L’une des légendaires figures d’un groupuscule d’extrême-gauche des années 70 au Japon, est décèdée de maladie après avoir passé près de 40 ans dans les géôles pour avoir tué sauvagement 14 de ses camarades soupçonnés de trahison. Hiroko Nagata, âgée de 65 ans, en prison depuis son arrestation en 1972, avait été condamnée à la pendaison en 1982, mais la sentence n’a jamais été exécutée. Lors de son arrestation en 1972, elle était l’une des dirigeantes du groupuscule armée rouge unie, né du mouvement d’extrême-gauche qui florissait dans les universités japonaises dans les années 70. Ce groupuscule, qui n’a jamais compté que quelques dizaines de membres, est resté encré dans la mémoire du Japon pour son extrême brutalité. Le groupe s’était réfugié dans les montagnes du Japon, pour s’entraîner à la révolution.Ensuite on a vu le théâtre d’une purge sauvage, menée par Hiroko Nagata et le chef du groupuscule, qui pensaient que certains de leurs comparses n’étaient pas suffisamment révolutionnaires. Ils ont soumis une douzaine de membres à des séances d’auto-critique et décidé de les éliminer, en les torturant avant de les abattre. Hiriko Nagata et son complice attachaient notamment leurs victimes à des arbres par des températures négatives et les laissaient mourir de froid. En 1973, Hiriko Nagata avait peu à peu admis ses crimes et plaidé qu’elle ressentait des sentiments humains. Elle a été condamnée à mort en 1982, mais les condamnés qui prétendent avoir agi par conviction idéologique sont rarement exécutés.