PORTUGAL : Le salaire minimum fixé à 530 euros

22 décembre 2015

Le salaire minimum au Portugal augmentera au 1er janvier 2016 de 25 euros, à 530 euros mensuels sur 14 mois, a annoncé le nouveau gouvernement socialiste,  malgré des négociations infructueuses avec les syndicats et le patronat. « Un accord formel n’a pu être trouvé » avec les partenaires sociaux mais « aucun ne s’est opposé à l’augmentation du salaire minimum à 530 euros » selon un communiqué du gouvernement. Cette mesure, qui figurait dans le programme socialiste, « bénéficiera à plus de 500.000 salariés », a précisé le gouvernement. La précédente augmentation du salaire minimum, à 505 euros, remontait à septembre 2014 et avait été assortie d’une contrepartie accordée aux employeurs, qui avaient vu les charges patronales sur les plus faibles salaires réduites de 0,75 %, à 23%. Le gouvernement socialiste, qui a succédé à la droite au terme des élections législatives d’octobre 2015 grâce au soutien inédit de la gauche radicale, prévoit la hausse du salaire minimum chaque année afin d’atteindre 600 euros en 2019. D’après l’exécutif socialiste, qui a annoncé une hausse des retraites et des allocations familiales, cette mesure est destinée à relever le pouvoir d’achat des portugais et à stimuler l’économie. La Banque du Portugal prévoit pour 2015 un taux de croissance de 1,6%. La commission européenne estime quant à elle que le PIB au Portugal progressera de 1,7% cette année.


FRANCE : Le MUCEM à Marseille abritera à partir du 20 janvier 2016 « l’Algérie sous un autre angle »

22 décembre 2015

Algerie

Le musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée – MUCEM-abritera du 20 janvier 2016 au 2 mai 2016 l’exposition Made In Algeria, Généalogie d’un territoire. Des tableaux, des dessins, des photos, mais également  des cartes dans un ensemble commun pour évoquer la représentation du territoire de l’Algérie par un regard et une politique vue de l’extérieur. Peintres, scientifiques, chercheurs et cartographes, tous ont, ensemble, participé à une oeuvre commune : l’imaginaire du territoire de l’Algérie. Dans l’invasion progressive des troupes françaises au cœur d’un territoire inconnu, les artisans de l’image forgent, à partir des normes de leur pays, une identité additionnelle, celles que l’on a essayé, en vain, d’imposer à l’Algérie. L’exposition défilera au rythme de l’avancée des artistes et cartographes en Algérie, dans un ordre chronologique donc, qui développe précisément la façon dont les français ont peu à peu découvert et pris possession d’un territoire paradoxalement peu exploré. Plus qu’une appropriation et  qu’une colonisation, il s’agit là d’une fabrication systématique : on définit les espaces, les frontières, on leur donne un nom, on s’y installe, tout est fondé en partant du principe qu’il n’y avait rien. Les cartes, les espaces vides, blancs, aux allures de désert, se remplissent petit à petit comme si, avant, il n’y avait rien ni personne En 1830, les Français débarquent à Sidi Ferruch, uniquement intéressés par le littorale et connaissent peu le reste du territoire. S’ensuit la conquête d’Alger, et, progressivement, au fur et à mesure de l’avancée de l’Armée d’Afrique, celle du territoire algérien et la création d’une imagerie, d’une cartographie, bref, d’une vision nouvelle d’un endroit inconnu. On renomme les lieux, on définit des frontières pour finalement créer une annexe, une expansion de la France elle-même.Divisée en 4 parties, l’exposition couvrira l’ensemble de la présence française en Algérie, de ses débuts pendant la Renaissance , à certaines œuvres d’art contemporain algérien en passant, surtout, par cette invasion française et la colonisation fulgurante du XIXe siècle. Pour la première fois, l’Algérie sera présentée sous un autre jour : celui d’une identité forgée pendant plus d’un siècle par l’autre, dans un processus d’appropriation et d’assimilation qui n’a jamais abouti : celui d’une Algérie contemporaine qu’il faut comprendre par rapport à son histoire profonde sans la réduire à une guerre dont on semble ne pas pouvoir la dissocier.