lellouche comme représentant spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan.
Le député Thierry Mariani représentant spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan
Pierre Lellouche a été nommé fin juin 2009 secrétaire d’état chargé des affaires européennes auprès du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, lors d’un remaniement ministériel suite aux élections européennes. Député du Vaucluse , Thierry Mariani, membre du groupe politique présidentiel Union pour un Mouvement Populaire (UMP), était jusqu’à présent vice-président de la commission des affaires européennes à l’Assemblée nationale.
Pierre Lelouche secrétaire d’état chargé des affaires européennes
Il était aussi président du groupe d’amitié avec le Kazakhstan et notamment vice-président des groupes d’amitié Azerbaïdjan, Russie, Turkménistan et Ukraine. Il était aussi membre de la délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). Né le 8 août 1958 à Orange, Thierry Mariani a été scolarisé à l’Ecole militaire d’Aix en Provence, avant d’obtenir un diplôme de droit international à Paris. Il bénéficiera au Quai d’Orsay d’une cellule créée en mars. Comme Pierre Lellouche, il devrait multiplier les déplacements à l’étranger, participer aux discussions avec les alliés de la France, en particulier les Anglais, les Allemands et les Américains, et approfondir les liens avec Afghans et Pakistanais. La France, impliquée militairement et civilement en Afghanistan, est dotée depuis le début de l’année d’un représentant spécial – procédure rare en France où la politique étrangère est assurée par le chef de l’Etat et le ministre des Affaires étrangères – afin de suivre un mouvement similaire intervenu chez ses alliés.
Richard Holbrooke
Pour cette fonction, les Etats-Unis ont choisi l’ancien-secrétaire d’état adjoint Richard Holbrooke, la Grande-Bretagne l’ambassadeur Sherard Cowper-Coles, et l’Allemagne l’ambassadeur Bernd Mützelburg.
Bernd Mützelburg
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17 juillet 2009
La Tata Nano, la voiture la moins chère du monde, roule en Inde, avec l’espoir pour le groupe Tata de “révolutionner” les moyens de transport privés du géant asiatique. Avec un an de retard, ce mini-véhicule à ultra bas coûts, vendu au prix record de 100.000 roupies (112.735 roupies TTC, environ 1.500 euros) dans sa version de base, était depuis avril chez les concessionnaires du pays.
La Tata Nano
En lançant sa Nano le 23 mars, M. Tata expliquait viser les dizaines de millions de foyers indiens positionnés entre les classes urbaines bourgeoises et les milieux défavorisés: ceux-ci s’entassent sur des deux-roues à 1.000 dollars, mais ne peuvent pas s’offrir une petite voiture à 4.000 dollars. Déjà dévoilée au monde entier en janvier 2008, retardée par un changement en catastrophe d’usine de production, la Nano est animée par un minuscule moteur de 624 cm3 de 35 chevaux, qui la fait plafonner à 105 km/h, sans freins ABS, ni direction assistée, ni climatisation. Tata espère en produire et en vendre 30.000 à 50.000 en Inde cette année, puis de 250.000 à 500.000 annuellement. Le groupe vise aussi l’occident, en pleine crise économique. La Nano pourrait débarquer en Europe en 2010-2011 au prix de 5.000 euros avec des équipements répondant aux normes de sécurité et de pollution. Mais comme partout dans le monde, les ventes de voitures en Inde chutent, sous l’effet de la récession. Tata Motors, premier constructeur automobile local, a essuyé une perte nette de 25 milliards de roupies (520 millions de dollars) pour l’année budgétaire 2008-2009 (achevée fin mars) contre un bénéfice net de 21,7 milliards de roupies un an plus tôt. Des résultats plombés par l’achat au printemps 2008 à l’américain Ford des marques britanniques Jaguar et Land Rover.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Constructeur automobile, Inde, Jaguar, Land Rover, Tata Motors, Tato Nano |
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17 juillet 2009
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé deux nominations très importantes, dont celle du nouveau chef du nucléaire, Ali Akbar Salehi, un ancien responsable de ce dossier sous l’ère Khatami, confirmant sa volonté de changements au sein du futur gouvernement.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad
Ancien ambassadeur auprès de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), M. Salehi succède à la tête de l’organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) à Gholamreza Aghazadeh, qui a démissionné après 12 ans à ce poste, a déclaré le président Ahmadinejad.
Nouveau chef du nucléaire, Ali Akbar Salehi
Mahmoud Ahmadinejad a promu un de ses proches, Esfandiar Rahim Machaie, au poste de premier vice-président iranien à la place de Parviz Davoudi. Il était jusqu’alors vice-président chargé du tourisme. Ces nominations interviennent alors que le président, dont la réélection a donné lieu à des contestations de rue inédites depuis la fondation de la république islamique en 1979, a promis début juillet 2009 un “changement considérable” dans le prochain gouvernement. M. Ahmadinejad et son cabinet devront être investis entre le 26 juillet et 19 août2009. Ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA durant quatre ans, avant de quitter ce poste en janvier 2004, M. Salehi est un physicien nucléaire qui a fait ses études au “Massachusetts Institute of Technology”, aux Etats-Unis, et qui était apprécié des occidentaux pour ses positions modérées. Il avait paraphé en décembre 2003 au nom de l’Iran le protocole additionnel par lequel l’Iran acceptait un contrôle renforcé de ses activités nucléaires. Le gouvernement du président Khatami avait accepté d’appliquer le protocole additionnel au Traité de non-prolifération (TNP), permettant des inspections surprises de ses sites par les experts de l’AIEA, avant même la ratification du texte par le parlement. En février 2006, le président Ahmadinejad a ordonné la fin de l’application du protocole additionnel. Téhéran affirme que son programme nucléaire n’a qu’un but civil mais les occidentaux sont convaincus de ses fins militaires et l’ONU a imposé des sanctions à l’Iran. Les Etats-Unis et d’autres pays ont offert à l’Iran une solution négociée au conflit.
La secrétaire d’état américaine Hillary Clinton
Mais la secrétaire d’état américaine Hillary Clinton a prévenu Téhéran que cette offre ne durerait pas indéfiniment et a jugé que “l’heure de passer à l’action” avait “sonné” pour trouver une solution. Les ministres des affaires étrangères du G8 se réuniront pour faire le point sur le nucléaire iranien le 24 septembre 2009 à New York. Le nouveau premier vice-président, M. Machaie, est considéré comme très proche de M. Ahmadinejad, et sa fille a épousé le fils du président iranien. En juillet 2008, il avait fait une déclaration inhabituelle, contrastant avec les attaques verbales contre Israël dont M. Ahmadinejad s’est fait une spécialité. “Aujourd’hui, l’Iran est l’ami du peuple américain et du peuple israélien. Aucune nation n’est notre ennemi dans le monde et cela est un honneur pour nous”, avait déclaré M. Machaie. Ces déclarations avaient provoqué un tollé chez les dignitaires religieux et les parlementaires conservateurs qui avaient exigé le départ de M. Machaie. Finalement, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait dû intervenir pour mettre un terme à la polémique.
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Asie centrale - Europe centrale et orientale - Inde - Iran - Russie | Tagué: Ali Akbar Salehi, Esfandiar Rahim Machaie, Gholamreza Aghazadeh, Khatami, l'ayatollah Ali Khamenei, La secrétaire d'état américaine Hillary Clinton, Mahmoud Ahmadinejad, Nucléaire iranien, Téhéran |
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17 juillet 2009
Une enquête sera ouverte sur les causes de l’échec du dernier tir du missile balistique Boulava pour déterminer s’il y a eu sabotage soit en usine, soit lors de l’assemblage du missile. Le 15 juillet 2009 un tir d’essai du missile intercontinental balistique naval Boulava s’est soldé par un échec, le missile s’étant autodétruit suite à une défaillance technique du premier étage.
Lancé de missiles Boulava
“Une pièce défectueuse peut s’introduire dans le missile soit en l’absence de contrôle efficace de la qualité à l’usine de production, soit lors de l’assemblage de l’engin. Compte tenu de l’importance de la dotation des Forces stratégiques navales russes en missiles Boulava, les deux cas seront qualifiés comme acte de sabotage”, a déclaré un des responsables. Conçu par l’Institut des technologies thermiques, le missile intercontinental R30 3M30 Boulava-30 est un missile à propergol solide et à trois étages. et un des plus léger au monde. D’une portée de 8.000 km, Boulava peut être équipé de dix ogives nucléaires hypersoniques de 100 à 150 kilotonnes à trajectoire indépendante.
Chargement de missiles Boulava
Le missile Boulava-30 doit équiper le sous-marin stratégique modernisé Dmitri Donskoï (projet 941 de classe Akoula) et les sous-marins Iouri Dolgorouki, Alexandre Nevski, Vladimir Monomakh et d’autres submersibles de classe Boreï (projet 955). Au total, la Russie envisage de construire huit sous-marins nucléaires de ce type avant 2015.
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