18 juillet 2009
La secrétaire d’état américaine Hillary Clinton, en visite à Bombay, a appelé le monde à terrasser le terrorisme et rendu hommage aux victimes des attentats islamistes de novembre contre la capitale économique indienne. Mme Hillary Clinton est en Inde afin de renforcer le partenariat avec la dixième puissance économique mondiale devenue un acteur majeur sur les questions du nucléaire, de la libéralisation du commerce ou du changement climatique.
La secrétaire d’état américaine Hillary Clinton
La chef de la diplomatie américaine était à l’hôtel Taj Mahal Palace and Tower de Bombay, où 31 personnes avaient péri lors des attaques, du 26 au 29 novembre 2008 , d’un commando islamiste pakistanais. Elle a fait le lien entre ces attentats, ceux du 11-Septembre et ceux à Jakarta, des “événements qui ont marqué au fer rouge notre conscience collective”. “Les bombes d’hier à Jakarta viennent douloureusement nous rappeler que la menace d’un extrémisme aussi violent reste bien réelle. C’est mondial, impitoyable, nihiliste et on doit le stopper”, a martelé Hillary Clinton. “Débarrassons le monde de la haine et de l’extrémisme”, a-t-elle lancé. Elle s’est engagée à ce que “les Etats-Unis travaillent avec les gouvernements indien, indonésien et d’autres nations pour la paix, la sécurité et pour vaincre ces extrémistes”. Le terrorisme en Asie du Sud est au menu des entretiens qu’aura Hillary Clinton, à New Delhi, avec le premier ministre Manmohan Singh et le ministre des affaires étrangères S.M. Krishna. L’Inde impute les attentats de Bombay au groupe islamiste pakistanais Lashkar-e-Taïba, avec la complicité des services de renseignements militaires d’Islamabad. Ces attaques ont provoqué le gel du laborieux processus de paix amorcé en janvier 2004 entre les puissances nucléaires rivales. Le Pakistan a admis que le complot de Bombay avait été “en partie” ourdi sur son sol.
Le premier ministre indien Singh et son homologue pakistanais Yousuf Raza Gilani
Lors d’une rencontre en Egypte, le premier ministre indien Singh et son homologue pakistanais Yousuf Raza Gilani se sont engagés à lutter contre le terrorisme, mais New Delhi a prévenu que le dialogue de paix ne reprendrait que si son voisin éradique les cellules “terroristes” islamistes opérant sur son territoire. Mme Clinton a nié que le gouvernement de Barack Obama fasse pression sur l’Inde pour faire la paix avec le Pakistan, conformément à la nouvelle diplomatie américaine cherchant un règlement global des crises dans la région (tensions Inde/Pakistan, Cachemire, guerre en Afghanistan, insurrection et terrorisme islamistes au Pakistan). “Les Etats-unis soutiennent les mesures prises par les gouvernements, mais nous ne sommes impliqués ou ne favorisons en aucune manière une position particulière”, a-t-elle assuré. Au même moment, un chef séparatiste du Cachemire exhortait Washington à régler le conflit dans ce territoire himalayen divisé entre l’Inde et le Pakistan, une médiation dont New Delhi ne veut pas entendre parler. Avec l’Inde, Mme Clinton compte sur une coopération élargie sur les problématiques internationales: réchauffement climatique, prolifération nucléaire ou libéralisation du commerce mondial, après des frictions indo-américaines en 2008 à propos du cycle de Doha de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mme Hillary Clinton espère annoncer les deux sites choisis par l’Inde pour des centrales nucléaires américaines. Les deux pays ont signé en octobre un accord de coopération dans le nucléaire civil, consacrant leur rapprochement historique après les tensions de la Guerre froide et lors des essais atomiques indiens de 1974 et 1998.
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18 juillet 2009
La rencontre des présidents arménien et azerbaïdjanais Serge Sargsian et Ilham Aliev à Moscou a permis de rapprocher considérablement leurs positions sur les problèmes en suspens, a indiqué Iouri Merzliakov, coprésident du Groupe de Minsk de l’organisation pour la sécurié et la coopération en Europe- OSCE pour le règlement du conflit dans le Haut-Karabakh.
Les présidents arménien et azerbaïdjanais Serge Sargsian et Ilham Aliev et le président russe Dmitri Medvedev
”La discussion des problèmes se trouvant actuellement en litige a été commencée”, a indiqué M.Merzliakov. Le diplomate russe a précisé que “à l’avis des deux présidents, ainsi qu’à notre propre avis, le règlement du problème du Haut-Karabakh n’est pas exclu, aussi les rencontres vont-elles continuer”. Bernard Fassier, coprésident français du groupe de Minsk de l’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe- OSCE pour le règlement du conflit dans le Haut-Karabakh, présent à la rencontre, a souligné que “le caractère constructif de la discussion a démontré que le large éventail de problèmes discutés demande aux deux présidents un certain temps pour l’appréciation des résultats de ce dialogue”, avant d’ajouter qu’”heureusement, nous avons une pause d’été devant nous”. Matthew Bryza, coprésident américain du groupe de Minsk, également présent aux négociations, a indiqué que “la discussion a été très profonde”. “Je suis un peu déçu qu’il n’y ait pas de document signé, mais il s’agit d’une première rencontre lors de laquelle les présidents ont si ouvertement discuté en notre présence”, a précisé le diplomate américain. Une rencontre trilatérale des présidents arménien, azerbaïdjanais et russe est prévue pour le 18 juillet 2009. Le conflit du Haut-Karabakh a éclaté en février 1988, lorsque cette région autonome principalement peuplée d’Arméniens a annoncé son intention de se séparer de l’Azerbaïdjan. En septembre 1991, les autorités régionales ont proclamé la création de la République du Haut-Karabakh avec Stepanakert pour capitale. En réponse, Bakou a supprimé l’autonomie de la région, déclenchant des hostilités entre l’armée azerbaïdjanaise et les formations arméniennes du Haut-Karabakh soutenues par Erevan et par la diaspora arménienne. Le conflit s’est poursuivi jusqu’à l’entrée en vigueur d’une trêve entre les belligérants le 12 mai 1994. L’Azerbaïdjan a perdu le contrôle du Haut-Karabakh et de sept districts adjacents à la région sécessionniste. Des négociations sur le règlement pacifique du conflit sont menées depuis 1992 dans le cadre du Groupe de Minsk de l”OSCE. En mars 2008, l’assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution sur la république autoproclamée du Haut-Karabakh exigeant le retrait immédiat des forces arméniennes “des territoires occupés de l’Azerbaïdjan, tout en confirmant le droit de l’Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh et les territoires attenants”. La Russie, les Etats-Unis et la France ont voté contre.
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18 juillet 2009
Le missile intercontinental balistique naval Boulava, arme principale de la nouvelle génération des sous-marins stratégiques dotera la marine russe, a déclaré le chef adjoint de l’état-major de la marine russe Oleg Bourtsev. Le 15 juillet 2009 un tir d’essai du missile intercontinental balistique naval Boulava s’est soldé par un échec, le missile s’étant autodétruit suite à une défaillance technique du premier étage. Certains analystes ont de nouveau évoqué la nécessité d’abandonner ce projet.
Sous marin équipé du Boulava
“Le missile est tout simplement voué à voler”, a indiqué M.Bourtsev, avant de préciser que les essais continueraient depuis le sous-marin nucléaire Dmitri Donskoï, pour permettre ensuite des tirs depuis le croiseur sous-marin Iouri Dolgorouki, destiné à être doté de missiles Boulava.
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