LIBYE : Détournement bizarre d’un pétrolier

3 août 2011

Le Cartagena, pétrolier libyen transportant 40 000 tonnes d’essence a été détourné au large de Malte par semble-t-il des  rebelles libyens, avec sans doute le concours  des forces spéciales européennes, selon les informations qui nous parviennent.Le Cartagena était à l’ancre près des eaux territoriales maltaises lorsqu’il a été abordé par un remorqueur battant pavillon libyen, mercredi 3 août 2011 vers 2h 45. Le pétrolier appartient à la société gouvernementale libyenne General National Maritime Transport, qui serait contrôlée par Hannibal Kadhafi,  un des fils du colonel Mouammar Kadhafi. Il fait route vers Benghazi, le bastion des rebelles libyens, à l’est de la Libye, sous la surveillance étroite de l’OTAN, qui depuis le mois de mars 2011 a déployé  18 navires de guerre en Méditerranée. De son côté l’OTAN a confirmé suivre la trajectoire du Cartagena, mais se trouve dans l’incapacité de savoir si ce pétrolier à été détourné. D’après la revue de l’industrie pétrolière, le Petroleum Economist, le pétrolier Cartagena a été saisi par des libyens qui ont agi sans l’accord du conseil national de transition -CNT-. Selon des sources très bien informées et fiables un gouvernement européen a mis à disposition la logistique nécessaire pour cette opération, avec le concours des forces spéciales aéroportées. Le porte-parole de l’OTAN a déclaré avoir entendu parler de cette information, mais n’ai pas en mesure de la vérifier.


UKRAINE : Vers la création d’une réserve mondiale de céréales ?

3 août 2011

L’Ukraine propose à l’ONU d’aménager sur son territoire une réserve mondiale de céréales, a déclaré Nikolai Prissiajniok, ministre de la politique agricole et alimentaire de l’Ukraine. Le ministre a précisé que son pays pouvait stocker entre 10 et 12 millions de tonnes de céréales en soulignant que les agriculteurs d’Ukraine avait déjà récolté 31 millions de tonnes de céréales précoces, soit 8 millions de plus qu’en août 2010. D’après le ministère de la politique agricole et alimentaire de l’Ukraine la production céréalière pourrait atteindre 44 millions de tonnes en 2011


IRAN : Le général Rostam Qasemi nommé ministre du pétrole

3 août 2011

Le parlement de la république islamique d’Iran a enteriné la nomination au poste clé de ministre du pétrole du général Rostam Qasemi, candidat du président Mahmoud Ahmadinejad. Le général Rostam Qaseri est l’un des chefs des gardiens de la révolution, les pasdaran, bras armé du régime islamique en place depuis 1979 en Iran. A souligner que ce pays est le 5e producteur de pétrole au monde. Le général Rostam Qasemi fait l’objet depuis 2010 de sanctions de l’Union européenne et des Etats-Unis, et se trouve sous le coup d’une interdiction de voyager et un gel de ses avoirs à l’étranger.La république islamique d’Iran assure la présidence tournante de l’OPEP et résiste aux appels du pied de certains pays producteurs, favorables à l’Occident, qui désirent augmenter les quotas de production. Le général Rostam Qasemi arrive avec une totale et parfaite connaissance du secteur de l’industrie et il devra s’atteler à faire venir les investisseurs notamment dans le domaine gazier.


IRAN : Bientôt un “intranet national” , inquiètude de RSF

3 août 2011

L’organisation de liberté de la presse reporters sans frontières- RSF- s’est inquiétée, de l’intention du gouvernement de la république islamique d’Iran de développer un “intranet national” qui remplacerait l’accès à l’internet international. L’annonce a été faite au début du mois de juillet 2011  par Reza Taqipour Anvari, ministre des communications de l’Iran. Le nouvel intranet devrait opérationnel à la fin du mois d’août 2011, et un nouveau moteur de recherche iranien devrait être disponible début 2012. Le ministre Reza Taqipour Anvari a indiqué que le projet vise à augmenter la sécurité du pays en améliorant la gestion des courriels et de l’information. Mais dans un communiqué émis mercredi, RSF précise que le projet se traduira aussi par une surveillance accrue des courriels échangés par les dissidents et une augmentation de la censure. RSF rappelle que les médias sociaux sont régulièrement employés en Iran pour contourner la répression gouvernementale et transmettre des informations indépendantes. Ce nouvel intranet, d’après RSF, vise éventuellement à remplacer l’internet international et à créer un clivage entre les citoyens ordinaires et les membres de l’élite qui, eux, continueront à avoir accès à internet. RSF s’inquiète aussi de la détention, depuis le 27 juillet 2011, de Foad Sadehghi, l’éditeur du site Ayandenews, qui avait précédemment été arrêté le 12 février 2011  pour avoir mis en ligne des informations portant sur la dissidence iranienne. RSF demande aussi la libération de la blogueuse Maryam Bahraman, qui est détenue depuis deux mois.


EGYPTE : Hosni Moubarak arive à son procès sur une civière

3 août 2011

Hosni Moubarak sur une civière

Le procès de l’ancien président de la république arabe d’Egypte,Hosni Moubarak s’est ouvert au Caire, ce mercredi 3 août 2011. L’audience a repris après une suspension. Des accrochages ont lieu devant l’académie de police. Il comparaît pour des faits de corruption et le meurtre de manifestants. S’il est reconnu coupable de la répression meurtrière du soulèvement de janvier-février 2011, il encourt la peine capitale. Il a plaidé non coupable: “Je nie complètement ces accusations”, a déclaré Hosni Moubarak. Mais l’ancien président n’est pas seul dans le box des accusés. La mort de plus de 800 égyptiens lors du soulèvement est imputée aux anciens symboles du régime, qui l’accompagnent dans la cage en métal. A ses côtés, son ministre de l’intérieur Habib al-Adli, ses deux fils Alaa et Gamal qui plaident aussi non coupable et six hauts dignitaires sont accusés d’avoir donné l’ordre de tuer des manifestants. Très afaibli et pâle, vêtu de blanc, Hosni Moubarak a parlé à ses fils Alaa et Gamal, également habillés en blanc, la couleur réglementaire des prévenus n’ayant pas encore été condamnés. Le procès est diffusé en direct à la télévision d’état, qui a gardé une place centrale dans l’Egypte post-Moubarak. L’image retenue de la journée sera celle d’Hosni Moubarak sur cette civière, entourée d’une assistance médicale. L’image frappe beaucoup d’égyptiens, les yeux rivés sur le box des accusés.  Le président du tribunal pénal du Caire, Ahmed Refaat, a demandé “un silence total” durant l’audience, menaçant d’expulser de la salle d’audience toute personne allant à l’encontre de ses instructions.  Une sécurité drastique et féroce a été installée dans cette académie de police, où se déroule le procès et qui porte le nom de l’ancien président. Des barbelés ont été placés devant le bâtiment. Une douzaine de bus de la police anti-émeutes en garde l’entrée. Et avant l’arrivée des accusés, plusieurs dizaines de partisans de l’ancien président se sont heurtés à ses opposants.  Avant sa comparution devant le tribunal, allongé sur une civière, Hosni Moubarak n’était pas apparu en public depuis sa démission le 11 février 2011 ; ni depuis sa résidence de Charm el-Cheikh, ni depuis l’hôpital de cette ville où il a été admis en avril 2011  à la suite d’un problème cardiaque. Sa santé, tabou pendant des années en Egypte, fait désormais l’objet de bulletins très réguliers.  D’après son avocat, il souffre d’un cancer de l’estomac, mais l’information n’a pas été officiellement confirmée. En juillet, Farid el-Dib a assuré qu’il était tombé dans un “coma complet”. D’autres sources l’ont décrit comme dépressif ou incapable de marcher, mais sans donner plus de précisions. En mars 2010, il avait déjà été hospitalisé en Allemagne pour une ablation de la vésicule biliaire et le retrait d’un polype du duodénum.  A peine deux heures après le début du procès, l’audience a été suspendue pour reprendre quelques instants plus tard. Les rumeurs couraient toujours sur un possible report du procès, peu avant son ouverture, au regard de l’état de santé du président. Son avocat argumente dans ce sens et évoque un état de santé trop faible pour envisager un procès, qui devrait être très long. Le procès et les images d’Hosni Moubarak dérangent tout de même une partie des égyptiens, encore attachée à une image respectable du président Hosni Moubarak.


EGYPTE : Hosni Moubarak en route pour le Caire ou s’ouvre son procès

3 août 2011

Hosni Moubarak

L’ancien président de la république arabe d’Egypte Hosni Moubarak, chassé du pouvoir le 11 février 2011  a quitté ce mercredi 3 août 2011 l’hôpital de Charm el-Cheikh, où il était en détention préventive  pour être transféré en ambulance puis par avion au Caire afin d’être jugé pour corruption et meurtres. L’ancien président Moubarak âgé de 83 ans était en détention à l’hôpital international de Charm el-Cheikh depuis le mois d’avril à la suite de problèmes cardiaques. Hosni Moubarak, doit comparaître sous haute sécurité devant un juge dans l’enceinte de l’école de police, dans la banlieue du Caire, tout comme ses deux fils, Alaa et Gamal. S’il est reconnu coupable de meurtre, il risque la peine de mort. Le procès doit débuter à 9 heures dans un amphithéâtre, où une grande cage à barreaux noirs a été installée pour accueillir les accusés. Habib el-Adli, ancien ministre de l’intérieur autrefois redouté et toujours haï par une grande partie de la population, ainsi que six hauts responsables de la police, seront jugés en même temps. L’homme d’affaires Hussein Salem, un proche de la famille  Moubarak, sera  jugé par contumace.


ROUMANIE : La banque centrale maintient son taux directeur à 6, 25%

3 août 2011

La banque centrale de Roumanie -BNR- a déclaré qu’elle à décidé  de maintenir son taux directeur à 6,25% pour la sixième fois consécutive, après quatre réductions début 2010.
En janvier 2010, le taux directeur de la BNR s’élevait à 8%, avant d’être progressivement abaissé à 6,25%, soit son plus bas niveau historique. Actuellement la BNR a prôné en outre une “gestion adéquate des liquidités dans le système bancaire”. Jeffrey Franks, chef de la mission du fonds monétaire international -FMI- à Bucarest, capitale de la Roumanie avait déclaré que l’économie roumaine avait renoué avec la croissance mais que les autorités devaient maintenir la discipline fiscale et poursuivre la réforme du secteur public. Le FMI estime que la Roumanie connaîtra une croissance de 1,5% en 2011, qui pourrait monter à  4% en 2012. La Roumanie a signé en mars 2011 un nouvel accord avec le FMI et l’UE, doté d’une ligne de crédit de 5 milliards d’euros, qui ne doivent être versés qu’en cas de crise majeure. En 2009, et frappé de plein fouet par la crise économique, Bucarest avait déjà demandé une aide d’urgence au FMI et l’UE  d’un montant total de 20 milliards d’euros.


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