MAROC : Les premiers résultats d’exploitation de pétrole et gaz très décevants

Maroc

La quête d’or noir est passée à la vitesse supérieure au Maroc. Les compagnies pétrolières se sont ruées encouragées par d’éventuelles potentialités. Les premiers résultats s’annoncent décevants, surtout pour la société britannique Gulfsands Petroleum. Les quantités de gaz découvertes au terme du forage des deux premiers puits sont en effet jugées très insignifiantes. Les résultats des activités de forage engagées au début du troisième trimestre 2013 par la société britannique d’exploitation de pétrole et de gaz Gulfsands Petroleum -GP- sont tombés. Par voie de  communiqué de Gulfsands Petroleum a confirmé la fin des travaux au niveau de deux puits dans la région du Gharb. La société britannique souligne certes la présence de gaz dans “Al Krima 1” et “Oulad Zid 1”, ses deux premiers puits forés, mais indique également que les quantités découvertes sont “trop faibles”. On apprend en effet que le puits « Al Krima 1 » a révélé des sables contenant majoritairement de l’eau, avec une teneur en gaz inférieure à 10%. Pour le puits « Oulad Zid 1 », les résultats sont similaires, avec la présence de “plus d’eau”. Pour ce dernier, GP souligne toutefois la présence de “sables profonds qui représentent des cibles de réservoir attrayants pour la prochaine exploration”… Gulfsands Petroleum poursuivra donc ses activités de forage dans les autres puits et prévoit de nouvelles phases pour « Al Krima 1 » et « Oulad Zid 1 ». D’autre part les résultats de Cairn Energy, une autre société d’exploration, sont attendus pour l’année 2014. L’année 2013 enregistre à terme un record en matière de prospection avec la réalisation de 11 puits d’exploration dans les zones considérées par les partenaires du Maroc comme potentiellement détentrices de réserves, alors que 20 autres forages sont prévus pour l’année 2014. Abdelkader Amara ministre de l’énergie des mines de l’eau et de l’environnement du Maroc déclarait il y a peu « Les activités en cours d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures concernent une superficie globale de près de 500.000 km2 couverte par 11 concessions d’exploitation en onshore, 134 permis de recherche dont 82 en offshore et 8 autorisations de reconnaissance dont 2 en offshore ». Concernant l’existence d’éventuelles réserves, le ministre Abdelkader Amara avait précisé que l’évaluation du potentiel en hydrocarbures d’un bassin nécessite de nombreuses analyses et études variant selon la nature et la complexité géologique du bassin considéré. Le ministre a souligné que « ces travaux et investigations, de longue durée, fortement capitalistiques et à haut risque, ont recours à des techniques en perpétuelle évolution et demandent des investissements très lourds » en ajoutant « qu’en effet, seule la réalisation de forages et de tests pourrait éclairer sur l’existence ou non d’hydrocarbures. »

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