FRANCE/ MEXIQUE : Technip décroche un contrat pour Anadarko dans le golfe du Mexique
19 décembre 2011FRANCE : DSK intervient dans un forum économique à Pékin
19 décembre 2011L’ancien ministre de l’économie et de l’industrie et ancien directeur du fonds monétaire international – FMI- Dominique Strauss-Kahn – DSK- a effectué lundi 19 décembre 2011 à Pékin en Chine, son retour dans un forum économique ou il est l’invité du groupe internet NetEase.Éminent spécialiste en macro économie, et dans une intervention en anglais de 45 minutes, il a comparé la zone de l’euro à un “radeau sur le point de sombrer”. DSK a déclaré ”Nous voyons les pays européens passer d’un plan de sauvetage à un autre, d’un sommet de la dernière chance à un autre, toujours sans admettre les pertes, toujours sans permettre une reprise de la croissance et toujours en échouant à restaurer la confiance”, en ajoutant ”Je ne suis pas persuadé que le président Sarkozy et la chancelière Mme Angela Merkel se comprennent bien entre eux et c’est probablement une des raisons pour lesquelles le système européen a des problèmes pour avancer”.
SUEDE : Le constructeur Saab en faillite
19 décembre 2011SAAB, constructeur automobile de la Suède, a déclaré être en faillite lundi 19 décembre 2011, malgré deux années d’efforts. Selon un communiqué “les 3 des principales compagnies du groupe SAAB sont déclarées en faillite : SAAB Automobile Aktiebolag, SAAB Automobile Tools AB et SAAB Automobile Powertrain.” Le tribunal devra trouver un liquidateur. Victor Muller, directeur général de Swedish automobile et propriétaire de SAAB a déployé tous ses efforts afin de trouver un accord pour sauver SAAB de la faillite notamment en contactant le distributeur Pang Da et le constructeur Youngman de la république populaire de Chine. L’ancien propriétaire de SAAB, General Motors, mais toujours propriétaire des brevets, est défavorable et mettrait tout en oeuvre pour s’opposer au transfert de brevets technologiques au profit de la Chine.
ARABIE SAOUDITE : Le prince Al-Walid ben Talal investit 300 millions de dollars dans Twitter
19 décembre 2011Le puissant groupe Kingdom Holding, propriété d’Al-Walid ben Talal, milliardaire d’Arabie Saoudite, a déclaré lundi 19 décembre 2011 effectué un investissement de 300 millions de dollars dans le site de micro-blog Twitter, après plusieurs mois de négociations. Le prince al-Walid, neveu du roi Abdallah d’Arabie Saoudite a déclaré ”Notre investissement dans Twitter réaffirme notre capacité à identifier les opportunités d’investissement dans les entreprises à forte croissance ayant un impact mondial”. Ahmed Halawani, directeur exécutif de Kingdom Holding en charge des investissements internationaux a précisé que le groupe était ”convaincu que les médias sociaux vont fondamentalement changer le paysage de l’industrie des médias dans les prochaines années”. Le prince al-Walid a déjà réalisé plusieurs investissements dans le secteur des médias, et se prépare à lancer en 2012 une nouvelle chaîne de télévision d’information en continu, Alarab qui sera dirigée par Jamal Khashoggi, un vétéran de la presse saoudienne. Elle sera en concurrence avec Al-Jazira, basée au Qatar, et Al-Arabiya, émettant depuis Dubaï et à capitaux saoudiens. Kingdom Holding possède 29,9 % des parts du Saudi Research and Marketing Group -SRMG- qui publie notamment les influents quotidiens Asharq Al-Awsat et Al Eqtisadiah. Kingdom Holding détient aussi d’importants actifs dans Citrigroup banque – Apple et News Corp secteur des médias ainsi que dans des chaînes hôtelières internationales. En novembre 2011, on comptait plus de 2 millions de messages publics écrits en langue arabe, par jour sur Twitter. SEMIOCAST, institut d’expertise dans les réseaux sociaux, avait dans une étude indiquée en novembre 2010, il n’y avait que 900 000 messages publics écrits en langue arabe. Un véritable boom en une année. La langue arabe est la 8e la plus employée sur le internet et représente 1,2% du volume global des messages publics sur le net.
ALBANIE : La compagnie pétrolière d’état Albpetrol mise en vente
18 décembre 2011L’Albanie a décrété de vendre la compagnie pétrolière d’état Albpetrol située à Patos selon une source ministère de l’économie de l’Albanie. Albpetrol a une valeur estimée à près de 325 millions d’euros et comprend 4 gisements de gaz et 6 gisements de pétrole avec une production annuelle de 135 000 tonnes selon le ministère de l’économie.Le parlement d’Albanie a par ailleurs voté une loi ouvrant la possibilité de la totalité des actions d’Albpetrol propriété de l’état à ce jour. Un appel d’offre international a été lancé à l’attention d’investisseurs stratégiques.
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : Décès de l’ancien président Vaclav Havel
18 décembre 2011
Vaclav Havel
L’ancien président de la république Tchèque Vaclav Havel, de 1989 à 2003, est décédé à l’âge de 75 ans, dimanche 18 décembre 2011. Dramaturge, Vaclav Havel a été un des artisans de la révolution de velours, anti communiste 1989. Sous le régime communiste il avait passé 5 années en prison et avait contracté une pneumonie très mal soignée en prison ainsi qu’un cancer ce qui lui valu de nombreux problèmes de santé. En 1996 Vaclav Havel avait subi une intervention chirurgicale pour un cancer du poumon droit. Au début décembre 2011 il avait eu un entretien à Prague, avec le dalai lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains. Après l’annonce du décès de l’ancien chef de l’état, Petr Necas, premier ministre de la république Tchèque a déclaré ”Vaclav Havel a été le symbole des événements de 1989, symbole du retour de notre pays à la démocratie”. Né à Prague le 5 octobre 1936 dans une famille d’entrepreneurs richissimes, propriétaires de studios de cinéma et de dizaines d’immeubles dans la capitale, Vaclav Havel fut privé d’études par le régime communiste au nom de la lutte anti-bourgeoise. En 1999, il conduira la république Tchèque à son adhésion à l’OTAN puis les démarches requise pour l’entrée au sein de l’Union européenne -UE - entérinée officiellement en 2004.
TUNISIE : Les palais présidentiels seront vendus aux enchères publiques
17 décembre 2011Moncef Marzouki, nouveau président de la Tunisie, a déclaré que les palais présidentiels hormis celui de Carthage, seront vendus aux enchères publiques. L’ensemble des revenus de la vente seront destinés à la promotion de l’emploi.La Tunisie est confrontée à un taux de chômage dépassant les 18% à la fin de l’année 2011.
OIF/ALECSO : Remise du prix 2011 de la traduction Ibn Khaldoun-Léopold Sédar Senghor
16 décembre 2011La cérémonie de remise du prix de la traduction Ibn Khaldoun -Léopold Sédar Senghor s’est déroulée le jeudi 15 décembre 2011 au siège de l’organisation internationale de la francophonie -OIF -à Paris
Abdou Diouf
Ci après intervention d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF
C’est avec joie que j’accueille, ici au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie, cette quatrième édition du Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Léopold Sédar Senghor que l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences, l’ALECSO, et l’OIF ont créé afin de favoriser le dialogue des cultures.
Ibn Khaldoun est né à Tunis au 14e siècle et a été un important philosophe et historien. Ses analyses rigoureuses de l’histoire des civilisations en font un précurseur de la sociologie moderne. Quant à Léopold Sédar Senghor, le Poète-Président, il n’a eu de cesse de promouvoir cet humanisme intégral qui lui tenait tant à cœur. Toute sa vie il s’est fait le chantre du dialogue entre les peuples ce qui l’a naturellement mené à être un des pères fondateurs de la Francophonie. Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que la salle où nous nous trouvons présentement porte son nom.
La Francophonie compte parmi ses membres de nombreux pays arabes, ce qui explique la collaboration intense qu’elle déploie avec plusieurs organisations internationales du monde arabe, dont l’ALECSO. Ce prix de la traduction, l’ALECSO et l’OIF, l’ont institué en 2007. Convaincues de l’importance du dialogue des cultures, notre objectif commun était de stimuler, dans le domaine des sciences sociales, les échanges entre les civilisations arabes et francophones. Pour ce faire, il fallait s’attaquer à un problème majeur et fondamental, celui de l’accès à des œuvres dans l’autre langue. D’où l’idée de mettre sur pied un prix qui récompense de manière alternée une œuvre de traduction du français vers l’arabe et de l’arabe vers le français.
Ainsi, à travers le Prix Ibn Khaldoun-Senghor, nous voulons appuyer la connaissance mutuelle et l’enrichissement réciproque des cultures arabes et francophones. Nous voulons aussi stimuler l’intérêt pour la lecture d’ouvrages publiés dans l’autre langue et ainsi encourager les éditeurs et les centres de traduction à multiplier leurs efforts afin de rendre des œuvres, particulièrement celles en sciences humaines, plus accessibles dans l’autre langue.
Il y a un an, nous étions à Rabat pour la remise du troisième Prix Ibn Khaldoun-Léopold Sédar Senghor. Qui aurait pu prévoir, alors, que le monde arabe nous donnerait, en 2011, d’assister à un des mouvements populaires parmi les plus importants et les plus porteurs d’espoir que l’humanité ait connus depuis plus d’un demi-siècle. Cette force irrépressible de peuples entiers, marquée par le courage inouï de milliers et de milliers de simples citoyens, force l’admiration. Je veux croire que, dans le monde occidental, ils ont été et sont encore des milliers et des milliers de simples citoyens pour prendre la pleine mesure de la leçon que le monde arabe vient de donner au reste de l’humanité.
Cet incroyable printemps arabe, que personne n’avait vu venir, aura certainement fait davantage en quelques mois pour modifier l’image, trop souvent simpliste, que beaucoup de personnes en Occident se font du monde arabe malgré des décennies de coopération, de diplomaties et d’échanges économiques et culturels. Preuve est faite, s’il fallait la faire, que, quelles que soit leur langue, leur religion, leur culture, leur histoire, tous les êtres humains sont semblables et aspirent à la paix, à la justice et à la liberté. Jamais le Prix Ibn Khaldoun- Senghor n’aura revêtu un tel caractère symbolique qu’en cette année 2011.
À travers ce prix, l’ALECSO et l’OIF veulent tout simplement concrétiser ce qu’elles ne cessent de promouvoir : l’écoute, la tolérance et le respect de l’autre. Seuls capables de permettre l’émergence d’une véritable diversité linguistique et culturelle respectueuse des différences.
Plus que jamais notre coopération fondée sur le dialogue des civilisations prend tout son sens. Nos organisations sont convaincues que les relations de bon voisinage, l’entraide et la coopération en bonne intelligence passent par une connaissance approfondie de l’autre, par une interprétation plus fine et plus juste des valeurs qui animent et font évoluer nos sociétés respectives. Il en va des peuples comme des individus. Le dialogue est et sera toujours la clef du savoir vivre ensemble.
En cette année exceptionnelle au plan de l’affirmation de la volonté des peuples, le jury du Prix Ibn Khaldoun–Senghor a, semble-t-il, eu la tâche difficile tant la qualité des multiples candidatures était impressionnante. Cela ne les a pas empêchés de désigner, à l’unanimité je le souligne, Messieurs Abdelkader Mhiri et Hammadi Sammoud comme lauréats 2011 pour la traduction en langue arabe du “Nouveau Dictionnaire Encyclopédique des Sciences du Langage”.
Cette unanimité du jury s’appuie non seulement sur la pertinence et la valeur scientifique de cet ouvrage en regard des objectifs poursuivis par l’ALECSO et l’OIF à travers le Prix Ibn Khaldoun-Leopold Sédar Senghor, mais aussi et surtout, sur la qualité exceptionnelle et la rigueur du travail de traduction réalisé par nos deux lauréats. Le jury a aussi salué les ajouts faits par Messieurs MHIRI et SAMMOUD à l’ouvrage original afin d’en faciliter l’utilisation.
Je dois dire que j’ai été particulièrement impressionné par les curriculums de nos deux lauréats qui sont d’éminents universitaires dont on ne compte plus les nombreuses publications scientifiques ainsi que les décorations et les prix qu’ils ont reçus tout au long de leur brillante carrière. C’est certainement l’association de ces deux grands chercheurs et pédagogues qui nous permet aujourd’hui de souligner de manière exceptionnelle leur excellent travail qui, je le souhaite de tout cœur, contribuera à rapprocher encore davantage le monde arabe et le monde francophone pour le plus grand bénéfice de tous.
Chers amis,
La mondialisation dont on parle tant et dont certains voudraient qu’on y voit la naissance d’une humanité homogène et unie, pour ne pas dire unique, ne mènera pas à ce résultat, et c’est tant mieux. Au contraire, en même temps que les moyens et les médiums de communication véhiculent une vision de plus en plus univoque du monde, on assiste, parallèlement, à l’émergence de volontés plus affirmées que jamais de protéger les identités nationales.
Comme en toutes choses, il nous faut trouver le juste équilibre. Celui qui nous porte à être fier de nos origines, celui qui permet de conserver son âme et son identité propre tout en sachant s’ouvrir à l’autre et chercher à mieux le connaître et le comprendre.
Par le Prix Ibn Khaldoun-Senghor, nous faisons le pari de cet humanisme intégral si cher à Léopold Sédar Senghor qui signifie que, au-delà de nos différences apparentes, nous sommes tous semblables. Des hommes et des femmes tout simplement. Des hommes et des femmes de langue, de culture, de couleur différentes, mais tous à la recherche du bonheur. Le Prix Ibn Khaldoun-Senghor est un moyen de rapprocher les peuples et les individus, d’aller au-delà des apparences pour voir, chez le voisin, l’âme profonde de l’homme et de la femme qui les habite. Je vous remercie.
Mohammed-El Aziz Ben Achour, directeur général de l’ALECSO
Le jury a distingué Abdelkader Mhiri et Hammadi Sammoud pour la traduction, du français vers l’arabe, de l’ouvrage “Nouveau dictionnaire encyclopédique des sciences du langage”. Ce prix a été créé par l’organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences -ALECSO- et l’organisation internationale de la francophonie -OIF-. Le nouveau dictionnaire encyclopédique des sciences du langage paru aux éditions du Seuil en 1995, éditée par le centre national de traduction de Tunis en 2010.
Le Prix a été remis par Mohammed-El Aziz Ben Achour, directeur général de l’ALECSO et Abdou Diouf, secrétaire général de la francophonie.
Abdou Diouf et Mme Tahani Omar, présidente du jury
Réuni les 24 et 25 novembre 2011 à Tunis, le jury présidé par Mme Tahani Omar, présidente honoraire de l’Université française du Caire en Égypte, ancien ambassadeur d’Egypte auprès de l’UNESCO a souligné l’excellent niveau des nombreuses traductions présentées, plus de trente ouvrages couvrant la sociologie, l’histoire, la philosophie, les sciences du langage et de la traduction qui participent à l’enrichissement des bibliothèques en langue arabe.
EUROPE : L’impromptu de Berlin
16 décembre 2011Imaginez le décor d’un théâtre et laissez-vous aller à goûter au plaisir de ce marivaudage politique en alexandrins avec césure au sixième pied, Boileau serait content !
L’impromptu de Berlin, un régal en Alexandrins
La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.
Nicolas :
Madame, l’heure est grave : alors que Berlin danse
Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
Voyez la verte Erin, voyez l’Estrémadoure
Entendez les Romains: ils appellent au secours !
Ils scrutent l’horizon, et implorent les Dieux.
Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux
Attendent de vous, Madame, le geste généreux !
De leur accablement ils m’ont fait l’interprète :
Leur destin est scellé, à moins qu’on ne leur prête
Ce D-mark des Allemands sur lesquels vous régnez.
Cette cause est bien rude, mais laissez-moi plaider…
Angela :
Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu’il y a méprise
Folle étais-je de croire à une douce surprise
En vous suivant ici seule et sans équipage
Je m’attendais, c’est sûr, à bien d’autres hommages !
Mais je dois déchanter, et comme c’est humiliant
De n’être courtisée que pour son seul argent !
Nicolas :
Madame, les temps sont durs, et votre cœur est grand
Vos attraits sont troublants, mais il n’est point décent
D’entrer en badinage quand notre maison brûle !
Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
Notre Europe est malade, et vous seule pouvez
La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !
Nous sommes aujourd’hui tout au bord de l’abîme
Vous n’y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
Qu’on les châtie un peu, mais votre main de fer
Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d’effroi !
Angela :
J’entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière
L’ouvrier mécontent, le patron en colère.
Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
L’or du Rhin, c’est leur sueur et leur habileté.
Et vous me demandez, avec fougue et passion
De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
Ce serait trop facile et ma réponse est non !
Nicolas :
On ne se grandit pas en affamant la Grèce
En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !
Nos anciens nous regardent, et nous font le grief
D’être des épiciers et non pas de vrais chefs !
Helmut Kohl est furieux et Delors désespère.
Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles
Desserrez, je vous prie, le nœud de l’escarcelle !
Angela :
Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle
Votre éloquence est grande et mon âme chancelle…
Mais si je disais oui à toutes vos demandes
Je comblerais la femme, et trahirais l’Allemande !
Et ils s’éloignent, chacun de son côté…
Prenez autant de plaisir que nous à ce duel à fleuret moucheté et plein de sous-entendus : c’est tout le mal que nous vous souhaitons !

Publié par europeorient 



















