EUROPE/UKRAINE : Intérêt pour la modernisation des gazoducs

27 juillet 2010
L’Europe est très  intérêssée  pour la modernisation du réseau de gazoducs en Ukraine a déclaré  Nikolaï Azarov, chef du gouvernement de l’Ukraine en ajoutant "Nos contacts à ce sujet se poursuivent et l’intérêt que porte l’Europe  est énorme". M. Azarov avait auparavant déclaré qu’en échange des garanties sur le transit du combustible bleu, l’Ukraine était disposée à examiner la participation de l’Union europeenne  et de la Russie à la gestion et la modernisation de son système de transport du gaz.
Nikolai Azarov
Le ministère des combustibles et de l’énergie a pour sa part déclaré  que la modernisation en question nécessiterait 6,5 milliards de dollars. L’Ukraine et l’Union européenne  ont signé en mars 2009 à Bruxelles une déclaration conjointe sur la modernisation des gazoducs ukrainiens fixant les engagements que Kiev afin d’obtenir une assistance financière occidentale. La BERD figurait parmi les investisseurs  du projet gazier. Le document ukraino-européen ignorait totalement la Russie, principal fournisseur de gaz pour les pipelines ukrainiens. Par la suite les capitales de  Kiev et Bruxelles ont invité Moscou à se joindre au projet. D’une longueur de 37.500 km, le réseau de gazoducs de l’Ukraine possède  71 stations de compression et 13 dépôts souterrains de 32 milliards de m³ de gaz. Sa capacité de transport annuelle s’élève à 141 milliards de mètres cubes.

UNION EUROPEENNE : La Russie propose un plan pré-alerte dans le secteur des matières premières

9 novembre 2009
UnionEuropeenne
Le ministère russe de l’énergie a proposé  à la commission européenne un mémorandum  de pré-alerte dans le domaine  de l’énergie concernant le secteur de  énergétique Russie-Union euopéenne. Anatoli Ianovski, vice-ministre de l’énergie de la Russie espère une réponse rapide de l’Union européenne.  "Je suis prêt à entamer des négociations à tout moment afin que les coordinateurs du dialogue énergétique russo-européen puissent signer un document concerté lors du sommet Russie-Union européenne  à Stockholm en Suède  le 18 novembre 2009", a-t-il déclaré. Le mémorandum comporte  13 chapitres, notamment en cas d’interruption des livraisons d’hydrocarbures venant de Russie à destination de l’Europe. Il est évoqué les questions de situations d’urgences et des accidents ou incidents sur les gazoducs. Si l’Union européenne  refuse ce mémorandum, la Russie pourra justifier ainsi de sa position sans concession vis à vis de Kiev capitale de l’Ukraine.

 


TURKMENISTAN : Arrivée du président ukrainien Victor Iouchtchenko

14 septembre 2009
Le président de la république d’Ukraine Victor Iouchtchenko est arrivé  au Turkménistan dans le cadre d’une visite officielle. Il sera question de la reprise des livraisons directes de gaz en Ukraine. Le président Iouchtchenko s’entretiendra avec son homologue turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov. 
Président UkraineLe président Victor Iouchtchenko
Cet entretien a pour objectif  la reprise de la livraison directe de gaz turkmène en Ukraine via les gazoducs du groupe russe Gazprom. Les deux présidents assisteront à la cérémonie d’inauguration d’un pont ferroviaire sur l’Amou-Daria et poseront la première pierre d’un pont automobile dans la province de Lebap.

RUSSIE/UKRAINE : le travail des observateurs retardé selon Gazprom

11 janvier 2009
alexei-miller-pdg-de-gazprom-10-janvier-2009-moscou2  Le PDG de Gazprom Alexeï Miller, le 10 janvier 2009 à Novo Ogarevo, près de Moscou
Le travail des observateurs devant s’assurer que le gaz russe circule sans encombre entre la Russie et l’Europe via l’Ukraine est retardé, Moscou n’ayant pas reçu la version de l’accord signé par Kiev créant ce mécanisme, a indiqué  le groupe gazier russe Gazprom. "Nous n’avons pas reçu par les canaux officiels l’accord de surveillance (du transit gazier) signé par toutes les parties, ce qui retarde notre travail", a déclaré le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov. Cet accord est la condition fixée par Moscou pour reprendre ses livraisons de gaz vers l’Europe via l’Ukraine, interrompues  afin  éviter que Kiev ne siphonne les approvisionnements européens. M. Kouprianov a cependant indiqué que les observateurs de Gazprom, qui doivent travailler aux côtés de collègues européens et ukrainiens dans les stations de mesure gazières , étaient "prêts" à s’envoler pour l’Ukraine "le plus rapidement possible". "Un groupe d’observateurs de Gazprom et de la Commission européenne se préparent à commencer le travail dans les stations de mesure gazières en Russie et en Ukraine. Ils sont prêts à s’envoler vers ces sites le plus vite possible", a-t-il déclaré. Trois observateurs européens dont des représentants des groupes énergétiques français GDF-Suez et E.ON Ruhrgas se trouvaient  en route depuis Kiev pour la station de contrôle de Soudja, située en Russie. L’accord mettant en place ce système de surveillance, négocié par la présidence tchèque de l’Union européenne, avait été signé par la Russie  par l’Ukraine. L’Union européenne veut que le gaz russe recommence à circuler dans les gazoducs passant par le territoire ukrainien, d’autant qu’il lui faudra trois jours pour atteindre l’Europe. Ni Gazprom, ni les officiels russes n’ont cependant évoqué une date pour la reprise des exportations.

RUSSIE/UKRAINE : le conflit gazier se fait sentir en Bulgarie

4 janvier 2009
Le directeur général de la société de livraison de gaz en Bulgarie "Bulgargaz", Dimiter Gogov, a  indiqué que les livraisons de gaz naturel de la Russie pour la  Bulgarie ont diminué mais n’ont pas encore atteint un seuil critique de réduction. "La pression dans les gazoducs a diminué et nous recevons des quantités réduites de gaz naturel," a indiqué  Dimiter Gogov.   M. Gogov a refusé de spécifier la quantité exacte de gaz manquante, mais a expliqué que le transit du gaz par la Bulgarie pour la  Turquie, la Grèce et la Macédoine a été affecté.  Toutefois, le marché intérieur n’est pas menacé à ce niveau. Il a déclaré que la consommation actuelle de gaz dans le pays est  d’environ 10 à 11 millions de m3, ajoutant qu’au cas où la  Bulgarie commencerait  à recevoir moins de 6 à 6,5 millions de m3 de  gaz par jour, il pourrait  avoir une pénurie et des restrictions.   Dimiter  Gogov n’a pas voulu avancer des hypothèses sur l’évolution de  la  situation, mais a indiqué que tout dépendra des pays  avec lesquels la Bulgarie n’a même pas de relations contractuelles.  "Si la situation devient plus complex et la réduction continue, cela sera ressenti par les consommateurs ," a-t-il ajouté.   Interrogé sur la question de savoir si les entreprises  publiques de chauffage devraient s’attendre à une baisse de leurs  approvisionnements, M. Gogov a déclaré que si les quantités de  livraison de "Bulgargaz" aux consommateurs doivent être réduites,  cela affecterait l’ensemble des consommateurs sans exception. "Bulgargaz" a un programme de livraison en cas d’urgence mais ceci n’est pas encore une urgence, a déclaré le directeur général. Les approvisionnements de gaz naturel russe couvrent environ 90% des besoins bulgares en matière de gaz, et la réduction est  attribuée au conflit russo-ukrainien sur les livraisons de gaz. La Russie a suspendu les livraisons de gaz naturel à l’Ukraine  au 1er janvier 2009  après que les deux pays n’eurent pas réussi à  s’entendre sur le prix pour l’année 2009. Ce qui a conduit à la  baisse des livraisons pour d’autres pays et affecté la Bulgarie,  la Pologne et la Roumanie.

UKRAINE : baisse du transit de gaz, Moscou s’explique…

2 janvier 2009
compresseur-de-gaza    La station de compression de gaz de Boyarka, près de Kiev.
Une première baisse de l’arrivée de gaz en Union européenne en provenance de Russie via l’Ukraine a été constatée ce jour et Kiev et Moscou démarchent les capitales occidentales pour se justifier dans le différend qui les oppose et menace l’acheminement de l’or bleu vers l’ouest. La Hongrie a vu ses livraisons réduites de 10 millions de mètres cube, par rapport aux 42 millions prévus dans son contrat, a indiqué la Commission européenne. La Pologne a de son côté signalé une baisse de 6% des livraisons reçues par rapport aux volumes contractuels, un chiffre confirmé par la Commission. Néanmoins cette baisse est compensée par des livraisons via le Bélarus et n’est pas ressentie par les consommateurs, selon l’opérateur des gazoducs polonais Gaz-Systema. La Russie a coupé le 1er janvier 2009  l’approvisionnement en gaz de l’Ukraine faute d’un accord sur le prix des livraisons pour 2009 et sur des arriérés de paiement, faisant craindre une répétition du scénario de 2006. Un différend russo-ukrainien avait à l’époque perturbé l’approvisionnement de plusieurs pays de l’Union européenne et Moscou avait accusé les Ukrainiens de prélever pour leur usage du gaz destiné à l’Europe. Une délégation ukrainienne pilotée par le ministre de l’Energie Iouri Prodan a entrepris une tournée européenne pour donner son point de vue sur le différend. "L’objectif principal de la tournée est d’apporter les explications nécessaires aux pays membres de l’Union européenne sur la situation du transport du gaz russe vers l’Ukraine et les pays de l’Union européenne, de donner des garanties sur le transit par le territoire ukrainien", indique la présidence ukrainienne.
ukraine-transit-du-gaz       Carte de l’Ukraine localisant les gazoducs traversant le pays et reliant la Russie à l’Europe
A Prague  les émissaires ukrainiens ont rencontré le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek avant de partir pour Bratislava, où ils ont demandé l’appui de l’Union européenne dans les négociations avec la Russie, d’après le ministère slovaque de l’Economie. Ils ont ensuite gagné Berlin où ils ont parlé avec de hauts responsables allemands. Le vice-président du géant russe Gazprom, Alexandre Medvedev, leur emboîte le pas pour exposer la position russe. Il se rendra à Prague et prépare une tournée à travers l’Europe avec comme étapes envisagées Londres, Paris, Vienne, Bruxelles et Berlin, a déclaré Gazprom. But du voyage: "rencontrer la presse et les autorités", a-t-il expliqué. De son côté, la présidence tchèque de l’Union européenne a appelé  "à une solution urgente à la dispute commerciale entre la Fédération de Russie et l’Ukraine, et une reprise immédiate des livraisons complètes de gaz aux pays membres de l’Union européenne". Gazprom a accusé l’Ukraine de prélever du gaz russe transitant vers l’Europe, une allégation démentie par la compagnie d’Etat ukrainienne Naftogaz qui a à son tour accusé la Russie que de ne pas avoir livré le volume nécessaire devant transiter par le territoire ukrainien vers l’Union européenne. Gazprom a déjà durci sa position vis-à-vis de Kiev après lui avoir coupé le gaz  faute de signature d’un nouveau contrat pour l’approvisionnement de l’Ukraine avant la date limite du 31 décembre 2009. La société russe réclame désormais le "prix européen" de 418 dollars pour 1.000 m3 de gaz pour livrer cet hydrocarbure à l’Ukraine, cette dernière ayant rejeté la proposition russe d’un tarif réduit de 250 dollars. Naftogaz s’est dit prêt à payer 235 dollars et réclamait une hausse de 1,7 à 1,8 dollars du prix du transit de 1.000 m3 de gaz sur 100 km à travers l’Ukraine. Gazprom réclamait le paiement de plus de deux milliards de dollars de dettes ukrainiennes, et la société des hydrocarbures Naftogaz n’a remboursé qu’environ 1,5 milliard de dollars. Les entreprises Gazprom et Naftogaz ont assuré être prêtes à reprendre les négociations, tout en s’accusant mutuellement d’en empêcher la reprise.

Union européenne : Trouver une solution à la crise du gaz entre la Russie et l’Ukraine

1 janvier 2009
L’Union européenne a appelé à une issue rapide au conflit gazier russo-ukrainien pour que celui-ci n’affecte pas ses approvisionnements, les responsables énergétiques s’efforçant pour leur part de minimiser l’impact immédiat de la coupure grâce notamment aux stocks. La nouvelle présidence tchèque de l’Union européenne et la Commission se sont déclarées "préoccupées" par l’arrêt des livraisons russes à l’Ukraine, exhortant les deux parties "à trouver rapidement une issue positive afin que la fourniture de gaz à l’Europe ne soit pas affectée". "Tous les engagements existants concernant le transit et la livraison de gaz doivent être honorés", a par ailleurs souligné le vice-Premier ministre tchèque Alexandr Vondra. Le Premier ministre Mirek Topolanek a déclaré que son pays était prêt à jouer un rôle de "médiateur" dans le conflit opposant le géant énergétique russe Gazprom à l’ukrainien Naftogaz. Il a indiqué que Prague ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso étaient déjà en contact avec les deux parties. Gazprom a entièrement cessé ses livraisons de gaz à l’Ukraine  en raison de différents sur les prix. Lors de la précédente crise gazière russo-ukrainienne en janvier 2006, les exportations vers l’Union européenne avaient été affectées et Moscou avait accusé Kiev de voler le gaz transitant par son territoire. Gazprom a néanmoins assuré  que les livraisons à l’Union européenne, dont 80% transitent par l’Ukraine, étaient maintenues: "Le transit vers l’Europe continue avec un volume de 300 millions de mètres cubes par jour". Les responsables énergétiques et les groupes gaziers européens ont confirmé que la distribution de gaz n’était pas affectée à ce stade et assuré avoir constitué des réserves suffisantes pour passer l’hiver. En Pologne, l’opérateur des gazoducs nationaux Gaz-System a indiqué que ses importations de gaz russe via l’Ukraine se faisait "sans perturbations". L’autrichien OMV, premier groupe gazier et pétrolier d’Europe centrale, qui exploite une des trois plus importantes plates-formes de distribution d’Europe continentale avec 17,7 milliards de mètres cubes en 2007, a également indiqué que ses approvisionnements n’avaient "pas été affectés" par la décision de Gazprom. Mais le groupe autrichien, qui dessert notamment l’Allemagne, l’Italie, la France, la Slovénie, la Croatie et la Hongrie, a reconnu ne pas pouvoir exclure une baisse à l’avenir des livraisons russes à l’Europe centrale et occidentale. Il a dans cette hypothèse indiqué être prêt à puiser dans ses stocks. En Allemagne, le ministre allemand de l’Economie, Michael Glos, a assuré que l’approvisionnement en gaz dans son pays demeurait garanti grâce aux stocks et à la diversification de sources et moyens de livraison de gaz d’importation. En Italie, le ministère italien du Développement économique a affirmé que les stocks étaient "à leur maximum" et qu’il avait pris "les mesures nécessaires pour augmenter, là où c’est nécessaire, les importations de gaz via d’autres gazoducs". L’opérateur Gaz de France (GDF) a lui aussi affirmé que ses stocks et la diversification de son portefeuille d’approvisionnement lui permettaient de garantir la fourniture de ses clients. GDF et OMV ont par ailleurs salué en Gazprom, leur fournisseur depuis respectivement 30 et 40 ans, un partenaire "fiable" et se sont dit persuadés qu’il veillerait à honorer ses engagements. Dépendante pour sa part à 98% de Gazprom, la Slovaquie, un des premiers points d’entrée en Europe du gaz russe, a indiqué par la voix de son Premier ministre Robert Fico vouloir, elle, miser sur ses relations bilatérales pour assurer ses approvisionnements. La Russie fournit environ un quart du gaz consommé en UE et compte pour 40% des importations des 27 pays de l’Union européenne.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 27 autres abonnés