INDE : Les hommes d’affaires français attendent les réformes !

Inde

Près d’une année après l’arrivée au pouvoir de Modi, les obstacles aux investisseurs étrangers finissent par disparaitre petit à petit. De prime abord les indicateurs sont au vert. Le fonds monétaire international -FMI- indique pour l’Inde une croissance de 6,3 % pour 2015, mieux que les 5 % de 2013 et les 5,8 % de 2014. Plus optimiste encore, le gouvernement de l’Inde table sur 7,4 %, soit un taux de croissance qui dépasserait celui de la république populaire Chine. L’arrivée au pouvoir en mai 2014 du premier ministre Narendra Modi qui a promis de déverrouiller la croissance et d’ouvrir davantage l’économie indienne aux capitaux étrangers a suscité l’effervescence des milieux d’affaires étrangers avides d’exploiter le potentiel de ce marché de 1,2 milliard d’habitants. Entre avril et novembre 2014, le flux des investissements directs étrangers a bondi de 22 %, à près de 19milliards de dollars. « La bureaucratie se montre plus accueillante vis-à-vis des investisseurs, constate un diplomate étranger. Mais les réformes se font attendre. » Le gouvernement fédéral a réformé l’inspection du travail, traditionnellement corrompue, encouragé l’apprentissage, étendu aux entreprises de moins de 40 salariés les avantages réservés à celles de moins de 10 personnes.Mais deux réformes essentielles, celle sur le foncier censée simplifier l’acquisition de terrains pour les industriels et celle d’une TVA unique qui remplacerait le casse-tête des TVA régionales, n’ont pas été votées au Parlement. Concernant le projet de modernisation des villes, présenté comme prioritaire en 2014, n’a pas débuté. New Delhi veut engager des chantiers dans plus de 100 agglomérations pour y améliorer la circulation, les réseaux électriques, le ramassage des ordures. A ce jour aucune ville n’a été identifiée, le programme est au point mort, constate avec regret Anil Chaudhry, président de Schneider Electric en Inde. Pour sa part Yves Guillaume, d’Airbus, remarque que « d’un côté, le pouvoir  dit encourager les transferts de technologie pour développer le « made in India ». De l’autre, « il acquiert des missiles israéliens et des hélicoptères américains sans appel d’offres ni transfert de technologie. » Dans son dernier classement sur le climat des affaires, la banque mondiale a placé l’Inde 142e sur 189. Un recul de 2 places par rapport à 2103.

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