LIBYE : Uné délégation d’anciens parlementaires français invitée par une ONG financée par Aicha Kadhafi

9 août 2011

Un étrange voyage s’est déroulé la semaine dernière à Tripoli. 4 anciens parlementaires européens, dont une ancienne ministre et deux autres français ont été “invités”  par une mystérieuse organisation non gouvernementale libyenne pour rencontrer des responsables du régime. Proche de l’ancien président de la république Jacques Chirac, Mme Margie Sudre ancien secrétaire d’état en charge de la francophonie dans le gouvernement d’Alain Juppé de 1995 à 1997 était du voyage.  Selon nos informations ils auraient été invités par une ONG financée par Aicha Kadhafi, fille du colonel Mouammar Kadhafi.Margie Sudre, qui préside actuellement un établissement officiel lié aux marchés publics sur l’île de la Réunion, a déclaré : “Je considère que la communauté internationale a outrepassé le mandat de l’ONU. Il ne s’agit plus de défendre les populations civiles mais de les attaquer. Cessons de nous mêler d’une guerre qui ne nous concerne pas.”. Dans la délégation il y avait entre autre Thierry Cornillet ancien maire de Montélimar dans la Drome et président du parti radical valoisien et l’ancien député européen radical de gauche Michle Scarbonchi. La délégation a pu avoir un entretien avec des proches du colonel Kadhafi, Bechir Saleh et Cheikg Ali. Pour des questions de sécurité ils n’ont pas pu rencontrer le colonel Mouammar Kadhafi. “ Il faut être réaliste, 70% de la Libye sont contrôlés par Kadhafi. Après 5  mois, l’enlisement est total. Il faut négocier une sortie de crise pour éviter une partition du pays ”, a déclaré Michel Scarbonchi en ajoutant ” Les conseils de Bernard-Henri Lévy mènent notre pays dans le mur. Les sondages montrent que les Français s’interrogent de plus en plus sur le bien-fondé de cette guerre.”


LIBYE : Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO dénonce une attaque de l’OTAN sur une télévision

9 août 2011

Irina Bokova

“Les médias ne doivent jamais être pris pour cible par des actions militaires”, a vivement déplorée Irina Bokova,  directrice générale de l’UNESCO suite au bombardement par l’OTAN le 30 juillet 2011 à Tripoli d’émetteurs de télévision ainsi que de la mort de 3 employés de la chaîne qui diffuse en anglais d’après les services de l’UNESCO. Irina Bokova a rappelé “La résolution 1738 du conseil de sécurité de l’ONU condamne les actes de violence visant les journalistes et les employés des médias lors des situations de conflit” en ajoutant “La frappe de l’OTAN contrevient également aux principes des conventions de Genève qui précisent le statut civil des journalistes en temps de guerre, même s’ils sont engagés dans des activités de propagande”. L’OTAN avait expliqué avoir mené une série de frappes de précision contre trois émetteurs de la télévision libyenne afin de “réduire le colonel Kadhafi au silence” et l’empêcher “d’intimider et inciter à mener des actes de violences contre sa population”. Irina Bokova a déclaré “Faire taire les médias n’est jamais une solution. Soutenir des médias indépendants et pluralistes est le seul moyen de permettre à la population de se forger sa propre opinion”. La mission de la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova est de mettre en œuvre des programmes pour l’éducation, d’assurer la sauvegarde du patrimoine mondial ou d’agir en faveur de la liberté d’expression.


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