BULGARIE : Prolongation de 130 km du mur anti migrants

Bulgarie

Sofia capitale de la Bulgarie a décidé de prolonger de 130 kilomètres le « mur » anti-migrants, construit le long de sa frontière avec la Turquie. Cette clôture de séparation a pour objectif d’arrêter l’afflux de réfugiés, principalement syriens, fuyant la guerre civile. Pour mémoire le 17 juillet 2014 Anguel Naydenov, ministre de la défense de la Bulgarie était gêné. « Je ne suis pas fier de cette clôture », avait-il déclaré. Anguel Naydenov évoquait que ce mur de barbelés de 3 mètres de hauteur et construit le long d’une partie de la frontière avec la Turquie au courant de l’été 2014 avait pour objectif : stopper l’afflux d’immigrés clandestins, pour la plupart des syriens fuyant les combats dans leur pays. Les autorités peuvent se targuer d’avoir réussi leur projet : depuis la mise en place de ce « mur de séparation » de 30 kilomètres, érigé dans la zone du mont de Strandja  par où passent près de 85 % » des migrants, d’après le gouvernement de Bulgarie, l’afflux a quasiment stoppé. Le 30 décembre 2014, soit 5 mois après,  la Bulgarie annonce son intention de prolonger cette clôture d’environ 130 kilomètres, sur les 275 que constitue la frontière entre la Turquie et la Bulgarie.  Etat le plus pauvre de l’Union européenne, la Bulgarie avait été débordée en 2013 par l’arrivée de plus de 10 000 réfugiés, notamment syriens, soit 10 fois plus que la moyenne annuelle.Sommée par l’Union européenne de reprendre les choses en main, la Bulgarie avait alors décidé de s’attaquer au problème. Constituée de plusieurs couches de spirales de fil de fer coupant, la clôture a été édifiée rapidement pour un coût total estimé à 4,6 millions d’euros. Cette politique a suscité la colère des ONG. Boris Tchechirkov, porte-parole en Bulgarie du haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies -HCR-, a critiqué le projet du gouvernement de Bulgarie et s’est dit « inquiet de nouveaux refoulements dans des conditions difficiles cet hiver ». « L’Union européenne doit garder ouvertes ses frontières aux réfugiés et mieux soutenir les pays concernés par un afflux de réfugiés », a-t-il déclaré. Sofia se défend pourtant de conduire une politique « anti-migrants » et insiste sur le fait que la Bulgarie a déjà accueilli plus de 9 000 réfugiés syriens, afghans, irakiens, de janvier à novembre 2014 sur son sol, tout en mettant en place plusieurs centres d’accueil. Preuve de sa bonne volonté, le gouvernement a même limogé le 29 décembre 2014 le chef de l’agence chargée des réfugiés Nikolay Tchirpanliev, accusé de ne pas avoir assez travaillé pour l’intégration des réfugiés.

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