COLOMBIE : Vers un miracle économique ?

La croissance de la 3e économie d’Amé­rique du Sud pourrait atteindre 4,5 % en 2014. L’inflation reste contenue

Colombie

La Colombie touchée depuis  50 années par le conflit armé avec les forces armées révolutionnaires de Colombie – FARC-  apparaît comme l’un des plus prometteurs du sous-continent, alors que le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra le 25 mai 2014 et que Juan Manuel Santos président sortant , a de grandes chances d’être réélu.  Pour sa part Mauricio Cardenas ministre du trésor de la Colombie a déclaré « Nous avons réussi à consolider une économie qui aujourd’hui est la troisième plus importante d’Amérique latine en termes de PIB, et nous sommes, avec le Pérou, les pays qui connaissons les plus fortes croissances du continent. » Invitée pour la première fois à la réunion ministérielle de l’OCDE durant la semaine du 5 au 10  mai 2014 n tant que pays candidat, la Colombie souhaitait montrer que sa présence à Paris n’était pas due au hasard. La Colombie avec ses 47 millions d’habitants a vu son PIB par habitant pratiquement doubler en 14 ans pour s’établir à 7 940 dollars en 2013. La croissance de la 3e économie d’Amérique du Sud est soutenue: 4,3 %, en 2013 et 4,5 % prévus par le FMI en 2014-2015 avec une inflation contenue à 2,7 %, ce qui est peu pour l’Amérique du Sud. La croissance en Colombie a été stimulée par la production pétrolière. Mauricio Cardenas ministre du trésor de la Colombie a souligné « C’est un secteur dont le poids a beaucoup augmenté ces dernières années, mais il est stabilisé. Actuellement, les secteurs les plus dynamiques sont les infrastructures et la construction. Le pétrole croît de 6 % par année, dans la construction c’est une croissance à deux chiffres que nous connaissons ». La Colombie est dotée d’un formidable atout: une façade pacifique et une façade caraïbe. La géographie, traversée par 3 cordillères, complique les échanges entre les régions. Une situation à laquelle le gouvernement veut remédier en prévoyant d’investir plus de 25 milliards de dollars d’infrastructures notamment dans la constructions de routes, ponts, tunnels avant 2020. Deux éléments font peser des risques particuliers : les négociations de paix avec les FARC sont bloquées. Un échec serait un grave revers pour le gouvernement et conduirait une recrudescence des affrontements, des actes terroristes et des enlèvements notamment d’expatriés. L’autre inconnue est la situation chaotique que connaît le Venezuela, destination importante des exportations colombiennes. Le ministre Mauricio Cardenas précise « en étant prudent, on peut assurer que la paix générerait un point de croissance additionnel.Le poids du Venezuela a diminué dans l’économie colombienne. Le commerce avec ce pays s’est réduit ces dernières années. Les risques associés au Venezuela sont sous contrôle. » La France est l’un des 6 plus importants investisseurs en Colombie et le premier employeur étranger.  A suivre…

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :