Le sommet d’Asie de l’Est s’est ouvert à Hanoï, en présence des dirigeants de 16 pays de la région et sous le regard des Etats-Unis et de la Russie, dans une atmosphère dominée par les querelles territoriales entre la Chine et plusieurs de ses voisins. Le secrétaire d’état américain Mme Hillary Clinton et le ministre des affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, invités d’honneur, devaient recevoir l’invitation formelle pour rejoindre en 2011 un forum régional fondé en 2005, pour promouvoir les discussions entre les puissances de la zone. Le président de la Russie Dmitri Medvedev s’est aussi déplacé pour l’occasion.Les 10 pays de l’association des Nations d’Asie du sud-est - ASEAN- retrouvent leurs six partenaires habituels : Australie – Chine – Corrée du Sud – Inde – Japon – Nouvelle-Zélande, alors que les ambitions territoriales de Pékin sont au coeur de toutes les discussions. Le Japon et la Chine se sont enfoncés dans la crise, Pékin accusant Tokyo d’avoir délibérément menti et “ruiné” l’atmosphère nécessaire à une possible rencontre entre les premiers ministres des deux états. La dispute fait suite à l ‘affaire d”un chalutier chinois par les garde-côtes japonais dans des eaux disputées en mer de Chine orientale en septembre 2010. Cette crise préoccupe aussi les 10 pays de l’ASEAN : Birmanie – Brunei – Cambodge- Indonésie- Laos- Malaisie- Philippines-Singapour-Thaïlande-Vietnam, dont certains sont aux prises avec Pékin sur des problèmes similaires dans des archipels de mer de Chine méridionale.