URUGUAY : Un navire coulé en 1763 et chargé d’or bientôt sorti des eaux

Uruguay

Au large de Montevideo, le « Lord Clive » devrait bientôt sortir des eaux. A bord de ce gallion anglais torpillé en 1763 se trouvent du rhum, du mercure et 100 000 pièces d’or. Equipé de 64 canons et d’une longueur de 50 mètres, c’est depuis 252 années qu’il git au fond du Rio de la Plata, l’estuaire séparant l’Uruguay de l’Argentine : les restes du navire anglais Lord Clive, localisés dès 2004 par le plongeur professionnel argentin Ruben Collado devraient bientôt sortir des eaux grâce à l’obstination d’un chasseur de trésors. Ce gallion de 6 étages avait coulé sous les tirs espagnols lors de la tentative d’invasion anglo-portugaise de 1763. Après un premier feu vert des autorités, retoqué en 2007, ce n’est qu’en février 2015 que Ruben Collado, âgé de plus de 70 ans et passionné d’épaves, a obtenu le droit d’aller repêcher le Lord Clive.  Ruben Collado devra combattre « les eaux troubles et la vitesse des courants ». Celui qui s’autoproclame « le Corsaire du Rio de la Plata » a de l’expérience en la matière, ayant extirpé des eaux une dizaine de navires. Son grand coup d’éclat avait été, dans les années 1990, de repêcher la frégate portugaise Notre-Dame de la Lumière au fond de la baie de Montevideo, avec  « plus d’un million de pesos de l’époque déclarés et 10 fois plus en contrebande » dans ses cales. Un trésor ensuite vendu aux enchères. Avec ses eaux boueuses, ses courants, son vent changeant, le Rio de la Plata est,  devenu au fil des siècles un véritable cimetière de bateaux : au fond de son lit reposerait un millier d’épaves de navires européens. A l’époque coloniale, Montevideo était une escale incontournable pour ceux qui partaient du Pérou vers l’Europe. Beaucoup faisaient naufrage, emportés par les tempêtes, buttant contre des bancs de sable mal cartographiés. Concernant le Lord Clive, englouti face à la ville de Colonia del Sacramento en Uruguay, cité fortifiée à 180 kilomètres à l’ouest de Montevideo, les opérations de sauvetage devraient débuter en août 2015. Mais après son naufrage, les survivants des combats avaient recouvert le bateau de pierres extraites de la muraille de Colonia del Sacramento, pour empêcher son pillage. Pour accéder à ce trésor englouti  à 350 mètres de la côte et à 6 mètres de profondeur, le chasseur de trésors argentin estime qu’il faudra retirer entre 80 et 100 tonnes de pierres. Seconde étape, draguer, autour des restes de l’embarcation, toute la boue accumulée, qui donne justement cette couleur marron à l’immense fleuve. Au terme de ce processus, il faudra creuser des tunnels sous l’épave pour y passer des cordages permettant de relever le bateau. Une grue devrait soulever le navire et l’amener à la terre ferme. L’explorateur argentin n’oublie pas qu’il devra partager ce trésor avec l’état de l’Uruguay, à hauteur de 50%.

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