URUGUAY : Le président Tabaré Vasquez a déclaré qu’une commission enquêtera sur la dernière dictature militaire

Uruguay

Tabaré Vazquez, président élu de l’Uruguay , a annoncé vendredi 13 février 2015 la mise en place d’une commission « Vérité et justice » pour faire la lumière sur le sort des disparus de la dernière dictature militaire  de 1973 à 1985. Le président a déclaré « Il manque des informations et elles sont quelque part, il faut les chercher et je forme le grand espoir que nous puissions avancer substantiellement ». La commission sera constituée de proches de victimes et de responsables religieux référents. Elle sera officialisée le 1er mars, jour de la passation de pouvoir entre l’actuel président, l’ancien guérillero José Mujica, et Tabaré Vazquez. Parmi les membres de ce groupe, figurera Mme le député Macarena Gelman, petite-fille du poète argentin Juan Gelman et fille de Maria Claudia Garcia, disparue sous la dictature. A souligner la présence dans cette commission Felipe Michelini, fils de l’ancien parlementaire Zelmar Michelini, assassiné en 1976 en Argentine, ainsi que des représentants des communautés de descendants d’africains, juive, méthodiste et catholique. Cette commission étudiera les archives existantes, suivra l’application des sanctions prises à l’encontre de l’Etat uruguayen localement ou à l’étranger dans ces affaires et compilera les témoignages de victimes de crimes contre l’humanité et de leurs proches. Le président Tabaré Vasquez a indiqué « Nous avons avancé, mais nous souhaitons avancer davantage » qui fut déjà chef de l’état entre 2005 et 2010.

Il a fallu attendre que la gauche accède au pouvoir en 2005, pour que  l’Uruguay commence à effectuer des recherches dans des casernes de l’armée les restes d’opposants disparus et à poursuivre d’anciens responsables de la dictature. Plusieurs corps ont été retrouvés, mais le sort de la majorité d’entre eux reste inconnu. Seules 15 personnes ont été condamnées pour des crimes commis sous le régime militaire, parmi lesquelles les anciens dictateur Gregorio Alvarez et de feu  Juan Maria Bordaberry. Les poursuites sont rares et compliquées à mener à leur terme en raison d’une loi d’amnistie votée au moment du rétablissement de la démocratie, que les Uruguayens ont refusé par deux fois depuis de modifier. A suivre…

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